Maroc: Les investissements en exploration pétrolière ont atteint en 2018 plus de 1,44 MMDH

Maroc: Les investissements en exploration pétrolière ont atteint en 2018 plus de 1,44 MMDH

Activité de l’Office au cours de l’année 2018, arrêté des comptes de l’exercice 2017, projet de budget 2019 et plan triennal 2019-2021. Tels étaient les principaux points inscrits au menu de la 15ème session du Conseil d’administration de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) qui s’est tenue en début de semaine à Rabat. Au cours de cette réunion, tenue sous la présidence du ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah, le Conseil a approuvé les comptes de l’exercice 2017 et le projet de budget 2019. Par la même occasion, il a également pris acte du plan triennal 2019-2021. Lequel plan est « basé sur la poursuite de l’exploration minière et pétrolière et le développement de trois projets structurants de production : la mise en production de Tendrara, l’extension de la production de Meskala et la poursuite de production dans le Gharb », a précisé l’Office dans un communiqué publié au terme de la réunion. Dressant le bilan de ses activités pour l’année 2018, l’ONHYM a révélé que le montant des investissements en exploration pétrolière au cours de cette période a atteint 1 milliard 411 millions de DH pour les partenaires et 30,51 millions de DH pour l’ONHYM, soit un total de 1,44 milliard de DH. En détail, l’Office a indiqué qu’«à fin novembre 2018, la recherche d’hydrocarbures a couvert une superficie totale de 126.971,71 km² et comptait 28 permis en onshore, 42 permis en offshore (dont 17 ONHYM), 1 autorisation de reconnaissance et 10 concessions d’exploitation (dont 1 ONHYM) », notant que le nombre total de partenaires s’élevait à 13 pour la recherche des hydrocarbures. A propos des partenariats, l’ONHYM a expliqué qu’il a, plus globalement, «redoublé d’efforts pour maintenir et développer ses partenariats existants en conformité avec leurs engagements contractuels, et d’autre part, pour attirer de nouvelles compagnies et continuer à dynamiser la reconnaissance et l’évaluation du potentiel des bassins sédimentaires marocains». Dans son communiqué, l’Office a également noté que l’année 2018 s’est caractérisée par le forage de 7 puits, précisant que cinq ont été réalisés dans le bassin du Gharb, un sur Grand Tendrara et un autre en offshore. Au cours de la même année, l’ONHYM a relevé avoir conclu trois nouveaux accords pétroliers avec les sociétés Repsol et Shell sur la zone Tanfit et Sound Energy sur la zone Sidi Mokhtar onshore et Grand Tendrara, selon la même source. S’agissant de la recherche minière, le bilan fait ressortir qu’au cours de cette même année, les travaux ont porté sur 49 objectifs situés dans les zones les plus prometteuses du pays. Dans les détails, « les travaux propres de l’ONHYM ont concerné 35 objectifs dont 10 pour les métaux précieux, 10 pour les métaux de base et l’uranium, 04 pour les roches et minéraux industriels, 08 pour la reconnaissance minière et 03 projets spéciaux (géothermie)», a expliqué l’Office notant que ceux réalisés en partenariat ont intéressé 14 objectifs dont 04 pour les métaux précieux, 06 pour les métaux de base et 04 pour les roches et minéraux industriels. Par ailleurs, et dans le cadre de la recherche stratégique, l’ONHYM a indiqué que les travaux ont concerné six projets en plus de la géothermie : un dans le Haut Atlas central, deux dans les provinces du Sud, un dans l’Anti-Atlas et deux dans l’Anti-Atlas occidental. En ce qui concerne la production d’hydrocarbures, il apparaît que le volume de gaz naturel algérien ayant transité par le GME a atteint 9,45 milliards NM3 et résulte de l’augmentation des consommations des clients européens (SAGANE & TRANSGAS). Ce qui correspond à une hausse significative de 18,9% par rapport à l’année 2017. L’ONHYM a indiqué, par ailleurs, que «le chiffre d’affaires généré par la vente des hydrocarbures à fin décembre 2018 s’élève à 141,5 millions de dirhams H.T contre 110,67 millions de dirhams H.T pour l’année 2017, enregistrant ainsi une hausse de 27,8%». Alain Bouithy

Togo: six pays africains se mobilisent pour plus d’investissements en énergie solaire

Togo: six pays africains se mobilisent pour plus d’investissements en énergie solaire

