République du Congo : TotalEnergies fait une découverte d’hydrocarbures sur le permis Moho

TotalEnergies EP Congo (opérateur, 63,5%) annonce une découverte d’hydrocarbures sur le permis Moho, au large de la République du Congo. Cette découverte fait suite au forage du puits d’exploration MHNM-6 NFW, ciblant la structure Moho G. Le puits a rencontré une colonne d’hydrocarbures d’environ 160 mètres dans des réservoirs Albien de bonne qualité et a fait l’objet d’une campagne complète d’acquisition de données et d’échantillonnage pour étayer l’interprétation de la découverte et son développement futur, indique l’opérateur dans un communiqué. Cette découverte de Moho G et la découverte précédemment réalisée sur la structure voisine de Moho F représentent des ressources récupérables estimées à près de 100 millions de barils, qu’il est prévu de développer par raccordement aux installations existantes de Moho. « Cette nouvelle découverte sur la licence de Moho bénéficie de sa proximité avec les infrastructures de production existantes, permettant un développement à cycle court et à faible coût », a déclaré Nicola Mavilla, directeur Exploration de TotalEnergies. « En tirant parti de notre expertise technique et des infrastructures existantes, nous créons les conditions d’une future production génératrice de valeur pour la Compagnie ». TotalEnergies EP Congo est l’opérateur du permis Moho, dont elle détient 63,5% aux côtés de Trident Energy (21,5%) et de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC, 15%). Les installations de production existantes comprennent deux unités flottantes (Floating Production Units, FPU), Alima et Likouf, produisant actuellement environ 90 kbep/j (100%).
Collection « Nid d’artistes » : Une archive vivante pour une souveraineté culturelle africaine

Une consécration internationale pour l’édition marocaine et continentale : le 4ème opus sur Cotonou sacré « Plus beau livre africain » à Paris. C’est une reconnaissance internationale qui vient couronner une démarche éditoriale inédite sur le continent. À l’occasion du Salon du livre africain de Paris, qui s’est tenu du 21 au 22 mars 2026, Malika Éditions s’est vue décerner le prestigieux Prix du plus beau livre africain pour le quatrième opus de sa collection « Nid d’artistes », dédié à Cotonou et au Sud Bénin. Décerné par la Maison de l’Afrique, ce prix réaffirme une ambition claire : valoriser l’excellence éditoriale et artistique du continent tout en faisant rayonner la richesse de ses patrimoines. Réalisé avec le soutien de BANK OF AFRICA, cet ouvrage vient récompenser un projet de longue haleine. Après avoir exploré l’âme de Casablanca, le souffle de Dakar et l’énergie d’Abidjan, la collection « Nid d’artistes » confirme, avec cette distinction, son statut d’œuvre majeure à l’échelle du continent. Initiée en 2019 par Malika Éditions, cette collection s’impose aujourd’hui comme une archive précieuse et nécessaire : une mémoire vivante de l’Afrique racontée par ceux qui la créent. Une série de beaux-livres qui dépasse la simple chronique artistique pour s’affirmer comme un acte de résistance culturelle. Réappropriation du récit : Une mémoire construite de l’intérieur À une époque où l’image de l’Afrique a trop souvent été construite par un regard extérieur, « Nid d’artistes » opère un renversement fondamental. La collection est née d’une conviction profonde : la souveraineté culturelle commence par la maitrise de son propre récit et l’archivage de sa mémoire. Il ne s’agit pas seulement de montrer l’art, mais de documenter l’histoire en train de s’écrire. En donnant la plume et la voix aux artistes, écrivains et penseurs locaux, la collection répond à un véritable impératif d’archivage. Elle constitue une