BEAC : Des pièces de 250F bientôt sur le marché  

BEAC : Des pièces de 250F bientôt sur le marché  

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) envisage la production et la mise en circulation d’une nouvelle gamme de pièces de monnaie dont celle de 250 francs CFA. Le Comité ministériel du 15 mars 2023 a autorisé la création d’une nouvelle gamme de pièces, conformément aux préconisations formulées par la BEAC. Cette initiative et décision interviennent après la mise en circulation de nouveaux billets, le 15 décembre 2022. La banque centrale envisage de ce fait la production de nouveaux spécimens de pièces de monnaie de 1F, 2F, 5F, 10 F, 25F, 50F, 100F, 500F, y compris de 250 F. La gamme en circulation actuellement date de 2002.   Ces nouvelles pièces de monnaie contribueront à juguler la pénurie récurrente des jetons de la valeur de 25F, 50F et 100F au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). Cette pénurie, selon certains commerçants, est causée par les appareils de jackpot distribués dans la ville par des sujets chinois qui les stockent et les exportent.   Cette rareté de pièces de monnaie est la cause de l’augmentation de plusieurs produits sur le marché. Plus personne ne veut rendre des pièces d’argent prétextant une absence de ces jetons qui ne peuvent permettre de faire le bon compte. Ce mal s’est étendu dans les banques où des jetons ne peuvent être versés et contraint l’usager à les laisser dans le compte. Elle est devenue la raison de disputes partout où le droit de réclamation des jetons n’est plus reconnu par le vendeur. C’est le même cas dans les transports en commun à Brazzaville comme à Pointe-Noire. Les assistant des chauffeurs exigent aux clients de prévoir des pièces d’argent. Ils se permettent également de contraindre à deux ou plusieurs usagers de se débrouiller à se partager un billet de banque pour que chacun entre en possession de son argent. Cet état de chose est souvent source de conflits entre usagers, chacun allant vers sa destination mais obligés de se suivre pour leurs jetons. Cela est parfois sources de chamailles. Florent Sogni Zaou

Afrique centrale/Nouveaux billets. La prédominance de la langue française

Afrique centrale/Nouveaux billets. La prédominance de la langue française

INDISCRETION. S’il est convenu de constater que les nouveaux billets de la Beac mis en circulation le 15 décembre dernier ont introduit les trois autres langues officielles qui manquaient sur les anciennes coupures, notamment l’anglais pour les camerounais anglophones, espagnol pour les équato guinéens, et l’arabe pour les tchadiens, la langue française domine. Ainsi en est-il de : « Le Censeur »; « Le Gouverneur ». Uniquement en français aussi la notification :  » Les auteurs ou complices de falsification… ». Un manque d’équité linguistique qui donne l’impression, en ces temps de reniement, que la France gère bien tout en Afrique centrale. Défaillante depuis bien longtemps sur son rôle d’émission, la Beac reste muette sur la rareté des pièces de monnaie, objet de disputes entre agents économiques dans la sous région Cemac. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier

Une solution pragmatique aux régulations FOREX de la BEAC ne sera pas atteinte sans la participation des parties prenantes locales

La réglementation des changes imposée par la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC) reste l’un des principaux freins aux investissements sur les marchés énergétiques de l’Afrique centrale : Guinée équatoriale, Congo, Cameroun, Gabon, Tchad et RAC. Même si leur mise en œuvre a été reportée du 1er janvier 2021 au 1er décembre 2021, leurs conditions inchangées continuent de les rendre anti-africaines et anti-emplois. Malheureusement, l’industrie ne dispose pas d’action coordonnée pour s’engager avec les décideurs politiques de la région, et la plupart des pressions contre ces réglementations ont été menées par des opérateurs internationaux sans la participation des parties prenantes et des entreprises locales. Parvenir à une résolution juste et équitable qui met en avant les intérêts des Africains, des entreprises et des investisseurs ne peut se faire sans impliquer les sociétés de services locales, les entrepreneurs locaux et la communauté d’affaires locale. Ils sont appelés à souffrir le plus de ces réglementations et doivent faire partie de la solution. « Une stratégie de reprise post-Covid19 ne peut fonctionner que si elle repose sur des sociétés pétrolières internationales travaillant avec des sociétés pétrolières nationales et des sociétés de services locales. Aborder les problèmes de marché au sein de groupes restreints à Londres et Paris est une pratique qui appartient au passé. Exclure les parties prenantes africaines des débats et des négociations qui peuvent les aider à obtenir des contrats et à créer des emplois ne contribuera pas à construire avenir durable et prospère », a déclaré Nj Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie. La Chambre africaine de l’énergie continue de plaider en faveur de politiques de libre marché à travers l’Afrique subsaharienne comme les meilleurs catalyseurs de la croissance économique et de la création d’emplois. L’adoption et la promotion de telles politiques ne peuvent pas être un processus accompli sans la participation de groupes et d’organisations industriels locaux dont les intérêts sont alignés sur ceux de leurs partenaires étrangers sur ces questions. En conséquence, la Chambre Africaine de l’Energie a décidé de financer la mise en place d’un Comité dédié au travail sur les questions FOREX en Afrique Centrale, et dirigé par Leoncio Amada NZE, PDG d’APEX Industries et Président pour la région CEMAC à la Chambre. Dans le cadre de ce comité, la Chambre invite toutes les parties prenantes locales et internationales à se rencontrer et à envisager une approche cohérente pour promouvoir un environnement favorable en Afrique centrale qui profite aux entreprises et entrepreneurs locaux. Par APO

