L’Association Congo Sebene rend hommage à Thierry Mantuika Kobi, artiste musicien.

La mort du guitariste-solo, Thierry Mantuika qui s’en est retourné au pays des rêves, le 1er septembre 2016 à 23 h à Bruxelles, a provoqué une vague d’émotion dans la famille des musiciens congolais. L’Association Congo Sebene rend hommage au grand guitariste-solo, auteur-compositeur qu’était Thierry Mantuika. Celui-là même qui pendant une grande partie de sa carrière est demeuré le meilleur acolyte du Grand Maître Luambo Makiadi Franco. Un parcours remarquable depuis plusieurs décennies comme guitariste soliste titulaire dans les orchestres de renommés de la RDC: Thu Zaina ( 1968 -1974), un passage éclair chez Vévé de Kiamuangana Verckys (1974): TP OK Jazz du Grand Maître Franco (1974-1989). Après la mort du Grand Maître Franco à Bruxelles en 1989; Thierry Mantuika a participé à la création des groupes : Le Champion du Zaïre et OK International avec les anciens sociétaires du TP OK JAZZ, Il a pu garder ses talents comme Musicien guitariste soliste légendaire de la RDC. Son histoire restera inscrite, particulièrement dans l’orchestre TP OK Jazz, où Il était reconnu, comme le dauphin de Grand Maître Franco. Auteur compositeur de grand talent, Thierry Mantuika Kobi a laissé ses empreintes dans deux titres mémorables : « Satan » et « Mabusele » actuellement sur le marché du disque au Congo et en Europe. Les obsèques de Thierry Mantuika Kobi auront lieu le samedi 10 Septembre 2016 à Bruxelles en Belgique. La grande famille des musiciens congolais tient à l’accompagner à sa dernière demeure avec tous les honneurs et au son de la musique de l’OK Jazz.
L’Armée de Résistance populaire réagit aux propos de Maman Sambo Sidikou, Représentant de la MONUSCO en R.D.C.

Dans un document dont une copie est parvenue à notre rédaction, l’Armée de Résistance Populaire a réagi aux propos du Représentant de la MONUSCO en R.D.C., Maman Sambo Sidikou, et a invité ce dernier à « s’occuper de son travail de maintien de la paix et de ne pas se mêler des questions des politiques internes qui le dépassent ». L’Armée de Résistance Populaire estime qu’« il doit surtout respecter le Peuple Congolais qui a tant souffert à cause du laxisme dont fait montre la Monusco, laquelle a reçu mandant d’exercer les mesures coercitives prévues par les articles 41 et 42 de la Charte, mais laisse s’éterniser une situation d’insécurité totale où l’on assiste à plusieurs égorgements des Congolais par l’armée régulière du Rwanda qui paye à chaque tueur 400 $ (mensuellement ou par tête coupée?) pour cette sale besogne ». Dans ce document de plus d’une trentaine de pages, l’Armée de Résistance Populaire demande également au responsable de la MONUSCO de cesser de donner des injonctions aux dirigeants congolais d’aller au dialogue, rappelant que ces derniers sont des « responsables qui méritent respect et qui savent ce qu’ils veulent. Le Peuple Congolais, lui aussi, sait ce qu’il veut : l’application des articles 63 et 64 de la Constitution ». Pour rappel, Maman Sambo Sidikou avait laissé entendre lors d’une rencontre avec la presse, le jeudi 14 juillet 2016 à Kinshasa, que les Nations-Unies ne croyaient plus à la tenue, cette année, des élections en République Démocratique du Congo. « (…) Que ce soient les experts des nations unies venus de New-York pour voir la faisabilité du fichier électoral, que ce soit la CENI, l’O.I.F ou les experts américains de IFES, tous nous disent, à moins qu’il y ait un consensus d’aller aux élections avec le fichier actuel qui a tous ses défauts, on ne peut pas avoir les élections le 27 novembre, voilà