Tunisie/Industrie : Les investissements en repli de 15,6% à fin février

Les investissements déclarés dans le secteur industriel en Tunisie ont atteint environ 239,1 millions de dinars (1 euro = 3,3 dinars) au titre des deux premiers mois de 2023, accusant une baisse de de 15,6%, par rapport à la même période de l’année écoulée, selon l’Agence tunisienne de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).Le nombre de projets déclarés a augmenté de 5,9% à 558 projets à fin février, alors que la création d’emplois potentiels devrait diminuer de 29% à 5.913 postes, précise l’APII dans son dernier bulletin de conjoncture. Sur cette période, les secteurs qui ont connu des augmentations aux niveaux des investissements déclarés sont ceux des industries agroalimentaires (+27,5%), des matériaux de construction, de la céramique et du verre (+71,4%), chimiques (+21,5%), du textile et de l’habillement (+120,2%). En revanche, des baisses des investissements déclarés ont été enregistrées dans les secteurs des industries mécaniques et électroniques (-69,3%), du cuir et de la chaussure (-88,2%) et des industries diverses (-51,9%). La note fait ressortir que 51% des investissements déclarés durant les deux premiers mois 2023 s’inscrivent dans le cadre des projets de création. Ils ont baissé de 9% à 122,3 millions de dinars (MD). De leur côté, les investissements déclarés dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel…) ont régressé de 21,5% à 116.8 MD, fait remarquer la même source. Par ailleurs, les investissements déclarés dans le secteur des services ont enregistré une baisse de 37,5% pour s’établir à 101,2 MD, poursuit l’APII, notant que le nombre projets déclarés s’est accru légèrement de 1,7%, passant de 1624 à 1652 projets. Au cours des deux premiers mois 2023, les investissements déclarés dans les activités de services totalement exportatrices ont enregistré une baisse de 42.1%, se situant à près de 9.2 MD. Par nationalité, les investissements à participation étrangère déclarés dans les activités de services durant cette période ne représentent que 12% du total des investissements déclarés, avec un montant de 12 MD (-7.7%).
Visite de Tebboune en Russie, investissements, BRICS… Ce dont Alger et Moscou ont parlé
Le secrétaire général de la diplomatie algérienne a appelé les entreprises russes à investir davantage dans le pays, lors d’une rencontre avec l’ambassadeur de Russie à Alger. Les interlocuteurs se sont aussi penchés sur la préparation d’une visite du Président algérien à Moscou, ainsi que sur les modalités de l’adhésion du pays aux BRICS. Dans l’attente de la visite officielle du Président Tebboune en Russie, les représentants des deux pays se sont entretenus dans la capitale algérienne pour discuter de l’avancement des projets en commun. L’ambassadeur russe à Alger, Valérian Chouvalov, a été accueilli le 22 février par le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, Amar Bilani, suite à la conversation téléphonique menée par les Présidents des deux pays le 31 janvier. « Les deux parties ont souligné la nécessité de bien préparer les prochains événements bilatéraux importants dont la visite officielle du Président Abdelmadjid Tebboune, programmée pour mai 2023 », a indiqué la diplomatie algérienne dans un communiqué. Augmenter les investissements Alger a mis en valeur la nécessité d’amplifier les échanges commerciaux entre les deux pays. Selon M.Blani, l’Algérie appelle les entreprises et les hommes d’affaires russes à accroître leurs investissements directs, et à profiter de grandes opportunités désormais offertes par le marché algérien, surtout après l’adoption d’une nouvelle loi sur l’investissement. Adoptée fin juin 2022, cette loi favorise le transfert technologique et la création d’emplois pour renforcer les secteurs prioritaires. Ce sont, notamment, les secteurs des ressources naturelles et des matières premières locales, des nouvelles technologies. Tout ce qui pourrait améliorer la compétitivité de l’économie nationale. De plus, MM.Bilani et Chouvalov ont abordé les démarches visant à l’adhésion de l’Algérie aux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), la situation autour du Sahara occidental, ainsi que leur coopération au sein de l’Opep+ et du Forum des pays exportateurs de gaz. Alger s’est aussi prononcé pour la création d’un monde multipolaire et l’instauration de relations internationales équitables. Retrouvez cet article sur Sputniknews
La prévision de croissance pour le Maroc maintenue à 3,3%