mémoire sensible, émotionnelle et visuelle de l’effervescence africaine pour les générations futures, offrant un espace d’expression à ceux et celles qui façonnent l’imaginaire de leurs villes. C’est une réappropriation du narratif, une manière de dire au monde : « Voici qui nous sommes, vus par nous-mêmes ». « Il est crucial que l’Afrique se raconte elle-même au lieu de laisser les autres la raconter à leur façon. Les artistes, les écrivains et les penseurs savent mieux que quiconque percevoir ce que nous ne voyons pas et exprimer ce que nous n’arrivons pas à dire », affirme Malika Slaoui, éditrice et fondatrice de la collection. « Ces ouvrages sont une source d’information pour les prochaines générations. C’est un travail de mémoire engagé : archiver la parole des créateurs aujourd’hui, c’est préserver l’identité de demain et protéger des voix, des visions et des gestes qui, sans cela, risqueraient de se perdre ». Une promenade émotionnelle et une archive esthétique À travers une mise en page exigeante et une iconographie généreuse, ces beaux-livres invitent à une promenade émotionnelle guidée par les gardiens du temple artistique africain. Véritable conservatoire vivant, chaque volume fédère une centaine d’acteurs culturels : plasticiens, photographes, designers, slammeurs, écrivains et musiciens. Qu’ils soient jeunes talents émergents ou ténors reconnus à l’international, ils tissent ensemble le récit intime et mémoriel de leur cité. Ils y déposent leurs visions singulières dans une histoire commune et une mémoire partagée, transformant chaque page en une archive précieuse du présent. C’est une ode à la diversité, une palette inépuisable de couleurs et de mots qui capture l’effervescence des capitales créatives. L’immersion et l’humilité comme méthode de travail La force de la collection « Nid d’artistes » réside aussi dans la méthodologie unique de son éditrice. Rejetant l’approche superficielle et loin de la compilation à distance, chaque livre est le fruit d’une immersion longue et patiente sur le terrain. C’est cette présence qui permet de constituer une équipe au niveau local (auteurs, contributeurs…) et favorise la rencontre, le dialogue et la collaboration dans une dynamique collective où la création se construit à plusieurs voix. « Pour chaque ville, je mène un travail immersif de terrain de plusieurs mois. Je vais personnellement à la rencontre des artistes, des écrivains et des acteurs culturels. Cette proximité constitue le socle de ma démarche. Elle me permet de tisser des liens forts et de restituer une vision juste, sensible et profondément humaine de la scène artistique. Le partage et l’échange sont au cœur de ce projet, qui s’inscrit pleinement dans notre ligne éditoriale axée sur la préservation de la mémoire, la transmission et le dialogue entre les cultures », explique l’éditrice.« J’ai profondément ressenti que, de Casablanca à Cotonou, ces scènes ont en commun une volonté farouche de raconter le monde depuis leur propre réalité. » Cette méthode, fondée sur l’humilité et l’écoute, permet de capter l’énergie brute des métropoles africaines. De Cotonou à Casablanca, ces villes partagent une vitalité incroyable et une volonté commune : interroger l’identité, le territoire et le présent. À propos de Malika Éditions. Fondée en 1998, Malika Éditions est une maison indépendante spécialisée dans les beaux-livres sur le patrimoine historique et artistique. Reconnue pour ses co-éditions prestigieuses avec des maisons européennes (Actes Sud, Gallimard, Somogy), elle a su enrichir sa ligne éditoriale en s’ouvrant à la scène contemporaine africaine. Sa signature : un dialogue constant entre l’image et le texte, au service de la transmission et du dialogue entre les cultures.
