Conférence-Exposition MSGBC Oil, Gas and Power : Le Sénégal veut fortifier les investissements dans le secteur de l’énergie

Le Ministère du Pétrole et des Energies, le Secrétariat permanent du COS-PETROGAZ et le Conseil Patronal des Énergies Renouvelables du Sénégal (COPERES), organisent, en partenariat avec Energy Capital and Power (ECP), la conférence-exposition MSGBC Oil, Gas & Power 2021, les 1er, 2 et 3 décembre 2021 au Centre International de Conférence Abdou DIOUF (CICAD) de Diamniadio. Cet évènement, le premier du genre organisé par l’Etat du Sénégal dans le secteur de l’énergie, entre dans le cadre de la promotion des investissements dans ledit secteur, grâce à la mise en valeur du potentiel énergétique aussi bien dans le sous-secteur pétrolier, en plein développement, que dans le sous-secteur de l’électricité et des énergies renouvelables, dans un contexte mondial de transition énergétique. Selon le Ministre du Pétrole et des Energies Mme Aïssatou Sophie GLADIMA, “cette conférence va contribuer à stimuler les investissements dans notre pays dans ce secteur, avec les perspectives prochaines de l’exploitation du pétrole et du gaz, mais également dans le secteur des énergies renouvelables dans lequel notre pays a fait des progrès significatifs avec près de 30% d’énergie propre dans le réseau électrique. “l’arrivée prochaine du gaz local constituera un élément non négligeable de notre transition énergétique, tenant compte des changements climatiques, pour produire une énergie propre et accessible à moindre coût, grâce à des programmes innovants dans ce domaine.” Le choix du Sénégal par le partenaire stratégique ECP se justifie par les avancées notables enregistrées dans le secteur de l’énergie. Les investissements majeurs inscrits ces dernières années dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE), les perspectives optimistes de l’exploitation pétro-gazière à l’horizon 2023 ainsi que les résultats significatifs dans le domaine des énergies renouvelables, viennent en appoint à la cohérence de ce choix.   La transition énergétique sera en effet, l’un des thèmes importants de cet événement, avec les programmes dans les innovations pour une énergie propre et accessible à moindre coût. Véritablement, le Sénégal vit ces dernières années une période de croissance significative dans le secteur de l’énergie impliquant tous les segments de la chaine de valeur pétrolière et gazière ainsi que des énergies renouvelables. Cette évolution est supportée par des décisions d’investissement clés, prises dans des délais records et qui sont adossées à une forte volonté politique d’accélérer les projets d’importance nationale. Pour faire face aux défis d’industrialisation de notre pays, l’investissement dans nos ressources nationales est plus important que jamais. « Par le biais de cette conférence, nous affirmons avec force aux investisseurs mondiaux que le Sénégal et la sous-région sont ouverts aux affaires et que nos secteurs du pétrole, du gaz et de l’électricité représentent une opportunité d’investissement inégalée en Afrique » a souligné avec force le Ministre du Pétrole et des Energies. MSGBC Oil, Gas & Power est l’une des premières conférences majeures sur l’énergie en Afrique qui réunit l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique. L’événement célèbre les entreprises nationales, avec deux pavillons consacrés à la mise en valeur des capacités locales. Il verra également la participation de délégations officielles venues de nombreux pays africains, notamment ceux du bassin sédimentaire MSGBC (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau et Guinée Conakry), des pays producteurs de pétrole d’Afrique de l’Ouest, aux côtés de partenaires d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie.