Selon les nouvelles prévisions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la croissance économique du Maroc devrait s’établir à 3,3% au titre de l’année 2023. Moins d’un semestre après sa précédente estimation, l’institution financière annonce qu’elle a maintenu sa prévision de croissance pour le Maroc au taux indiqué en septembre 2022. La Banque européenne dont les investissements au Maroc ont plus que doublé au cours de l’année écoulée, après avoir accordé plus de 528 millions d’euros de financement à 14 projets, contre 211 millions d’euros en 2021, avait annoncé en septembre dernier que la croissance du produit intérieur brut (PIB) du Maroc devrait bondir cette année à mesure que l’agriculture se redresserait et que le rythme de croissance d’autres secteurs reviendraient aux niveaux d’avant la pandémie. Dans son rapport sur les perspectives économiques régionales, l’institution financière, qui a réalisé un investissement record de 360 millions d’euros dans le secteur privé et de 170 millions d’euros en faveur de l’économie verte du Maroc (dont 58% étaient axés sur le genre et l’inclusion), a toutefois estimé que la croissance du PIB devrait ralentir à 1,1% en 2022, après un rebond record de 7,4% enregistré au terme de l’année 2021. En plus d’une demande, des exportations et un tourisme faibles, la BERD a aussi indiqué que le Maroc reste vulnérable aux fortes augmentations des prix des hydrocarbures du fait qu’il importe la plupart de ses besoins énergétiques. Ceci, malgré l’augmentation de la production d’électricité renouvelable. D’après l’institution basée à Londres, la production dans l’ensemble des régions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement devrait augmenter cette année de 2,1%, au lieu des 3% prévus dans son dernier rapport rendu public en septembre dernier.Dans une mise à jour de ses prévisions économiques régionales, la BERD a ajusté à la baisse les perspectives de croissance dans plus de la moitié des 36 économies dans lesquelles elle travaille, pointant du doigt notamment les prix élevés du gaz et l’inflation persistante, rapporte la MAP. Selon la même source, les estimations de la Banque font état d’une progression de la production de 3,2% en glissement annuel de janvier à septembre 2022 et d’environ 2,4% sur l’ensemble de l’année. Et la BERD de qualifier ce rythme plus lent qu’en 2021. La Banque européenne justifie ce résultat par la guerre en Ukraine et l’essoufflement de la reprise post-Covid. L’impact de la guerre contre l’Ukraine sur la région se fait sentir par la hausse des prix du pétrole et des denrées alimentaires pour consommateurs, avec des retombées importantes pour les budgets, la sécurité alimentaire et la croissance à moyen terme, fait-elle remarquer. Faut-il également rappeler, comme le relève la BERD dans son rapport, que tous les pays dépendent de l’importation de produits alimentaires (notamment l’Égypte, la Tunisie et la Jordanie) et que la plupart d’entre eux sont également des importateurs nets de carburant. La conjoncture est telle que l’inflation a grimpé en flèche en 2022 et les pressions sur les réserves de change ont augmenté au cours de la même année, alors que l’impact sur le tourisme a varié mais a globalement pesé sur la reprise dans la plupart des pays de la région. Alain Bouithy
Afrique: Les investissements dans le secteur de l’eau prennent un nouvel élan avec le début des travaux du Groupe de haut niveau des chefs d’État sur les investissements dans le secteur de l’eau en Afrique

EGYPTE. “Actuellement, seuls 10 à 19 milliards de dollars US sont investis chaque année dans le secteur de l’eau ce qui est en deçà du montant de 30 milliards de dollars américains requis pour répondre aux besoins en eau du continent d’ici 2030. Il y a donc lieu de combler ce déficit en intensifiant le plaidoyer et surtout l’action, si nous voulons être au rendez-vous de 2030. », a déclaré S.E. Macky Sall lors de l’inauguration du Panel international de haut niveau sur les investissements dans le secteur de l’eau pour l’Afrique, en marge du Sommet de haut niveau des chefs d’État sur la mise en œuvre de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique COP27 à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 8 novembre 2022. Plus de 300 millions d’Africains n’ont pas accès à l’eau potable et plus de 700 millions vivent sans accès à de bonnes installations sanitaires. Si aucune mesure n’est prise, le changement climatique aggravera les pénuries d’eau et entraînera davantage d’insécurité alimentaire, de maladies, de déplacements humains et de conflits, et entravera le développement économique du continent. L’objectif du Panel est de mobiliser 30 milliards de dollars par an d’ici 2030, afin de mettre en œuvre le Programme continental d’investissement dans le secteur de l’eau en Afrique. Le panel élaborera un rapport de haut niveau et un plan d’investissement