Maroc: Les statistiques monétaires d’avril 2026 confirment une hausse de la masse monétaire

La croissance de la masse monétaire s’est accélérée au cours du mois d’avril 2026, a annoncé Bank Al-Maghrib. Selon les Indicateurs clés des statistiques monétaires du mois d’avril 2026 de l’institution publique, cette évolution a été portée par le dynamisme du crédit bancaire et par l’évolution des principales composantes de M3. En avril 2026, la masse monétaire a marqué un accroissement annuel de 11,8 % après 10% le mois dernier pour atteindre 2 119,9 MMDH. Cette évolution est attribuable principalement à l’accélération de la croissance du crédit bancaire au secteur non financier de 6,3% à 8,1%, ainsi que de la progression des créances nettes sur l’Administration Centrale de 2,8% à 10,1%. Pour leur part, les AOR se sont accrus de 20,3% après 23,4%. L’évolution annuelle du crédit bancaire au secteur non financier reflète essentiellement l’accélération de la croissance des concours au secteur public à 28,9% après 18,2% en mars, recouvrant l’accroissement des prêts aux administrations locales et la décélération de la croissance des concours aux sociétés non financières publiques. Pour leur part, les crédits au secteur privé ont progressé de 5,3% après 4,7%, traduisant les hausses aussi bien des prêts aux sociétés privées, passant de 5% à 6,4%, que des ménages, de 3,4% à 3,6%. Par objet économique, l’évolution annuelle du concours bancaire au secteur non financier reflète la progression de 26,1% après 20,6% des crédits à l’équipement, de 3,6% après 3,4% des prêts à l’immobilier, de 4,7% après 3,9% des crédits à la consommation et de 1,6% après une baisse de 0,3% des facilités de trésorerie. S’agissant des créances en souffrance, leur progression annuelle s’est stabilisée à 2,6% par rapport à mars 2026, et leur ratio au crédit bancaire s’est établi à 8,3% contre 8,2% un mois auparavant. L’évolution de la progression de M3 reflète principalement l’accélération de la croissance de la monnaie fiduciaire hors encaisses des banques de 17% à 18,4%, des dépôts à vue auprès des banques de 10,5% à 12,2% et des détentions en titres d’OPCVM monétaires de 14,7% à 24,1%. En revanche, la baisse des comptes à terme s’est accentuée à 2,7% après 0,2%. Par secteur institutionnel, l’évolution des actifs monétaires hormis la monnaie fiduciaire reflète : • la progression des actifs monétaires des ménages à 8,8% après 8,4%, résultat principalement de l’accélération de la croissance de leurs dépôts à vue et de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires ainsi que de l’atténuation de la baisse de leurs comptes à terme; et • l’accélération de la progression des actifs monétaires des sociétés non financières privées à 16% après 12,5%, suite principalement à la croissance de leurs dépôts à vue et de leurs détentions en titres d’OPCVM monétaires.
Bénin : axes prioritaires du premier Conseil des ministres de Romuald Wadagni

La lutte contre l’extrême pauvreté, la réduction des inégalités entre les communes, le renforcement de la sécurité du territoire et la réorganisation du travail gouvernemental ont constitué les principaux points abordés lors du premier Conseil des ministres du septennat 2026-2033 sous la présidence de Romuald Wadagni. Le compte rendu intégral du Conseil des ministres est à lire ci-dessous. Le Conseil des Ministres s’est réuni jeudi, le 28 mai 2026, sous la présidence de Monsieur Romuald WADAGNI, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Le Conseil des Ministres inaugural du septennat 2026-2033 s’est réuni ce jeudi 28 mai 2026, sous l’autorité du Président de la République, Monsieur Romuald WADAGNI. A cette occasion, le Chef de l’Etat a félicité les membres du Gouvernement nommés pour servir notre pays à ses côtés, non sans leur préciser que le choix porté sur eux ne doit pas être perçu comme un privilège personnel encore moins la rétribution d’un engagement politique quelconque ; mais plutôt comme l’expression d’une confiance de la Nation qui oblige à se mettre résolument au service de tout le Bénin. Faisant ensuite un exposé des principes fondamentaux et grandes orientations de la conduite de l’action gouvernementale sous son magistère, il a indiqué que le souci de l’intérêt général doit guider le Gouvernement dans toutes les décisions à prendre, loin des considérations partisanes ou personnelles ; ses membres étant astreints à une obligation d’exemplarité, de sobriété, d’intégrité et de solidarité. Par ailleurs, le Chef de l’Etat, en guise de priorités majeures du septennat, a fixé comme cap, l’éradication de l’extrême pauvreté et la réduction sensible de la pauvreté ; qui passeront notamment par une régionalisation plus significative du développement afin qu’à terme, les écarts entre les communes se soient substantiellement réduits. De même, il a indiqué comme autre priorité, la défense et la sécurité de notre territoire et instruit le Gouvernement d’y travailler résolument. Enfin, s’agissant de l’organisation du travail, le Président de la République a expliqué que le Conseil des Ministres se réunira désormais en session ordinaire selon une périodicité mensuelle, soit tous les premiers mercredis du mois, ce qui n’exclut pas des sessions extraordinaires en cas de besoin. Dans cette logique, le Comité interministériel se tiendra de façon bimensuelle, soit les premier et troisième lundis du mois. A noter qu’entre les sessions du Comité interministériel et du Conseil des Ministres, des Conseils de Cabinet se tiendront avec les ministres sectoriels sur des thématiques spécifiques chaque fois que nécessaire. Enfin, le Chef de l’Etat a exhorté les membres du Gouvernement à se mettre résolument à l’œuvre, avec la conviction que par le travail de qualité qui sera mené, notre pays progressera davantage et que les conditions de vie des populations s’en trouveront de plus en plus améliorées. Fait à Cotonou, le 28 mai 2026, Le Secrétaire Général du Gouvernement, Wilson GAKPETOR.
Sur la question de la légalité de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale sénégalaise

ON VA PLUS LOIN. Le limogeage de Monsieur Ousmane SONKO de son poste de premier Ministre par le Président Diomaye FAYE et sa réintégration au sein de l’assemblée nationale du Senegal en qualité de président de cette institution ont suscité un vif intérêt au sein de l’opinion publique senegalaise et internationale. Chacun y va de sa science, infuse ou confuse, pour donner son avis. Cet intérêt est une bonne chose car il démontre le caractere quasi universel de l’attachement aux principes organisant les institutions politiques démocratiques et aussi du dynamisme démocratique du senegal caractérisé par une classe politique privilegiant le débat d’idées et juridique aux interpellations policieres pour délit d’opinions. Mais, donner son avis ne suffit pas, encore faut il faire un effort d’objectivité, de parler des principes, rien que des principes, nonobstant quelques sympathies politiques dont on peut nourrir pour un camp ou pour un autre. Pour ma part, j’ai travaillé avec le PASTEF, et j’ai meme reçu à mon Cabinet, le Président actuel du Senegal, Diomaye Faye, ainsi que El Malick Ndiaye, et Monsieur Allioune Sall. Toutefois, mon intéret, c est le triomphe du droit et des principes en Afrique en géneral et au Senegal en particulier parce que je suis panafricain. Tout d’abord, le probleme que souleve la réintegration d’ousmane SONKO à l’assemblée nationale senegalaise, est avant tout un probléme lié au principe des incompatibilités dont la juste compréhension exige de comprendre son origine politique puis constitutionnelle. En effet, son origine politique puis constitutionnelle n’est pas à chercher au Senegal mais dans l’histoire française de la Veme République car le principe des incompatibilités posé dans l’article 54 de de la constitution senegalaise s’inspire et trouve son origine dans celui des incompatibilités posé par l’article 23 de la constitution française. En effet, le general de Gaulle voulant instaurer un systeme politique dans lequel chaque pouvoir, notamment le legislatif et l’executif devait etre cantonné dans son sphere d’action avec une collabiration souple, il n’était donc pas possible qu’un membre du gouvernement siege à la fois au gouvernement et à l’assemblée. Ainsi, si l’article 54 de la constitution senegalaise se borne à édicter l’incompatibilité pour un membre du gouvernement d’exercer le mandat de député et renvoie à une loi organique pour organiser les modalités de celle-ci, en revanche l’article 23 de la constitution française prévoit le mécanisme du remplacement à l’assemblée nationale des membres du gouvernement ne pouvant sieger dans cette institution du fait de leur fonction au gouvernement. L’article 