Congo. Michel Dzombala : «Les banques se portent bien malgré la crise».

Congo. Michel Dzombala : «Les banques se portent bien malgré la crise».

«Je tiens à rassurer l’opinion nationale qu’il n’y a pas de problème de liquidité aujourd’hui. Les banques se portent bien malgré la crise. Toutes les mesures qui sont prises par le gouvernement, la banque centrale et les autres acteurs vont dans le sens de pouvoir permettre aux banques de continuer à financer l’économie de façon à ce que les entreprises et les particuliers puissent retrouver une activité et un mode de vie souhaitable », a fait savoir le directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), M. Michel Dzombala. Il a fait cette annonce, le 15 mai 2020 à Brazzaville, à l’occasion de la réunion inaugurale du Comité national économique et financier (Cnef), précisant que les banques commerciales sont capables de financer l’économie congolaise dans cette période de crise sanitaire tenant compte des mesures prises par les autorités et la banque centrale. Le directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) a justifié cet  optimisme sur  les mesures prises par l’Etat dans le cadre de la Task force. La banque centrale en a également pris dans le sens de l’assouplissement de sa politique monétaire, à travers la baisse des taux directeurs et de la facilité de prêt marginal. Pour lui, la banque centrale a élargi la qualité de certains supports qui sont admis au financement. Toutes ces actions, a-t-il dit, sont destinées à permettre aux banques de financer de manière beaucoup plus active l’économie congolaise. La mise en œuvre de toutes ces mesures se justifie par la crise sanitaire qui n’épargne pas le  Congo, et qui va avoir un impact sur le comportement des ménages et des entreprises. Il y aura forcément des difficultés dans le remboursement de certains prêts et une réticence des banques commerciales pour financer l’économie si rien n’est fait, parce que d’un autre côté, elles ont également des contraintes sur le plan prudentiel, a-t-il indiqué. Selon lui, dans les prochaines semaines, les banques vont procéder à la mise en place des différentes mesures pour apporter ou soulager les entreprises, parmi lesquelles celles qui sont complètement sinistrées, à savoir, celles relevant des secteurs du BTP, du tourisme et de l’hôtellerie. Prenant appui sur la présence du Covid-19, M. Dzombala a prévenu que la situation économique sera difficile, puisqu’il y aura un impact sur l’emploi, la croissance et la consommation. Il y aura aussi des difficultés en ce qui concerne les importations et les exportations. Les mêmes difficultés seront observées au niveau de la balance courante. Mais les mesures prises par les autorités, la banque centrale et les autres institutions vont permettre au pays de faire face à la pandémie et retrouver le sentier de la croissance. «Nous sommes encore en train de collecter toutes les informations sur tous les secteurs macroéconomiques, et nous sommes très avancés. Mais les chiffres qui ont été émis par le comité de cadrage macroéconomique tablent sur une récession qui va tourner entre -6 et -9%. Ce sont encore des chiffres provisoires que nous devons affiner, dans le cadre de la collecte des informations que nous avons engagée sur tout le territoire national », a expliqué M. Dzombala. Florent Sogni Zaou

Abebe Aemro Sélassié: le Cameroun a considérablement contribué à reconstituer les réserves de la BEAC