pour la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2023 et les chefs d’État de l’Union africaine, comprenant des orientations et des recommandations pour les pays africains sur la manière de mobiliser des ressources afin de combler le déficit d’investissement dans l’eau en Afrique. Les niveaux d’investissement actuels, de 10 à 19 milliards de dollars US, sont insuffisants pour répondre aux besoins de production alimentaire, d’assainissement et d’industrialisation de la population en croissance rapide du continent. Le Panel est co-présidé par S.E. Macky Sall, Président de la République du Sénégal en sa qualité de Président de l’Union africaine (UA) ; S.E. Hage Geingob, Président de la République de Namibie ; et S.E. Mark Rutte, Premier Ministre des Pays-Bas. S.E. Jakaya Kikwete, ancien président de la République unie de Tanzanie, est le coprésident suppléant du groupe. Au moins 30 milliards USD par an sont nécessaires pour atteindre l’objectif de développement durable n° 6 relatif à l’eau et à l’assainissement, et il faudra trouver des sources de financement innovantes, ainsi que renforcer la gouvernance et la capacité des structures institutionnelles pour garantir leur utilisation efficace. “Le panel est une plateforme permettant d’orienter les discussions sur les priorités en matière d’investissements dans le secteur de l’eau avant la conférence des Nations unies sur l’eau de 2023. Nous espérons qu’il guidera les gouvernements africains et les partenaires de développement dans leur travail collectif en faveur de l’action dans le secteur de l’eau, afin d’accélérer les progrès vers tous les objectifs de développement durable liés à l’eau », a déclaré S.E. Mark Rutte. “La concrétisation de l’ODD 6 permettra la réalisation des autres ODD. La bonne gouvernance en matière de gestion de l’eau est essentielle pour gérer ce domaine stratégique extrêmement complexe. La gouvernance du secteur de l’eau est cruciale. Compte tenu du positionnement unique du secteur de l’eau, les partenariats public-privé sont très importants », a déclaré S.E. William Ruto, président de la République du Kenya, qui fera partie du panel. S.E. Badara Joof, vice-président de la République de Gambie, a souligné que le pays est confronté à des défis économiques et de développement considérables et soutient la mobilisation de fonds pour le Programme continental d’investissement dans l’eau. Le travail du panel sera soutenu par une fiche d’évaluation des investissements dans le secteur de l’eau, qui renforcera l’environnement favorable aux investissements nécessaire en Afrique. Afin que les financements affluent, nous aurons besoin de systèmes de gouvernance solides, tournés vers l’avenir et inclusifs ; de structures de financement, d’incitations et de mécanismes de recouvrement des coûts améliorés pour le secteur de l’eau ; et de processus adéquats pour suivre, contrôler et évaluer la performance et la durabilité des investissements. « Je voudrais appeler toutes les parties prenantes qui se sont ralliées au programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et au Programme continental d’investissement dans l’eau, ainsi que les nouveaux partenaires qui se joignent à nous, en particulier le secteur privé, à continuer à soutenir les investissements dans le secteur de l’eau et à appuyer les efforts du panel de haut niveau en mettant en œuvre les plans d’action et les recommandations que le panel formulera », a déclaré Nardos Bekele-Thomas, directeur général de l’Agence africaine de développement-NEPAD. M. Achim Steiner, administrateur du PNUD, a souligné que le PNUD s’engage à soutenir le développement de stratégies de financement et le développement des travaux du groupe. “Tout ce qui est bon pour l’Afrique est bon pour le monde. L’Afrique est le point zéro – elle est touchée de manière disproportionnée par le changement climatique. Les conséquences du changement climatique en Afrique seront ressenties par tous. Ce Panel doit apporter des solutions financières pour l’adaptation de l’Afrique », a déclaré le professeur Patrick Verkooijen, directeur général du Global Center on Adaptation. “L’eau est un élément vital pour les enfants, mais des millions d’enfants en Afrique n’ont toujours pas accès de façon durable à une eau suffisante. Si nous voulons sérieusement atteindre notre objectif de sécurité de l’eau et d’assainissement pour chaque enfant, nous devons augmenter le financement des investissements dans le secteur de l’eau en Afrique », a déclaré Catherine Russell, directrice générale : Fonds des Nations Unies pour l’enfance. Le Panel est convoqué par l’AMCOW, l’Agence de développement de l’Union africaine-NEPAD, la Banque africaine de développement, le Programme des Nations Unies pour le développement, l’UNICEF, le Global Center on Adaptation et le Global Water Partnership. Le Panel devrait se réunir au moins 3 fois au cours des 18 prochains mois. S.E. Macky Sall a annoncé que les personnalités suivantes ont été nouvellement nommés membres du Panel international de haut niveau sur les investissements dans le secteur de l’eau en Afrique. 1. S.E. Matamela Cyril Ramaphosa, Président
