
RECIT. « Quand Noël Kodia Ramata, un écrivain qui vit entre la France et le Congo, quitte Brazzaville le 27 août 2020 pour Paris, après une semaine d’incertitude en ce qui concerne sa santé, il ne sait pas que la Covid-19 l’a déjà attaqué. Aussi, dans ce récit où la maladie devient le personnage central, on découvre l’auteur luttant contre la maladie ainsi, lui revient au cours de son séjour, à l’hôpital de la Croix Saint Simon de Paris 20è et à l’institut médical de Romainville, l’image de son Congo natal où ses parents et amis ne l’ont pas oublié par leurs messages de réconfort », peut-on lire sur la quatrième de couverture de ce récit paru aux éditions Cécile Langlois à Paris en 2021.
Dans 130 pages de son récit intitulé « De l’hôpital de la Croix Saint Simon de Paris à l’institut médical de Romainville : Dans l’antre du Covid-19 », Noël Kodia Ramata déroule le tapis de la souffrance que lui a imposé le ou la Covid-19, de Brazzaville à Paris. Il les ouvre par une série de remerciements tant à son épouse, à ses enfants, aux médecins qu’à des amis avant de dire haut et fort que ce texte n’est pas une fiction.
Il précise que ce cahier-journal s’avère être un témoignage qui se fonde sur des faits réels. Il souligne qu’après 70 ans de bonne santé, le fameux virus de la Covid-19 s’est confronté à lui, d’où son admission à l’hôpital de la Croix Saint Simon à Paris grâce à son épouse et à ses enfants. Tout commence le jeudi 27 août 2020 après deux semaines de maladie à Brazzaville, où il est entouré de toute la famille africaine. Il fait savoir que c’est le docteur Jean Paul Malonga qui tire sur la sonnette d’alarme.
Il parle des rendez-vous pris par son épouse à Paris et des promenades dans Brazzaville aux côtés de Jeandarc Bouakari qui l’accompagne voir le docteur Matali qui comprend très vite la gravité de l’état de santé du patient. Au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville où il doit faire la radio, les portes sont closes. Ils sont en grève. Les salaires ne sont pas versés. C’est du côté du Djoué qu’il se découvre vraiment touché. Il faut partir. Et c’est le jour de la naissance de son père en 1927 et de son décès en 2019. Le 27 août.
Le vendredi 28 août au matin, le voit arriver dans la ville de Paris. Après un séjour au service de réanimation, il reprend ses esprits le mardi 15 septembre et est transféré dans la chambre 544 au cinquième étage. Et c’est le mercredi 16 septembre qu’il a le compte rendu intégral de ce qui s’est passé par sa tendre épouse. Le jour suivant, il reçoit des objets de toilette de son fils Olivier et est autorisé à regarder la télévision.
Le lundi 28 septembre 2020, est le grand jour. Ramata quitte l’hôpital pour l’institut médical Romainville. Il est félicité par des infirmières et infirmiers pour avoir récupéré sa santé. Il n’est pas aux côtés de son fils Olivier qui fête son l’anniversaire. Mais il est à ses côtés qu’en pensée, les restaurants étant fermés et lui ne pouvant se déplacer pour lui crier le Joyeux anniversaire aux tympans.
C’est le mardi 10 novembre 2020 que Noël Kodia Ramata rentre chez lui et c’est Cécile Langlois qui lui écrit : « Enfin, tu sors de cet enfer… » Le livre se referme sur deux poèmes portant la signature de Pierre Ntsémou et Gaétan Ngoua.
Originaire du Congo Brazzaville, Noël Ramata Kodia est docteur de lettres de l’Université de Sorbonne Paris IV. Il est l’auteur d’une quinzaine de titres dont le Dictionnaire des œuvres littéraires congolaises et l’Anthologie analytique de la nouvelle génération des écrivains congolais.
Florent Sogni Zaou
Responsable Afrique centrale du site au Congo, Florent Sogni Zaou est l’auteur de plusieurs livres dont « La Noisette de la cité insipide » (Ed. Chapitre.com), « La Saison des chenilles » (Ed. L’Harmattan, 2013) , « Les goyaves amères » (Ed. Bajag-Meri, 2011) et « Vumuk ! ma part de souffle ».