ce que nous disent les experts (…) », avait-il déclaré. Dans sa réaction, l’Armée de Résistance Populaire fait aussi observer que l’Accord Cadre D’Addis-Abeba, la résolution 2277 ainsi que les résolutions antérieures et les déclarations de son président sur la République démocratique du Congo, en particulier ses résolutions 2211 (2015), 2198 (2015), 2147 (2014), 2136 (2014) et 2098 (2013) sont en contradiction flagrante avec les intérêts vitaux de la RDC. En effet, elle estime que la résolution 2277 se substitue au pouvoir régalien du gouvernement de la RDC, en ce qu’il lui donne des instructions dans divers aspects de sa politique intérieure et dénie, de ce fait, au Peuple Congolais de faire valoir son droit à l’auto-détermination. La résolution 2277 relève de l’hypocrisie manifeste, selon l’Armée de Résistance Populaire. Et de s’interroger : comment peut-elle déclarer que : « Réaffirmant les principes fondamentaux du maintien de la paix, y compris le consentement des parties, l’impartialité et le non-recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou pour la défense du mandat, et conscient que le mandat de chaque mission de maintien de la paix est déterminé en fonction des besoins et de la situation du pays concerné», alors que les Nations-Unies et le Conseil de Sécurité savent que la RDC est sous occupation et ne veulent pas le dire ? Pour l’Armée de Résistance Populaire, la résolution 2277 ne condamne pas les agressions multiples et répétées dont la RDC est victime, principalement de la part du Rwanda et de l’Ouganda. Par contre, peut-on lire dans le document, elle se contente de dire : « Constatant que l’est de la République démocratique du Congo continue d’être le théâtre de conflits récurrents et de violences persistantes perpétrées par des groupes armés tant nationaux qu’étrangers, rappelant l’importance stratégique que revêt la mise en œuvre de l’Accord-cadre, et demandant de nouveau à tous les signataires d’honorer rapidement, intégralement et en toute bonne foi les engagements qu’ils ont pris dans cet accord, en vue de remédier aux causes profondes du conflit afin de mettre fin aux cycles récurrents de violence, et de promouvoir un développement régional durable » L’Armée de Résistance Populaire est persuadée que la Résolution 2277 n’est que le fruit d’un sophisme et piège juridique « à savoir que sur base des prémisses apparemment fondées, on aboutit à des conclusions apparemment vraies, mais lorsqu’on les examine de près, l’on constate que les juristes onusiens ont privilégié la forme pour tenter de corrompre le fond à, savoir que la République Démocratique du Congo a été envahie et occupée par le Rwanda et l’Ouganda depuis novembre 1996 ». Elle fait savoir, par ailleurs, que ce qui se passe à l’Est de la République Démocratique du Congo est un génocide. Si ce n’est pas le cas, dit-elle, alors que M. Sidikou fournisse devant la face du monde le bilan militaire de cette « guerre ». Car, poursuit l’Armée de Résistance Populaire, « le Peuple congolais lui demande des comptes, il y va de sa sécurité. En effet, comment expliquer qu’avec des équipements modernes et plus de 20.000 hommes, la MONUSCO n’arrive pas à faire cesser ce génocide ? Oui, un génocide, car plusieurs images en témoignent ». Au fil de sa réaction, l’Armée de Résistance Populaire pose ensuite à M. Sidikou la question de savoir comment le M23, une milice extrémiste tutsie qui aurait été défaite en 2014, puisse aujourd’hui rentrer en République Démocratique du Congo, se muer en parti politique et occuper des postes dans des institutions publiques, dans l’Armée et la Police ? Qui a octroyé la nationalité congolaise et des passeports congolais aux membres du M23 ? Quel était l’état d’esprit de M. Sidikou lorsqu’il se trouvait en face des criminels que son organisation est censée éradiquer ? Comment pouvait-il accepter l’illégalité s’opérer devant ses yeux à Kinshasa ? Telles sont autant de questions déterminantes qui taraudent l’Armée de Résistance Populaire. Comment la MONUSCO, pourtant bien armée, n’arrive pas à démanteler des terroristes envoyé par Kagamé, Museveni et Kabila? s’interroge-t-elle. Avant de demander au Représentant de la MONUSCO de « s’occuper de son travail, à savoir
Koffi Olomidé: « Mon succès fait beaucoup de jaloux »

Koffi Olomidé a déclaré que son incarcération, suite au coup de pied porté à sa danseuse, à l’aéroport de Nairobi, « était une erreur judiciaire » et a expliqué qu’il avait feint de frapper cette dernière pour préserver « l’honneur de la femme congolaise » et éviter que son « image » soit salie dans ce pays où il est adulé. Dans une longue interview, accordée au quotidien français Lemonde.fr, la star congolaise a expliqué que ses danseuses « avaient piqué des choses dans l’avion de la compagnie Kenya Airways, notamment des couvertures, des coussins… Et des membres du personnel de l’avion ont commencé à se plaindre. J’ai donc exigé de mes danseuses qu’elles remettent ce qu’elles avaient volé à l’équipage ». Il trouve que « l’une d’entre elles a refusé et a commencé à brailler, à dire n’importe quoi. Je redoutais que les journalistes qui nous attendaient l’apprennent et l’écrivent. L’honneur de la femme congolaise aurait été terni. Mon image aurait aussi été salie dans ce pays où je suis adulé. C’est pour ces raisons que je me suis emporté et que j’ai fait ce geste ». Le patron du célèbre groupe Quartier Latin a toutefois assuré que « le coup de pied n’a jamais atteint la danseuse » tout en reconnaissant qu’il aurait dû garder son calme. « Ma faute est morale», a-t-il concédé. Avant d’ajouter : « je sais que cette affaire a été montée de toutes pièces par mes détracteurs, les « Koffiphobes », qui s’en sont donnés à cœur joie. J’ai subi une injustice ». Concernant le mandat d’arrêt international émis en 2009 pour viol et séquestration de quatre de ses danseuses, Koffi Olomidé assure n’avoir jamais violé ni séquestré qui que ce soit. Il a affirmé que « ces quatre danseuses ont inventé ces histoires pour obtenir les papiers et rester en France ». L’artiste, qui ne comprend pas que la justice s’en prenne à lui sur la simple foi des témoignages de ces danseuses, est persuadé qu’il subit « l’injustice d’être une superstar black congolaise. Ce n’est pas sérieux. Avant de constater : « elles sont restées vivre en France, ne sont plus danseuses et ont eu ce qu’elles voulaient ». Sur son altercation avec son producteur en 2012, la star de la rumba congolaise a expliqué : « là encore, je ne l’ai jamais frappé. Ce type me doit encore de l’argent ! J’ai fini par être relaxé par la justice congolaise. Une fois de plus, j’avais simplement voulu lui faire peur. Et il a eu peur de Koffi Olomidé. Mon succès fait beaucoup de jaloux ». Ainsi, Koffi Olomidé ne se reproche de rien. « Pensez ce que vous voulez, moi, je sais que je n’ai pas frappé, que je n’ai pas violé, que je n’ai pas séquestré. Je ne suis pas un violent. J’aime m’amuser, jouer de la guitare, faire des parties de Scrabble avec mes amis et chanter. Et je n’arrêterai pas », a-t-il dit. Avant de conclure : « si la justice française revient à la raison et est disposée à m’entendre, elle finira par me relaxer, et je remplirai alors le Stade de France ».
