République du Congo/Affaire Fred Mackita. Le pardon grandit celui qui pardonne

TRIBUNE. Depuis quelques temps, le jeune Fred Mackita, agent municipal de la ville de Dolisie, en République du Congo, purge une détention à la maison d’arrêt de Ouesso, dans le Département de la Sangha, également en République du Congo.

Il est reproché à Fred Mackita des paroles de trop à l’endroit d’un Magistrat. Donc, un délit d’outrage à Magistrat. Peut-être, par excès de zèle, peut-être par excès d’activisme, peut-être par méconnaissance des lois et règlements de la République, ou simplement sous l’effet de l’auto-défense mal maîtrisée. A tout prendre, Fred Mackita n’a pas commis un crime. On peut le pardonner.

Malade dans sa détention, les jours de Fred Mackita pourraient être en danger, si l’on y prend garde. Une disparition de Fred Mackita est une mort de trop pour sa famille, particulièrement pour Mme Mackita qui, très fragilisée, est au bord du suicide. Egalement, un décès de trop pour la municipalité de Dolisie, pour la jeunesse congolaise, au demeurant pour la Nation congolaise.

L’on sait que le pardon grandit celui qui pardonne. Aussi bien dans l’Evangile que dans l’histoire des peuples, ce principe est connu. Il a fait ses preuves. Et, en République du Congo où est permanente la quête de la cohésion nationale, le pardon à celui qui a commis une faute, mais pas un crime, a une forte résonance dans la famille de l’intéressé, dans la zone de sa résidence et, par extension, dans son Département. Or, par effet d’entraînement, ce qui touche le Département, touche la Nation.

Par ces lignes, je viens, en citoyen congolais, respectueusement prier le plaignant dans l’affaire Fred Mackita de reconsidérer sa position face à Fred Mackita et de retirer sa plainte. Au-delà du cas individuel, ce geste de pardon pourrait contribuer directement à apaiser les tensions dans les milieux touchés par l’affaire Fred Mackita, raffermir la confiance entre les parties concernées et les institutions. Peut-être même contribuer à consolider la paix sociale dont le pays.

Le pardon grandit celui qui pardonne.

Paris 3 aout 2026

Ouabari Mariotti

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