Maroc. Le déficit commercial s’alourdit

Le commerce extérieur sous pression à fin mars 2026 Selon les données du commerce extérieur établies sur la base des déclarations douanières, le déficit commercial s’est aggravé de 23,9% à fin mars 2026 pour atteindre 87,37 milliards de dirhams (MMDH) contre 70,54 MMDH un an auparavant, a indiqué l’Office des changes. Dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’institution publique explique ce déficit par une hausse des importations de biens de +11,1% (+20,71 MMDH), plus marquée que celle des exportations, qui ont progressé de +3,3% (+3,88 MMDH). Une progression modérée des exportations face à une forte hausse des achats à l’étranger Dans le détail, les importations se sont chiffrées à 208,11 MMDH à fin mars 2026 au lieu de 187,40 MMDH une année auparavant, tirées notamment par la hausse de plusieurs produits. D’après l’Office, les importations de produits finis d’équipement ont bondi de +24,7%, soit +10,24 MMDH, principalement suite à l’augmentation des achats d’avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,31 MMDH), des voitures utilitaires (+1,69 MMDH) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+1,17 MMDH). L’accroissement des importations de produits finis de consommation de +14,6% (+6,59 MMDH) est justifié par la hausse des achats de parties et pièces pour voitures de tourisme (+38,1%, soit +2,90 MMDH), des voitures de tourisme (+40,9%, soit +2.706MDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+16,2%, soit +485MDH). La hausse des importations de produits bruts (+42,2%, soit +3,87 MMDH) est attribuée à l’augmentation de celles des soufres bruts et non raffinés (+4,32 MMDH), de la ferraille, des déchets et autres minerais (+348MDH), a fait savoir l’institution soulignant en revanche une baisse des importations d’huile d’olive brute ou raffinée de 277MDH. S’agissant de l’évolution des demi-produits (+2,1%, soit +809MDH), les données montrent que cet accroissement fait suite à la hausse des achats des fils, barres et profilés en cuivre (+1,01 MMDH) et des engrais naturels et chimiques (+626MDH). En revanche, les importations des achats de demi-produits en fer ou en aciers non alliés ont baissé de 737MDH au cours de la même période. En hausse de +1,1% (+312MDH), l’évolution de la facture énergétique a été soutenue par la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de +14,7% (+1,96 MMDH), a indiqué l’Office précisant que la hausse de la facture énergétique s’établit à +40% (+3,61 MMDH) en glissement mensuel. Enfin, les produits alimentaires ont accusé un recul de 6% (-1,42 MMDH), suite, essentiellement, à la baisse des importations de sucre brut ou raffiné (-1,00 MMDH) et des animaux vivants (-982MDH). A l’inverse, les approvisionnements en blé ont augmenté de +748MDH. A noter que les exportations ont dans l’ensemble atteint 120,74 MMDH à fin mars 2026 au lieu de 116,86 MMDH une année auparavant (+3,3%, soit +3,88 MMDH). Durant cette période, les ventes du secteur automobile à l’étranger se sont accrues de +12,1% pour s’élever à +4,51 MMDH, suite « principalement à la hausse des ventes du segment de la construction (+3,23 MMDH) et du segment du câblage (+1,57 MMDH), atténuée par la baisse des exportations du segment powertrain (-550MDH) », a expliqué l’Office. La hausse enregistrée dans l’aéronautique de +12,6% correspondant à +886MDH, fait suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +846MDH et des exportations du segment EWIS de +39MDH, a-t-il fait savoir. A l’inverse, les exportations du secteur de l’électronique et de l’électricité ont reculé de 4,7% (-199MDH), pénalisées essentiellement par la baisse des exportations des appareils électriques pour la téléphonie ou la télégraphie par fil (-123MDH) et des composants électroniques (-112MDH). Même tendance du côté de l’agriculture et de l’agro-alimentaire où les exportations ont affiché une baisse de 2,3% (-621MDH), notamment suite à celle des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (-1,03 MMDH) et de la pêche et de l’aquaculture (-45MDH). Idem pour le secteur des phosphates et dérivés en baisse de 7,4% (-1,51 MMDH), suite au recul des ventes des engrais naturels et chimiques (-1.661MDH) et des phosphates (-75MDH). Les exportations de l’acide phosphorique, quant à elles ont augmenté de +224MDH. Quant à la baisse des exportations du textile et cuir de 14,1% (-1,604MDH) elle est consécutive à celle des exportations des vêtements confectionnés (-1,16 MMDH), des articles de bonneterie (-315MDH) et des exportations des chaussures (-54MDH). Alain Bouithy