AIM for Climate cherche à doubler les investissements dans l’agriculture intelligente et l’innovation des systèmes alimentaires d’ici à la COP27
La Mission d’innovation agricole pour le climat (AIM for Climate), une initiative mondiale dirigée par les Émirats arabes unis (EAU) et les États-Unis (USA) avec le soutien de plus de 140 partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, a annoncé un nouvel objectif visant à faire passer les engagements d’investissement de 4 milliards de dollars, promis lors de son lancement en 2021, à 8 milliards de dollars d’ici la 27e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP27) à Sharm El-Sheikh, en Égypte. L’objectif d’investissement ambitieux a été annoncé lors de la première réunion ministérielle d’AIM for Climate, qui s’est tenue à l’Expo 2020 de Dubaï, où les partenaires gouvernementaux ont discuté des priorités de l’initiative et des plans pour la COP27. Lors de cette réunion, AIM for Climate a accueilli le Chili, le Costa Rica, l’Égypte, la Commission européenne, la Guyane, le Mozambique et la Turquie au sein de sa coalition, a annoncé AIM for Climate Ideations, une nouvelle opportunité de coopération pour les partenaires pour 2022, ainsi que des domaines d’intervention pour les sprints d’innovation qui seront lancés lors de la COP27. Son Excellence Mariam bint Mohammed Almheiri, ministre du changement climatique et de l’environnement des EAU, a déclaré : « L’agriculture et les systèmes alimentaires offrent d’immenses opportunités pour l’action climatique mondiale. En catalysant l’innovation dans l’agriculture intelligente face au climat, nous pouvons réduire les émissions nocives et capturer le carbone dans le secteur, augmenter durablement la productivité pour nourrir une population mondiale croissante, et soutenir les agriculteurs en première ligne pour renforcer la résilience et s’adapter aux impacts du changement climatique. Si l’initiative AIM for Climate a connu un début remarquable lors de la COP26, nous plaçons la barre plus haut pour mobiliser des investissements encore plus importants et un soutien coordonné afin de conduire la transformation des systèmes alimentaires mondiaux. En travaillant ensemble et en nous appuyant sur les diverses connaissances et expériences des pays et des acteurs de la chaîne de valeur, nous pouvons permettre un bond en avant de l’innovation agricole et relever nos défis climatiques communs. » Le secrétaire américain à l’agriculture Tom Vilsack a ajouté : « Les partenaires gouvernementaux de AIM for Climate ont démontré aujourd’hui leur ferme engagement à travailler ensemble pour combler le déficit d’investissement dans l’agriculture intelligente face au climat et dans l’innovation des systèmes alimentaires, nécessaires pour relever le double défi de la faim dans le monde et de la crise climatique. Nous sommes fiers du large éventail de partenaires de l’initiative AIM for Climate qui s’efforcent de fournir des solutions efficaces pour tous les peuples. AIM for Climate cherche à étendre son réseau encore plus loin avec de nouveaux participants du monde entier. Les États-Unis se réjouissent d’accueillir tous les partenaires AIM for Climate à Washington, au printemps 2023, pour le sommet AIM for Climate, afin d’examiner nos progrès et de tracer les importants travaux à venir. » Lors de la réunion ministérielle, les codirecteurs de AIM for Climate, les Émirats arabes unis et les États-Unis, ont lancé des AIM for Climate Ideations pour offrir aux partenaires des possibilités d’accueillir des événements et des activités tout au long de l’année afin de soutenir l’avancement des objectifs de l’initiative. Cette « conceptualisation d’idées » tournera autour du partage d’idées, de la collaboration en matière d’innovation, du renforcement des capacités institutionnelles, de la coordination ou de la démonstration et du déploiement. Les partenaires gouvernementaux de AIM for Climate fournissent la base cruciale de l’initiative grâce à une vague de nouveaux investissements publics dans l’agriculture intelligente face au climat et l’innovation des systèmes alimentaires. Mais d’autres secteurs, y compris les entreprises, la philanthropie et d’autres partenaires non gouvernementaux, sont invités à s’appuyer sur cette fondation