Abebe Aemro Sélassié: le Cameroun a considérablement contribué à reconstituer les réserves de la BEAC

Il est essentiel que le Cameroun continue de jouer un rôle de chef de file en poursuivant la consolidation budgétaire pour assurer le succès de la stratégie régionale de la CEMAC, a estimé Abebe Aemro Sélassié, directeur du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI). « Le programme de réformes économiques et financières du Cameroun qui est appuyé par l’accord conclu avec le FMI au titre de la facilité élargie de crédit a considérablement contribué à reconstituer les réserves de la BEAC, en dépit d’un rééquilibrage budgétaire moins prononcé que prévu en 2017 », a-t-il déclaré dernièrement à l’issue de sa visite à Yaoundé au Cameroun, les 4 et 5 juillet 2018. Grâce à la mise en œuvre déterminée du budget 2018 révisé et à des mesures visant à mieux maîtriser les dépenses, Abebe Aemro Sélassié a dit être convaincu que le Cameroun continuera de montrer la voie à suivre. « À terme, il sera important de continuer à élargir l’assiette des recettes non pétrolières, notamment en réduisant les exonérations fiscales, et à améliorer la qualité des dépenses afin de créer un espace budgétaire pour les dépenses sociales et les investissements prioritaires, tout en préservant la viabilité de la dette », a-t-il ajouté. A noter que lors de son séjour, Abebe Aemro Sélassié a rencontré le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), l’occasion de faire le bilan de la mise en œuvre de la stratégie régionale et d’examiner les problèmes que la région continue de rencontrer. Félicitant les autorités nationales et régionales de leurs efforts soutenus, qui ont contribué à une forte baisse des déséquilibres budgétaires et extérieurs, ainsi qu’à une stabilisation de la dette publique et des réserves internationales de la BEAC, il cependant indiqué que ces progrès restent fragiles. il en veut pour preuve, les dérapages budgétaires observés dans certains pays de la CEMAC. Ainsi, « avec l’appui des institutions régionales et des partenaires au développement, les autorités des pays de la CEMAC devraient donc continuer de mettre en œuvre de manière déterminée les politiques économiques et les réformes nécessaires pour atteindre les objectifs budgétaires qui sont établis dans les programmes appuyés par le FMI », a-t-il estimé. Abebe Aemro Sélassié a notamment suggéré que les pays de la CEMAC et les institutions régionales poursuivent ces efforts pour rétablir la viabilité économique intérieure et extérieure, en particulier pour continuer de reconstituer les réserves régionales, et ouvrir la voie à une croissance soutenue et inclusive. Martin Kam

Les paiements par mobile en hausse en Afrique

Les paiements par mobile en hausse en Afrique

Les paiements mobiles sont en pleine progression dans l’espace de la CEMAC (communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Selon la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, le segment de la mobile money a enregistré un total de 98 millions de transactions pour un montant total de 1.631 milliards de franc cfa durant l’exercice 2017. Cette dynamique a été boostée en grande partie grâce au Cameroun qui totalise à lui seul 39% des transactions financières via la téléphonie mobile, soit quelque 38,2 millions de transactions sur les 98 millions enregistrés. Citant un communiqué de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), la chaîne panafricaine indique: « hormis au Tchad et en République centrafricaine, il est possible de payer sa facture d’électricité via un téléphone mobile. les factures d’eau ne sont payables que via le ‘mobile money’ qu’au Cameroun. cependant, ce ne sont que les clients de quelques agences de la Camerounaise des eaux qui bénéficient de ce service » Dans un rapport couvrant la période 2011-2016, la BEAC indique également que les transactions par paiement mobile ont plus que doublé entre les années 2017 et 2016. Selon l’institution, les dépôts en espèces de la clientèle dans les points de vente ont atteint 735 milliards de fcfa en 201- dont 663 milliards dans le segment de la mobile money. Martin KAM

Economie : «il n’y a aucune raison de croire qu’il y aura une quelconque dévaluation du FCFA» selon Michel Dzombala.

Economie : «il n’y a aucune raison de croire qu’il y aura une quelconque dévaluation du FCFA» selon Michel Dzombala.

