Les prix mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur ascension

Les prix mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur ascension

Portés par la flambée des prix des huiles végétales et les tensions persistantes sur les marchés de l’énergie L’indice FAO des prix des produits alimentaires poursuit sa tendance à la hausse, enregistrant sa troisième hausse mensuelle consécutive sur fond d’augmentation des prix des huiles végétales, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les données recueillies par l’agence onusienne montrent que la hausse des prix des céréales et du riz, dans un contexte de perturbations liées à la crise du détroit d’Ormuz, a également eu des incidences sur l’indice. Ainsi, « l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130,7 points en avril, soit une hausse de 1,6% par rapport à sa valeur révisée de mars et de 2,0% par rapport à son niveau enregistré un an auparavant», a noté l’organisation internationale précisant toutefois que l’augmentation à des degrés divers des indices des prix des huiles végétales, de la viande et des céréales a été contrebalancée par la baisse des prix du sucre et des produits laitiers. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales a progressé de 0,8% par rapport à mars et de 0,4% par rapport à il y a un an, suite à une appréciation des prix des principales céréales, à l’exception du sorgho et de l’orge. Les prix mondiaux du blé ont augmenté de 0,8%, «sous l’effet d’une pression haussière due à la sécheresse dans certaines parties des Etats-Unis d’Amérique et à une probabilité plus élevée que les précipitations soient inférieures à la moyenne en Australie», a expliqué la FAO. Selon l’organisation, « la hausse des prix a été accentuée par la diminution des semis de blé prévue en 2026, car les agriculteurs se sont tournés vers des cultures moins gourmandes en engrais, dont les prix sont actuellement hauts en raison des coûts élevés de l’énergie et des perturbations liées à la fermeture effective du détroit d’Ormuz. Selon les dernières informations communiquées par l’agence, les prix mondiaux du maïs ont gagné 0,7%, alors que ceux du sorgho ont reculé de 4,0%. En raison de la hausse des prix du riz Indica et du riz parfumé, l’indice FAO des prix de tous les types des riz a, pour sa part, progressé de 1,9% en avril. En s’établissant en moyenne à 193,9 points en avril, en raison de l’affermissement des prix des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza, l’indice FAO des prix des huiles végétales a grimpé de 5,9% par rapport à mars et a ainsi atteint son niveau le plus élevé depuis juillet 2022. Les prix internationaux de l’huile de palme sont restés sur une tendance haussière pour le cinquième mois consécutif en avril, a fait savoir l’organisation justifiant cette progression en grande partie par le fait que  «l’on s’attend à une hausse de la demande de la part du secteur des biocarburants, qui bénéficie de mesures d’incitation mises en place dans plusieurs pays producteurs et de la hausse des prix du pétrole brut». L’indice FAO des prix de la viande a atteint un nouveau record en avril En affichant une valeur moyenne de 129,4 points, correspondant à 1,6 point (1,2%) de plus qu’en mars et 7,8 points (6,4%) de plus que sa valeur enregistrée un an auparavant, l’indice FAO des prix de la viande a, de son côté atteint un nouveau record en avril. «Cette augmentation s’explique par une hausse des prix de tous les types de viande, à l’exception de ceux de la viande ovine, qui sont restés globalement stables», a indiqué l’institution soulignant que les prix de la viande bovine ont atteint un nouveau plus haut, sous l’effet de la hausse des cours à l’exportation au Brésil, dans un contexte d’offre limitée de bovins prêts à l’abattage. A noter que les prix des produits laitiers et du sucre ont accusé un recul au cours de la même période, selon les données recueillies. En effet, en n’affichant qu’une valeur moyenne de 119,6 points en avril, soit 1,3 point (1,1%) de moins qu’en mars, l’indice FAO des prix des produits laitiers est resté en recul de 32,1 points (21,2%) par rapport à son niveau enregistré un an auparavant, principalement sous l’effet d’une baisse des cours internationaux du beurre et du fromage. Quant à l’indice FAO des prix du sucre, il a perdu 4,7% par rapport à mars et affiché 21,2% de moins qu’un an plus tôt. Ce recul s’explique principalement «par les prévisions d’une offre mondiale abondante pendant la campagne actuelle, renforcées par l’amélioration des perspectives de production dans les principaux pays producteurs d’Asie, notamment la Chine et la Thaïlande», a indiqué la FAO. Alain Bouithy Máximo Torero : Les systèmes agroalimentaires mondiaux restent résilients. «Malgré les perturbations liées à la crise dans le détroit d’Ormuz, les systèmes agroalimentaires mondiaux continuent de faire preuve de résilience. Les prix des céréales n’ont augmenté que modérément jusqu’à présent, car les stocks étaient relativement abondants et les disponibilités issues des campagnes précédentes étaient adéquates. Les prix des huiles végétales affichent toutefois une hausse plus marquée, principalement en raison de la hausse des prix du pétrole, qui fait croître la demande de biocarburants et exerce une pression supplémentaire sur les marchés des huiles végétales», a déclaré M. Máximo Torero, économiste en chef de la FAO.