25 de cette meme constitution prévoit le remplacement temporaire à l’assemblée nationale des membres du gouvernement. Mais il faut dire que le remplacement temporaire des membres du gouvernement élus comme député est le fruit de l’histoire politique et constitutionnelle de la France, et la juste compréhension des textes senegalais regissant les incompatibilités exige de connaitre cette histoire car le principe d’incompatibilité ayant cours au seneegal est d’origine et d’inspiration française. En effet, le 17 novembre 1958, le General de Gaulle signait une ordonnance ( n 58-1099) portant loi organique pour l’application de l’article 23 de la constitution du 04 novembre 1958. Cette ordonnance prévoit d’une part un délai de un mois pour le ministre élu député pour choisir entre la qualité de membre du gouvernement ou la qualité de député et d’autre part que le député élu ayant opté pour le gouvernement est remplacé à son siege sans que le remplaçant ne fasse acte de candidature à la prochaine election contre le député siegeant au gouvernement. C est ainsi qu’est né le principe de la suppléance. Toutefois, en France, au cours du printemps 1977, les membres du parlement deposerent deux propositions de loi organique visant à modifier les modalités de suppleance. Dans ces propositions ( Loi organique 176, loi organique 319, et loi organique 320 du code electoral français), le retour du ministre à son mandat parlementaire n’était automatique qu’en cas de déces ou de démission de son suppléant. La question principale était donc de savoir si le mandat confié par led electeurs était suspendu pendant la durée de l’incompatibilité ou si ce dernier était definitivement transféré au remplaçant, qualifié ici de suppléant. Saisi, le conseil constitutionnel répondra de la maniere la plus claire par sa décision en date du 5 juillet 1977 ( n77-80/81) en confirmant le caractére absolu du remplacement. Il déclare : » (…) un député ou un sénateur qui est remplacé pour cause d’acceptation d’une fonction ou missison incompatible avec son mandat perd definitivement sa qualité de membre du parlement et nen saurait la retrouver qu’à la suite d’une nouvelle election; qu’en prevoyant que ce député ou sénateur, lorsqu’a cessé la cause de l’incompatibilite, a la faculté de succéder à son remplaçant décédé ou démissionnaire, sans qu’ilnsoit recouru a l’election, les deux lois organiques soumises à l’examen du Conseil Constitutionnel meconnaissent les dispositions de l’article 25(…) » Il était dés lors clair que le Ministre député ne pouvait reprendre son siege de député sans recourir à une election était contraire à la constitution. Le lecteur concentré trouvera ici le fondement d’une certaine argumentation dans la question de la reintegration d’Ousmane SONKO, selon lequel il serait démissionnaire de son siege de député car en se conformant à cette décision constitutionnelle en France, le membre edu gouvernement ne pouvait recuperer son poste que suite au décés ou à la démission de son remplaçant, et ce, à la suite d’une election. Appliquée au cas du Senegal, Ousmane SONKO devrait attendre soit le décés, soit la démission de son suppléant pour repasser devant les electeurs. Mais disons le clairement, le droit constitutionnel a évolué en France puisque le gouvernement françois FILLON en 2008 a procédé à une révision constitutionnelle de l’article 25, afin de rendre temporaire le remplacement du Ministre parlementaire sans provoquer une election partielle. Ainsi, celui-ci pouvait retrouver son siege de député apres son depart du gouvernement. Et le conseil d’Etat dans une décision en date du 18 octobre 2024 ( n496362,496532) décida que » il résulte des dispositions des articles 8, 23, et 25 de la Constitution,
SENEGAL. Abdoulaye Wade : 100 ans de résilience et de combat politique

100 ans d’âge, ce n’est pas donné à n’importe qui, encore moins à un ancien président de la République. Aujourd’hui, nous rendons hommage à Abdoulaye Wade, figure majeure de la vie politique sénégalaise et africaine. Abdoulaye Wade, c’est aussi la résilience et la persévérance.Fondateur du PDS en 1974, il aura consacré plus de 50 années de sa vie au combat politique et à la lutte démocratique. Cinq fois candidat à l’élection présidentielle avant de devenir président de la République en 2000, après 22 années de combat électoral entre sa première candidature en 1978 et sa victoire historique face à Abdou Diouf. Wade, c’est aussi des décennies de lutte pour le multipartisme, la démocratie, l’alternance et la liberté d’expression politique au Sénégal. Élu président en 2000 puis réélu en 2007, il dirigera le Sénégal pendant 12 ans, marquant durablement l’histoire politique du pays. Pour ses 100 ans, nous lui souhaitons santé, paix et longévité. Joyeux anniversaire au “Pape du Sopi”, à “Gorgui”, au “Maître” ! Paraclet Milos Secrétaire national chargé des relations internationales de la Convergence Citoyenne