Le nouveau directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a déclaré le 4 juillet 2017 à Brazzaville qu’il n’y a aucune raison de croire qu’il y aura une quelconque dévaluation du FCFA. Il a fait cette déclaration au cours du point de la réunion du comité monétaire et financier tout en condamnant les rumeurs véhiculées par les réseaux sociaux rapportant une possible dévaluation du FCFA en Afrique centrale. Ces rumeurs récurrentes ne ciblent que les six pays de zone Cémac, à savoir, le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad, la RCA et la Guinée Equatoriale. Il est à rappeler que le franc FCFA avait déjà été dévalué au début de l’année 1994. Une situation économique et financière en évolution La situation économique et financière de la sous-région a sensiblement évolué depuis la première dévaluation que les pays ont connue en 1994. Le taux de couverture monétaire est passé de 14% en 1994 à 55% actuellement ; des progrès ont été réalisés en matière de réformes institutionnelles et de finances publiques, grâce à des programmes avec le Fonds Monétaire International (FMI). Les fondamentaux économiques et monétaires sont observés au niveau de la sous- région. Michel Dzombala, nouveau directeur national installé dans ses fonctions Le nouveau directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) nommé le 19 décembre 2016, Michel Dzombala a été intronisé le 4 juillet 2017 à Brazzaville. Le nouveau directeur national traine derrière lui une expérience de 28 ans au sein de cette structure. Il est âgé de 54 ans et a une des rouages de l’institution et de la politique monétaire et financière de la sous- région Afrique centrale. Avant d’être appelé à ces fonctions, il a occupé, depuis 2005, des postes de responsabilité au sein de la Banque centrale. Il a été directeur adjoint de l’informatique ; directeur central de l’investissement, du patrimoine et de la gestion ; directeur des systèmes et moyens de paiement. Pour le nouveau directeur national, la tâche qu’il va assurer est lourde tâche va peser sur son épaule à un moment où notre pays le Congo traverse une situation économique difficile. Un léger ralentissement du taux de croissance du Congo Le Comité monétaire et financier national congolais s’est aussi réuni le 4 juillet 2017 à Brazzaville et a noté que le taux de croissance du PIB en termes réels du Congo sur l’ensemble 2017 serait de -1,9% au lieu de 1% projeté initialement, contre -2,8% en 2016. Les participants au comité monétaire et financier national qui s’est réuni sous la présidence du ministre congolais des Finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Nganongo, en présence du gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale( BEAC), Abbas Mahamat Tolli, a examiné la situation économique nationale, l’état de santé du système bancaire local et les perspectives en termes de reprise de la croissance. Les participants à ces travaux ont noté un léger redressement des cours des matières et des produits de base exportés au Congo depuis le premier trimestre 2017. Selon le gouverneur, les perspectives en termes de croissance du Congo et de la sous-région sont réconfortantes et rassurantes et espère que cette situation va perdurer. Les participants ont cependant constaté que l’économie congolaise demeure néanmoins marquée par la poursuite des contreperformances du secteur primaire et des activités du secteur hors pétrole, du fait de la baisse de la production pétrolière. Selon eux, les prévisions tablent aujourd’hui vers une légère amélioration, grâce notamment à une baisse sensible de l’inflation au niveau national et à un système bancaire résilient face à la crise financière internationale, avec des banques et les finances disposant de la liquidité appréciable pour financer l’économie locale.

CEMAC : Le taux de croissance estimé à 5% en 2015, selon la BEAC

CEMAC : Le taux de croissance estimé à 5% en 2015, selon la BEAC

La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a annoncé dans un communiqué récemment diffusé que le taux de croissance dans les pays de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) en 2015 sera de 5% et connaîtra une légère hausse contrairement à l’année 2014. La banque rapporte que le taux de croissance sera maintenu autour de 5% grâce au dynamisme du secteur non pétrolier, la baisse des tensions inflationnistes à 2,7%, la stabilisation du taux de couverture extérieure de la monnaie autour de 95,5%, la détérioration du solde budgétaire, base engagement, hors don à moins 3,9% du Produit Intérieur brut et une augmentation du déficit extérieur courant à moins 13,8%. La BEAC avertit toutefois que de nombreux facteurs de risques pourraient en outre influencer ces perspectives, à savoir, une baisse prononcée des cours du pétrole brut, une reprise plus lente dans la zone euro, le ralentissement de la demande des pays émergents, la menace du groupe terroriste Boko Haram à l’extrême Nord du Cameroun et la persistance de la crise centrafricaine. Après examen des différents facteurs influençant la stabilité monétaire et en tenant compte de ces analyses, la BEAC a décidé de maintenir inchangé son principal taux directeur à 2,95%.