MAURITANIE. Le ministre des Affaires étrangères reçoit le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix

MAURITANIE. Le ministre des Affaires étrangères reçoit le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur, M. Mohamed Salem Ould Merzoug, a reçu, ce mardi à son bureau, M. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, en visite en Mauritanie. Les entretiens ont porté sur les différents domaines de coopération entre la Mauritanie et l’Organisation des Nations unies, ainsi que sur les moyens de les développer et de les renforcer. Les deux parties ont également passé en revue plusieurs questions d’intérêt commun. La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur, directeur des Nations unies et des organisations internationales non gouvernementales à la Direction générale de la coopération multilatérale, M. Mokhtar Mbaba Zeidane. AMI

Visite d’amitié et de travail du Président de la République du Bénin au Mali

Visite d’amitié et de travail du Président de la République du Bénin au Mali

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu ce mardi, en début d’après-midi, son homologue Romuald Wadagni, Président de la République du Bénin, pour une visite d’amitié et de travail. À sa descente d’avion à 13h45, le Chef d’Etat a été accueilli par son homologue malien au bas de la passerelle, avec tous les honneurs dus à son rang. L’exécution de l’hymne national des deux pays, la salutation des corps constitués ainsi que des Béninois résidents au Mali, ont marqué les temps forts de cette cérémonie d’accueil de l’hôte du Président de la Transition. Après un premier tête-à-tête dans le pavillon présidentiel, les deux Chefs d’État se sont rendus ensuite au Palais de Koulouba pour les travaux qui marqueront cette visite de quelques heures.