Montée des restrictions à l’exportation de matières premières critiques

Montée des restrictions à l’exportation de matières premières critiques

Des risques pour les chaînes d’approvisionnement mondiales Le nombre de restrictions à l’exportation visant plusieurs minéraux stratégiques pour les technologies du numérique et des énergies renouvelables continue d’augmenter, constate l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un nouveau rapport. Selon le document, qui analyse les restrictions à l’exportation de matières premières critiques mises en place jusqu’à fin 2024,  leur nombre n’a cessé de croître ces 15 dernières années au point d’atteindre désormais un niveau record. Intitulée «L’Inventaire des restrictions à l’exportation de matières premières critiques», la nouvelle version dudit rapport montre que les mesures particulièrement restrictives, comme les interdictions d’exportation et le contingentement, gagnent du terrain. D’après le document établi annuellement, elles représentaient plus d’un tiers des nouvelles restrictions mises en place en 2024. Les mesures visant les produits d’amont, comme les minerais et minéraux, ont explosé entre 2009 et 2024, selon l’OCDE La même source révèle par ailleurs que la génération de recettes est devenue, depuis les années 2010, la principale raison avancée pour justifier l’adoption de restrictions à l’exportation. En 2024, elle a même occupé la première place, étant invoquée dans près de la moitié des cas. Bien que leur progression ait marqué le pas, en passant de 3.4 % en 2023 à 0.6 % en 2024, l’organisation note que l’éventail des pays mettant en place de telles restrictions s’est élargi, en particulier en Afrique et en Asie. Elle constate aussi que « certaines ressources minérales essentielles aux systèmes énergétiques, comme le cobalt, le manganèse, le graphite et les terres rares, sont particulièrement touchées par les restrictions à l’export ». La nouvelle édition du rapport précise qu’environ 70% des exportations mondiales de cobalt et de manganèse ont fait l’objet d’au moins une mesure de cette nature entre 2022 et 2024, de même que 16% des échanges de matières premières critiques suivis par l’OCDE au cours de la même période. L’analyse des données recueillies montre que les déchets et débris formaient toujours la catégorie de matières premières critiques la plus visée par des restrictions à l’exportation en 2024, « en raison des préoccupations environnementales et de l’intérêt grandissant pour l’économie circulaire comme source de métaux et ressources minérales », a indiqué l’organisation, soulignant, par ailleurs, que le nombre des restrictions à l’exportation de produits d’amont comme les minerais et minéraux a grimpé en flèche entre 2009 et 2024, période au cours de laquelle il a décuplé. Même si les principaux producteurs diffèrent selon les minerais, trois pays concentrent plus des deux tiers de la production mondiale dans les cas du cobalt, du lithium et du nickel, et près de 90% dans le cas des terres rares. Les auteurs du rapport font également état d’une concentration des mesures : l’Inde (19%), la Chine (17%), l’Argentine (6%), le Viet Nam (5%) et le Burundi (4%) représentent plus de la moitié des nouvelles restrictions à l’export adoptées entre 2009 et 2024. La montée des restrictions à l’exportation de matières premières critiques constitue une menace pour la croissance économique, l’innovation et la sécurité énergétique de nombreux pays tributaires d’un accès fiable aux matières premières critiques, estime l’OCDE expliquant que cette évolution accroît les risques pour les chaînes d’approvisionnement mondiales. Lors du Forum de l’OCDE sur les minéraux critiques à Istanbul, le Secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann, s’est exprimé sur la question en ces termes : «Les restrictions à l’export peuvent aggraver les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement fortement concentrées en limitant les volumes exportés et en tirant les prix à la hausse ». De l’avis de ce dernier, « il est fondamental de rendre ces mesures plus transparentes pour favoriser l’ouverture et la diversification des marchés des minéraux critiques, pour faciliter les investissements » nécessaires au développement de la production et pour favoriser l’instauration de partenariats mutuellement bénéfiques avec les pays producteurs». Alain Bouithy