Maroc. A 29,2%, le chômage des jeunes reste à un niveau préoccupant

La nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre confirme une réalité persistante Le taux de chômage strict s’est établi à 10,8% au premier trimestre 2026, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP), précisant qu’il s’est situé à 13,5% en milieu urbain et 6,1% en milieu rural. Dans sa récente note d’information relative à la situation du marché du travail au Maroc au premier trimestre, l’institution publique a affirmé que « ce taux culmine à 16,1% pour les femmes contre 9,4% pour les hommes ». Cette note s’appuie sur les résultats de la nouvelle « Enquête sur la main-d’œuvre » (EMO2026), qui constitue la première enquête d’une nouvelle génération d’enquêtes sur le marché du travail au Maroc, a indiqué le HCP mettant en exergue qu’elle est «conçue conformément aux récentes normes internationales adoptées lors des 19e, 20e et 21e Conférences internationales des statisticiens du travail (CIST) de l’Organisation internationale du travail (OIT) ». Persistance des déséquilibres du marché du travail Basées sur ces résultats, les données recueillies montrent que « les jeunes de 15 à 24 ans restent la catégorie la plus exposée avec un taux de 29,2%, suivis par les personnes âgées de 25 à 34 ans (16,1%) », a en outre fait remarquer le HCP. Les mêmes chiffres suggèrent que le volume du chômage en sens strict a atteint 1.253.000 personnes, dont 79,6% résident en milieu urbain et 31,3% sont des femmes. « Parmi les personnes en emploi contre revenu, 671.000 sont en situation de sous-emploi lié à la durée de travail, dont 52,9% résident en milieu urbain », a souligné l’institution, expliquant que la main-d’œuvre potentielle s’est de son côté établie à 884.000 personnes, soit 5,5% de la population hors main-d’œuvre. A noter que le taux combiné du chômage strict et du sous-emploi lié à la durée de travail (qui mesure la main-d’œuvre subissant une insuffisance de temps de travail totale ou partielle) s’est élevé à 16,6% au terme des trois premiers mois de l’année, selon le Haut-commissariat qui ajoute que ce taux est de 18,3% en milieu urbain et 13,6% en milieu rural. Il culmine à 19,8% pour les femmes contre 15,7% pour les hommes. En ce qui concerne le taux combiné du chômage strict et de la main-d’œuvre potentielle (qui mesure la pression actuelle et potentielle sur le marché du travail), il s’est établi à 17,1% au premier trimestre 2026, a fait savoir l’institution rappelant qu’il est de 20,4% en milieu urbain et 11,2% en milieu rural. Dans sa note, l’organisme a fait état d’un écart très marqué entre les hommes et les femmes relevant que ce taux culmine à 27,9% pour les femmes contre 13,9% pour les hommes. Quant au taux composite de la sous-utilisation de la main-d’œuvre (qui reflète le besoin global non satisfait de travail en associant le chômage strict, le sous-emploi lié à durée et la main-d’œuvre potentielle), il s’est établi à 22,5% au niveau national, 24,8% en milieu urbain et 18,3% en milieu rural, a par ailleurs déclaré le HCP. Selon l’institution, « les taux les plus élevés concernent les jeunes âgés de 15 à 24 ans (45,3%) et les femmes (31,1%), mettant l’accent sur une coexistence des différentes composantes du besoin non satisfait de travail pour ces deux catégories ». Alain Bouithy SITUATION RÉGIONALE DU MARCHE DU TRAVAIL : Six régions affichent des taux de participation à la main-d’œuvre supérieurs à la moyenne nationale (41,8%). Il s’agit des régions de Dakhla-Oued Ed-Dahab avec 63,9%, de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 46,4%, de Casablanca-Settat avec 45,6%, de Laâyoune-Sakia El Hamra avec 43,1%, de Rabat-Salé-Kénitra avec 42,6%, et de Marrakech-Safi avec 42,2%. En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés dans les régions de Drâa-Tafilalet (31,1%), de l’Oriental (37%) et de Guelmim-Oued Noun (37,2%). S’agissant du chômage strict, les taux de chômage les plus élevés sont observés dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra (20,3%), de l’Oriental (14,9%), de Guelmim-Oued Noun (14,8%), et de Fès-Meknès (14,2%). Avec moins d’acuité, deux régions dépassent la moyenne nationale (10,8%) à savoir Rabat-Salé-Kénitra (10,9%) et Casablanca-Settat (12,7%). Cependant, les régions de Dakhla-Oued Ed-Dahab, de Marrakech-Safi et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima enregistrent les taux les plus bas, respectivement 5,7%, 7,0% et 7,3% (HCP).