Coopération Maroc–Burundi : une délégation burundaise en immersion à la Trésorerie Générale du Royaume

Du 30 mars au 02 avril 2026, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) a reçu la visite d’une délégation de haut niveau de la République du Burundi, conduite par le Directeur général responsable du programme Gestion budgétaire au Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie numérique. Il était accompagné de quatre directeurs centraux entre autres. Inscrite dans le cadre du renforcement de la coopération institutionnelle en matière de gestion des finances publiques, notamment avec les pays africains, cette visite s’est déroulée au siège de la Trésorerie Générale du Royaume. Elle « avait pour objectif de partager l’expérience marocaine et d’appuyer les autorités burundaises dans leur projet de mise en œuvre du Compte Unique du Trésor », indique la TGR dans un communiqué . « Le programme de la visite était articulé autour de rencontres avec les responsables et experts de la Trésorerie Générale du Royaume », poursuit la même source précisant que les échanges ont ainsi exploré les différentes facettes du Compte Unique du Trésor : son positionnement, sa structure, ses règles de fonctionnement et son évolution historique. Le communiqué indique en outre que les échanges ont également porté sur le dispositif de suivi des flux de trésorerie de l’État, la réforme de la comptabilité de l’État, l’organisation comptable et la tenue de la comptabilité de l’État, ainsi que le système d’information du Plan Comptable de l’État. « Cette visite traduit la volonté de l’institution de promouvoir le partage d’expertise et la diffusion des meilleures pratiques comme moyen de modernisation de la gestion des finances publiques et de renforcement des capacités institutionnelles ». Martin Kam
La Banque mondiale investit dans les réformes du marché du travail : élargir les possibilités d’emploi par de meilleures politiques (Maroc)

500 millions de dollars pour accélérer la création d’emplois et la croissance verte Les institutions financières internationales manifestent un intérêt croissant pour la situation du marché du travail au Maroc, une attention soutenue qui reflète sans doute des préoccupations quant à son évolution et à ses performances actuelles. Pour bien des analystes, cet engouement accru peut être interprété comme le signe que des déséquilibres persistent et que les dynamiques de création d’emplois restent en deçà des attentes, rappelant à ce propos que le Fonds monétaire international (FMI) avait appelé à mi-février dernier à davantage de réformes liées au marché du travail. L’institution internationale avait alors estimé que « la création d’emplois durables demeure une priorité pressante, appelant à un climat des affaires plus propice, un secteur privé plus dynamique, et davantage de réformes liées au marché du travail ». Dans ce contexte, elle avait estimé que « l’accélération des réformes des établissements et entreprises publics visant à améliorer leur performance et leur gouvernance est essentielle pour accroître la concurrence et garantir la neutralité du marché entre les entreprises publiques et privées ». Nouvelle illustration de la vigilance des institutions financières : la Banque mondiale a approuvé un financement de 500 millions de dollars en faveur du Royaume visant notamment à soutenir les objectifs d’emploi. A la rescousse d’un marché du travail vraisemblablement pas si bien portant qu’on pourrait le croire, l’institution de Bretton Woods a indiqué que « cet engagement majeur vise à élargir les possibilités d’emploi grâce à de meilleures politiques du marché du travail ». Tout y est dit. Dans un communiqué, l’organisme international souligne que ce financement est le premier d’une série de trois opérations programmées et précise qu’il vise également «la dynamisation du tissu des petites et moyennes entreprises (PME) et des investissements catalytiques dans les énergies propres, l’efficacité énergétique et les industries pharmaceutiques tournées vers l’exportation». Cet appui soutient la Feuille de route pour l’emploi du Maroc dans des domaines où le changement peut véritablement améliorer la vie de la population, précise l’institution expliquant, en ce qui concerne l’emploi, que « l’objectif est de créer davantage de débouchés pour les jeunes et les femmes en développant les programmes d’intervention sur le marché du travail, au bénéfice de plus de 330.000 demandeurs d’emploi d’ici 2029, et en alignant mieux