Les prix de l’énergie vers leur plus forte flambée mondiale en quatre ans

Les prix de l’énergie vers leur plus forte flambée mondiale en quatre ans

De graves répercussions sur l’emploi et le développement Mauvaise nouvelle pour les économies fortement dépendantes de l’énergie importée. Selon un rapport de la Banque mondiale, « Commodity Markets Outlook », la guerre au Moyen-Orient est en passe de provoquer la plus forte flambée des prix de l’énergie en quatre ans. D’après l’institution financière internationale, «les prix de l’énergie devraient bondir de 24 % cette année pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, alors que la guerre au Moyen-Orient provoque un choc violent sur les marchés mondiaux des produits de base». S’agissant des produits de base, ledit rapport explique que leurs prix devraient augmenter de 16 % en 2026, sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie et des engrais ainsi que des niveaux record atteints par les prix de plusieurs métaux clés. La Banque mondiale alerte sur un choc inflationniste et un ralentissement de la croissance C’est assez pour s’en inquiéter et comprendre que les jours à venir risquent d’être sombres pour de nombreuses économies. Et pour cause, comme le relève le document, ce choc aura de graves répercussions sur la création d’emplois et le développement. Comme l’explique Indermit Gill, économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’economie du développement, «la guerre frappe l’économie mondiale en vagues qui s’accumulent : d’abord par la hausse des prix de l’énergie, puis par celle des prix alimentaires, et enfin par une inflation accrue qui fera monter les taux d’intérêt et renchérira encore davantage le coût de la dette ». De l’avis de cet économiste, «les populations les plus pauvres, qui consacrent la plus grande part de leurs revenus à l’alimentation et aux combustibles, seront les plus durement touchées, tout comme les économies en développement déjà aux prises avec un lourd endettement. Tout cela nous rappelle une vérité implacable : la guerre, c’est le développement à l’envers». Dans le détail, le rapport s’attend à une hausse de 31% des prix des engrais en 2026, en raison d’une envolée de 60 % des prix de l’urée. Pour bien mesurer la gravité de la situation, l’institution rappelle que les engrais n’auront jamais été aussi peu abordables depuis 2022. Ce qui érode les revenus des agriculteurs et menace les rendements agricoles à venir. Par ailleurs, « si le conflit devait se prolonger, ces pressions sur l’approvisionnement et l’accessibilité financière des denrées pourraient plonger jusqu’à 45 millions de personnes supplémentaires dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë cette année, selon le Programme alimentaire mondial », prévient la Banque mondiale. Concernant les prix des métaux de base, le rapport estime que l’aluminium, le cuivre et l’étain devraient également atteindre des sommets historiques, en raison de la forte demande liée au développement des centres de données, des véhicules électriques et des énergies renouvelables. L’institution s’inquiète déjà du fait que «les métaux précieux continuent de battre des records de cours et de volatilité, avec une hausse moyenne des prix de 42% attendue en 2026, l’incertitude géopolitique alimentant la ruée vers les valeurs refuges». Tout aussi préoccupant : le renchérissement des produits de base induit par ces chocs va alimenter l’inflation et freiner la croissance mondiale. Et selon les prévisions de la Banque mondiale, l’inflation dans les économies en développement devrait atteindre 5,1% en moyenne en 2026, soit un point de pourcentage de plus qu’anticipé avant la guerre et une progression par rapport au taux de 4,7% enregistré l’année dernière. Selon les perspectives de l’institution, « la croissance des économies en développement se dégradera également, la flambée des prix des produits de première nécessité amputant les revenus et les exportations du Moyen-Orient se heurtant à de sévères restrictions». Le rapport prévoit que ces économies devraient croître de 3,6 % en 2026, soit une révision à la baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport aux prévisions établies au mois de janvier. Quant aux économies directement touchées par le conflit, l’organisme estime qu’elles «seront les plus durement affectées ; 70% des pays importateurs de produits de base ainsi que plus de 60% des pays exportateurs pourraient voir leurs taux de croissance revus à la baisse par rapport aux projections de janvier». Toujours selon la Banque mondiale, les prix des matières premières pourraient grimper encore davantage si les hostilités s’intensifient ou si les perturbations de l’approvisionnement dues à la guerre persistent plus longtemps que prévu. Dans ce cas, «les prix du Brent pourraient atteindre en moyenne 115 dollars le baril en 2026 dans un scénario où les infrastructures pétrolières et gazières critiques subiraient davantage de dommages et où les volumes d’exportation mettraient du temps à se redresser », craint l’institution précisant qu’une telle hausse aurait des effets en cascade sur les prix des engrais et des sources d’énergie alternatives telles que les biocarburants. Par ailleurs, l’inflation dans les économies en développement pourrait grimper à 5,8 % cette année, ce qui en ferait le deuxième niveau le plus élevé de la décennie, après 2022. Quoi que réserve l’avenir, «la succession de chocs qu’a connue cette décennie a considérablement réduit les marges de manœuvre budgétaires disponibles pour faire face à la crise d’approvisionnement énergétique historique qui sévit actuellement», note Ayhan Kose, économiste en chef adjoint de la Banque mondiale. De l’avis de ce dernier, par ailleurs directeur de la cellule Perspectives, «les gouvernements doivent résister à la tentation de mesures de soutien larges et non ciblées, qui risqueraient de fausser les marchés et d’éroder les réserves budgétaires ». Selon lui, ils devraient plutôt privilégier un soutien rapide et temporaire, ciblé sur les ménages les plus vulnérables.  Alain Bouithy Le baril de Brent devrait s’établir en moyenne à 86 dollars en 2026 : «Les attaques contre les infrastructures énergétiques et les fortes perturbations du transport maritime dans le détroit d’Ormuz, qui concentre environ 35% du commerce mondial de brut par navire, ont provoqué le plus important choc d’approvisionnement pétrolier jamais enregistré, avec une réduction initiale de l’offre de quelque 10 millions de barils par jour. Même après avoir reflué depuis leur récent pic, les cours du Brent restaient supérieurs à la mi-avril de plus de 50% à leur niveau du début de l’année. Le baril