Festival. Jazzablanca dévoile sa programmation complète

Dix jours, trois scènes, cinquante concerts, et Casablanca qui vibre ! Pour sa 19e édition, du 2 au 11 juillet 2026, Jazzablanca franchit un nouveau cap. Pour la première fois de son histoire, le festival proposera 40 concerts à Anfa Park, et 10 concerts gratuits au Parc de la Ligue Arabe. À Anfa Park, la programmation se déploie sur dix jours, avec un rythme bien affirmé : le “week-end 1” ( jeudi 2 au samedi 4 juillet) est porté par de grandes figures internationales ; la “semaine” ( dim. 5 au mercredi 8 juillet), est consacrée à l’écoute, à la découverte et aux artistes qui font les scènes actuelles ; et le “week-end 2” ( jeudi 9 au samedi 11 juillet) est placé sous le signe des grands shows. Cette progression se vivra pleinement à travers une expérience qui gagne en ampleur. Le site évolue avec des espaces agrandis, une offre culinaire riche, ainsi que des cheminements entre les scènes, le Village et les différents espaces de vie. L’édition 2026 s’inscrit ainsi la continuité de l’une des marques de fabrique du festival : accorder une place essentielle à l’expérience des festivaliers, au-delà des concerts. Au Parc de la Ligue Arabe, Jazzablanca offrira comme chaque année un concert gratuit par jour. Pensée comme une extension du festival au cœur de Casablanca, cette programmation ouverte fera dialoguer artistes marocains et internationaux, entre jazz, gnaoua, soul, répertoires amazighs et musiques actuelles. La Scène Casa Anfa complète son affiche avec onze nouveaux concerts Ms. Lauryn Hill x Wyclef Jean (États-Unis) ; Jessie J (Royaume-Uni) ; Faouzia (Maroc / Canada) ; Meute (Allemagne) ; Gente de Zona (Cuba) ; INO Casablanca (Maroc/France) ; Deluxe (France) ; Hypnotic Brass Ensemble x Mehdi Nassouli (États-Unis / Maroc) ; Oxlade (Nigeria) ; Danyl (France/Algérie) ; zeyne (Jordanie / Palestine) Le vendredi 10 juillet, Jazzablanca accueillera Ms. Lauryn Hill, véritable icône du Hip Hop et du R&B, lauréate de multiples Grammy Awards qui a inspiré des générations d’artistes. Elle sera accompagnée de Wyclef Jean, YG Marley & Zion Marley pour un concert-événement qui s’annonce comme l’un des temps forts de cette édition. L’affiche réunira sur une même scène l’héritage des Fugees, l’univers de The Miseducation of Lauryn Hill et la continuité portée par la nouvelle génération Marley. Le samedi 11 juillet, Jessie J se produira en clôture de la 19ème édition. Figure reconnue de la pop britannique, elle a signé plusieurs titres devenus des standards mondiaux, de Price Tag à Domino en passant par Bang Bang. La sortie, fin 2025, de son album Don’t Tease Me With A Good Time, le premier depuis huit ans, replace au premier plan une artiste dont la voix et le répertoire ont marqué la pop internationale depuis plus de quinze ans. Elle partagera cette dernière soirée avec Madison McFerrin, Hind Ennaira et Jorja Smith, pour une clôture 100 % féminine. La programmation accorde également une place importante aux artistes les plus en vue de la scène actuelle. Faouzia, chanteuse maroco-canadienne née à Casablanca, se produira pour la première fois au Maroc. Le Nigérian Oxlade s’est imposé comme l’un des noms les plus identifiés de l’afropop actuelle. zeyne, artiste jordano-palestinienne, développe une musique qui croise arabe contemporain, soul, R&B et pop alternative. Le franco-algérien Danyl évolue dans un registre pop urbaine en français et en arabe, tandis qu’INO Casablanca rejoint l’affiche avec un univers nourri de rap, d’électro et d’influences hispano-marocaines pour son tout premier concert à Casablanca. Jazzablanca offrira également une parenthèse latino avec le duo cubain Gente de Zona, le mercredi 8 juillet. Porté par plusieurs succès internationaux, le groupe est actuellement en tournée mondiale avec un show festif et généreux qui revendique les racines cubaines des deux chanteurs Alexander Delgado et Randy Malcom. Enfin, le festival accueillera des formations musicales reconnues pour leur puissance scénique : Le collectif français Deluxe s’est imposé au fil des années par des shows généreux, festifs et très visuels, à la croisée du funk, de la pop, du hip-hop et de l’électro. Le groupe allemand MEUTE transpose l’électronique dans une formule portée par les cuivres et les percussions. Jazzablanca retrouvera aussi Hypnotic Brass Ensemble x Mehdi Nassouli, une rencontre qui avait marqué l’édition 2019, entre l’énergie des musiciens de Chicago et l’univers gnaoua de Mehdi Nassouli, ouvert depuis longtemps aux dialogues et aux croisements musicaux. Une expérience en mouvement à Anfa Park À Anfa Park, Jazzablanca poursuit ce qui constitue l’une de ses