Le Bénin, le Burkina Faso, le Gabon, le Mali, le Niger et le Togo viennent de lancer à Lomé, une initiative mondiale afin de mobiliser des investissements pour le compte de l’Alliance Solaire Internationale (ASI). Directement portée par les chefs d’Etat, l’initiative « qui prend la forme d’un protocole international », selon le président togolais Faure Gnassingbé, est « ouverte à tous les pays membres de l’ASI qui le souhaitent », rapportent jeudi des médias locaux. L’initiative entre dans le cadre de l’ »Affordable Finance at Scale », un programme qui a pour objectif de faciliter les investissements dans le solaire. Elle se veut également une réponse directe aux priorités fixées lors du sommet de New Delhi en 2018. Selon un communiqué officiel, l’initiative qu’ont lancé ces 6 pays, a été finalisée lors d’une réunion dans la capitale togolaise les 23 et 24 août entre les conseillers des Chefs d’Etat. « Nous avons initié la mise en place, pour les projets de valorisation de l’énergie solaire, d’un cadre réglementaire et contractuel collectif optimal », a indiqué le Chef de l’Etat togolais. « C’est le levier indispensable si nous voulons agréger à grande échelle, la demande de financement pour les projets dont nos populations ont besoin, obtenir la mise en place d’outils de garantie adaptés et une diminution massive des coûts de financements », a-t-il souligné. Les pays partenaires se retrouveront pour une deuxième session de travail en fin septembre. L’Alliance Solaire Internationale a été lancée à l’occasion de la COP 21 par l’Inde et la France. Elle a pour objectif de rassembler les 121 pays de la zone intertropicale, forts de leur potentiel solaire, afin d’impacter massivement le déploiement de l’énergie solaire. MAP

Africa Investment Forum : chacun a un rôle à jouer pour accélérer les investissements en Afrique

Africa Investment Forum :  chacun a un rôle à jouer pour accélérer les investissements en Afrique

Ce mercredi, 25 juillet, la Banque africaine de développement organise un débat sur le thème « Attirer les investissements privés en Afrique », en marge du Forum commercial des BRICS et en collaboration avec la Chambre sud-africaine de commerce et d’industrie (SACCI). Prévu au Capital Empire Hotel de Johannesburg, en Afrique du Sud, ce débat a pour objectif de mieux faire comprendre le rôle clé que les gouvernements, les institutions multilatérales et le secteur privé peuvent jouer pour accélérer les opportunités d’investissement en Afrique. Il prélude à l’Africa Investment Forum (AIF), le marché de l’investissement sur le continent qui entend en accélérer la transformation économique et dont la province de Gauteng accueille la première édition, du 7 au 9 novembre 2018, au Palais des congrès de Sandton, à Johannesburg. En collaboration avec les institutions multilatérales, le secteur privé et les gouvernements, la Banque aide l’Afrique du Sud et d’autres pays africains à développer des projets d’investissement clés en main à l’intention des investisseurs, des gestionnaires de fonds et des différents organismes de gestion d’actifs importants. À l’allocution d’ouverture de Josephine Ngure, la directrice générale adjointe de la Banque pour l’Afrique australe, succèderont une table ronde et des échanges avec des acteurs majeurs du secteur de l’industrie. Au cœur des débats, les opportunités et les enjeux liés à l’attraction de capitaux privés en Afrique ainsi que les moyens d’assurer une croissance économique inclusive et de créer des emplois. Les besoins en infrastructures du continent se chiffreraient entre 130 et 170 milliards de dollars américains par an, selon l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique, le rapport phare de la Banque africaine de développement. En 2016, le total des engagements a atteint 63 milliards de dollars seulement, soit un déficit de financement oscillant entre 67 et 107 milliards de dollars par an. Pour pallier ces difficultés, la Banque et ses partenaires s’emploieront, à travers l’Africa Investment Forum, à identifier et améliorer des projets bancables, à attirer des co-investisseurs et à faciliter les transactions. Lors du lancement officiel de l’AIF, le 8 mai 2018, le Premier ministre de Gauteng estimait les besoins de l’Afrique du Sud pour le développement de ses infrastructures à 100 milliards de dollars dans les dix prochaines années. « L’Africa Investment Forum sera le lieu qui nous permettra de réunir des capitaux pour les projets, expliquait-il. L’Afrique a du potentiel. Les priorités en matière de développement des High 5 de la Banque font écho à nos plans économiques nationaux. Il n’y a pas de meilleur moment pour harmoniser ces priorités. » Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, a également apporté son soutien : « L’Africa Investment Forum est, de fait, le marché de l’investissement en Afrique, a-t-il déclaré. Nous ne doutons pas qu’il aura l’effet escompté sur le développement. L’Afrique du Sud est non seulement un point d’entrée pour les investissements sur le continent, mais aussi un investisseur africain de premier plan. Nous vous remercions de permettre à l’Afrique du Sud d’accueillir cette première édition. »

INVESTOUR 2018: Le 9e Forum touristique sur les investissements et les opportunités d’affaires en Afrique prévu le 18 janvier à Madrid

INVESTOUR 2018: Le 9e Forum touristique sur les investissements et les opportunités d’affaires en Afrique prévu le 18 janvier à Madrid

