Eve Bazaiba: Nous voulons demander au Rassemblement de prendre ses responsabilités.

Eve Bazaiba: Nous voulons demander au Rassemblement de prendre ses responsabilités.

« L’objectif de notre combat, c’est la garantie de la mise en œuvre effective du compromis politique et la meilleure façon d’avoir ces garanties c’est d’assumer les responsabilités de cette institution de contrôle », a déclaré lundi 9 la députée nationale Eve Bazaiba et secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC). Dans une interview accordée à la chaîne de radio Okapi, la patronne du Front pour le respect de la constitution a fustigé l’attitude du « partage des pouvoirs » entre la Majorité présidentielle et le Rassemblement, ainsi que le silence de la société civile. « Nous n’accepterons pas que nous soyons roulés dans la farine par des personnes qui ont décidé de partager le pouvoir », a-t-elle lancé. Eve Bazaiba appelle le Rassemblement à prendre ses responsabilités, soulignant qu’« il ne faut pas qu’il y ait des boucs émissaires ». La position du Front, qui n’a pas encore signé l’accord du centre interdiocésain conclu le 31 décembre dernier, « ne gêne en rien la mise en œuvre de l’accord. C’est le Rassemblement qui a la responsabilité actuelle», a-t-elle indiqué. La députée, qui estime par ailleurs que le conseil national de suivi ne peut pas être dirigé par « des personnes qui seront juge et partie », rappelé que « le 15 janvier il y aura clôture de la session extraordinaire. Et un gouvernement pour fonctionner doit passer par l’investiture à l’Assemblée nationale précisément ». ainsi, pense-t-elle, « le Rassemblement a tout intérêt, dans les 72 heures, à désigner son Premier ministre et à faire mettre en place le gouvernement pour avoir l’investiture du Parlement et que le gouvernement se mette en œuvre ». Pour Eve Bazaiba, il ne fait aucun doute que « la responsabilité n’est pas du Front » qui voudrait seulement jouer le rôle de la police politique pour nous assurer de la mise en œuvre de l’accord, a-t-elle dit.

RD Congo: Appel du CVR à l’union nationale de toutes les forces vives congolaises pour le départ de Joseph Kabila du pouvoir le 19 décembre 2016

RD Congo: Appel du CVR à l’union nationale de toutes les forces vives congolaises pour le départ de Joseph Kabila du pouvoir le 19 décembre 2016