Sénégal: Conseil des ministres du vendredi 05 juin 2026

Sénégal: Conseil des ministres du vendredi 05 juin 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu exceptionnellement le vendredi 05 juin 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République. AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants : Nouveau Gouvernement et accélération de l’Agenda national de Transformation Le Président de la République, après avoir salué le travail important accompli par le Premier Ministre et le Gouvernement sortants, félicite le Premier Ministre Monsieur Ahmadou Alhaminou Mohamed LO et les membres du Gouvernement pour leur nomination. Il souligne le contexte politique, économique, social et sécuritaire spécial, qui appelle un engagement constant, une solidarité sans faille, un travail d’équipe et une efficacité soutenue dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation. Le Chef de l’Etat rappelle que le Gouvernement, institution collégiale et solidaire dont la marque fondamentale est la loyauté, est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée nationale. Il fait observer que le Gouvernement prend fonction au moment où le Sénégal est à la croisée des chemins pour consolider sa sécurité et sa souveraineté, bâtir une économie forte, endogène, ouverte au monde, renforcer les politiques de promotion de l’emploi, relancer l’investissement productif, améliorer le plateau infrastructurel ainsi que le pouvoir d’achat et le bien-être des populations. Le Président de la République souligne l’impératif pour celui-ci d’être un Gouvernement de travail, d’actions, de réalisations et de résultats rapides. A cet effet, il demande au Premier Ministre de lui proposer, dans les meilleurs délais, un Plan d’actions du Gouvernement. Ce Plan d’urgences gouvernementales opérationnelles, doit intégrer la relance de l’économie, l’assainissement des finances publiques, le traitement de la dette souveraine, avec l’apurement de la dette intérieure ainsi que la redynamisation des secteurs vitaux. Le Chef de l’Etat indique l’urgence d’accorder une attention particulière à l’environnement des affaires, au développement du secteur privé national, à l’économie informelle, aux PME/PMI, au bon déroulement de la campagne de production agricole, à l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages, aux programmes de lutte contre la pauvreté, aux interventions sociales de l’Etat et au dialogue social. Il engage le Premier Ministre à intensifier les processus de modernisation des administrations et à veiller à la gestion et aux performances de toutes les entités des secteurs public et parapublic. En outre, il donne instruction aux membres du Gouvernement de mettre en œuvre, sous la conduite du Premier Ministre, une stratégie de communication de proximité cohérente, efficace et axée sur les résultats effectivement délivrés. Le Président de la République prescrit au Premier Ministre de veiller à la préparation de l’agenda législatif, des prochains documents budgétaires (LFR 2026 et DPBEP 2027-2029) et du débat d’orientation budgétaire. Enfin, il informe le Gouvernement que le Conseil des Ministres se réunira tous les quinze (15) jours. Dans l’intervalle, des conseils et réunions interministériels thématiques de cadrage, de suivi et d’évaluation se tiendront, sous la direction du Premier Ministre.  Célébration du centenaire du Président Abdoulaye WADE Le Président de la République rappelle que le Sénégal célèbre, dans la communion, le centenaire de Maître Abdoulaye WADE, ancien Président de la République. A cette occasion, il salue, au nom de la Nation, son combat historique pour le renforcement de la démocratie et des libertés publiques, la consolidation de l’Etat de droit, l’intégration africaine et le développement du Sénégal. A cet égard, le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a présidé, le 04 juin 2026, la cérémonie d’hommage à cet homme exceptionnel et multidimensionnel, patrimoine national, dont le courage politique, l’engagement patriotique et l’audace réformatrice pragmatique, ont contribué significativement au rayonnement du Sénégal en Afrique et dans le monde. Il demande au Gouvernement d’accompagner, au Sénégal et à l’extérieur, le déroulement de toutes les activités liées aux célébrations de la vie et de l’œuvre du Président WADE. Enseignements du Dialogue national Le Chef de l’Etat annonce que du 21 au 31 mai 2026, il a reçu d’anciens Premiers Ministres, d’anciens ministres en charge des Finances et de l’Intérieur, dans le cadre des audiences, rencontres et concertations relatives au nouveau format du dialogue national. Après avoir remercié et félicité toutes les personnalités reçues pour leur engagement patriotique exemplaire et leur sens élevé de l’Etat, le Président de la République indique qu’il poursuivra les rencontres avec les Forces vives de la Nation, en vue de consolider les bases sociales et économiques de la réalisation du Projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère.  Mobilisation nationale autour des Lions de la Téranga Le Président de la République fait observer que l’équipe nationale de Football du Sénégal entame le 16 juin 2026 son entrée en compétition lors de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Il annonce qu’il a remis, le mardi 02 mai 2026, le drapeau national aux joueurs, en leur réitérant toute sa confiance et son soutien. Il appelle toutes les composantes de la Nation à se mobiliser autour de l’équipe nationale de Football, durant cette compétition d’envergure, qui renforce le rayonnement international du Sénégal, notamment en matière de Sport. Enfin, le Chef de l’Etat adresse ses chaleureuses félicitations aux Lions U17, Champions d’Afrique, pour leur brillante victoire à l’issue de la CAN de la catégorie qui vient de se dérouler au Maroc. Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a effectué, le samedi 30 mai 2026, une visite d’amitié et de travail en République sœur de Gambie, à l’invitation de Son Excellence le Président Adama BARROW. AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE Monsieur le Premier Ministre a introduit sa communication en exprimant sa profonde gratitude au Chef de l’Etat pour la confiance renouvelée et renforcée, en le nommant aux fonctions de Premier Ministre, avant de souligner les attentes des citoyens en termes de résultats concrets, avec davantage d’emplois et d’opportunités économiques, un meilleur accès aux services essentiels, une administration plus performante et une amélioration tangible de leurs conditions de vie. Il a présenté

