Après la rumba congolaise, la Sape veut être inscrite au patrimoine de l’humanité

La rumba congolaise, ou la danse du nombril, a été inscrite en décembre 2021 par l’Unesco comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Les sapeurs des deux rives du fleuve Congo ont salué cette inscription, à Brazzaville, à l’occasion des manifestations culturelles marquant le mois de l’Europe. Désormais, ils souhaitent que la Sape bénéficie également de ce privilège, car elle et la rumba sont liées et se complètent.

Ce soir le hall de l’Institut français du Congo a un autre décor, le public le dos tourné à l’entrée principale est réparti sur deux rangées. Le couloir est réservé aux sapeurs de Brazzaville et Kinshasa qui sont en compétition, ils partent du podium où se produit l’orchestre Les Bantous de la Capitale, pour exhiber leurs beaux vêtements.

Soudain, Derick Boukaka, membre influent des diables rouges de la Sape, la sélection des sapeurs du Congo, se détache pour nous présenter ce qu’il a arboré. « Aujourd’hui je suis en dépareillé, j’ai une paire de chez Lory Torrenk, j’ai un pantalon Gucci, et j’ai une cravate Pierre Cardin, et j’ai un blazer de chez Richo Pipo de Manuela, et sur la tête j’ai un chapeau Kenzo »…

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