Le Corps des Volontaires pour la République (CVR) appelle à l’union nationale de toutes les forces vives congolaises pour le départ de Joseph Kabila du pouvoir ce lundi 19 décembre 2016. L’heure est grave, car le défi est le départ sans condition du dictateur Kabila qui a tout fait pour qu’il n’y ait pas d’élections. Il faut éviter un faux dialogue piège à neuf jours fermes de la fin du mandat du précité. Après le départ de Joseph Kabila, nous allons nous mettre ensemble pour la mise en place d’une transition exceptionnelle sans le Président sortant. Transition qui nous permettra de restaurer l’autorité de l’Etat et d’organiser des élections irréprochables à tous les niveaux. Il n’y aura jamais d’élections libres, transparentes, démocratiques et justes avec Joseph Kabila, sinon un nouveau chaos. Aux forces armées, à la police et aux autres services de sécurité Le Corps des Volontaires pour la République (CVR) demande aux forces armées, à la police et aux autres services de sécurité de se mettre totalement du côté du Peuple Congolais pour le départ de Joseph Kabila ce lundi 19 décembre 2016. Qu’ils mettent en place un service de vigilance nationale pour suivre les faits et gestes de milliers de mercenaires payés par Joseph Kabila pour massacrer de nouveau la population, comme en janvier 2015 et en septembre 2016. Ils doivent travailler en parfaite communion avec la population congolaise pour le départ sans condition de Joseph Kabila. A tous les pays voisins de s’abstenir d’envoyer leurs militaires en République Démocratique du Congo, car cela aura une conséquence néfaste sur la paix dans toute la région La République Démocratique du Congo en feu, c’est toute la région des Grands Lacs qui sera en feu et aucun pays ne s’y échappera. Les pays qui veulent maintenir Joseph Kabila de force devraient peser le poids du grand risque qu’ils prennent pour la paix en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs. Le CVR demande déjà à la Cour Pénale Internationale de se tenir prête pour une enquête internationale sur les massacres qui vont être perpétrés par les mercenaires et forces armées de pays voisins de la République Démocratique du Congo. La jeunesse congolaise doit être vigilante pour éviter qu’on les massacre au profit de partage insensé du pouvoir de certains politiciens véreux, égoïstes et trahissant les intérêts du peuple La jeunesse congolaise n’est pas morte en janvier 2015 et en septembre 2016 pour faciliter le partage du pouvoir à des politiciens véreux et à certains membres sans scrupule de la société civile. Tout cela pour favoriser le glissement criminel de Joseph Kabila au pouvoir. Mobilisons-nous pour mettre fin à cette injustice criminelle. Joseph Kabila a une chance exceptionnelle d’annoncer son départ du pouvoir avant le 19 décembre 2016 pour que nous mettions en place une transition exceptionnelle Joseph Kabila va entrer dans l’histoire en quittant le pouvoir le lundi 19 décembre 2016 à 8h00 du matin. Le Corps des Volontaires pour la République (CVR) appuie la mise en place d’une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo après son départ. La crise est profonde. Nous devons tous nous retrouver autour d’une table pour adopter une nouvelle feuille de route qui n’est pas l’Accord politique des deuxièmes concertations nationales de Joseph Kabila qui viennent de se tenir à la Cité de l’OUA. Le CVR est un mouvement citoyen qui ne vise pas la magistrature suprême de la République Démocratique du Congo Le Corps des Volontaires pour la République (CVR) est un mouvement citoyen engagé dans la protection du peuple congolais et du Congo. Nous ne visons pas de prendre le pouvoir. Mais le CVR tient à mettre la Maison Congo en ordre et en vraie paix pour une démocratie forte, stable et durable. Tous les Congolais, quel que soit leur engagement politique, doivent vivre au Congo et personne ne devra fuir. Désormais, le mot d’ordre est clair : « Aucun Congolais ne peut tirer sur un Congolais ». Aucun militaire, aucun policier, aucun agent de sécurité ne peut tirer sur un Congolais, comme sur un étranger. Mais il faut neutraliser les malfaiteurs qui veulent mettre le Congo à feu et à sang pour leurs intérêts personnels et criminels. Les forces armées et de sécurité doivent être totalement du côté du peuple congolais pour la mise en place d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila qui en est le vrai problème. « Un homme averti en vaut deux ». Le CVR est le corps de volontaires congolais décidés de se sacrifier pour leur pays. Notre devise est : « Toujours servir et non se servir ». Nous devons apprendre aux générations congolaises présentes et futures les vertus de servir leur peuple et leur pays. Ainsi fait à Paris, le 10 décembre 2016 Le Président National du CVR Colonel Justin KONGO KUPIKA

Transition en RDC : Samy Badibanga succède à Matata Ponyo à la primature

Transition en RDC : Samy Badibanga succède à Matata Ponyo à la primature

L’opposant congolais Samy Bandibanga a été nommé Premier ministre de la République démocratique du Congo. L’ancien conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi a été nommé, jeudi 17 novembre, sur décret présidentiel par le président Joseph Kabila, suite à l’accord politique signé en octobre dernier entre la majorité et une frange de l’opposition. Originaire du Kasai (centre du pays), le président du groupe parlementaire UDPS & Alliés doit former un gouvernement d’union nationale tel que cela avait été conclu. Gouvernement dans lequel pourrait figurer en bonne place un autre opposant originaire du Sud-Kivu: Vital Kamerhe. Longtemps pressenti à ce poste, ce dernier n’aura visiblement pas convaincu le président Kabila.