les systèmes d’éducation et de formation professionnelle sur les besoins du secteur privé ». La Banque mondiale affirme également porter son attention sur l’activité féminine assurant que celle-ci sera soutenue par l’ajout de plus de 40.000 places dans l’offre de services de garde d’enfants agréés et par la création de 1.200 emplois directs pour les femmes dans ce secteur. A noter qu’au-delà des réformes du climat d’investissement, cette opération soutient également des mesures visant à améliorer l’environnement des entreprises, avec un accent particulier sur les PME, ces efforts s’inscrivant dans une démarche plus large de promotion d’une économie plus inclusive et résiliente. Par ailleurs, poursuit l’institution, « ce financement apporte un soutien opportun pour lever les obstacles qui ont jusqu’à présent tenu les investisseurs privés à l’écart. Il vient également appuyer l’essor des services d’efficacité énergétique et le développement de la présence de l’industrie pharmaceutique marocaine sur les marchés internationaux, avec pour objectif d’exportation de multiplier par près de sept d’ici 2029 ». De l’avis d’Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division à la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, « ces réformes s’attaquent à l’un des obstacles les plus persistants à la création d’emplois au Maroc, à savoir l’émergence trop lente d’entreprises à forte croissance, en améliorant simultanément l’environnement des affaires, en levant les contraintes sectorielles spécifiques et en soutenant l’essor d’entreprises à fort potentiel ». Alain Bouithy
Économie congolaise : l’ambition irrationnelle et irréaliste d’Ondongo, Maboundou et Collinet… Bas les coupes pour N’Silou, Ibara, Ngobo, Bininga et Cie…(lecture en 4 min)

HAUT ET FORT. À Brazzaville, le programme politique de Denis Sassou Nguesso, piloté par Gilbert Ondongo, Rigobert Maboundou et collabos, fixe un objectif choc : mobiliser 5000 milliards fcfa de recettes publiques par an. Validé par Anatole Collinet Makosso (ACM), cet engagement semble déconnecté des réalités économiques du Congo, comme l’indiquent, les données du FMI et la panne d’idées de Claude Alphonse N’Silou, Jean Rosaire Ibara, Aimé Wilfried Bininga et autres qui brillent par leur incompétence mais refusent de prendre leur retraite. Analyse des incohérences. L’objectif est arithmétiquement intenable. Le document programme (p. 11) pose cet objectif comme clé pour relancer le développement après le choc pétrolier de 2014 : infrastructures en déshérence, investissement public au ralenti, services publics sous tension.Pourtant, selon le FMI (2025), le PIB congolais avoisine 15,7 milliards de dollars, soit 9500 à 10000 milliards fcfa. Viser 5000 milliards de recettes publiques équivaudrait à 50% du PIB. Un ratio inédit que même les économies les plus fiscalisées du monde n’atteignent jamais. En Europe occidentale, les recettes publiques oscillent entre 40-48% du PIB ; en Afrique subsaharienne, elles plafonnent entre 15 et 25% : l’objectif congolais n’est pas ambitieux : il est structurellement impossible de réaliser ce programme. Une économie congolaise sous tension, sans marge de manœuvre La croissance est estimée à 2,4% en 2025 par le FMI, plombée par un investissement public faible, des contraintes énergétiques malgré la hausse du baril depuis 45 jours. La dette publique dépasse 90% du PIB, et le déficit courant s’aggrave dans une économie peu diversifiée.Dans ce contexte, doubler les recettes actuelles, c’est ignorer les équilibres macroéconomiques de base. Le Congo, dépendant des rentes extractives depuis 1997, n’a pas transformé ses ressources en croissance durable (des années de potentiel gaspillées à cause du manque de professionnalisme des soi-disants économistes). L’illusion des recettes sans institutions Le programme mise tout sur « plus de recettes = plus de développement », une logique contredite par les économies rentières comme le Congo : boom pétrolier sans réformes structurelles. Les études économiques insistent : ce ne sont pas les volumes qui comptent, mais leur allocation via des institutions solides.Ici, aucune mesure concrète n’accompagne l’objectif, ni réforme fiscale, ni lutte contre l’informalité et l’évasion, ni restructuration des entreprises publiques (dont la privatisation massive pose question : qui produira ensuite ?). Sans cela, l’ambition reste un vœu pieux. La vraie question n’est pas « combien mobiliser ? », mais » quelle valeur créer avec ce qui est déjà