avec des sprints d’innovation : des investissements dans des efforts spécifiques, impactants et accélérés, ou en fournissant des connaissances essentielles pour identifier les lacunes d’investissement, les défis et les opportunités de collaboration. Représentant 200 millions de dollars d’investissements accrus de la part des partenaires non gouvernementaux, AIM for Climate comporte neuf sprints d’innovation, avec l’ajout le plus récent de l’accélérateur de durabilité IBM (IBM Sustainability Accelerator). AIM for Climate encourage toute personne intéressée à prendre contact avec les points de contact des sprints d’innovation disponibles sur le site Web. AIM for Climate accepte actuellement les propositions de sprints d’innovation pour 2022 et a identifié quatre domaines focaux pour les sprints d’innovation qui seront lancés lors de la COP27 : les petits exploitants agricoles dans les pays à revenu faible et intermédiaire, la réduction du méthane, les technologies émergentes et la recherche agroécologique. Lancé lors de la 26e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), AIM for Climate galvanise le soutien et les investissements en faveur de l’agriculture intelligente face au climat et de l’innovation dans les systèmes alimentaires pour permettre des solutions à l’intersection de la faim dans le monde et de la crise climatique.
Le Président de la Côte d’Ivoire Ouattara et le Président du FIDA, Gilbert Houngbo s’entretiendront des investissements dans la petite agriculture pour l’élimination de la faim et de la pauvreté

Alors que la COP 26 vient tout juste de s’achever et que les pays doivent continuer d’œuvrer pour favoriser le développement tout en prenant des mesures contre les changements climatiques, le Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Gilbert F. Houngbo, se rendra en Côte d’Ivoire du 21 au 23 novembre pour des entretiens stratégiques avec le Président Alassane Ouattara et d’autres responsables gouvernementaux. Il rencontrera également des petits exploitants agricoles sur le terrain. Les changements climatiques, le renforcement de la résilience, la transformation du monde agricole et la prospérité rurale, l’établissement de partenariats stratégiques et les petits exploitants agricoles constitueront les thèmes principaux à l’ordre du jour. Bien que l’économie de la Côte d’Ivoire soit l’une des plus dynamiques du continent africain, la pauvreté continue de toucher la moitié des habitants des zones rurales. L’agriculture demeure la clé de voûte de l’économie, et le pays figure parmi les principaux producteurs mondiaux de nombreux produits agricoles (cacao, mangues, noix de kola, etc.). Les petits producteurs sont à l’origine d’au moins 75% de la production agricole totale; c’est pourquoi il est important de consacrer des investissements ciblés en faveur du renforcement de leur résilience climatique. En Côte d’Ivoire, comme dans l’ensemble de l’Afrique, les petits exploitants agricoles jouent un rôle clé dans la mise en œuvre de solutions efficaces face aux défis mondiaux. Il est primordial de réduire la pauvreté et d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des petits exploitants agricoles en soutenant des filières de produits de base qui ouvrent la possibilité d’accroître les revenus et de renforcer la résilience climatique et l’emploi dans les zones rurales. En ayant accès à des systèmes d’information météorologique, à des outils de préparation aux catastrophes, à des technologies et formations aux réseaux sociaux, à des terres, ainsi qu’à des techniques et des équipements de transformation à forte valeur ajoutée, les petits exploitants agricoles peuvent produire en quantité suffisante pour nourrir une population croissante et, dans le même temps, restaurer les écosystèmes dégradés et réduire l’empreinte carbone de l’agriculture. Tout cela nécessitera des investissements – du secteur public comme du secteur privé – en faveur des populations rurales les plus pauvres et les plus marginalisées. Houngbo s’entretiendra avec le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara; le Ministre d’État, Ministre de l’agriculture et du développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani; le Ministre de l’économie et des finances, Adama Coulibaly; le Ministre des ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré et le Ministre de l’environnement et du développement durable, Jean-Luc Assi. Les discussions porteront sur l’importance d’investir dans la résilience climatique pour atteindre les objectifs d’élimination de la faim et de la pauvreté dans le pays d’ici à 2030. Houngbo s’entretiendra également avec l’équipe pays des Nations Unies en Côte d’Ivoire pour examiner les progrès