Bénin : des investissements massifs pour faire du pays une puissance agricole régionale

Le gouvernement béninois a pu réaliser grâce à l’apport de ses partenaires techniques et financiers, des investissements massifs de l’ordre de 600 milliards de francs CFA, soit plus d’un milliard de dollars américains, au cours du quinquennat 2016-2021 pour soutenir le développement du secteur agricole, a-t-on appris dimanche d’un document gouvernemental sur le développement du Bénin. Selon ce document élaboré par la présidence béninoise, ces investissements massifs dans le secteur agricole ont permis à l’exécutif d’amorcer la modernisation de l’agriculture en vue d’accroître aussi bien ses rendements que sa contribution à la création de la richesse nationale et de l’emploi. « Ces investissements ont contribué aux très bonnes performances de la production des filières à haute valeur ajoutée (anacarde, maraîchage), des filières conventionnelles (maïs, riz, manioc), des filières animales et halieutiques ainsi que des cultures dites émergentes (soja, karité) », indique la même source, qui précise de ce fait que, le Bénin, se positionne de plus en plus comme une puissance agricole régionale. « Le Bénin est devenu, depuis la campagne 2018-2019, le premier producteur de coton en Afrique. La production a atteint 715.000 tonnes pour la campagne 2019-2020. En ce qui concerne les cultures vivrières, le pays s’est distingué comme deuxième producteur dans l’espace UEMOA en 2019 », d’après la même source, précisant qu’une tendance haussière a également été observée dans les sous-secteurs élevage et pêche qui devront connaître un boom au cours des années à venir. Pour arriver à ces performances, explique le document, les réformes entreprises ont notamment porté sur la mise en place d’un nouveau cadre institutionnel avec la création de sept pôles de développement agricole, sur la mécanisation agricole avec un fonds de dotation de 10 milliards de francs CFA pour financer l’acquisition par les producteurs, de machines, équipements et pièces de recharge et sur l’amélioration des systèmes de production animale

De quoi faire enrager le voisin de l’Est

De quoi faire enrager le voisin de l’Est

TRIBUNE. Le Secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires du Proche-Orient, Monsieur David Schenker, inaugurera, le 10 janvier 2021, à Dakhla, ville des Provinces sahariennes marocaines, le Consulat Général des Etats-Unis d’Amérique ainsi qu’un Bureau dédié au développement des investissements au niveau régional. Ce futur Bureau américain, dédié au développement des investissements au niveau régional, a pour mission d’identifier les opportunités d’investissement, à moyen terme, pour une valeur globale de trois milliards de Dirhams et c’est Monsieur Adam Seth Boehler, Président Directeur Général de la Société de Financement du Développement International des Etats-Unis, qui assistera à l’ouverture de ce Bureau des Investissements. A rappeler que Monsieur David Schenker effectue, depuis le 03 janvier 2021 et ce jusqu’au 12 janvier 2021, une tournée englobant la Jordanie, l’Algérie et, enfin, le Maroc pour discuter de la coopération économique et sécuritaire avec les gouvernements de ces pays. On rappellera que Monsieur David Schenker a réitéré, une nouvelle fois et à Alger, la récente position américaine sur le Sahara marocain et son soutien au plan d’autonomie marocain. Une déclaration du responsable américain laissant sans voix l’agence de presse algérienne (APS) et fut passée sous silence par la presse algérienne à la solde des Généraux algériens. Ces propos, tenus lors de la déclaration du responsable américain, le 07 janvier 2021, assènent une gifle cinglante aux autorités algériennes et apportent la démonstration sur le terrain, qui plus est sur le sol même algérien, du soutien ferme des Etats-Unis d’Amérique au Maroc. La décision historique de Washington reconnaissant la marocanité du Sahara a été annoncée lors d’un entretien téléphonique du Roi Mohammed VI avec le Président américain, Monsieur Donald Trump. Ce Consulat, à vocation essentiellement économique, permettra d’encourager les investissements américains et de contribuer au développement économique et social, au profit notamment des habitants des Provinces du Sud et renforcera le rôle du Maroc en tant que leader économique sur le plan régional. Ne reste donc plus aux responsables algériens que les yeux pour pleurer face à leur échec monumental sur le dossier du Sahara marocain et qui en appelle un autre, toujours sur le Sahara, mais cette fois-ci dit Oriental. Farid Mnebhi.