marques de fabrique : une attention particulière portée aux aménagements du site et à l’expérience autour des concerts. L’édition 2026 accompagne le changement d’échelle du festival avec un périmètre élargi pour recevoir le public dans de meilleures conditions d’accès, de circulation et de confort. Le Village adopte cette année un aménagement en îlot. Le parcours food & beverage a été agrandi. Le food court double de taille, avec trois zones distinctes et plus de 2000 places assises. L’offre réunira street food, concepts gastronomiques et adresses emblématiques de Casablanca. Un restaurant premium sur réservation viendra compléter ce dispositif, sur une terrasse en hauteur face à la Scène 21. Parmi les nouveautés de cette édition, une zone d’animation plus développée viendra enrichir le site, avec notamment une gaming zone installée autour de dispositifs immersifs et de réalité virtuelle. Enfin, le circuit des quatre parkings gratuits du festival sera reconduit, avec cette année la possibilité de réservation anticipée et gratuite pour les acheteurs de billets. Les concerts gratuits au Parc de la Ligue Arabe Au Parc de la Ligue Arabe, Jazzablanca proposera chaque soir un concert gratuit à 18h00. Cette programmation fait place à des artistes marocains et internationaux qui croisent musiques actuelles, héritages du jazz, gnaoua, répertoires amazighs, soul et formes plus expérimentales, dans un format ouvert et accessible au cœur de Casablanca. Le jeudi 2 juillet, Asmaa Hamzaoui & Bnat Timbouktou ouvrira cette série avec une lecture féminine et contemporaine de la tradition gnaoua. Urban Folklore, formation basée à Rabat, proposera, vendredi 3 juillet, un projet instrumental qui mêle jazz, funk et
L’IA et les infrastructures numériques accompagnent la transition de l’Afrique vers des systèmes de santé plus résilients, plus préventifs et mieux connectés

GITEX FUTURE HEALTH AFRICA Morocco, dont la première édition se tient du 4 au 6 mai, mettra en lumière l’innovation pharmaceutique, le diagnostic de précision et les technologies dédiées au parcours patient Le système de santé marocain connaît aujourd’hui une transformation profonde. Il s’éloigne progressivement d’un modèle principalement réactif, centré sur la prise en charge des épisodes aigus, pour évoluer vers des dispositifs de santé davantage portés par le numérique, la prévention, le dépistage précoce et le suivi des maladies dans la durée. Cette dynamique sera au cœur de GITEX FUTURE HEALTH AFRICA Morocco, dont la première édition se tient du 4 au 6 mai à la Foire Internationale de Casablanca. Organisé sur trois jours, l’événement se tient sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, sous l’égide du ministère de la Santé et de la Protection sociale du Royaume du Maroc, en partenariat stratégique avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS), et sous l’organisation de KAOUN International, organisateur des événements GITEX à l’échelle mondiale. Cette première édition met en avant les opportunités d’investissement dans les startups africaines de la health-tech et contribuera à faire émerger des partenariats transfrontaliers capables de répondre aux défis spécifiques du continent. Elle réunit des acteurs publics et privés mondiaux du secteur de la santé, issus de plus de 27 pays, ainsi que 200 marques exposantes, parmi lesquelles AstraZeneca du Royaume-Uni, Pfizer des États-Unis, Sanofi et Numih de France, MedLabs de Jordanie, SEDCO des Émirats arabes unis et Elekta de Suède. La dynamique d’investissement et d’accélération des startups sera portée par des jeunes entreprises primées, à l’image de LifeBank, au Nigeria, qui fournit du sang et de l’oxygène dans les zones rurales d’Afrique. Des entrepreneurs issus de Pradaan Innovation Labs, pionnier des nanotechnologies, ainsi que Baby FM, fabricant de dispositifs connectés dédiés à la santé maternelle, ambitionnent également d’étendre leurs activités sur le continent africain à partir du Maroc. Ces startups et entrepreneurs seront mis en relation avec des investisseurs internationaux représentant plus de 10 milliards de dollars d’actifs sous gestion, ainsi qu’avec des accélérateurs et institutions internationales encore jamais présents au Maroc. Parmi eux figurent Amethis, Boehringer Ingelheim, Gobi Partners, Southeast Asia Exponential Ventures (SeaX), UM6P Ventures et Villgro Africa. Plusieurs ONG prendront également part à l’événement, notamment ABCHealth, Africa Healthcare Federation et Healthtech Hub. Les innovateurs qui donnent corps à la transformation de la santé Les organisations internationales présentes lors de l’événement donneront à voir l’ampleur de la transformation en