Le cinéma africain en lumière à Khouribga

La ville minière, carrefour des regards, des histoires et des émotions du cinéma africain contemporain

Le cinéma africain prend ses quartiers à Khouribga. Ainsi, la ville des phosphates célèbrera le 7e art africain dans moins d’une dizaine de jours, à l’occasion de la 26e édition de son prestigieux et très couru Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK). Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI,  cet événement est prévu du 30 mai au 6 juin prochain.

La République Démocratique du Congo (RDC) est à l’honneur de cette édition, qui « s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la place du festival en tant que l’une des plus anciennes manifestations cinématographiques du continent africain, constituant une plateforme de référence pour célébrer la créativité cinématographique africaine», a indiqué la Fondation du Festival international du cinéma africain de Khouribga.

 Plus qu’un rendez-vous cinématographique, le FICAK se veut un espace de dialogue culturel et d’échange d’expériences entre les professionnels du cinéma venus des différents pays du continent et du monde.

Organisé dans un contexte coïncidant avec son 49ème anniversaire, le festival accueille créateurs, réalisateurs et professionnels de l’image venus des quatre coins du continent pour une semaine de partage, de  rencontres, d’échanges et de célébration de la richesse et de la diversité du cinéma africain.

Comme le souligne la Fondation du festival, le FICAK « célèbre l’excellence du long métrage africain à travers une compétition officielle réunissant des œuvres puissantes, audacieuses et profondément humaines venues des quatre coins du continent ».

Une immersion au cœur de la créativité cinématographique africaine

Projections de films, rencontres artistiques, hommages et conférences autour d’une des expériences cinématographiques africaines les plus riches et créatives ponctueront cette édition, indique le festival.

Plusieurs films seront présentés en avant-première et projetés pour la toute première fois devant le public du festival, offrant ainsi une expérience cinématographique unique et exclusive, souligne la fondation précisant que les amateurs des productions africaines auront également l’occasion d’apprécier des projections exceptionnelles en présence des réalisateurs et équipes des films, dans une atmosphère de partage, de dialogue et de passion pour le 7ᵉ art.

Figurent en outre au programme  «une sélection de courts métrages venus de plusieurs pays africains. Des œuvres créatives et engagées, mettant en lumière la richesse et la diversité du cinéma africain contemporain », ont ajouté les organisateurs.

Encourager des œuvres célébrant la richesse et la diversité des cultures et identités africaines

A propos des compétitions officielles des longs et courts métrages de fiction prévues dans le cadre de cette édition, la direction du festival souligne que « les films retenus ont été sélectionnés avec soin parmi un grand nombre de candidatures, selon des critères artistiques et esthétiques rigoureux prenant en compte la qualité de la narration visuelle, l’originalité des propositions et l’audace des traitements cinématographiques ».

S’inscrivant dans la volonté du festival de soutenir la création cinématographique africaine et d’encourager aussi bien les jeunes cinéastes que les réalisateurs confirmés à proposer des œuvres reflétant la richesse et la diversité des cultures et identités africaines, « les films en compétition concourront pour plusieurs distinctions prestigieuses décernées par le festival, récompensant l’excellence artistique et mettant à l’honneur les talents créatifs africains émergents et confirmés », a-t-elle poursuivi.

Selon le programme du festival, les projections des films en compétition se dérouleront en présence des réalisateurs et des équipes artistiques, offrant ainsi au public, aux professionnels et aux critiques des moments privilégiés d’échange, de dialogue et de réflexion autour des enjeux du cinéma africain et de ses perspectives d’évolution, dans une atmosphère célébrant la créativité, l’ouverture culturelle et le dialogue artistique.

Le cinéma pour enfants au cœur de la 26ème édition

Une place particulière sera accordée lors de cette édition au cinéma des enfants, considéré « comme un espace pour l’éducation à l’image et le développement du sens esthétique et culturel chez les générations montantes », a affirmé la direction du festival.

Dans cette perspective, le FICAK annonce qu’il « allouera des spectacles cinématographiques destinés aux enfants, ainsi que des ateliers éducatifs et formatifs qui introduisent le cinéma africain émergent, stimulent leur imagination créative et inculquent les valeurs de tolérance, d’ouverture et de coexistence ».

Ils pourront ainsi découvrir la diversité des cultures africaines à travers la photographie, s’engager dans des activités interactives qui allient plaisir et savoir, avec la participation d’artistes, d’encadreurs et de spécialistes du cinéma pour enfants, selon la fondation du festival qui affirme ainsi sa conviction quant au rôle culturel et éducatif du septième art dans la construction de la conscience des nouvelles générations.

Rendez-vous est donné aux passionnés du 7ᵉ art africain.

 Alain Bouithy

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