La Gifle du défi : un roman politique de Dominique M’Fouilou sur les dérives du pouvoir

Le romancier et dramaturge y explore la peur et l’autoritarisme LIVRES. Les Éditions Jets d’Encre annoncent la parution de « La Gifle du défi », du romancier et dramaturge Dominique M’Fouilou, qui explore les mécanismes de la peur et de l’autoritarisme à travers le destin d’un homme ordinaire confronté à l’arbitraire du pouvoir. Dans ce roman politique de 104 pages, publié en mars dernier, l’écrivain congolais y expose ainsi les fractures politiques et humaines, capables de transformer un fait minuscule en tragédie universelle. Jean Martial Combo dirige la Maison de la Radio nationale avec la rigueur tranquille de ceux qui croient encore aux règles. Jusqu’au jour où une coupure de discours provoque l’irruption du Président lui-même, furieux, humiliant, violent. Une gifle tombe. Puis une autre, rendue, irrépressible. En un instant, le geste fait basculer une vie. Dès lors, Jean Martial est traqué, observé, cerné par un pouvoir qui ne pardonne pas l’affront. La peur s’installe, l’étau se resserre, et l’exil devient la seule échappatoire pour sauver sa liberté – et sa dignité. Diplômé de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), docteur 3e cycle de connaissance du tiers-monde, à Paris VII, Dominique M’Fouilou réside à Neuilly-sur-Marne en France. « La Gifle du défi » est disponible dans toutes les librairies et sur le site de l’éditeur (www.jetsdencre.fr) Patricia Engali
Santé maternelle : L’UNFPA et la BAD scellent une alliance historique à Brazzaville pour booster le capital humain africain

En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’institution financière panafricaine ont signé ce mardi un protocole d’accord stratégique. Objectif : éradiquer la mortalité maternelle évitable et transformer la démographie du continent en un puissant levier de croissance économique. Et si la santé des femmes était la clé de la prospérité économique de l’Afrique ? C’est le parti pris audacieux qui sous-tend le nouveau protocole d’accord signé aujourd’hui à Brazzaville entre l’UNFPA et la BAD. À travers ce partenariat renouvelé, les deux institutions entendent positionner fermement la santé maternelle et la résilience démographique comme les piliers centraux de la transformation économique du continent. Pour les deux signataires, investir dans la santé des mères dépasse le cadre strict de la santé publique. Il s’agit d’un choix hautement stratégique pour stimuler la productivité, renforcer le capital humain et permettre enfin aux nations africaines de tirer pleinement parti de leur dividende démographique — ce surcroît de croissance économique favorisé par l’évolution de la structure par âge de la population. Briser les obstacles structurels Bien que l’Afrique ait enregistré des progrès notables dans la réduction de la mortalité maternelle, le tableau reste assombri par des défis persistants : barrières structurelles, accès inégal à des soins de qualité et déficits chroniques de financement.« L’Afrique dispose d’une immense opportunité si nous réalisons des investissements stratégiques en faveur des femmes et des jeunes. Le progrès économique du continent ne sera possible que si nous faisons de la santé des femmes une priorité et relevons l’un des défis de développement les plus urgents de l’Afrique : les décès maternels évitables », a martelé Diene Keita, Directrice exécutive de l’UNFPA. Financement innovant et virage numérique Pour transformer cette vision en réalité, l’UNFPA et la BAD vont explorer des mécanismes de financement innovants afin de pousser les États à investir massivement dans leur jeunesse et leur population féminine, moteurs de la croissance de demain.La feuille de route commune s’articule autour de quatre priorités majeures : La formation digitalisée