cours, depuis l’innovation pharmaceutique jusqu’au diagnostic de précision, en passant par les technologies dédiées au parcours patient. À titre d’exemple, AstraZeneca présentera des déploiements numériques déjà appliqués sur le terrain, illustrant la manière dont l’intelligence clinique, la donnée et la technologie peuvent être intégrées pour favoriser un diagnostic plus précoce et une gestion plus intelligente des maladies. Cette approche permet aux professionnels de santé d’identifier les risques plus en amont et d’orienter les patients avec davantage d’efficacité, depuis le dépistage jusqu’au traitement. Rami Scandar, Cluster President, AstraZeneca Near East and Maghreb, a déclaré : « GITEX Future Health Africa représente une formidable opportunité pour AstraZeneca d’échanger avec l’écosystème marocain de la santé et de l’innovation. En réunissant des leaders technologiques et des partenaires du secteur de la santé, cette plateforme crée un espace privilégié pour explorer la manière dont la donnée, la science et l’IA peuvent soutenir des systèmes de santé résilients et durables, tout en favorisant un accès équitable des patients aux médicaments innovants. » Il a également souligné qu’AstraZeneca travaille avec Qure.ai au déploiement d’une solution de tri par imagerie thoracique alimentée par l’IA, afin d’aider les équipes de radiologie à signaler plus rapidement les lésions pulmonaires suspectes et à réduire ainsi le délai critique entre la première image et l’examen par un spécialiste. Pour les patients atteints, ou à risque, de maladie rénale chronique, un parcours baptisé « Healthy Route » associe une évaluation simple du risque en soins primaires, des rappels numériques pour réaliser des tests de fonction rénale et des orientations structurées vers la néphrologie, avec pour objectif de ralentir la progression de la maladie grâce à une intervention plus précoce. Ces initiatives ne sont pas de simples programmes pilotes, a insisté Rami Scandar. « Elles reflètent l’élargissement de notre réseau de collaborations formelles, notamment à travers un protocole d’accord portant sur un centre d’excellence dédié aux maladies rares avec la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, ainsi qu’un partenariat avec la Fondation Lalla Salma dans le domaine de l’oncologie. Ces collaborations montrent comment l’innovation peut être intégrée aux priorités de santé publique du Maroc afin de générer un impact mesurable pour les patients. » MedLabs, groupe de référence dans le diagnostic, participera également à l’événement, marquant ainsi sa première présence en tant qu’exposant sur le continent africain. L’entreprise mettra en avant son modèle de solutions de santé intégrées, notamment le séquençage clinique du génome entier, porté par plusieurs plateformes de séquençage de nouvelle génération (NGS). Il s’agit du premier et unique service commercial de ce type disponible en Jordanie, désormais proposé aux marchés africains. « L’accès à des diagnostics de haute qualité est une condition essentielle à l’efficacité des soins de santé. Notre participation à GITEX Future Health Africa constitue une étape importante dans l’exploration de nouvelles opportunités pour contribuer au développement des systèmes de santé à travers le continent », a souligné le Dr George Sahyoun, COO de MedLabs. De son côté, SEDCO, fournisseur de solutions intelligentes pour la santé, présentera sa plateforme « Phygital Patient Journey », conçue pour répondre à l’un des défis les plus persistants du secteur : l’expérience fragmentée et discontinue que vivent les patients, depuis le premier contact avec le système de santé jusqu’au traitement. Son système unifié permet de gérer l’ensemble du parcours patient au sein d’un environnement intelligent unique. « L’avenir de la santé repose sur la création d’expériences fluides, intelligentes et centrées sur le patient. Notre participation à GITEX Future Health Africa reflète
Maroc. L’appel implicite de la Banque mondiale à des réformes profondes