Tabu Ley Rochereau. Ce qu’il faut retenir de sa vie, 3 ans après sa mort le 30 Novembre 2013

Tabu Ley Rochereau. Ce qu’il faut retenir de sa vie, 3 ans après sa mort le 30 Novembre 2013

Au moment où le monde musical s’organise pour rendre hommage à Tabu Ley, trois ans après sa mort, voici l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur son parcours. 1 – La Mort de Tabu Ley Tabu Ley a effectivement rendu son âme à Dieu, le samedi matin, le 30 Novembre 2013, à l’hôpital Saint Luc de Bruxelles, à l’âge de 73 ans, des suites d’un AVC. D’aucun sait qu’il a été évacué de Kinshasa à Bruxelles (Belgique) le 13 Juillet 2008 suite à un accident vasculaire cérébral, à la clinique St Luc, où Tabu Ley s’en est sorti sensiblement bien, avant de continuer à Créteil en France sa rééducation qui s’est poursuivie les deux dernières années avant son retour à Bruxelles. De sa naissance à ses études à Kinshasa en, passant par sa brillante carrière musicale, retour sur les grandes étapes de la vie de Tabu Ley. De très bons moments nous rappellent l’épopée de Tabu Ley, pour avoir chez soi un souvenir vivant des soirées festivalières incendiaires, ou des centaines de chefs-d’œuvre de celui qui nous a quittés depuis 2013. Tabu Ley « Rochereau » demeure en effet, l’un des chanteurs les plus impressionnants et les plus spectaculaires. Il est le plus grand de la chanson congolaise après le règne de Joseph Kabaselle. 2 – Date et lieu de naissance Né le 13 Novembre 1940 à Baningville (actuelle Bandundu) Pascal Sinamoyi Tabu Ley « Rochereau » a fréquenté l’Athénée de Kalina à Kinshasa où il termine major de sa promotion. C’est en marge de ses études qu’il est parvenu à prendre goût de la chanson qu’elle pratiquait en amateur, souvent avec son collègue de classe Joseph Mulamba « Mujos ». 3 – Nom de scène : « Rochereau » (acquis sur les bancs du collège): il le doit en hommage au colonel français, Pierre Philippe Denfert-Rochereau, qui est resté célèbre pour avoir dirigé la résistance de la place forte de Belfort (1870). 4 – Premier groupe d’expérimentation Son phrasé coulant et limpide et sa voix mélodieuse et timbrée lui donne l’occasion d’accompagner le Rock-A-Mambo dans quelques enregistrements aux éditions « Esengo » en 1957/58. 5 – Premier groupe professionnel En 1959, il intègre l’orchestre « Jazz Africain » du clarinettiste Edo Clary Lutula. Il y trouve les chanteurs : Franklin Boukaka, Jeannot Bobenga, les guitaristes Casimir Mutshipule « Casino », André Kambite « Damoiseau », Papa Bouanga, le bassiste Charles Kibonge, etc… L’orchestre arrive à enregistrer quelques œuvres admirables signées Pascal Tabu, notamment « Mwana mawa », « Catalina cha cha » et « Marie Josée ». A cette époque l’orchestre « Jazz Africain » se produisait au bar-dancing « Amuzu » (rue Kitega) à Kinshasa. Dans sa recherche un peu folle d’une chanson moderne et d’un art qui parle à tous, Tabu Ley se fait remarquer, par les meilleures virtuoses de l’époque, au point où Joseph Kabaselle éprouve pour lui une grande sympathie. 6 – 1959 – Première sortie dans l’African Jazz Le 06 Juin 1959 au bar-dancing « Vis-à-vis » à Kinshasa Tabu Ley fait sa sortie solennelle dans l’African Jazz de Joseph Kabaselle. (En même temps que Joseph Mulamba « Mujos »). C’est au cours de ce concert mémorable que Tabu Ley chante pour la première fois en duo avec Joseph Kabaselle, la merveilleuse chanson « Kelya », l’une des plus belles de la carrière de Tabu Ley. Le jeune chanteur est porté en triomphe par le public enthousiaste. C’était le début d’une carrière de virtuose qui va atteindre sa maturité en très peu de temps aux côtés de son tuteur et maître : Joseph Kabaselle. Précisément, quelque temps après le retour de l’African jazz de Bruxelles. Le style de Tabu Ley immédiatement identifiable, combine un admirable timbre avec une articulation recouvrant fréquemment à une inspiration qui fait fort rare dans l’histoire de la musique congolaise. Tout commence bien pour Tabu Ley qui partage désormais avec Kale et Mujos le travail d’enregistrement aux Editions « Esengo » Il utilise au mieux les possibilités de sa voix et participe énormément à la réussite de l’African Jazz. 7 – Mai 1963 – De l’African Jazz à l’African Fiesta 1963 – Dix ans après avoir conquis tous les titres de noblesse du plus grand orchestre du Congo-Kinshasa et parvenu à imposer sa suprématie en Afrique, tout se gâte brusquement au sein de l’African Jazz où l’on signale des gros problèmes d’organisation. En effet, au mois de Mai 1963, Joseph Kabaselle est abandonné par les siens. Tous les musiciens le quittent en bloc pour former un nouvel orchestre sous la direction de Nico Kasanda : L’African Fiesta dans lequel on retrouve Pascal Tabu Ley, Roger Izeidi, Charles Mwamba « Dechaud », Joseph Mulamba « Mujos », Jean Mossi Kwami, Antoine Kaya « Depuissant », Dominique Kuntina « Willy », Louis Armando, etc… tous animés d’une ardeur incroyable. Les tous premiers chefs-d’œuvre édités sous la marque « Vita » confirment le grand talent de Tabu Ley à travers les titres comme : « Seli Kutu », « Ndaya paradis », « Ya Gaby », « Permission », etc. 8 – 1965 Dissolution de l’African Fiesta 1965 – Le succès de l’African Fiesta, malheureusement ne sera que de courte durée. En 1965, le conflit de leadership qui se consumait depuis quelques mois entre Nico Kasanda et Pascal Tabu Ley, – vedettes influentes du groupe – éclate au grand jour. Le divorce est inévitable. L’African Fiesta se divise en deux ailes dissidentes qui voient le jour en 1966 : 9 – L’aile Nicolas Kasanda « Nico » : L’African Fiesta« Sakis » avec comme musiciens : Charles Mwamba  » Dechaud « , Pierre Bazeta  » De la France « , André Lumingu « Zoro « , Victor Kasanda  » Vixon « , Joseph Minguiedi « Jeef », Pedro Matafula « Cailloux « , Gabriel Kayunga  » Francky « , Paul Mizele « Paulins « , Michel Banda  » Micky « , Joseph Ayombe  » José « , Dominique Dionga « Apôtre », Lambert Kalamoy « Vigny  » et Georges Armand. 10 – L’aile Pascal Tabu Ley : L’African Fiesta « National » qui regroupe les musiciens : Roger Izeidi – Boranzina « Miss