L’IRENA et la Banque africaine de développement s’associent en vue d’accroître les investissements dans les énergies renouvelables en Afrique

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et la Banque africaine de développement sont convenues, mardi 08 décembre, de s’associer pour soutenir des investissements dans des projets énergétiques à faible émission de carbone dans une démarche destinée à faire avancer la transition énergétique de l’Afrique. Les deux organisations ont signé une déclaration d’intention prévoyant la coordination d’un éventail d’activités, dont l’organisation conjointe de forums d’investissement dans les énergies renouvelables, dans le cadre de la contribution de l’IRENA à la Plateforme d’investissement pour le climat(le lien est externe), et une collaboration lors de l’événement annuel phare de la Banque, le Forum de l’investissement en Afrique (AIF). Le partenariat se concentrera également sur le renforcement du rôle des énergies renouvelables dans les contributions déterminées au niveau national des pays d’Afrique, conformément à l’Accord de Paris de 2015, et sur d’autres objectifs de développement durable. « Animée par son ambition de tirer parti du potentiel énorme de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables, la Banque africaine de développement est aujourd’hui un chef de file en matière d’investissement dans les énergies renouvelables sur le continent », a déclaré Kevin Kariuki, vice-président de la Banque en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, qui a signé l’accord de partenariat au nom de l’institution. Le partenariat entre la Banque et l’IRENA contribuera à concrétiser cette ambition et soutiendra la transition énergétique de l’Afrique ainsi que notre objectif d’instauration d’un accès universel à des énergies abordables, fiables, durables et modernes en Afrique d’ici à 2030. Pour Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA, « cet accord représente le type de coopération internationale coordonnée qui sous-tendra la réalisation du développement durable en Afrique et l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Nous poursuivrons un programme axé sur l’action qui encourage les pays d’Afrique à réaliser leur plein potentiel dans le secteur des énergies renouvelables. » Selon un rapport publié en 2020 par l’IRENA sur les « Perspectives mondiales pour les énergies renouvelables », l’Afrique subsaharienne pourrait générer jusqu’à 67 % de son électricité à partir de sources d’énergie renouvelable locales et propres d’ici à 2030. Une telle transition énergétique permettrait d’accroître le PIB, d’améliorer la protection sociale et de créer jusqu’à deux millions d’emplois verts supplémentaires dans la région d’ici à 2050.  « L’Afrique dispose de certaines des ressources en énergie renouvelable les plus abondantes au monde, et le continent a la possibilité de transformer la vie de millions de personnes grâce au déploiement accéléré d’un système de génération d’électricité à base d’énergies renouvelables, a souligné Francesco La Camera. Les énergies renouvelables permettront de renforcer la sécurité énergétique, de créer des emplois verts, de promouvoir l’accès à l’énergie, y compris des énergies de cuisson propre, et de contribuer à l’établissement d’économies résilientes en Afrique. » L’accord entre l’IRENA et la Banque devrait également jeter les bases d’une collaboration dans le cadre de l’Initiative « Desert to Power » de la Banque, qui vise à mobiliser des fonds publics et privés pour installer une centrale solaire d’une capacité de dix gigawatts dans onze pays de la région du Sahel d’ici à 2025.

L’IRENA et la Banque africaine de développement s’associent en vue d’accroître les investissements dans les énergies renouvelables en Afrique