Faya Tess : un artiste qui n’a pas d’éléments dans sa tête ne peut éduquer la société

« C’est vraiment important qu’un artiste puisse étudier parce que quand on devient ambassadeur ou ambassadrice de la culture, il faut avoir une connaissance générale, c’est-à-dire, connaitre beaucoup de choses », a estimé Thérèse Kishila Ngoyi alias « Faya Tess ». « Il faut savoir comment défendre son produit, comment défendre son travail. Et on ne peut arriver à le faire que si on a une bonne base. Pour moi, les artistes constituent le miroir pour éduquer la masse, pour éduquer la société. Si l’artiste n’a pas d’éléments dans sa tête comment peut-il éduquer la masse ou la société? », a soutenu l’ex-diva du groupe Afrisa International de Tabu Ley. Dans une interview qu’elle a accordée au journal La Prospérité, Faya Tess s’est exprimée, par ailleurs, sur sa carrière assurant qu’elle a « vraiment un calendrier très chargé sur le plan scénique et discographique ». Faisant l’inventaire de ses projets en cours et avenir, l’artiste a annoncé la sortie d’un nouvel album de 13 titres intitulé «Spécial» et très prochainement d’un autre opus, «Tempête noire», sa participation à deux grands festivals aux côtés des cubains à Lyon et à Toulouse, respectivement en septembre et en octobre. « Je pourrai aller aussi à Abidjan en Côte d’Ivoire pour une production avec la chanteuse Ivoirienne, Monique Seka », a ajouté celle que l’on surnomme aussi « La Sirène d’eau douce ». Sur sa disponibilité à se produire dans son pays, la RDC, l’adepte et héritière de la rumba congolaise moderne a confié : « dès qu’il y a une opportunité qui se présente, je n’hésite pas de revenir dans mon pays et repartir ensuite pour assurer la promotion à l’international ». Remerciant le public et tout particulièrement ses fanatiques qui avaient effectué le déplacement du complexe GB pour vivre et écouter ma musique en live, Faya Tess a affirmé que contrairement à ce que l’on pourrait penser, « ce sont plus des jeunes qui ont besoin de ma musique plus que les vieux ». En ce qui concerne ses relations avec d’autres chanteuses congolaises, qu’elle a jugés excellents, la chanteuse a indiqué qu’elle soutient toujours « toutes les femmes qui se lancent dans la musique qui est déjà un métier difficile pour les hommes et trois fois plus difficile pour les femmes ». Enfin, Faya Tess n’a pas oublié le style Fiesta et Tabu ley dont elle est le « produit ». A ce propos, voici ce qu’elle a déclaré: « Je ne fais que la continuité de cette belle mélodie qui est notre richesse avec ma façon d’être. Je pense que jusque-là les chansons que j’ai interprété, je les ai seulement féminisées». Et d’ajouter: « FAYA TESS appartient à une identité. Sa touche qui est la vraie rumba puisque, notre musique, c’est la rumba dont chacun essaie de le reproduire à sa façon. C’est à nous que les pères géniteurs ont laissé la charge de la rumba. Nous nous sommes des héritiers de cette rumba », a-t-elle dit. Pour rappel, la chanteuse RD-congolaise, installée en France, a joué au Festival international des Etoiles (FIET) dont la neuvième édition a eu lieu récemment à Kinshasa.
Barbara Kanam: «Il faut faire entendre nos voix pour que les enfants aient accès à la scolarisation»

« J’ai maintenant le souci de transmettre ce que j’ai acquis, mon parcours, c’est aussi une histoire que je pourrais relater aux autres. L’utiliser pour encourager les autres», a déclaré récemment Barbara Kanam. « J’envisage la scolarisation et l’encadrement des jeunes, me battre pour cela. Je pense qu’à ce jour, il faut faire entendre nos voix pour que les enfants aient accès à la scolarisation, que ce soit gratuit, aux soins médicaux, aux choses essentielles finalement de la vie » a expliqué la diva congolaise à notre confrère Les Dépêches de Brazzaville. La chanteuse, qui jouit d’une bonne cote de popularité auprès de nombreux fans, a également confié que entendait aussi « produire d’autres artistes, leur donner un coup de main ». Un autre objectif de la Congolais, « c’est de conquérir le monde, de pouvoir exporter notre culture, changer aussi l’image de notre pays. Car, très souvent, elle véhicule une image triste, de guerre, de viols de femmes », a-t-elle ajouté. A propos des violences faites aux femmes, Barbara Kanam précise : « quand on parle de violences, il ne s’agit pas seulement de l’Est. Les femmes subissent tout type de violences même ici à Kinshasa. C’est des violences verbales, le harcèlement sexuel et les violences conjugales qui sont des sujets tabous ici ». Poursuivant sur le même sujet, la chanteuse constate qu’« une femme mariée ne parle pas de ces choses » alors qu’« il y a beaucoup de choses à faire ».