La neuvième édition du Forum des investissements et des affaires touristiques pour l’Afrique (INVESTOUR) aura lieu le 18 janvier 2018 à la Foire international du tourisme (FITUR), à Madrid, Espagne. INVESTOUR est une initiative conjointe de Casa África, de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et de FITUR. Organisé chaque année dans le cadre de FITUR, ce rendez-vous promeut le tourisme durable en Afrique, facilite la rencontre et le dialogue entre les représentants du tourisme africain, les investisseurs et les partenaires internationaux potentiels, offrant de nouvelles opportunités commerciales et de coopération. Selon le programme concocté cette année, l’événement sera organisé en deux sessions: les tables rondes et les rencontres interentreprises (Business to Business). Le Forum a pour objectif la promotion du développement d’un tourisme durable en Afrique, tout en favorisant les échanges sur des opportunités d’investissements et d’affaires dans la région. Les tables rondes permettent un échange de vues et un débat interactif sur les moyens d’accroître la compétitivité et le potentiel du tourisme africain aux niveaux mondial et régional alors que la séance de réunions d’affaires (B2B) constitue une plateforme stratégique qui met en contact les institutions africaines porteuses de projets touristiques avec des partenaires et investisseurs internationaux potentiels. C’est une occasion unique pour les deux parties de mettre en place des collaborations fructueuses et durables. Pour rappel, la 8ème édition d’INVESTOUR, en 2017, a permis la tenue de plus de 80 réunions entre 45 organisations africaines et internationales de 23 pays avec la participation de plus de 400 délégués.

Le Forum Africain d’Investissements et d’Affaires organisé par l’Algérie vire au ridicule

Le Forum Africain d’Investissements et d’Affaires organisé par l’Algérie vire au ridicule

Présenté comme « le clou de l’année » sur la scène africaine par la presse algérienne, le Forum Africain d’Investissements et d’Affaires (F.A.I.A), placé sous le haut patronage du Président Bouteflika, avait ouvert ses assises à Alger le 03 décembre 2016 ; un Forum destiné à contrer les réussites du Maroc en terre africaine. Toutefois, dès son ouverture, ce pseudo évènement a tourné au ridicule avec l’empoignade entre le Premier Ministre algérien, Abdelmalek Sellal, et Ali Haddad, Président du Forum algérien des chefs d’Entreprises (F.C.E) qui s’est conclue par le retrait du Premier Ministre algérien devant les quelques représentants africains ébahis devant ce couac monumental. Ce Forum s’est révélé être un fiasco, restera gravé à jamais dans la mémoire des autorités et des investisseurs africains ; il a vu l’absence remarquée du Président de la Banque de Développement Africain (B.AD) et la présence très nombreuse de journalistes proches du Président du F.C.E. Le peu de représentants africains a quitté ce raout, dit faussement (F.A.I.A), en ayant en tête la certitude de l’existence d’un gouvernement algérien en total désaccord avec les patrons issus de son sérail ; un climat d’incertitudes honni par les investisseurs étrangers. Cette foire aux empoignes démontre également l’incapacité de l’Algérie à organiser une rencontre internationale chez elle et qu’elle ne possède aussi aucune stratégie claire pour conquérir les marchés africains ou autres car elle n’a plus les mêmes atouts qu’avant, tels que l’aisance financière issue de la manne pétrolière pétrole et ses échecs en matière de lutte anti-terroriste, le tout combiné à des décennies de mauvaise gestion, archaïque et autocratique, à un déficit chronique de savoir-faire à transférer, de modernité, de compétences ou de produits à exporter, hormis les dattes de l’espèce  » Deglet Nour ». Un Etat en banqueroute, en raison de milliards de dollars dilapidés ou détournés par les dirigeants algériens au lieu de servir à construire le pays et à diversifier ses sources de revenus autres que les hydrocarbures. Un Etat en banqueroute, en raison de milliards de Dollars dilapidés ou détournés , au lieu de servir à construire le pays et à diversifier ses sources de revenus autres que les hydrocarbures. Une Algérie où le réseau autoroutier et électrique, l’enseignement, le système médical, l’agriculture, le tourisme, la pêche, l’habitat, les loisirs, les infrastructures hôtelières, l’emploi, le désenclavement de nombreux villages et leur connexion à l’eau potable et à l’électricité laissent fortement à à désirer et ce, sans parler des graves manquement aux Droits de l’Homme, aux libertés et à la démocratie ainsi que la persistance d’actes racistes envers les populations Kabyles et M’Zabites privées de leurs droits. Ce rendez-vous économique qui se voulait grandiose et fut en fait raté ne peut en aucun cas porter ombrage aux victoires diplomatiques du Maroc sur les scènes africaine, régionale et internationale. L’Algérie en crise ne possède aucune entreprise et banque privée et ne peut donc se frayer un chemin prometteur vers l’avenir et postuler à un quelconque rôle de leader africain. Ce pays, qui vient de procéder à l’arrestation de 1 400 migrants subsahariens, hommes, femmes et enfants, dans la seule capitale, et retenus dans des conditions désastreuses et indignes, avant d’être transférés aux confins de l’extrême-sud du pays démunis de tout, peut-il prétendre s’ériger en défenseur des Africains ? Permettez-moi d’en douter !