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et la Banque africaine de développement sont convenues, mardi 08 décembre, de s’associer pour soutenir des investissements dans des projets énergétiques à faible émission de carbone dans une démarche destinée à faire avancer la transition énergétique de l’Afrique. Les deux organisations ont signé une déclaration d’intention prévoyant la coordination d’un éventail d’activités, dont l’organisation conjointe de forums d’investissement dans les énergies renouvelables, dans le cadre de la contribution de l’IRENA à la Plateforme d’investissement pour le climat, et une collaboration lors de l’événement annuel phare de la Banque, le Forum de l’investissement en Afrique (AIF). Le partenariat se concentrera également sur le renforcement du rôle des énergies renouvelables dans les contributions déterminées au niveau national des pays d’Afrique, conformément à l’Accord de Paris de 2015, et sur d’autres objectifs de développement durable. « Animée par son ambition de tirer parti du potentiel énorme de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables, la Banque africaine de développement est aujourd’hui un chef de file en matière d’investissement dans les énergies renouvelables sur le continent, a déclaré Kevin Kariuki, vice-président de la Banque en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, qui a signé l’accord de partenariat au nom de l’institution. Le partenariat entre la Banque et l’IRENA contribuera à concrétiser cette ambition et soutiendra la transition énergétique de l’Afrique ainsi que notre objectif d’instauration d’un accès universel à des énergies abordables, fiables, durables et modernes en Afrique d’ici à 2030. » Pour Francesco La Camera, directeur général de l’IRENA, « cet accord représente le type de coopération internationale coordonnée qui sous-tendra la réalisation du développement durable en Afrique et l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Nous poursuivrons un programme axé sur l’action qui encourage les pays d’Afrique à réaliser leur plein potentiel dans le secteur des énergies renouvelables. » Selon un rapport publié en 2020 par l’IRENA sur les « Perspectives mondiales pour les énergies renouvelables », l’Afrique subsaharienne pourrait générer jusqu’à 67 % de son électricité à partir de sources d’énergie renouvelable locales et propres d’ici à 2030. Une telle transition énergétique permettrait d’accroître le PIB, d’améliorer la protection sociale et de créer jusqu’à deux millions d’emplois verts supplémentaires dans la région d’ici à 2050.  « L’Afrique dispose de certaines des ressources en énergie renouvelable les plus abondantes au monde, et le continent a la possibilité de transformer la vie de millions de personnes grâce au déploiement accéléré d’un système de génération d’électricité à base d’énergies renouvelables, a souligné Francesco La Camera. Les énergies renouvelables permettront de renforcer la sécurité énergétique, de créer des emplois verts, de promouvoir l’accès à l’énergie, y compris des énergies de cuisson propre, et de contribuer à l’établissement d’économies résilientes en Afrique. » L’accord entre l’IRENA et la Banque devrait également jeter les bases d’une collaboration dans le cadre de l’Initiative « Desert to Power » de la Banque, qui vise à mobiliser des fonds publics et privés pour installer une centrale solaire d’une capacité de dix gigawatts dans onze pays de la région du Sahel d’ici à 2025.

La société américaine Marathon Oil Corporation augmentera ses investissements en Guinée équatoriale

La société américaine Marathon Oil Corporation augmentera ses investissements en Guinée équatoriale

Marathon Oil Corp, l’un des plus grands investisseurs dans le secteur de l’énergie en Guinée équatoriale, s’est engagé à accroître ses investissements dans l’infrastructure requise pour soutenir la vision du gouvernement concernant le méga hub du gaz et l’initiative de l’Année de l’investissement à la suite d’une réunion avec S.E. le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. En compagnie de S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures, le président Obiang Nguema Mbasogo a rencontré cette semaine le président-directeur général de Marathon Oil Lee Tillman et le vice-président Mitch Little pour discuter des plans d’avenir à court et à long terme de Marathon Oil dans le pays. Marathon Oil a réitéré son engagement envers la Guinée équatoriale et envers le développement du méga hub du gaz du pays, y compris le déblocage de fonds pour promouvoir la livraison de gaz des pays voisins et des champs transfrontaliers afin de maximiser les installations existantes et éventuellement envisager un deuxième train de GNL. Marathon Oil a également déclaré son soutien aux efforts du Ministère pour construire une raffinerie modulaire à Punta Europa en entreprenant une étude conceptuelle pour le compte du Ministère. « Les performances rigoureuses et constantes de Marathon permettront à la Guinée équatoriale de continuer à compter sur un partenaire qui a fait ses preuves en matière de gestion de projets gaziers de classe mondiale. Je ne doute pas que sous la présidence de Lee Tillman, Marathon continuera d’être un partenaire solide, résilient et bien positionné pour l’avenir de la Guinée équatoriale », a déclaré S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures. Marathon Oil continue de donner la priorité au projet de remblayage d’Alen en cours de mise en œuvre avec Noble Energy, Glencore, Atlas et Gunvor. Des efforts sont en cours pour accélérer la livraison du gaz d’ici la fin de l’année 2020, alors qu’il est actuellement prévu pour le premier trimestre 2021. Le projet est une étape importante vers le remplacement de la baisse de production du champ d’Alba. En outre, les deux parties ont convenu de commencer immédiatement des études de faisabilité concernant la production d’essence et autres dérivés à partir de méthanol, en coordination avec le ministère des Mines et des Hydrocarbures. « Le président Obiang attend et exige de mon ministère et de Marathon, aujourd’hui et à l’avenir, de travailler à la création d’un ensemble intégré de solutions nécessaires – allant de la production efficace d’hydrocarbures en Guinée équatoriale à l’élaboration de politiques qui encouragent les investissements à long terme qui créent des emplois et des opportunités pour nos citoyens », a ajouté le Ministre Obiang Lima. De nombreux investisseurs étrangers prévoient d’augmenter leurs investissements en Guinée équatoriale cette année, ou d’entrer sur le marché pour saisir plusieurs opportunités dans les chaînes de valeur des hydrocarbures et des mines dans le cadre de l’initiative Année de l’investissement. Par APO