Paris / Samedi 2 mai 2026 – Hommage aux victimes

Paris / Samedi 2 mai 2026 – Hommage aux victimes

Le CNJ-MF a pris part au grand sit-in organisé en collaboration avec le Mouvement de soutien à l’AES, le Collectif de défense des militaires et plusieurs associations maliennes de France, afin de rendre hommage aux victimes de l’attaque terroriste du 25 avril 2026, au cours de laquelle le feu général Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, a perdu la vie, ainsi que plusieurs civils et militaires. Le président du CNJ-MF, M. Hamidou Coulibaly, dans son intervention, a rendu hommage aux victimes en s’inclinant devant leur mémoire. Il a salué la mémoire de cet homme d’État, sa loyauté et son sens du devoir envers la nation malienne. Feu le général Sadio Camara restera un symbole et un martyr aux yeux de notre jeunesse. À la suite de ce rassemblement, un manifeste a été remis au chargé d’affaires de l’Ambassade du Mali en France, en présence des chargés d’affaires des ambassades du Niger et du Burkina Faso, par le président et le 1er vice-président du CNJ-MF, coordinateur de la zone Europe du CNJ MALI ainsi que par la coordinatrice du Mouvement AES en France. Ce rassemblement a réuni l’ensemble des Maliens de la diaspora, et le ciel parisien a brillé aux couleurs vert, jaune et rouge, témoignant de la résilience et de la détermination d’une nation prête à faire face à ce défi. Qu’Allah protège le Mali. Unis, nous bâtissons le Mali Kura. Conseil National de la Jeunesse Malienne de France 