Des fragilités structurelles qui freinent le potentiel économique Entre 2000 et 2024, la population en âge de travailler a progressé près de 2,5 fois plus vite que l’emploi ECONOMIE. « Le Maroc pourrait générer 1,7 million d’emplois de plus d’ici 2035 et augmenter son PIB réel de près de 20 % au-dessus du niveau de référence », révèle la Banque mondiale dans deux rapports analytiques rendus publics mardi 28 avril. L’institution internationale financière estime cependant que « ce potentiel ne se concrétisera que si un programme de réformes ambitieux est mis en œuvre ». Si ces deux rapports, produits en étroite collaboration avec le gouvernement marocain, fournissent à la fois des données probantes et une feuille de route pour faire de cette transformation une réalité, ils envoient surtout plusieurs messages implicites très clairs. Le principal message de ces documents, « Rapport sur la croissance et l’emploi au Maroc » et le « Diagnostic du secteur privé au Maroc » est sans doute un appel explicite à des réformes structurelles profondes. Les réformes actuelles jugées insuffisantes ou incomplètes Bien que dit dans un ton diplomatique, il apparaît que l’organisme juge clairement les réformes actuelles insuffisantes ou incomplètes et suggère d’accélérer sur des chantiers sensibles tels que ceux du marché du travail, de l’éducation, de la concurrence, du rôle de l’Etat, du climat des affaires, entre autres. Pour bien comprendre la signification réelle de ce message, il suffit de se référer à celui délivré sur le même sujet par son alter ego : le Fonds monétaire international (FMI) qui avait dégainé cette même observation en mars dernier. A ce propos, on se souvient que l’organisme avait appelé le Maroc à accélérer les réformes du marché du travail pour stimuler l’emploi durable. Dans un ton tout aussi diplomatique, le FMI avait alors réitéré des recommandations sur ce sujet adressées au terme d’une mission conduite par Laura Jaramillo, du 29 janvier au 11 février au Maroc, lesquelles appelaient à davantage de réformes liées au marché du travail. Le deuxième message implicite est que l’économie marocaine a des marges importantes de progression, mais qu’elle n’exploite pas encore pleinement ses capacités actuelles en termes de productivité, d’emploi et d’investissement. Pour les auteurs desdits rapports, bien que l’économie marocaine ait accompli de véritables avancées, « la croissance ne s’est pas encore traduite par une création d’emplois à la hauteur des besoins, en particulier pour les femmes et les jeunes ». Pour mieux apprécier l’ampleur de la situation, la Banque mondiale rappelle qu’« entre 2000 et 2024, la population en âge de travailler a progressé près de 2,5 fois plus vite que l’emploi. Alors que 40 % des industries évoluent dans un environnement peu concurrentiel, les entreprises peinent à se développer et à accroître leur productivité. Le taux d’activité des femmes demeure parmi les plus faibles au monde, malgré la progression de leur niveau d’études, et continue en outre de s’éroder ». Le troisième message juge insuffisante la croissance actuelle. Selon l’organisme international, le scénario actuel (sans réformes majeures) mènerait à une croissance plus faible, ce qui signifie que la trajectoire actuelle est perçue comme perfectible, voire limitée. Dans son Rapport sur la croissance et l’emploi, l’institution met en lumière les contraintes structurelles et formule des recommandations stratégiques articulées autour de quatre axes. Il s’agit des marchés plus efficaces et plus compétitifs, des entreprises plus dynamiques, des investissements publics à plus fort impact et des marchés du travail plus inclusifs qui se renforcent mutuellement, selon la Banque mondiale. De l’avis des experts de l’organisme, la création d’emplois supplémentaires à l’horizon 2035 et 2050 ainsi que la hausse du PIB réel au-dessus du niveau de référence permettront de concrétiser ainsi « les ambitions du Nouveau modèle de développement en une trajectoire atteignable ». Pour Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division à la BIRD pour le Maghreb et Malte, « le Maroc a construit des bases solides et, grâce aux recommandations du Rapport sur la croissance et l’emploi, le Royaume peut aller encore plus loin, créer des millions d’emplois, approfondir les investissements privés et créer de réelles opportunités pour les femmes et les jeunes. Le Groupe de la Banque mondiale s’engage pleinement dans cette entreprise aux côtés du Maroc ». Au final, le message réel n’est pas seulement « le Maroc peut réussir », mais plutôt qu’il pourrait faire beaucoup mieux qu’aujourd’hui, et que cela dépendra de décisions politiques difficiles et rapides. Alain Bouithy
23e Forum Arts et Métiers-Entreprises : l’ingénieur marocain au cœur de la stratégie d’influence internationale du Royaume