Rudy Yaone sur son dernier shooting avec Papa Wemba : J’ai redécouvert l’artiste autrement, en tant que père et ami

Rudy Yaone sur son dernier shooting avec Papa Wemba : J’ai redécouvert l’artiste autrement, en tant que père et ami

Auteur de la superbe photo des funérailles de Papa Wemba, exposée du 2 au 4 mai dans le hall central du Palais du peuple, Rudy Yaone est revenu sur son dernier shoot avec Papa Wemba dans un entretien aux Dépêches de Brazzaville. « Je dirais que c’était une découverte de la personne. Je le connaissais depuis très longtemps mais là, j’avais l’occasion de passer du temps avec lui. La photographie a sa magie, c’est un art qui amène à découvrir certaines facettes d’une personne que l’on ne soupçonne pas », a confié le photographe. « J’ai redécouvert l’artiste autrement, en tant que père et ami. Il y a eu un rapprochement entre nous pendant ce shoot photo. C’est visible dans la vidéo, le making-of que nous avons réalisé pendant cette longue séance de travail » a poursuivi le jeune photographe autodidacte. Et d’ajouter : « pour moi, ce moment a été une bénédiction car il m’a dit : « Petit poisson deviendra grand ». Il m’a toujours encouragé depuis le début, je rappelle que mon tout premier billboard portait sur ses 60 ans, et il m’a incité à aller de l’avant, c’est une bénédiction, une sorte d’héritage qu’il m’a laissé ».    

Sam Mangwana : Le secret de sa voix, dans « Terre sacrée ACT4 ».

Sam Mangwana : Le secret de sa voix, dans « Terre sacrée ACT4 ».