À Gaza, un cessez-le-feu de plus en plus fragile

À Gaza, un cessez-le-feu de plus en plus fragile

L’ONU a prévenu mardi que le cessez-le-feu à Gaza apparaît de plus en plus fragile, alors que se poursuivent les frappes israéliennes ainsi que les activités armées menées par le Hamas et d’autres groupes. « Loin des projecteurs, la situation à Gaza et en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ne cesse de se dégrader », a dit le Sous-Secrétaire général des Nations Unies chargé du Moyen-Orient, de l’Asie et du Pacifique, Khaled Khiari, lors d’un débat au Conseil de sécurité consacré à la question palestinienne, dans un contexte de fortes tensions régionales.  Bien que des efforts diplomatiques soient en cours afin de consolider le cessez-le-feu à Gaza et mettre en œuvre la phase II du Plan d’ensemble du Président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit dans l’enclave palestinienne, les pourparlers relatifs au désarmement du Hamas et des autres groupes armés n’ont, à ce jour, abouti à aucun accord, s’est-il inquiété, évoquant des craintes quant à un éventuel retour à des hostilités généralisées. Violence des colons en Cisjordanie Le haut responsable onusien a également signalé qu’en Cisjordanie, la fréquence et la gravité des agressions perpétrées par les colons continuent de s’intensifier.  Des communautés palestiniennes entières sont désormais régulièrement confrontées à des actes de violence meurtrière, de vandalisme et de harcèlement, souvent en présence de soldats israéliens, voire avec leur participation, a-t-il dénoncé, exhortant dans la foulée les autorités israéliennes à prendre des mesures immédiates pour y mettre un terme. Il a également indiqué que la situation dans les camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie demeure alarmante. Les opérations militaires israéliennes et les restrictions d’accès ont entraîné le déplacement prolongé de plus de 33 000 résidents issus des camps de réfugiés de Jénine, de Tulkarem et de Nour Chams.  Ces camps demeurent en grande partie désertés, marquant ainsi la crise de déplacement la plus vaste et la plus durable qu’ait connue la Cisjordanie depuis plusieurs décennies. Tony Blair met en avant des progrès L’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, est intervenu en sa qualité de membre du Conseil exécutif du Conseil de la paix dans le cadre du Plan d’ensemble américain visant à mettre fin au conflit à Gaza.  Il a exhorté les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à apporter un soutien politique « clair et constant » à la mise en œuvre du Plan d’ensemble, et à mobiliser des contributions financières en faveur de la réponse humanitaire et du relèvement à Gaza. « L’espoir réside dans les progrès substantiels réalisés dans la mise en œuvre du plan du Président [Trump] », a-t-il affirmé. Ces avancées se traduisent notamment par la création du Comité national pour l’administration de Gaza et par le déploiement progressif de la force internationale de stabilisation, qui a déjà achevé sa mission d’évaluation préalable.  L’ancien Premier ministre britannique a également mis en avant les efforts de mobilisation financière, indiquant que plus de 7 milliards de dollars d’engagements fermes avaient été réunis pour soutenir Gaza.  Opération dans le camp de Qalandiya De son côté, le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, a exprimé, mardi la préoccupation de l’ONU concernant des informations selon lesquelles l’armée israélienne a mené lundi une opération de 18 heures à l’intérieur et aux abords du camp de Qalandiya, situé dans le gouvernorat de Jérusalem, en Cisjordanie. « Cette opération a impliqué des fouilles à grande échelle, des détentions et des restrictions de mouvement, entraînant des blessures, des dégâts matériels et le déplacement temporaire de Palestiniens », a-t-il noté. Les forces israéliennes ont également fermé des barrages routiers existants et érigé des monticules de terre dans les zones avoisinantes, provoquant la fermeture temporaire d’écoles et de cliniques, tout en entravant l’accès des ambulances. Le porte-parole a souligné que cette opération s’inscrit « dans une tendance récurrente ayant entraîné des pertes humaines, des déplacements de population, des dommages aux biens civils et des restrictions d’accès, en particulier dans les camps de réfugiés ».  ONU