La 23ème édition du Forum Arts et Métiers-Entreprises aura lieu le jeudi 14 mai 2026 à la salle de Conférences d’Agropolis-Meknès, sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi Mohammed VI. Plateforme incontournable d’échanges entre étudiants, entreprises et experts, le Forum Arts et Métiers-Entreprises est organisé par l’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers Meknès (ENSAM Meknès), « dans une dynamique nationale visant à renforcer la compétitivité marocaine et à consolider son rayonnement régional et international », souligne-t-on dans un communiqué. Comme le suggère le thème de cette année, « L’ingénieur marocain: pierre angulaire du soft power national », l’édition 2026 met en lumière le rôle stratégique de l’ingénieur dans le rayonnement du Maroc à l’échelle continentale et internationale, en plus d’offrir une véritable opportunité d’insertion professionnelle pour les élèves-ingénieurs. Cet événement, très attendu par la communauté estudiantine, constituer également une occasion d’échanger directement avec les entreprises partenaires présentes aux stands. Selon le comité d’organisation, le Forum s’ouvrira par une conférence plénière réunissant des personnalités éminentes: hauts responsables ministériels, ambassadeurs, experts industriels et acteurs culturels et sportifs, qui apporteront leur éclairage sur le rôle central de l’ingénieur marocain dans le rayonnement national. Le programme prévoit, en complément, des panels thématiques qui « approfondiront le débat sur les enjeux du développement du capital humain, de la technologie au service de la performance sportive, ainsi que de l’expression du génie marocain à travers les arts et la culture », précise-t-il. La journée sera également marquée par la remise des prix Innov’AM, récompensant les meilleurs projets innovants développés par les étudiants, ajoute l’ENSAM Meknès qui s’engage, « à travers cette initiative, à former une nouvelle génération d’ingénieurs polyvalents, capables d’accompagner les projets ambitieux et les chantiers ouverts et initiés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Pour l’ENSAM Meknès, l’ingénieur marocain s’impose comme un acteur central du développement durable, de la souveraineté industrielle et du leadership national, dans un contexte où l’influence d’une nation repose sur l’innovation et la valorisation du capital humain. A travers les projets structurants, les infrastructures, l’énergie et la technologie, il contribue directement au positionnement stratégique du Royaume du Maroc, explique-t-elle affirmant que « la transformation de ce potentiel en un levier d’influence durable repose sur une synergie entre formation d’excellence, innovation, entreprises performantes ». Patricia Engali
Maroc. La production de phosphates et dérivés ralentit

Début d’année sous pression pour le secteur extractif L’activité du secteur extractif montre des signes d’essoufflement, selon les statistiques publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. L’orientation observée début 2026 prolonge une dynamique amorcée au quatrième trimestre de l’année 2025. En effet, après une consolidation de 6,7% au premier trimestre, de 10,9% au deuxième trimestre et de 5,2% au troisième trimestre 2025, la performance de la valeur ajoutée du secteur extractif s’était repliée de 3,4% au quatrième trimestre 2025. Rappelons qu’au terme de l’année écoulée, la valeur ajoutée du secteur extractif s’était accrue en moyenne de 4,9%, après une augmentation de 13,6% un an plus tôt, comme l’a relevé la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’avril 2026 (N°350). La tendance observée au dernier trimestre 2025 s’est confirmée en début d’année en cours, ressort-il de cette note qui fait état de la baisse de la production de phosphates et dérivés à fin février 2026. Selon la même source, « au cours des deux premiers mois de 2026, la production de phosphate roche, principal baromètre de l’activité du secteur extractif, a accusé une baisse de 9,9%, après une hausse de 13,6% un an auparavant, indique ce département. Cette tendance est également observée du côté de la production des dérivés de phosphates, les données montrant un repli de 7,8% au cours de la même période, après une augmentation de 10,8% il y a une année, indique la DEPF. En parallèle, la valeur des exportations de phosphates et dérivés « a repris une évolution positive au cours du mois de février 2026, enregistrant une hausse de 8,9%, après un retrait de 43,4% un mois plus tôt et une hausse de 5,2% un an auparavant », a-t-elle fait savoir, précisant que cette évolution a été portée, plus particulièrement, par le renforcement de la valeur des exportations des engrais naturels et chimiques (+17,7%), tirée par la hausse du volume (+9,3%) et du prix (+7,8%). En ce qui concerne les ventes à l’étranger de l’acide phosphorique, les chiffres montrent qu’elles se sont aussi accrues, en valeur, bien que dans une moindre mesure (+1,1%) en février 2026. Suite au repli de la valeur des expéditions des dérivés de phosphates de 17,1% et de celle du phosphate brut de 10,8%, la valeur des ventes à l’étranger de phosphates et dérivés a baissé