Son secret est d’avoir une tessiture très juste qui joue sur les mots. C’est un poète, ses textes sont des poèmes qui utilisent les dimensions des mots, leur sens, leur mélodie et leur rythme. Les éditions « Lumières d’Afriques » viennent de publier le célèbre chanteur angolais Sam Mangwana dans « Terre sacrée ACT4 » de l’auteur Ulti El Dever. C’est un maxi single de quatre titres au rythme de la rumba originale, merveilleusement interprétés par une équipe des meilleurs professionnels actuellement sur la place de Paris: Marilyne, Patricia, Flore, Mimi Ciel (chœur), Dino Vangu, Diblo Dibala (guitare solo et rythmique, Flavien Makabi, Louis Manresa (basse), Abraham Mansfarrol (percussions). Ils démontrent combien Sam Mangwana sait faire sonner l’idiome bantou sur des rumbas mélodieuses. Depuis, très peu de chanteurs du bassin du Congo actuels y sont parvenus. Sam possède une grande culture musicale qui lui permet de chanter à son aise toutes les musiques rythmées congolaises, angolaises, afro-cubaines et toutes les autres traditions musicales. Avec ce maxi single, Sam Mangwana s’est présenté avec un coup de projecteur sur la musique et le chant que l’on aime écouter et danser. « Bolingo babelelaka te », »Ekomi ngala na biso », « Ferly », Maami » sont les quatre titres de ce maxi single qui compte sans doute parmi les meilleurs réalisations de la vedette angolaise, dont l’auteur est peu connu : Ulti El Dever.

Une vedette et ses chansons : Fariala wa Niembo ‘Franck Lassan »

Une vedette et ses chansons : Fariala wa Niembo ‘Franck Lassan »

Franck Lassan est parmi les meilleurs chanteurs qui ont apporté une contribution majeure au rayonnement de la musique congolaise et des éditions Ngoma. Chanteur à la voix de velours, Franck Lassan est né en 1934 en RDC (alors Congo-Belge) de son vrai nom Jean-Marie Asumani, avant de recourir en 1971 à l’authenticité, en se faisant appeler Fariala wa Niembo. Il est avec Raphaël Kabangu, les adeptes d’une école de musiciens romantiques par excellence. Tout comme, l’organiste Belge PILAEIS avait marqué de son empreinte l’oeuvre admirable de Franck Lassan dans les chansons « Train local », « Maladie d’amour », « Tango tropical », « Mère Gaby », « Manolita linda », etc. Son oeuvre dans le groupe « Rumbanella Band » dont le brazzavillois Liberlin de Shoriba Diop fut cofondateur, et percussionniste en 1954, était empreint d’une grande originalité, car l’élément mélodique était prépondérant, comme dans les chansons « Djeke Djeke », « Rumbanella Band », « Marie José », « Nicoa Lako « et « Falanga ya nzembo ». Le goût du romantisme le conduit à composer et à chanter en lingala, en français et en kiswahili. Sa voix aux inflexions superbes, a fait le bonheur des orchestres Beguen Band et Kin Cassonade entre 1958 – 1962. Il entame ensuite une remarquable carrière solo. Avant sa mort en 1987, à l’âge de 53 ans, Franck Lassan qui depuis plusieurs années avait cessé de chanter, réapparut sur la scène musicale congolaise par la sortie d’un album fort réussit, dans lequel il avait repris quelques anciens succès et présentés des nouvelles chansons fétiches, comme « Laisser tomber », « Génération ya sika », « Sarakoulé »… qui ont occupées une place de choix dans les programmes des Radios-Télévisions congolaises et africaines.