Gaza : 71 milliards pour survivre et reconstruire

Gaza : 71 milliards pour survivre et reconstruire

Après deux ans de guerre à Gaza, l’addition est vertigineuse : 71,4 milliards de dollars seront nécessaires sur dix ans pour relever l’enclave palestinienne, selon un rapport de l’Union européenne, de l’ONU et de la Banque mondiale.  L’urgence est immédiate : 26,3 milliards doivent être mobilisés dès les 18 prochains mois pour remettre en marche les services vitaux, rebâtir des infrastructures dévastées et relancer une économie à l’arrêt. Un chantier colossal, à la mesure de l’ampleur des destructions et de la crise humanitaire. Au-delà de l’estimation globale des besoins de reconstruction, le rapport détaille également l’ampleur des destructions causées par le conflit et qui sont estimées à 35,2 milliards de dollars. Les pertes économiques sont évaluées à 22,7 milliards de dollars, ce qui porte le montant total estimé des effets du conflit sur les biens matériels à 57,9 milliards de dollars. Le rapport ne se limite pas aux seules pertes financières globales et précise également les secteurs les plus gravement touchés, notamment le logement, la santé, l’éducation, le commerce et l’agriculture. Près de 372 000 logements ont été détruits ou endommagés, plus de la moitié des hôpitaux sont hors service, la quasi-totalité des écoles ont été détruites ou endommagées, et l’économie à Gaza s’est contractée de 85 %. Logement en tête des priorités de reconstruction Au-delà du constat des destructions, le rapport hiérarchise les besoins de reconstruction par secteur. Le logement arrive en tête avec 16,2 milliards de dollars. Suivent l’agriculture et le système alimentaire (10,5 milliards de dollars), la santé (10 milliards de dollars) ainsi que le commerce et l’industrie (9 milliards de dollars). Ces secteurs représentent ensemble près des trois tiers des besoins totaux de reconstruction et constituent les « priorités les plus urgentes », selon le document. Sur le plan géographique, ce sont les gouvernorats de Gaza et du Nord de Gaza qui ont subi les dégâts les plus importants. Par rapport aux conflits de 2014 et 2021, le niveau de destruction dans la bande de Gaza est d’une ampleur tout à fait différente. Emploi, sécurité alimentaire et services sociaux Si les destructions se concentrent dans certaines zones, le rapport élargit le constat aux effets humains dans l’ensemble de la bande de Gaza. Il met en évidence l’impact catastrophique sur le développement humain dans toute l’enclave palestinienne, dont le retard est estimé à 77 ans. Environ 1,9 million de personnes ont été déplacées, souvent à plusieurs reprises, et plus de 60 % de la population a perdu son logement. Près des trois quarts de la population active de Gaza avant le conflit ont perdu leur emploi, ce qui a entraîné un taux d’emploi de 9,3 %. Cette situation, combinée aux pertes d’emploi en Cisjordanie, a entraîné une baisse de treize points de pourcentage du taux combiné pour la Cisjordanie et Gaza, le plaçant parmi les plus bas de la base de données de la Banque mondiale. Face à l’effondrement de l’emploi, le document détaille les priorités immédiates de relèvement. La lutte contre l’insécurité alimentaire, les besoins en matière de protection sociale, les questions d’accès au logement, la reprise de l’éducation, ainsi que le soutien en santé mentale et psychosocial aux populations font ainsi partie des besoins à court terme. Nécessité d’un accès humanitaire sans entrave Le rapport identifie aussi plusieurs autres urgences immédiates, notamment la reprise des services de base tels que la santé, l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH) et le déblaiement des décombres. Les coûts de déblaiement et de gestion de plus de 68 millions de tonnes de débris s’élèvent à eux seuls à plus de 1,7 milliard de dollars. Ces priorités opérationnelles immédiates supposent toutefois des conditions sécuritaires et humanitaires minimales. Selon l’ONU et ses partenaires, un cessez-le-feu durable et une sécurité adéquate constituent des conditions minimales. « Un accès humanitaire sans entrave doit être le fondement du relèvement », insiste le rapport, relevant que la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur et entre Gaza et la Cisjordanie sont essentiels.  « La communauté internationale doit mobiliser des ressources de manière ciblée, séquentielle et coordonnée, et tous les obstacles au déploiement de l’expertise et des équipements doivent être levés rapidement », conclut le rapport. ONU

Décès de Lionel Jospin, ancien Premier ministre français

Décès de Lionel Jospin, ancien Premier ministre français

DISPARITION. Ancien chef du gouvernement entre 1997 et 2002, Lionel Jospin est décédé à l’âge de 88 ans, rapportent plusieurs médias. Grande figure de la vie politique française, il a durablement incarné une certaine vision de la gauche républicaine, mais soucieuse de la combiner avec l’engagement social et la rigueur morale d’un sens de l’État. Longtemps à la tête du Parti socialiste, Lionel Jospin est ensuite candidat à l’élection présidentielle. Tout au long de sa carrière, il a fait un usage martial et un style sobre qui, à l’exception des espoirs déçus du milieu politique, lui ont permis de se maintenir au cœur des sujets du débat public. Sa mort à 88 ans suscite dans la classe politique française de nombreuses réactions, où l’homme fait preuve d’intégrité et d’exigence intellectuelle de la part de ceux-là mêmes qui, à l’époque, l’ont combattu.