accomplis dans le cadre de la réforme des Nations Unies sur le terrain. Il rencontrera aussi le personnel du FIDA établi au Bureau régional du FIDA à la faveur du processus de décentralisation. Durant sa visite à Abidjan, Houngbo signera avec Jean Sansan Kambilé, Ministre de la justice et des droits de l’homme (au nom de Kandia Kamara, Ministre des affaires étrangères de la Côte d’Ivoire, de l’intégration africaine et de la diaspora), l’accord avec le pays hôte concernant le Bureau régional du FIDA. Le Bureau régional coordonnera la réalisation de toutes les interventions en Afrique de l’Ouest et du Centre, d’autant que le transfert des activités de Rome à Abidjan accroît la proximité entre le FIDA et ses bénéficiaires. La présence du FIDA dans la capitale ivoirienne contribuera à l’établissement de partenariats renforcés pour la transformation durable des systèmes alimentaires au profit des agricultrices et agriculteurs et d’habitants des zones rurales en général. Houngbo se rendra également à Divo, où il rencontrera les petits producteurs de cacao membres de l’Union des sociétés coopératives Kimbê (ECOOKIM), une alliance de 29 coopératives de producteurs de cacao, pour observer comment l’union ECOOKIM transforme leur vie et les difficultés auxquelles ils font face. ECOOKIM a bénéficié d’un prêt du Fonds d’investissement pour l’entrepreneuriat agricole, lancé par le FIDA, l’Union européenne, le Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, le Luxembourg et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique, afin d’apporter aux petits producteurs un appui sous la forme de microprêts et d’activités de formation aux meilleures pratiques agronomiques. ECOOKIM est la plus grande union qui aide ses membres à faire certifier leurs fèves de cacao. Elle utilise les primes résultant de la certification pour accroître l’accès à l’eau et à l’éducation, en construisant des pompes et des écoles dans les villages où les coopératives membres de l’union exercent leurs activités. Depuis 1984, le FIDA a participé au financement de 12 programmes et projets de développement rural en Côte d’Ivoire, en investissant 174,69 millions d’USD sur un coût total de 419,67 millions d’USD, dans l’intérêt direct de 585 500 ménages ruraux.
Buts et objectifs de la semaine africaine du pétrole : Mettre des opportunités uniques en lumière, encourager et diriger les investissements en faveur des projets africains et promouvoir la conclusion d’accords sur l’entièreté du continent africain
Étant le principal salon de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique, la semaine africaine du pétrole (SAP) tiendra sa vingt-septième exposition à Dubaï, du 08 au 11 novembre 2021, à Madinat Jumeirah. Ceci dit, les organisateurs de l’évènement ont annoncé la participation d’intervenants de haut niveau. Ainsi, les participants peuvent bels et bien assister à des discussions engageantes centrées autour de l’avenir de l’industrie pétrolière et gazière et conçus spécifiquement pour soutenir l’adaptation de l’industrie africaine aux changements et sa réaction envers les facteurs et perturbations imposés depuis deux ans par la propagation de la pandémie du Coronavirus à l’échelle mondiale. En joignant l’industrie pétrolière et gazière sous le thème intitulé « La réussite au sein d’un marché fluctuant », les intervenants impliqués entendent centraliser leurs discours autour de la réaction de l’industrie et son adaptation à l’évolution et le développement du marché pétrolier, l’identification de nouveaux acteurs ainsi que les atouts et potentiels de haut niveau y relevant, et l’analyse de la transition énergétique mondiale accélérée et ses effets aux niveau du marché africain. Les 150 intervenants participants à la semaine africaine du pétrole comprennent son excellence, Thomas Camara, Ministre du pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables de la Côte d’Ivoire, Nicolas Terraz, Président de la Division de l’Exploration et de la Production de la société TotalEnergies, Chaher Boulakhras, Président Directeur Général de la société Sonelgaz, Rahul Dhir, Président Directeur Général de la société Tullow Oil, Simon Flowers, Président Directeur Général et analyste en chef de la société Wood Mackenzie, et Irene Waage Basili, Président Directeur Général de la société Shearwater GeoServices. D’autant plus, cet évènement jouit de l’énorme soutien accordé par les organisations et sociétés pionnières à l’échelle mondiale, telles que Eni, Chevron, Equinor, Perenco, ReconAfrica, Seplat Energy, Africa Oil Corp, PGS, et Fugro. Facilitation de l’établissement de partenariat pour la réalisation du progrès Dans le cadre du thème abordé, la semaine africaine du pétrole