là ? ». Sans leadership et patriotisme renouvelées, les chiffres gonflent, pas le développement. Digne Elvis Okombi Tsalissan peut-il nous dire à quoi servira la création d’entreprises qu’il prône dans son livre si les existantes sont bradées aux dignitaires via des prête – noms ? Pourquoi, Ondongo, Collinet, Maboundou et Soudan ont-ils préféré ridiculiser le TRGM Sassou et le Congo en publiant un programme » bidon » alors qu’ils auraient pû associer plusieurs intelligences comme, Hervé Assah Matika, Antoine Ngakosso, Éric Gangara Nkoua et Cie avant de publier ledit programme ? Ont-ils peur qu’Assah, Ngakosso et autres rejoignent le gouvernement où exposent leur nudité ? La République à besoin de tous, même d’André Okombi Salissa s’il est amnistié demain. Le piège des États rentiers et la stupidité Historiquement, le Congo reproduit un schéma classique : recettes exceptionnelles masquant les faiblesses productives, désincitant les réformes et amplifiant l’instabilité face aux chocs pétroliers. Les 5000 milliards s’inscrivent dans cette spirale.Atteignable en 12-15 ans (trois mandats) via un PIB gonflé et un ratio recettes/PIB à 20-25%, cet objectif exige un paradigme inverse : prioriser la production de valeur avant la captation. Notre prochaine publication mettra en évidence l’étroitesse d’idées et le manque de perspective innovante des sieurs mafieux N’Silou, Ibara et Bininga dont la place ne devrait plus être au gouvernement mais… Ghys Fortune BEMBA DOMBE
Kongo Atlantique : Rêve d’un État fédéral : un livre qui défie les chefs d’État

PARUTION. La Société Littéraire a le plaisir d’annoncer l’ouverture d’un grand chantier de réflexion, d’étude et de valorisation autour de l’ouvrage de Serge Armand Zanzala : Kongo Atlantique : Rêve d’un État fédéral! Sous-titré : « Je sais que cela vous amuse, mais j’ose quand même: pour une parole qui défie l’impossible et ouvre le débat » Cet ouvrage s’inscrit dans une démarche ambitieuse, à la croisée de l’histoire, de la culture et du politique. Il propose une relecture profonde de notre passé, en invitant à reconnaître et à mettre en lumière les formations politiques, sociales et culturelles qui structuraient l’espace bantou bien avant la colonisation. Des royaumes et empires tels que le Kongo, le Loango, les ensembles Téké, Luba et Lunda, jusqu’aux royaumes de Ndongo et Matamba, sans oublier les réseaux des peuples Ngala, Fang, Mpongwe, Punu ou Nzebi, se dessine une histoire riche, plurielle et profondément interconnectée. Au cœur de cette mémoire se trouve le puissant Royaume Kongo, véritable centre de gravité politique et civilisationnel, autour duquel s’organisaient échanges, alliances et équilibres régionaux. Ce chantier éditorial vise à : Réhabiliter cette mémoire historique souvent fragmentée, Valoriser les continuités culturelles et civilisationnelles, et Nourrir une réflexion contemporaine sur l’avenir politique de cet espace Le concept de Kongo Atlantique s’inscrit dans cette dynamique : il ne s’agit ni de nier les États actuels ni d’effacer les frontières, mais de proposer une lecture fédératrice d’un héritage commun, enracinée dans l’histoire et tournée vers l’avenir. Un sous-titre à la fois interpellateur et provocateur Le sous-titre de l’ouvrage se distingue par sa force et son audace. À travers cette formule, l’auteur interpelle directement les consciences et ose bousculer les certitudes établies. Cette parole, volontairement provocatrice, semble s’adresser en particulier aux quatre chefs d’État représentés en couverture : João Lourenço (Angola), Félix Tshisekedi (République Démocratique du Congo), Denis Sassou Nguesso (République du Congo) et Brice Oligui Nguema (Gabon). En affirmant « j’ose quand même », l’auteur pose un acte intellectuel fort : celui de défier les logiques politiques actuelles et d’ouvrir un débat que beaucoup jugent sensible, voire impossible. Ce sous-titre devient ainsi une interpellation directe des dirigeants, les invitant à réfléchir à l’histoire commune, aux responsabilités présentes et aux perspectives d’un avenir fédéral repensé. Un ouvrage qui rend hommage à une mémoire partagée et ouvre un débat essentiel sur l’unité, la souveraineté et la renaissance culturelle. Puisse cette réflexion collective inspirer nos quatre chefs d’Etat ainsi que les générations présentes et futures. Serge Armand Zanzala Directeur de Publication de La Société Littéraire et auteur du livre
Sénégal/USA. Sonko tire à balles réelles sur Trump : la fin du silence africain ?