Mali : Conseil des Ministres du mercredi 3 juin 2026

Mali : Conseil des Ministres du mercredi 3 juin 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 3 juin 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Ségou ; b. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Badougou Nafadji. Le marché concernant la construction du Lycée d’Excellence de Ségou est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’Entreprises PRO BTP-CHECEC, pour un montant de 4 milliards 369 millions 469 mille 894 francs CFA, Toutes Taxes Comprises et un délai d’exécution de 9 mois. Le marché relatif aux travaux de construction du Lycée d’Excellence de Badougou Nafadji, Cercle de Kati, Région de Koulikoro, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Soudanaise de Construction et de Promotion Immobilière et de Commerce, pour un montant de 3 milliards 394 millions 125 mille 328 francs CFA, Toutes Taxes Comprises et un délai d’exécution de 9 mois. La réalisation desdites infrastructures permettra d’améliorer la qualité des enseignements au secondaire. c. un projet de décret portant approbation de l’avenant n°02 au marché relatif aux travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la route nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km à Sévaré ainsi que la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo. L’avenant, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Générale Mamadou KONATE pour un délai d’exécution supplémentaire de 11 mois, à compter de la libération totale des emprises des travaux. Il a pour objet la prorogation du délai d’exécution du marché initial et la prise en charge des modifications intervenues à la suite de l’étude de la revue du projet d’exécution des travaux, notamment le remplacement du système d’éclairage public prévu, par un système solaire plus stable, autonome et écologique. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire. La Direction nationale de l’Aménagement du Territoire a été créée par l’Ordonnance n°04-009/P-RM du 25 mars 2004 avec pour mission d’élaborer les éléments de la Politique nationale d’Aménagement du Territoire et d’en assurer sa mise en œuvre. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par les Décrets n°10-441/P-RM du 16 août 2010 et n°2016-0912/P-RM du 06 décembre 2016. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, notamment au contexte socioéconomique et à la nouvelle organisation administrative ayant engendré une augmentation des besoins en matière d’Aménagement du Territoire. En vue de pallier les insuffisances identifiées, une étude réalisée sur les textes législatifs et règlementaires en matière d’Aménagement du Territoire a recommandé la restructuration de la Direction nationale de l’Aménagement du Territoire pour prendre en compte le caractère multidimensionnel et transversal de l’Aménagement du Territoire. Les projets de texte, adoptés, créent la Direction générale de l’Aménagement et de l’Attractivité du Territoire avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière d’Aménagement et d’Attractivité du Territoire. Ils prévoient pour les 5 prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à l’exécution des missions. L’adoption de ces textes vise également à répondre aux exigences de marketing territorial permettant de rendre nos territoires attractifs et compétitifs, d’opérationnaliser les pôles de développement et de renforcer le rôle de veille prospective et de suivi du respect des vocations des sols. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Chef d’Etat-major adjoint de la Garde nationale du Mali : Colonel Mamady dit N’Fani DIAKITE. – Directeur de l’Information et des Relations publiques des Armées : Colonel-major Bakary Bocar MAIGA. – Directeur adjoint de l’Information et des Relations publiques des Armées : Contrôleur principal de Police Aïssata TOURE. – Directeur central adjoint du Service de Santé des Armées : Colonel-major Mamadou Seydou CISSE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Conseiller technique : Monsieur Souleymane DIARRA, Inspecteur des Finances. – Président de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières : Monsieur Mohamed Bouba TRAORE, Inspecteur des Impôts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Chef de Cabinet : Colonel Abdramane OUATTARA. – Conseillers techniques : Monsieur Chiaka MAGASSA, Administrateur civil ; Contrôleur général Major de Police Tiantio DIARRA ; Monsieur Oumar COULIBALY, Ingénieur informaticien. – Chargés de mission : Madame Aïssata Cheick SYLLA, Journaliste-Réalisateur ; Madame Khadidiatou KONE, Journaliste ; Monsieur Modibo Bakary TRAORE, Enseignant ; Monsieur Mamadou dit Mariko DIAKITE, Spécialiste en Audit et Contrôle de Gestion. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION – Conseiller consulaire au Consulat général du Mali à Tamanrasset : Lieutenant-colonel Tidiani DIARRA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Moussa NAKO, Inspecteur des Finances ; Monsieur Zoumana DOUMBIA, Médecin, Pharmacien et Odontostomatologue ; Monsieur Founeké COULIBALY, Inspecteur du Trésor. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali à la 31ème Réunion du Comité ministériel

MALI. Inauguration de la Maison des Pupilles : le Général GOÏTA honore les orphelins de la République

MALI. Inauguration de la Maison des Pupilles : le Général GOÏTA honore les orphelins de la République