pour moderniser les ressources humaines du secteur de la santé ; Le renforcement des circuits d’approvisionnement locaux en produits de santé ; Le déploiement d’infrastructures sanitaires résilientes face aux chocs du changement climatique et La numérisation des systèmes d’information sanitaire pour un meilleur pilotage des données. Plus de 30 ans d’impact sur le terrain Cette alliance ne part pas de zéro. Depuis 1992, l’UNFPA et la BAD unissent leurs forces pour bâtir des systèmes de santé résilients. Le bilan de leur coopération affiche déjà des résultats tangibles à travers le continent : La modernisation des données démographiques en Côte d’Ivoire, notamment à travers le récent recensement de la population, permettant d’établir des projections fiables sur la fécondité, la mortalité, les migrations et d’autres indicateurs clés. L’amélioration de l’accès aux services de soins obstétricaux et néonatals d’urgence dans 11 districts sanitaires du Cameroun, portant la couverture des soins prénatals à 90 % dans les zones ciblées et augmentant le taux de prévalence contraceptive moderne bien au-delà de la moyenne nationale :Des activités de sensibilisation et de changement de comportement reliant l’eau, l’assainissement et l’hygiène à la santé reproductive et au genre dans huit régions rurales de Madagascar et ;L’intégration des questions d’égalité des sexes, de santé sexuelle et reproductive et de protection dans les plans d’adaptation au changement climatique dans 10 pays d’Afrique de l’Est et australe.L’UNFPA travaillera avec la BAD afin de veiller à ce que les feuilles de route relatives à la transition démographique soient placées au cœur des stratégies nationales de financement, garantissant ainsi que les investissements dans la santé et les droits soient reconnus comme des investissements stratégiques pour l’avenir de l’Afrique. Wilfrid Lawilla. D.
Docteur Cheikh Tidiane DIEYE : Les paroles du Président Ousmane SONKO, un appel fort à la responsabilité collective

Dans un message de félicitations adressé au nouveau président de l’Assemblée nationale, le Docteur Cheikh Tidiane DIEYE, Ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement affirme: les paroles du Président Ousmane Sonko portent une vision d’une démocratie mature, où les institutions sont des espaces de dialogue, de construction et d’espérance. A lire ci-dessous. « Je félicite chaleureusement Monsieur Ousmane Sonko pour son élection et son installation à la tête de l’Assemblée nationale. Je prie qu’Allah SWT lui accorde la sagesse, la force et l’élévation nécessaires pour conduire cette noble mission dans l’intérêt supérieur du Sénégal et de son peuple. J’adresse également mes sincères félicitations au Président sortant, Monsieur El Malick Ndiaye, pour le travail accompli avec engagement, dignité et sens de l’État au service de notre institution parlementaire et de la Nation. Une nouvelle page s’ouvre aujourd’hui pour l’Assemblée nationale, pour notre démocratie et pour notre pays. Une page qui doit être écrite avec responsabilité, dépassement de soi et fidélité aux aspirations profondes du peuple sénégalais. Au-delà des divergences, le Sénégal attend de ses dirigeants qu’ils privilégient toujours l’essentiel : la stabilité, la justice, le progrès et l’unité nationale. Les paroles du Président Ousmane SONKO résonnent à cet égard comme un appel fort à la responsabilité collective : « Je veux rassurer que je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. Je n’utiliserai pas cette Assemblée pour nourrir des vendettas personnelles. Ce serait trahir notre propre combat. » Ces mots portent une vision qui doit inspirer tous les acteurs politiques : celle d’une démocratie mature où les institutions ne sont pas des instruments de division, mais des espaces de dialogue, de construction et d’espérance. Le Sénégal est plus grand que nos différences. Notre peuple mérite une classe dirigeante capable de se rassembler autour de l’essentiel, de protéger les institutions et de travailler avec sincérité pour améliorer le quotidien des citoyens. Que cette nouvelle étape soit celle du respect mutuel, du dialogue renforcé entre les institutions et d’un engagement renouvelé au service exclusif de la Nation. Vive l’Assemblée nationale. Vive la démocratie sénégalaise. Vive le Sénégal uni et debout. »
Afrique : Denis Sassou N’Guesso appelle à des « réponses audacieuses » pour financer le développement

