Congo-Littérature : « La Poésie Congolaise en mouvement » de Noël Kodia-Ramata récemment à Brazzaville  

L’écrivain congolais, Noël Kodia-Ramata, a publié aux éditions L.C en 2022, à Paris en France, un recueil de poèmes intitulé, « La Poésie Congolaise en mouvement », dans lequel il fait figurer une vingtaine de poètes rencontrée à Brazzaville et au niveau de la diaspora.

Ces poètes sont réunis au sein de deux organisations d’écrivains, à savoir, le Forum des Gens de Lettres et le Pen Centre Congo Brazzaville. Le désir de voir ses frères toujours réunis lui a fait prendre la décision de les rassembler davantage dans ce livre. Mais Kodia-Ramata a été inspiré par le fait que ces poètes sont sur les traces de leurs aînés, plus précisément, Tchicaya U Tam’Si, Jean Baptiste Tati Loutard et Maxime Ndébéka, sans s’oublier.

Dans cette réflexion sur la poésie, l’auteur sort des sentiers battus des anthologies traditionnelles qui ne présentent que des auteurs de l’extérieur sans pour autant donner la possibilité de « pénétrer » leur inspiration et sentiments par le biais de l’analyse de quelques-uns de leurs textes.

L’auteur de l’anthologie regroupe des écrivains-poètes qui percent depuis quelques années et qui ont su se mettre sur les traces de leurs aînés. Ils sont donc, Neil Davis Batchi, Eta Hugues, Ghoma Boubanga Serge Eugène, Kihindou Liss, Maha Lee Cassy, Lemra Glad Among, Alima Madina, Makaya Ndzoundou Julien, Malanda Huppert, Matoko Prince Arnie, Mouanda Tristell, Ngolo Awé Virginie, Ngoma Malanda Sauve Gérard, Ngoua Gaëtan, Ntsémou Pierre, Sogni Zaou Florent, Tsibinda Marie Léontine et Poungui Pindy Léopold.

Kodia-Ramata embarque ces frères dans les barques de Tati Loutard et de Georges Pompidou qui disent, chacun en ce qui le concerne, pour le premier, que le poète est ce grand oiseau qui bat des ailes pour éventer le réel afin que celui-ci respire mieux aux yeux de l’homme et pour le second, que si l’art des vers me parait le plus difficile, et donc sans doute le premier de tous, c’est parce que le poète prend un risque redoutable : délibérément, il fait profession de prétendre à ce que les autres peuvent n’atteindre que de surcroit.      

Dans son avant-propos, Kodia-Ramata affirme que c’est la poésie qui a montré une grande fécondité mais qui a été paradoxalement et est encore loin du regard des amateurs de la littérature. Peut-être, appuie-t-il, à cause de sa spécificité qui découle souvent de sa beauté hermétique.

En général, argumente-t-il encore, tout écrivain commence souvent par « griffonner » quelques vers quand il est encore sur le banc du lycée ou de l’université, avant de se faire connait re quelques années par la prose quelques années après, une prose qui est plus près du référentiel, les récits qu’on lui propose s’avère être un miroir que l’on promène le long de son quotidien.

Dans l’après-propos en outre, l’auteur évoque un souvenir inoubliable qui lui revient, chaque fois qu’il termine un texte. Un souvenir qui date des années 70 de son passage au lycée Savorgnan de Brazza au moment où il vivait encore dans son Ouenzé natal. Il s’agit d’un devoir de commentaire composé sur un poème de Ronsard dont le texte lui paraissait ambigu à exploiter.     

Kodia-Ramata est un écrivain bien installé dans le milieu littéraire. Il est né au Congo Brazzaville avant d’aller chercher un Doctorat en littérature française à l’université de Sorbonne Paris IV en France. Il a publié, entre autres, « l’Anthologie analytique de la nouvelle génération des écrivains congolais » aux éditions Cécile Langlois (LP) à Paris en France.

Florent Sogni Zaou 

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