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présidé ce dimanche 7 juin 2026 la cérémonie d’inauguration de la Maison des Pupilles, en présence du Premier ministre, de la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo TOURE, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, du Gouverneur du District de Bamako, de la Directrice de l’Office national des Pupilles en République du Mali (ONAPUMA), ainsi que des légitimités traditionnelles et coutumières. Ce 7 juin 2026 marque le cinquième anniversaire de l’investiture du Président de la Transition. C’est à cette occasion qu’il avait pris l’engagement de consacrer les 2/3 de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales. Cinq ans plus tard, la Maison des Pupilles est la concrétisation la plus visible et la plus symbolique de cette promesse. « Aujourd’hui, c’est un sentiment de joie et de grande satisfaction qui m’anime après l’inauguration de la Maison des Pupilles. La concrétisation de cette promesse tenue est un devoir de reconnaissance, de justice et d’équité sociale envers celles ou ceux qui ont consenti le sacrifice ultime pour la défense, mais aussi pour le développement de la patrie », a déclaré le Général d’armée Assimi GOÏTA, dans une interview accordée à la presse à l’issue de la cérémonie d’inauguration. La genèse de ce projet remonte à la Journée nationale des Pupilles du 31 octobre 2023, lors de laquelle la directrice de l’ONAPUMA avait formulé cette doléance auprès du Chef de l’État. Le Général GOÏTA avait entendu l’appel, a indiqué le Conseiller spécial chargé des œuvres sociales, M. Aguibou DEMBÉLÉ. Le 6 février 2024, le Président de la Transition posait la première pierre de l’infrastructure. Deux ans plus tard, la promesse est devenue réalité. À l’occasion de la cérémonie, l’État a également procédé à la remise d’une dotation en moyens roulants à l’ONAPUMA, pour renforcer ses capacités opérationnelles au service des pupilles. Le conseiller spécial du Président de la Transition chargé des œuvres sociales, M. Aguibou DEMBELE, a ouvert les allocutions en rendant hommage aux victimes civiles et militaires tombées sous la barbarie terroriste, avant d’observer avec l’assistance une minute de silence en leur mémoire. Il a rappelé l’origine du projet et retracé les étapes de sa réalisation, soulignant que l’inauguration de la Maison des Pupilles constituait « l’une des preuves les plus parlantes de la diversification et de la profondeur des œuvres sociales du Président de la Transition »., « En donnant un abri et des commodités aux pupilles de la nation, c’est toute une perspective que le Président de la Transition offre à ces jeunes orphelins qui verront désormais l’avenir sous de meilleures auspices. », a déclaré M. DEMBÉLÉ. La ministre de la Santé et du Développement social, le médecin Colonel-major Assa Badiallo TOURE, est revenue sur l’accompagnement constant du Chef de l’État de 2021 à nos jours. Elle a assuré que tous les pupilles de la République trouveraient désormais leur place dans cette nouvelle infrastructure, avant d’exprimer sa profonde gratitude pour la concrétisation de cette promesse. La représentante de la Mairie de la Commune VI du District de Bamako, a formulé des conseils aux pupilles pour mériter ce joyau architectural, remerciant l’encadrement pour ses efforts. Dans son intervention, le Président de la Transition a tenu à replacer cette inauguration dans son sens profond : celui d’une dette que la Nation contracte envers ceux qui donnent leur vie pour elle : « On ne peut pas récompenser tous ceux qui ont consenti le sacrifice ultime, c’est-à-dire donner leur vie pour la sauvegarde de la patrie. Tout ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui pour nos pupilles n’est que le minimum, n’est qu’une question de justice et surtout d’équité sociale. C’est un devoir moral et aussi une responsabilité pour tous les Maliens ». Il a exhorté l’administration de l’ONAPUMA à prendre soin des nouvelles installations et appelé le peuple malien à se mobiliser pour soutenir et accompagner les pupilles, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. La cérémonie a pris fin par une visite guidée des locaux.