Mémorable : La carrière de Kibonge, le seigneur du football congolais, décryptée par Ngimbi Kalumvueziko

Mémorable : La carrière de Kibonge, le seigneur du football congolais, décryptée par Ngimbi Kalumvueziko

Jeff Kibonge Mafu qui fait l’objet de cette monographie, n’est-il pas pour nous et pour beaucoup d’entre nous ce modèle, cette référence parmi tant d’autres, d’une génération des footballeurs à la fois auteurs et personnages qui ont laissé trace dans les souvenirs de ceux qui s’intéressent au football ? », s’interroge Kabala Muana Mbuyi, journaliste sportif émérite, dans un extrait de sa préface. Un livre qui rend hommage à l’œuvre de Kibonge Pour écrire ce livre, l’auteur a exploité des interviews accordées par des joueurs congolais à la presse internationale ainsi que des articles de presse congolaise et internationale dont certains très récents (2014) sur la participation du Zaïre au tour final de la Coupe du Monde en 1974 en Allemagne. C’est le point culminant de toute l’histoire du football congolais qui continue toujours d’intéresser, pour divers motifs, les passionnés et les spécialistes du football.Kibonge : 71 ans depuis Mars 2016 La célébration le 7 mars 2015 à Bruxelles du 70e anniversaire de naissance de Kibonge a été un moment important pour rédiger ce livre. le déplacement de l’auteur, de Washington, DC à Bruxelles n’a pas été vain. Ce fut non seulement l’occasion de mieux connaître l’homme dans l’intimité de sa vie familiale, mais aussi d’avoir un contact physique avec plusieurs intervenants dans ce livre. Kibonge : Une légende du football africain. Kibonge est sans doute le joueur congolais le plus doué de sa génération. La grande longévité de sa carrière, sa parfaite maîtrise des techniques du football, la beauté et l’élégance de son style de jeu, son esprit de fair-play, sa discipline personnelle et son sens élevé de leadership font de lui le joueur qui a le plus marqué l’histoire du football congolais des années 1960-70. Il a gagné ses lettres de noblesse en remportant en 1968 et en 1974 avec la sélection nationale les deux et seuls titres de champion d’Afrique des Nations dont le Congo peut se prévaloir aujourd’hui, et une fois en 1973, le titre de champion d’Afrique des Clubs avec son équipe, Vita Club. Participer à un tour final de la Coupe du Monde est pour tout footballeur le point culminant de sa carrière. Kibonge a réalisé ce parcours de rêve en participant au tour final de la Coupe du Monde en Allemagne en 1974. Comme il le reconnaît lui-même, le football est un jeu collectif par excellence et il doit sa réussite à l’immense talent et à l’esprit d’équipe de tous ceux avec qui il a participé à cette magnifique épopée de l’histoire du football congolais. Sa joie est d’autant plus grande que des années après sa retraite, tous lui manifestent toujours une grande estime. L’auteur l’a constaté lors de la célébration de son 70e anniversaire de naissance. Les pionniers du football congolais Léon Mukuna Trouet et Paul Bonga Bonga à qui il voue un grand respect étaient présents. Avec eux, les anciens internationaux Mokili Saio, Kako-ko Etepe et Adelard Mayanga Maku, ses anciens coéquipiers de Vita Club Mbuya Mpaka, Ngoma Kitoko et Georges Kadima ainsi que de nombreux autres footballeurs de la génération suivante tels Bruno Kinsiona, Ricky Kibuaka, Jean Papa Mahungu, Luto-nadio Morceau, Amalphi Eloni, Beya wa Beya, Mayele Awul Ayel, Mayenda et Gilbert Kobise. Tout comme ses entretiens avec les Mondialistes, ainsi que sont appelés les joueurs de l’équipe nationale du Zaïre de 1974. Ce livre leur a donné l’occasion de s’exprimer et de plaider aussi leur cause. Toutefois, Ngimbi Kalumvueziko regrette de n’avoir pu s’entretenir avec certaines autres grandes figures du football congolais comme Pierre Kalala Mukendi, Freddy Mulongo ou encore Raoul Kidumu Mantantu. Les deux premiers luttaient contre la maladie et ont, hélas, disparu au moment où il mettais la dernière main sur ce livre, qui est aussi un hommage à leur mémoire. Enfin, voilà où se trouve tout le mérite que l’on reconnait à Ngimbi Kalumvueziko, auteur du présent ouvrage dont on salue chaleureusement la parution, pour la bonne raison qu’il vient combler une grave lacune, et pallier un véritable paradoxe du fait que le football congolais qui, pendant près d’une décennie a occupé les avant-postes du continent, n’a quasiment pas de place sur le marché du livre.