TRIBUNE. Dans les relations internationales, il arrive que les figurants deviennent des lanceurs de pavés. Et ce jour-là, depuis Sénégal, Ousmane Sonko a décidé de ne pas jouer les silhouettes diplomatiques. Non. Il a sorti la sulfateuse verbale, direction Donald Trump avec une phrase qui claque comme une gifle dans un sommet feutré : « Monsieur Trump n’est pas un homme de paix. C’est un homme de déstabilisation du monde. » Dans le jargon diplomatique habituel : on ne partage pas entièrement la même vision stratégique. Traduction réelle version Sonko : le cow-boy Trump met le feu à la prairie et vend ensuite les extincteurs. Car il fallait oser. Dans un monde où les dirigeants africains ont longtemps pratiqué l’art délicat du sourire crispé face aux puissants de ce monde, voilà que Sonko, lui, choisit la franchise brutale, presque insolente. Comme si la diplomatie sénégalaise avait troqué ses gants blancs contre des gants de boxe. Et il faut le dire sans détour : Ousmane Sonko n’est pas de ces hommes qui tremblent devant leurs propres idées. Il les porte, il les assume, il les projette. Un homme courageux, donc, au sens rare du terme, qui préfère le risque de la parole à la sécurité du silence. Haro, dès lors, à ceux qui bavardent sur son audace sans jamais avoir affronté le vertige de dire ce qu’ils pensent. Car enfin, qu’est-ce qu’un leader qui se tait ? Souvent un esprit enchaîné. Une personne qui possède un avis mais craint de l’exprimer est prisonnière de l’inhibition : elle doute, elle redoute le jugement, cette vieille compagne appelée atélophobie, ou pire encore, elle se noie dans le people pleasing, cette maladie moderne qui transforme les convictions en pâte molle prête à épouser toutes les formes. Ce profil trahit une carence fondamentale : l’absence d’affirmation de soi. Or, Sonko n’habite pas ce territoire-là. Il appartient à une autre catégorie : celle des personnalités assertives. Il dit, clairement, directement, sans détour inutile et surtout sans cette agressivité hystérique qui trahit souvent la faiblesse, ni cette passivité molle qui signe la résignation. Il parle en acteur, pas en spectateur. En stratège, pas en suiveur. Bref, un leader audacieux, proactif, qui préfère tracer sa ligne plutôt que marcher dans les empreintes des autres. Et pendant qu’il parle, il imprime le tempo. Ousmane Sonko ne suit pas l’actualité, il la fabrique, il la cadence, il lui impose son rythme. Autour de lui, une nuée de stagiaires politiciens tente de s’agripper à cette pulsation nouvelle, courant derrière chaque déclaration comme des sprinteurs sans souffle. Mais l’essoufflement les guette déjà : on ne court pas longtemps dans les pas de quelqu’un qui avance plus vite que son époque. Certains, grisés ou irrités, murmurent déjà des grands mots. D’autres, plus audacieux, le classent sans trembler parmi les prétendus « maîtres du monde » — clin d’œil ironique à Les Maîtres du Monde de Pascal Boniface. Provocation ? Hyperbole ? Peut-être. Mais derrière l’emphase, une réalité politique s’impose : celle d’un homme qui pèse, qui dérange et qui imprime sa marque bien au-delà de ses frontières. Face à lui, Donald Trump, incarnation assumée du chaos organisé, architecte de tweets incendiaires et pyromane en chef d’une géopolitique sous stéroïdes. Un homme pour qui la paix ressemble souvent à une pause publicitaire entre deux conflits d’intérêts. Et Sonko, dans un rare moment de clarté géopolitique sans