La mise à l’épreuve de la diaspora congolaise

La mise à l’épreuve de la diaspora congolaise

OPINIONS. L’ouverture du quinquennat 2026-2031 marque un tournant décisif dans l’histoire politique de notre pays. Le Congo est appelé à entrer dans une nouvelle phase de son développement institutionnel, économique et social. Face à cette mutation, les méthodes de lutte et d’engagement politique doivent également évoluer. Les mêmes stratégies produisant invariablement les mêmes résultats, il devient impératif de repenser les formes de mobilisation. À cet égard, l’intervention du Général Keteka apparaît comme un signal fort. Son appel à la diaspora congolaise invite à dépasser les modes d’action traditionnels qui ont longtemps structuré l’engagement politique à l’étranger. Les réunions, les meetings, les sit-in et les manifestations ont joué leur rôle dans la conscientisation et la dénonciation. Cependant, le contexte actuel exige désormais une nouvelle approche, plus stratégique et davantage tournée vers la construction que vers la contestation. La véritable force de la diaspora réside aujourd’hui dans son capital humain, son expertise professionnelle, ses compétences techniques et son expérience acquise au sein des grandes administrations, entreprises, universités et institutions internationales. Dans un monde où l’influence se mesure autant par la maîtrise du savoir que par le rapport de force politique, la diaspora doit se positionner comme un acteur de proposition et de transformation. L’enjeu n’est plus seulement de dénoncer les dysfonctionnements du système, mais de démontrer concrètement sa capacité à contribuer à la reconstruction de l’État, à la modernisation de l’économie et à la consolidation des institutions. Chaque Congolais de la diaspora doit pouvoir mettre son parcours, ses compétences et son expertise, son CV au service de l’intérêt général. La compétence doit devenir un levier d’engagement patriotique. Sur le plan sociologique, cette évolution est essentielle pour réconcilier l’action politique avec l’exigence de crédibilité. Les populations attendent désormais des solutions, des projets et des résultats tangibles. Elles veulent voir émerger une élite capable de transformer son savoir en politiques publiques efficaces et en opportunités de développement. Le combat politique de demain ne peut plus être une confrontation permanente de personnes ou de clans. Il doit devenir un espace de débat intellectuel, de confrontation constructive des idées et de production de solutions adaptées aux réalités congolaises. Dépassionner le débat public est une condition indispensable pour restaurer la confiance entre les citoyens et les acteurs du changement. La diaspora congolaise est aujourd’hui mise à l’épreuve de son histoire. Elle doit démontrer que son engagement ne se limite pas à la critique du pouvoir, mais qu’il s’inscrit dans une vision de gouvernance, de compétence et de responsabilité. C’est à cette condition qu’elle pourra incarner un véritable renouveau politique et contribuer efficacement à l’émergence du Congo de demain. « Aucun peuple ne peut changer son destin sans d’abord changer sa manière de penser. » « Une société progresse lorsque ses citoyens remplacent la résignation par la responsabilité et la critique par la proposition. » « Le changement de régime peut être rapide ; le changement de mentalité est plus lent, mais c’est lui qui garantit l’avenir d’une nation. » Fait à Verdun, le 8 Juin 2026 Evrard NANGHO Le Patriote Engagé

SENEGAL. Congrès de Pastef : le sacre du candidat unique Ousmane Sonko dans le royaume de l’unanimité

SENEGAL. Congrès de Pastef : le sacre du candidat unique Ousmane Sonko dans le royaume de l’unanimité

Au CICAD, ce samedi, il ne manquait presque rien à la cérémonie : 2000 congressistes, 1200 délégués, 28 délégations étrangères, 350 médias accrédités, une ferveur de stade en finale continentale et un suspense politique. Au bout du compte, comme dans ces films dont tout le monde connaît déjà la fin dès les premières minutes, Ousmane Sonko a été élu président de Pastef-Les Patriotes à l’unanimité. L’événement avait des allures de conclave moderne où la fumée blanche était visible avant même l’ouverture des urnes. La Haute Autorité de Régulation et d’Éthique du parti a déroulé un processus présenté comme transparent, inclusif et démocratique. Les règles furent respectées, les procédures suivies, les formulaires remplis, les mandats validés. La mécanique institutionnelle tourna avec la précision d’une horloge suisse. Seul détail : à l’arrivée, le seul candidat en lice était aussi le fondateur, le leader historique, la figure tutélaire et le visage même du projet Pastef. Dans les sections du Sénégal comme dans celles de la diaspora, la consultation de la base a produit un résultat d’une rare homogénéité. Les 553 sections nationales et les 36 sections reconnues à l’étranger ont parlé d’une seule voix. Un miracle statistique qui ferait pâlir les instituts de sondage du monde entier. Même les bulletins blancs, prévus pour rappeler que la démocratie aime les nuances, semblaient avoir compris qu’ils étaient invités à une fête où tout le monde connaissait déjà le nom du vainqueur. Il faut reconnaître que la scène avait quelque chose d’historique. Douze ans après la naissance de Pastef dans une salle de l’Université Cheikh Anta Diop, le mouvement de contestation devenu machine gouvernementale procédait enfin à la formalisation de ce que des millions de Sénégalais considéraient déjà comme une réalité politique : Sonko n’était plus seulement l’âme du parti, il en devenait officiellement le président. La caricature est tentante. On pourrait dire que Pastef a organisé l’élection la plus compétitive du pays entre un candidat et… l’absence de candidat. On pourrait ironiser sur ce scrutin où le suspense a été victime d’un accident de parcours avant même le dépôt des candidatures. On pourrait sourire devant cette unanimité parfaite qui rappelle les vieux réflexes des partis d’antan. Mais ce serait ignorer une réalité plus profonde. Car derrière l’absence de challenger se cache surtout une évidence politique. Peu de dirigeants sénégalais ont bâti un parti aussi fortement identifié à leur personne. Peu ont traversé autant de tempêtes judiciaires, médiatiques et politiques tout en conservant une telle emprise sur leur base. Sonko n’a pas seulement créé Pastef ; il l’a incarné, porté, défendu et transformé en force conquérante jusqu’aux sommets de l’État. Le congrès du CICAD n’a donc pas fabriqué un chef. Il a officialisé ce que les militants avaient déjà gravé dans leur imaginaire collectif. Le vote n’a pas désigné un leader ; il a consacré un symbole. Une sorte de couronnement républicain où les urnes ont joué le rôle de notaire d’une réalité politique déjà installée. Au CICAD, Ousmane Sonko a reçu bien plus qu’un titre. Il a reçu un mandat moral gigantesque. Celui de prouver que le chef de l’opposition devenu homme d’État peut réussir là où tant d’autres ont échoué. Car dans l’histoire politique, les acclamations sont souvent les premières à arriver. Les bilans, eux, arrivent toujours à la fin. Et c’est là que commence le véritable congrès. Celui du réel. Celui où les électeurs, contrairement aux militants, ne votent jamais à l’unanimité. Par Malick BA Journaliste