Disparition de l’abbé Malu Malu à 54 ans

L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, Abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu, est décédé à Atlanta aux États-Unis, a annoncé la Voix de l’Afrique. Malu Malu, qui avait démissionné de la CENI en 2015 afin de venir aux États-Unis pour être suivi médicalement, s’est éteint mardi 31 mai, à l’âge de 54 ans, « après s’être battu de longs mois contre sa maladie », a rapporté le service francophone de Voice of America. Le décès de l’ancien président a été confirmé par François Balumuene, ambassadeur de la RDC aux États-Unis. Contacté par la radio américaine, ce dernier a précisé qu’« il est décédé hier soir, à Atlanta et nous attendons les instructions pour les préparatifs pour le rapatriement de son corps au pays et son enterrement ». Prêtre catholique, activiste et un homme d’État, Abbé Malu Malu était un « homme honnête », a déclaré le diplomate. Il « a été très apprécié quand il a organisé les premières élections démocratiques dans notre pays en 2006 », a-t-il souligné. Pour rappel, le défunt a présidé la Commission électorale nationale indépendante pendant l’élection présidentielle de 2006 et entre juin 2013 et octobre 2015. Avant de se rendre aux Etats Unis pour raison de santé.
Décès du chanteur Papa Wemba, victime d’un malaise sur la scène du FEMUA à Abidjan (+vidéo)

La scène musicale africaine est en deuil. Le grand Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba dit Papa Wemba est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan en Côte d’Ivoire. Victime d’un malaise, le chanteur, auteur-compositeur et acteur à succès s’est écroulé en pleine prestation sur la scène du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA –Edition 2016), initié par le groupe Magic Système. Considéré à juste titre comme une des légendes de la musique africaine, le Roi de la rumba et de la sape quitte ce monde à 66 ans. Nous reviendrons plus longuement sur cette disparition dans quelques heures.
Fiston Mwanza Mujila : « Mon écriture s’origine d’abord dans la poésie »

« Je ne me revendique d’aucune appartenance. Je suis arrivé à la littérature par le biais de la poésie. Je prends le chemin du roman, de la nouvelle ou du théâtre comme si j’allais à un bal. Mon écriture s’origine d’abord dans la poésie. Je recours au même lexique d’un genre littéraire à un autre », a confié l’écrivain Rd congolais Fiston Mwanza Mujila dans un entretien aux Dépêches de Brazzaville. « J’observe le monde à partir de mon cockpit de poète. La poésie m’a appris, précocement, à croire en la puissance de la langue, à me servir de toutes ses ressources, à faire d’elle une «Apocalypse joyeuse » pour reprendre l’expression d’Hermann Broch », a poursuivi le lauréat du grand prix aux GPAL 2015 – la catégorie Belles-Lettres. L’auteur de « Tram 83 » a ajouté qu’il « nage dans plusieurs sphères linguistiques. À la longue, on n’a plus de langue. Il faudrait donc procéder en sens inverse : chercher la langue dans le ventre… Ce travail d’archéologue ou de mineur artisanal – creusant à mains nues, défiant la fatigue, la faim, les maladies et les éboulements- emprunte au théâtre, à la poésie et au roman ». A propos de son livre, Fiston Mwanza Mujila a indiqué « Tram 83 n’a pas forcement la vocation d’être un roman congolais ou africain. Il peut être considéré comme un roman pakistanais ou russe. Mon discours s’articule, se démembre à partir d’un lieu. Et ce lieu me nourrit mon imaginaire même si l’ancrage demeure le pays ».