entend promouvoir les transactions relevant de l’industrie pétrolière et gazière, diriger les investissements en faveur des projets africains à exécuter dans le domaine de l’énergie, et faciliter l’établissement de nouveaux partenariats ainsi que l’identification d’opportunités de réseautage pour le marché africain. D’autant plus, la semaine africaine du pétrole n’est pas uniquement limitée à des opportunités de réseautage, des tables rondes et des réunions personnelles, mais l’évènement offrira également une autre initiative en 2021, intitulée le « Forum des indépendants d’Afrique », étant une plateforme offerte aux entités pionnières indépendantes opérant en Afrique, afin qu’elles puissent mettre leurs atouts en lumière, confier des tâches pertinentes aux parties prenantes extérieures, et identifier les opportunités de coentreprises relevant de leurs portefeuilles. En outre, l’évènement englobera aussi l’organisation de séances d’information au sujet du financement de l’industrie de l’énergie et qui entendent apporter l’aide nécessaire aux délégués afin qu’ils puissent tirer profit des opportunités d’affaires et de projets relevant de la transition énergétique. Foday Mansaray, Directeur Général de la Direction du Pétrole de la Sierra Leone, déclara : « Nous comme bien impatients de participer à la semaine africaine du pétrole qui sera organisée à Dubaï en novembre, tout comme nous sommes bien impatients de mettre les opportunités que la Sierra Leone offre en lumière et se réunir avec les principales parties prenantes de l’industrie pétrolière et gazière, y compris les représentants des organisations mondiales pionnières, des gouvernements intéressés et des partenaires d’affaires en Afrique et aux Émirats Arabes Unis. » Le rôle de la numérisation et les opportunités d’investissement au Moyen-Orient Alors que l’industrie pétrolière et gazière tend à adopte les solutions numériques de plus en plus, notamment comme elle entend atténuer l’effet des répercussions émanant de la propagation de la pandémie du Coronavirus au niveau des opérations, la semaine africaine du pétrole entend mettre le rôle essentiel assumé par l’innovation et la technologie en lumière, notamment au niveau des pronostics futurs concernant le domaine de l’énergie en Afrique, en passant en revue, d’une manière particulière, l’application de ces outils dans le cadre de la protection et le renforcement des portefeuilles concernées contre toute perturbation ou obstacle possible. Ainsi, ce sujet sera abordé durant une conférence de haut niveau par un groupe de spécialistes comprenant des représentants des sociétés Maersk Drilling, Baker Hughes, et Schlumberger. D’autant plus, la semaine africaine du pétrole tirera profit de son organisation aux Émirats Arabes Unis, notamment au niveau de la création d’un réseau d’investissement entre les deux régions et ce, en invitant les parties financières du Moyen-Orient à participer à l’évènement tout en leur présentant les opportunités illimités que l’Afrique offre dans le domaine de l’énergie. En outre, une session intéressante sera organisée et portera sur le partage des meilleurs pratiques appliqués dans le cadre de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique et au Moyen-Orient. Cette session sera abordée par Alexandre Araman, analyste en chef au service des recherches au Moyen-Orient de la société Wood Mackenzie, et l’ingénieur Abdul-Amir Ajmi, Directeur du service des affaires extérieures et la création de valeur de la Direction du Pétrole à Oman. Paul Sinclair, vice-président de la Division de l’Energie et Directeur des Relations Gouvernementales au sein du corps organisateur de la semaine africaine du pétrole et la série intitulée « le futur de l’énergie en Afrique », a annoncé : « Les conférences qui se dérouleront au cours du quatre jours lors de la semaine africaine du pétrole offriront des informations dévoilées pour la première fois, et engloberont les interventions et discours des ministres concernés tout comment elle aborderont les perspectives stratégiques relevant du domaine, ainsi que des sessions spécifiquement conçues pour diriger les investissements en faveur des projets africains. En outre, l’agenda de l’évènement est centralisé autour de la veille économique nécessaire et l’offre de tout un éventail d’opportunités d’affaires propres au marché y relevant. En effet, nous avons témoigné à une transition énergétique accélérée ver les solutions énergétiques propres au cours de ces deux dernières années. Ainsi, l’exposition offre cette année un programme englobant la participation d’experts remarquables qui aborderont les opportunités crées en faveur du marché africain par la transition énergétique.