Marché des téléviseurs : Samsung conserve sa position de leader mondial pour la 20ᵉ année consécutive

Marché des téléviseurs : Samsung conserve sa position de leader mondial pour la 20ᵉ année consécutive

La marque maintient sa domination du marché mondial depuis 2006 en termes de part de revenus Samsung Electronics Co., Ltd. a annoncé maintenir sa place de leader du marché mondial des téléviseurs pour la 20ᵉ année consécutive, une performance qui témoigne de son leadership durable et de sa capacité d’innovation continue dans ce secteur. Samsung s’est hissé pour la première fois à la tête du marché en 2006 et n’a cessé depuis de consolider cette position. Selon les données de l’institut d’études Omdia, la marque a enregistré une part de marché mondiale de 29,1 % en 2025, confirmant sa domination dans les segments des téléviseurs premium, des écrans de très grande taille et des technologies d’affichage avancées. Samsung a également dominé le segment des téléviseurs haut de gamme, dont le prix dépasse 2 500 dollars, avec une part de marché de 54,3 %, portée par le succès des gammes Neo QLED, OLED et des téléviseurs lifestyle. La marque conserve aussi sa position de leader dans la catégorie des téléviseurs à plus de 1 500 dollars, avec une part de 52,2 %. Commentant cette performance, Hun Lee, Président de la division Visual Display chez Samsung Electronics, a déclaré :« Nous sommes fiers de poursuivre notre leadership mondial sur le marché des téléviseurs depuis vingt ans, dans un contexte où les consommateurs privilégient des marques de confiance pour un équipement aussi central et durable que le téléviseur. Nous sommes également reconnaissants envers nos clients pour leur fidélité, construite au fil des années grâce à notre excellence en ingénierie et à notre engagement constant en matière d’innovation produit. Vingt ans d’innovation au service de l’expérience télévisuelle Samsung a pris la tête du marché en 2006 avec le lancement du téléviseur Bordeaux, reconnu pour son design élégant et fonctionnel. Depuis, l’entreprise n’a cessé de redéfinir les standards du secteur à travers plusieurs innovations majeures : Grâce à ces innovations, Samsung a joué un rôle clé dans la définition des standards du marché des téléviseurs premium, améliorant continuellement la qualité d’image, les fonctionnalités intelligentes et les technologies d’affichage. Une dynamique d’innovation continue sur les technologies premium Fort de cet héritage, Samsung poursuit le développement de son portefeuille de téléviseurs haut de gamme, notamment à travers l’expansion des modèles Micro RGB, repoussant les limites des technologies d’affichage et renforçant son leadership dans les écrans haute performance. L’entreprise continue également d’innover sur ses gammes OLED et Neo QLED, offrant une qualité d’image exceptionnelle, des formats d’écran étendus et des performances visuelles de référence. En parallèle, Samsung élargit son offre Mini LED, permettant d’améliorer la luminosité, le contraste et le contrôle précis du rétroéclairage sur une gamme plus large de tailles et de prix, rendant les technologies avancées accessibles à un public plus large. Samsung accélère également ses investissements dans les téléviseurs intégrant l’intelligence artificielle, avec des processeurs avancés et des fonctionnalités intelligentes capables d’optimiser en temps réel l’image, le son et la personnalisation de l’expérience utilisateur. Portée par deux décennies de leadership mondial et de confiance des consommateurs, Samsung continue de s’imposer comme une référence incontournable du marché des téléviseurs, en proposant des innovations de pointe adaptées à différents usages, tailles d’écran et segments de prix. A PROPOS DE SAMSUNG CO.,LTD : Samsung inspire le monde et façonne l’avenir grâce à des idées et des technologies innovantes. L’entreprise redéfinit les univers des téléviseurs, smartphones, objets connectés, tablettes, électroménager, réseaux et solutions mémoire et semi-conducteurs. Elle développe également des technologies en imagerie médicale, solutions HVAC et robotique, ainsi que des produits audio et automobiles via Harman. Grâce à son écosystème SmartThings, à une approche ouverte de collaboration et à l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’ensemble de ses produits, Samsung propose des expériences connectées fluides et intelligentes.