de 16,5% au terme des deux premiers mois de 2026, après une hausse de 6,1% à fin février 2025. Quant à la valeur des exportations des autres extractions minières, les statistiques montrent qu’elle s’est raffermie de 35,8% au terme des deux premiers mois de 2026, après une amélioration de 13,2% un an auparavant. Pour rappel, lors de la première réunion trimestrielle de l’année de son Conseil, tenu mardi 17 mars, Bank Al-Maghrib avait indiqué que les perspectives d’évolution des cours des matières premières sur les marchés internationaux restent très incertaines et soumises à des pressions haussières. Selon le scénario central retenu par la Banque centrale, en ce qui concerne le phosphate et ses dérivés, « les cours du DAP d’origine marocaine devraient, selon les estimations de la Commodities Research Unit (CRU), augmenter à 816 dollars la tonne en 2026, portés par, outre la poursuite des restrictions sur les exportations chinoises, les perturbations du commerce mondial des engrais et des intrants essentiels à leur production, avant de revenir à 703 dollars en 2027 ». L’institution publique prévoyait, en revanche, que les prix du phosphate brut s’inscriraient en légère baisse sur l’horizon de prévision. Poursuivant ses prévisions sur le volet des comptes extérieurs, BAM avait estimé que « les ventes de phosphates et dérivés devraient poursuivre leur tendance haussière en 2026, avec une augmentation de 19,4%, suivie d’une diminution de 8,7% en 2027 à 108,8 milliards de dirhams ». Alain Bouithy
SIAM 2026 : Stellantis Maroc et le Crédit Agricole du Maroc unissent leurs forces pour une micro-mobilité rurale accessible

Inclusion financière et du développement durable En marge de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM 2026), Stellantis Maroc et le Groupe Crédit Agricole du Maroc, à travers ses filiales Tamwil El Fellah et ARDIMicrofinance, ont annoncé la signature d’une convention de partenariat visant à faciliter l’accès au financement du FIAT TRIS, solution de micro mobilité électrique dédiée aux besoins des populations agricoles et rurales. Ce partenariat a pour objectif d’accompagner les petits et moyens agriculteurs, les coopératives, les associations agricoles, ne remplissant pas les conditions d’accès au financement bancaire classique, ainsi que les particuliers porteurs d’activités génératrices de revenus, en leur proposant des solutions de financement adaptées pour l’acquisition d’un véhicule utilitaire répondant aux réalités du terrain et respectueux de l’environnement, indique-t-on dans un communiqué. Selon la même source, ce dispositif vise à lever les freins financiers à l’acquisition de solutions de mobilité professionnelles et à soutenir durablement l’activité économique en milieu rural tout en facilitant l’exercice des activités agricoles et para agricoles, à travers l’encouragement de l’usage du FIAT TRIS pour notamment le transport de fruits et légumes depuis les exploitations vers les marchés locaux ou les points de collecte, le déplacement d’outils, de matériel et d’intrants agricoles entre les parcelles et les zones de stockage, la logistique de proximité pour les coopératives et groupements agricoles, les activités de distribution rurale pour les petits commerçants et porteurs d’activités génératrices de revenus ainsi que les services agricoles de terrain nécessitant des déplacements fréquents avec du matériel protégé des intempéries . Pour Yves Peyrot des Gachons, Président Directeur Général de Stellantis Maroc, « Ce partenariat avec le Groupe Crédit Agricole du Maroc s’inscrit pleinement dans notre volonté de rendre la mobilité utile plus accessible, notamment pour les agriculteurs et les acteurs du monde rural. Le FIAT TRIS, et en particulier sa version Cargo Box, apporte une réponse concrète aux besoins du terrain. Grâce à ce dispositif de financement, nous levons un frein majeur à son adoption. » Pour sa part, Mohammed Fikrat, Président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, estime qu’« à travers Tamwil El Fellah et ARDI Microfinance, notre Groupe réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion financière et l’accompagnement du développement du monde agricole et rural. Ce partenariat avec Stellantis Maroc permet d’offrir aux bénéficiaires des solutions de financement adaptées pour améliorer leur mobilité grâceaux solutions electriques offertes par Stellantis, renforcer leur activité économique et soutenir le développement durable des territoires ruraux. » Grâce à ce partenariat, les bénéficiaires pourront accéder à des financements adaptés à leurs besoins selon les critères d’éligibilité propres à Tamwil El Fellah et ARDI Microfinance .