Patrick Mbeko : un feu couve sous les pieds de Félix Tshisekedi

Patrick Mbeko : un feu couve sous les pieds de Félix Tshisekedi

Chercheur et analyste des questions géopolitiques RD Congo. « Félix Tshisekedi et les siens doivent mesurer la gravité du feu qui couve silencieusement sous leurs pieds », conseille le chercheur et analyste des questions géopolitiques, Patrick Mbeko, dans une nouvelle tribune pointant du doigt les dangers liés au projet de changement de la constitution. L’actuel président de la République démocratique du Congo (RDC) « et ses soutiens (essentiellement ses frères de tribu) semblent convaincus qu’ils doivent garder le pouvoir aussi longtemps que possible », souligne-t-il constant, dans cette perspective, qu’ils semblent se préparer non pas à gouverner avec l’ensemble des Congolais, mais plutôt à affronter la grande majorité des Congolais opposés au changement de la Constitution. A cet égard, le politologue canadien d’origine congolaise, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les conflits armés en Afrique, estime que la situation qui se dessine en RDC est extrêmement préoccupante d’autant plus que « le risque d’un embrasement général, avec des logiques de vengeance et de ciblage communautaire rappelant les pires tragédies de la région, ne peut être écarté ». De l’avis de ce spécialiste de la région des Grands Lacs, « le niveau de frustration accumulée contre le régime de Kinshasa et contre le groupe politico-tribal auquel il est de plus en plus associé dans l’imaginaire collectif est tel qu’une simple étincelle pourrait suffire à faire exploser la colère populaire ». La situation est telle que si rien n’est fait pour désamorcer cette tension, la RDC pourrait basculer dans des violences massives, voire dans des massacres à grande échelle, prévient-il. Car, « l’arrogance affichée par certains tenants du pouvoir et leurs sympathisants ne fait qu’alimenter le ressentiment d’une majorité silencieuse qui observe, encaisse et attend son heure ». Personne ne dira qu’il ne savait pas (Patrick Mbeko) Patrick Mbeko estime que pour une partie de la population congolaise « clochardisée » , la confrontation à venir n’est plus seulement politique, elle est perçue comme une bataille existentielle. « On croit souvent que la menace la plus grave pour la survie de la RDC viendra de l’Est en raison des ambitions de Paul Kagame. Mais le péril le plus immédiat, le plus explosif et peut-être le plus sous-estimé se trouve plutôt au cœur même du pouvoir, à Kinshasa », conclut l’auteur de « Stratégie du chaos et du mensonge » (2014) et « Guerre secrète en Afrique centrale » (2015). Adrien Thyg