Les banques publiques de développement s’unissent pour davantage d’investissements dans des systèmes alimentaires durables

En réponse à l’appel urgent à destiner davantage de financements aux agriculteurs les plus pauvres de la planète, les plus durement touchés par les changements climatiques, un groupe de banques publiques de développement a décidé d’aller plus loin, lors du Sommet Finance en commun d’aujourd’hui, et d’accélérer les investissements verts dans l’agriculture. Cette annonce intervient moins de deux semaines avant que les dirigeants mondiaux se réunissent à Glasgow pour les négociations sur le climat organisées dans le cadre de la COP 26. Derrière le Fonds international de développement agricole (FIDA), et en partenariat avec l’Agence française de développement et la Cassa Depositi e Prestiti, un groupe de banques publiques de développement du monde entier ont annoncé aujourd’hui le lancement d’une plateforme qui permettra d’accélérer des investissements plus verts et plus inclusifs dans l’agriculture et dans les activités de transformation, de conditionnement et de transport qui interviennent sur le trajet du producteur au consommateur. « Les investissements des banques publiques de développement représentant près des deux tiers du financement formel de l’agriculture, elles peuvent avoir un très fort impact sur la vie des populations rurales et sont en position de veiller à l’adoption de pratiques agricoles plus vertes qui aident également les petits exploitants à s’adapter aux changements climatiques et à accroître leurs revenus », a expliqué Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA. « La plateforme constitue une étape concrète importante sur la voie du changement souhaité. » La Plateforme pour des systèmes alimentaires verts et inclusifs a été annoncée au début du Sommet, tenu sur deux jours, qui rassemble des représentants des pouvoirs publics, des banques publiques de développement, des institutions financières internationales, d’entreprises privées et d’organisations paysannes, ainsi que des dirigeants de la société civile. La plateforme aidera les banques publiques de développement à renforcer leur capacité de rediriger et d’accroître leurs investissements dans la promotion de systèmes alimentaires plus verts et plus inclusifs, de façon à mieux contribuer à la concrétisation de l’Accord de Paris de 2015 et des objectifs de développement durable. Les banques publiques de développement sont des institutions financières qui sont contrôlées ou appuyées par des autorités publiques centrales ou locales et qui visent à accompagner le développement économique d’un pays ou d’une région. Bien que leur taille et leurs pratiques varient, un grand nombre d’entre elles ont besoin d’un appui pour améliorer leur gouvernance et leurs capacités, pour mieux cibler les investissements verts et surveiller les répercussions environnementales et sociales, et pour évaluer les véritables risques tout en restant financièrement viables. En outre, nombre de banques publiques de développement doivent mettre au point des instruments novateurs destinés à attirer les investisseurs privés dans le secteur agricole et à créer des services financiers mieux adaptés aux besoins des producteurs ruraux et des petites et moyennes entreprises. Afin de répondre à ces besoins, la plateforme donnera accès à des services comme l’assistance technique et le partage de connaissances spécialisées, ainsi qu’à des outils de mesure d’impact social et environnemental des investissements et d’évaluation des risques. Elle permettra également de favoriser une meilleure utilisation des ressources existantes des banques publiques de développement et d’améliorer les solutions de réduction des risques. Cette nouvelle étape s’appuie sur les travaux d’une réunion des banques publiques de développement tenue par le FIDA en novembre 2020, à l’occasion de laquelle elles sont convenues d’unir leurs forces en vue de concourir à la transformation des systèmes alimentaires et de créer la Coalition d’action pour un financement du système alimentaire inclusif et durable. L’importance de ces travaux a été reconnue lors du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, qui s’est déroulé en septembre et dont les participants ont encouragé la création d’une coalition de partenaires chargée de mettre au point la plateforme, ainsi que par les ministres des affaires étrangères et du développement des pays du G20 dans la Déclaration de Matera adoptée en juin. A noter que la deuxième édition du Sommet Finance en commun se tient les 19 et 20 octobre 2021 à Rome et en visioconférence. Elle est organisée par la Cassa Depositi e Prestiti en partenariat avec le FIDA et avec le concours de tous les membres de la Coalition Finance en commun.