L’AFD totalise plus de 400 millions d’euros d’investissements au Maroc

L’AFD totalise plus de 400 millions d’euros d’investissements au Maroc

Mihoub Mezouaghi, directeur de l’Agence française de développement (AFD) au Maroc, a présenté récemment le bilan des activités de l’Agence française de développement (AFD) au titre de l’année 2018. La présentation du bilan des activités de l’agence au Maroc intervient deux semaines après celle du directeur général de cette institution financière publique française, Rémy Rioux, faisant état d’une hausse d’un milliard d’euros des engagements du groupe au niveau mondial par rapport à l’année précédente (11,4 milliards d’euros, soit une hausse de 40 % en 3 ans). Comme l’a indiqué Mihoub Mezouaghi lors d’une rencontre consacrée à la présentation des activités de l’AFD au Royaume, les investissements financés par l’Agence française de développement au Maroc en 2018 ont totalisé 405,8 millions d’euros. Sans compter les 20,2 millions d’euros dont a bénéficié le pays à travers Proparco, filiale de l’AFD dédiée au secteur privé. Le soutien de l’Agence française aux projets et aux politiques de développement mis en œuvres au Maroc a connu une amélioration de près de 60% en l’espace de trois ans, a-t-il indiqué soulignant que sur la période 2017-2021, elle s’est fixée comme objectif de réaliser 2 milliards d’euros d’investissement au Maroc. Pour rappel, Mihoub Mezouaghi a indiqué que les engagements de l’AFD au Maroc se traduisent non seulement par des prêts à l’Etat et aux entreprises publiques, mais également par des subventions qui ont représenté, en 2018, près de 5,8 millions d’euros, rapporte la MAP. Au cours de cette rencontre, le directeur de l’AFD a fait savoir que ces subventions permettent le financement d’actions de renforcement de capacité, d’assistance technique ou encore d’études, selon la même source, précisant que l’institution financière publique a ainsi utilisé au Maroc l’ensemble de sa palette d’outils financiers, mais également sa capacité à mobiliser des financements extérieurs. Il est à noter qu’en 2018, l’Agence française a mobilisé le Fonds Vert pour le climat pour le financement d’un projet d’irrigation et d’adaptation de l’agriculture oasienne aux changements climatiques. Une première au Maroc qui a profité à la province d’Errachidia. En ce qui concerne les perspectives de l’AFD pour l’année 2019, Mihoub Mezouaghi a déclaré que l’Agence entend maintenir un niveau d’investissement supérieur à 400 millions d’euros et que le portefeuille de projets de l’agence au Maroc sera orienté vers le renforcement de la cohésion sociale. Et ce en vue d’être en phase avec les priorités du gouvernement en termes de soutien à l’emploi, notamment via l’entrepreneuriat et l’insertion économique des jeunes et de réduction des déséquilibres territoriaux, en privilégiant un accompagnement financier et technique aux collectivités locales, selon la MAP. Au cours de cette année, Mihoub Mezouaghi a indiqué que différentes opérations pilotes seront aussi conduites dans les nouveaux secteurs d’intervention de l’AFD, notamment ceux du sport, du numérique et des industries créatives et culturelles, relève la même source. Des actions devraient aussi être menées dans la promotion de l’intégration africaine, a-t-il assuré. Rappelons qu’un protocole d’accord portant sur une ligne de crédit de 50 millions d’euros a été signé le 17 avril courant, en marge du SIAM à Meknès, entre le Crédit Agricole du Maroc (CAM) et l’Agence française de développement, relatif au financement de projets agricoles et agroalimentaires ayant un impact en matière de développement durable (DD) et de protection des ressources naturelles. Quelques jours plus tôt, le 12 avril, l’AFD avait signé un accord de partenariat avec le Fonds d’équipement communal (FEC) du Maroc en vue de soutenir les investissements durables des collectivités territoriales. Alain Bouithy