Le chef de l’État congolais a officiellement ouvert, ce mardi à Brazzaville, les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Placées sous le sceau de la souveraineté économique et de l’efficacité financière, ces assises interpellent le continent sur sa capacité à mobiliser ses propres ressources face à un monde de plus en plus fragmenté. C’est la banlieue de Brazzaville, Kintélé, transformée en épicentre de la finance africaine, qui accueille les 61ᵉˢ Assemblées annuelles de la BAD. Devant un parterre d’illustres hôtes, le président Denis Sassou-N’Guesso a officiellement ouvert ces assises cruciales. Il a salué le choix porté sur la République du Congo comme terre d’accueil de cet événement continental, avant de féliciter, chaleureusement, le Docteur Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement, le vœu formulé par Denis Sassou-N’Guesso le vœu a été que la mandat du mauritanien permette de consolider les acquis de l’institution, accroître sa capacité de mobilisation et de renforcer son rôle de catalyseur des investissements sur le continent. « Changer de paradigme face à l’immensité des défis » Les 61ᵉˢ Assemblées annuelles de la BAD se tiennent sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ». Selon Denis Sassou-N’Guesso, ce thème résonne comme un impératif catégorique. L’heure n’est donc plus aux demi-mesures : « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente », a-t-il martelé. Infrastructures, énergie, agriculture, numérique, santé, protection de l’environnement : la liste des chantiers prioritaires est longue et les besoins, immenses. Face à ces exigences, le numéro un congolais appelle à des réponses nouvelles et audacieuses. Il préconise, notamment, d’approfondir les marchés financiers locaux, de renforcer les institutions régionales et de maximiser l’usage des instruments de garantie et de financement mixte pour capter, à la fois, l’épargne africaine et les capitaux internationaux. Toutefois, le président congolais a martelé sur une vérité essentielle : l’argent ne fait pas tout. « L’enjeu n’est pas seulement de trouver plus de ressources. Il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les utiliser et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations », a-t-il renchéri, parce que la question du financement reste indissociable de celle de la responsabilité, a estimé Denis Sassou-N’Guesso. La BAD, « instrument de solidarité africaine » Rendant un vibrant hommage à la BAD, Denis Sassou-N’Guesso a rappelé que l’institution est bien plus qu’une simple banque : elle est un « instrument de solidarité africaine » et un partenaire stratégique des États. Aussi, a-t-il invité la BAD à rester fidèle à sa vocation première, tout en continuant de plaider pour une architecture financière internationale plus juste, plus représentative et plus attentive aux réalités du continent. Cette relation de confiance, le Congo la vit au quotidien à travers une coopération bilatérale ancienne et fructueuse, qui soutient de nombreux projets majeurs dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la gouvernance et de l’intégration régionale, a témoigné le chef de l’Etat congolais. Cap sur la souveraineté économique : la « Vision Congo 2063 » Ce grand rendez-vous de Kintélé est en phase avec les réformes profondes engagées en République du Congo. En effet, le pays s’est engagé dans une réflexion stratégique à long terme à travers l’initiative « Vision Congo 2063 », a affirmé Denis Sassou-N’Guesso. Axé sur la diversification économique, la modernisation des infrastructures et la valorisation du capital humain, ce plan vise à répondre concrètement aux attentes de la population et de la jeunesse, a-t-il expliqué. « Il nous appartient de faire de nos ressources naturelles un moteur de transformation locale. Il nous appartient aussi de faire du financement du développement un outil de souveraineté, de justice sociale et de prospérité partagée », a insisté le président, congolais, rappelant que l’Afrique aspire aujourd’hui à des partenariats équilibrés. Denis Sassou N’Guesso a déclaré ouvertes les Assemblées annuelles 2026 de la BAD sur cette note d’optimisme et de confiance en l’avenir, en espérant que les travaux déboucheront sur des engagements concrets pour une Afrique résiliente, intégrée et prospère. Wilfrid Lawilla D.