anesthésie, résume l’affaire en une phrase que beaucoup pensent tout bas, mais que peu osent hurler tout haut. Mais derrière la formule choc, il y a une ligne de fracture. D’un côté, ceux qui pensent, parlent et assument. De l’autre, cette cohorte docile, véritables moutons de Panurge, comme dans Gargantua de François Rabelais, qui attendent qu’une voix s’élève pour bêler en chœur, découvrant soudain des convictions qu’ils n’avaient pas la veille. Et pendant que certaines chancelleries africaines ajustent encore leurs courbettes protocolaires, le Sénégal version Sonko semble dire : ici, on ne chuchote plus, on parle. Quitte à déranger. Quitte à froisser. Quitte à rappeler que la paix n’est pas un slogan de campagne, mais une denrée rare que certains leaders manipulent comme un vulgaire outil de communication. Alors oui, au bout de cette tirade qui dérange et qui divise, il reste une image : celle d’un homme qui marche vite, parle fort et pense libre. Un homme qui, pour beaucoup, honore Sénégal et donne des raisons de fierté à une partie de l’Afrique. Chapeau, Maître, chapeau notre gardien de la révolution. Par Malick BA Journaliste
Casablanca, capitale de l’innovation : le Club FDS consacre l’intelligence collective pour la 8ème édition du Festival des Sciences

Le 19 avril prochain, la place des Nations Unies à Casablanca se transformera en un carrefour technologique majeur à l’occasion de la 8ème édition du Festival des Sciences. Organisé par le Club FDS, cet événement de référence s’inscrit désormais comme un pilier de la médiation scientifique, illustrant la vitalité d’une jeunesse résolument tournée vers les enjeux du futur. Sous le thème « L’Évolution de la Science », cette édition propose une rétrospective ambitieuse des grandes découvertes de l’humanité, tout en ouvrant des perspectives sur les révolutions technologiques en cours. Le parcours, conçu pour un public large et exigeant, se déploie à travers une série de stands interactifs où la théorie s’efface devant l’expérience. De la physique fondamentale aux mécanismes complexes de la biotechnologie, les experts du Club FDS guident les visiteurs à travers les méandres de l’innovation. Un accent particulier est mis sur l’intelligence artificielle et la robotique, secteurs stratégiques qui redéfinissent nos sociétés dans les décennies à venir. Au-delà de l’aspect festif, ce festival est le fruit d’une ingénierie rigoureuse portée par le Club FDS. En mobilisant des étudiants ingénieurs et des passionnés, le club réussit le pari de démocratiser le savoir tout en maintenant un standard d’excellence académique. Cette initiative souligne l’importance du « soft power » scientifique dans le développement socio-économique du Royaume et son rayonnement à l’échelle internationale. Le festival ne fait pas l’impasse sur les urgences climatiques et énergétiques. Des espaces dédiés aux énergies renouvelables et à la préservation des écosystèmes démontrent comment l’évolution de la science permet d’apporter des réponses concrètes aux problématiques de stress hydrique et de transition énergétique, des sujets cruciaux pour l’avenir. En investissant l’espace public au cœur de la capitale économique, la 8ème édition du Festival des Sciences prouve que le savoir est le levier le plus puissant pour transformer les sociétés. Casablanca, par le biais du Club FDS, confirme sa position de métropole inspirante, où la science devient un vecteur de fierté et de progrès partagé.