Dérèglement climatique: la BAD promet de doubler ses investissements à 25 milliards de dollars entre 2020 et 2025

Dérèglement climatique: la BAD promet de doubler ses investissements à 25 milliards de dollars entre 2020 et 2025

Lors du Sommet « One Planet », tenu le 14 mars à Nairobi (Kenya), le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a annoncé que son institution prévoit de doubler ses engagements financiers pour lutter contre le dérèglement climatique afin de les porter à 25 milliards de dollars USD sur la période 2020-2025. Le président Adesina a souligné lors de la séance plénière du Sommet, en présence de chefs d’État, dont les présidents Uhuru Kenyatta et Emmanuel Macron, que L’institution est en voie de concrétiser, dès cette année, son engagement d’allouer 40% de ses investissements au financement climatique, prévu initialement en 2020, a-t-il indiqué lors de la séance plénière du Sommet, en présence notamment des présidents Uhuru Kenyatta et Emmanuel Macron. A noter que cet objectif qui est passé de 9% en 2016, à 28% en 2017 et 34% l’an dernier est le ratio le plus élevé parmi toutes les banques multilatérales de développement. Dans un communiqué rendu public le jour même, il est précisé que la BAD a réussi à augmenter ses investissements en matière d’adaptation estimé à 30% du financement climatique total à un niveau égal aux montants dédiés aux mesures d’atténuation en 2018. Une tendance que la Banque promet de poursuivre. Adesina a soutenu que « le niveau de financement requis n’est réalisable qu’avec une implication directe de l’ensemble du secteur financier africain ». Ainsi, la Banque a lancé l’Alliance financière africaine pour le changement climatique (AFAC), qui a vocation à regrouper des bourses de valeurs mobilières, des fonds de pension et souverains, des banques centrales et autres institutions financières africaines, indique la même source. L’objectif étant de les encourager à faire migrer leurs portefeuilles vers des investissements centrés sur la réduction des émissions de carbone et favorables au climat. Le président de la Banque a estimé qu’« il ne suffit pas simplement de demander aux pays de se détourner des technologies polluantes. Nous devons être proactifs en mettant en avant des alternatives crédibles ». C’est la raison pour laquelle la Banque va lancer une initiative pour la production d’énergie verte  (« Green Baseload Facility »), dans le cadre d’un fonds spécial aménagé au sein du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA 2.0), a souligné le communiqué notant qu’elle consiste à fournir un financement concessionnel et une assistance technique destinés à soutenir le développement d’énergies renouvelables fiables et à moindre coût. A noter que plusieurs donateurs, dont le Canada, le Danemark, l’Allemagne, la Norvège, l’Italie, la Suède, le Royaume-Uni et l’USAID, ont manifesté leur intérêt pour cet instrument de transformation voué à remplacer la production de charbon. Pour rappel, le dernier investissement de la Banque dans un projet de production de charbon remonte à 10 ans. Martin KAM