Congo : le système Sassou au pied du mur, entre dette abyssale, clans voraces, crise sociale et périls géopolitiques ( dossier 6 mins)

PARLONS-EN. L’économie congolaise est sous pression profonde avec une dette qui pèse sur les marges de manœuvre de l’État, des tension sociales et un environnement régional en pleine recomposition : cette zone de turbulences est occasionnée par la mauvaise gouvernance d’Anatole Collinet Makosso (ACM), les rivalités des clans Bouya, Oba, JDO, les Nguesso, Françoise Joly et au sein du Pct. Elle entraîne le peuple dans un tourbillon de précarité innommable et de pénuries de tout genre avec une inflation sans précédent.

La corde usée d’un processus de planification moribond

Le 21 septembre 2026, ACM a lancé à Brazzaville un processus de planification national pour le développement (PND) 2027- 2032. Il est piloté par Ludovic Ngatsé, ancien ministre des finances et du budget et ex Commissaire aux comptes des entreprises d’État qui avait mal certifié conforme les sociétés comme Ecair, Snpc, Snde-Lcde, Sne-E2c, pour ne citer que celles-là. Les discours de ces deux mousquetaires sur le PND sont très ronflants, mais creux. L’exercice de ce processus apparaît comme une pantalonnade et un bal des incompétents à défaut d’être une orgie de dépenses inutiles de Ngatsé et Cie. La preuve, ACM et sa bande n’ont jamais évalué profondément et contradictoirement les leçons des 4 plans passés (DRSP 1 et 2, PND 1 et 2). À quoi sert de projeter le Congo vers 2032 avec des outils intellectuels de 2002, et surtout, si le présent n’est pas stabilisé ? Tenez, aucun des participants pseudo-experts ne connaît ni l’industrie de l’IA, ni des technologies génétiques émergentes moins encore de transition énergétique… Comment envisager la santé quantique avec des Professeurs de médecine qu’on trouve aujourd’hui à la pelle mais qui sont incapables d’interpréter ou de pratiquer une NGS, une ADNc ou encore une Scintigraphie ? Comment vivre puis réfléchir quand l’eau, l’électricité, le carburant sont indisponibles, lorsque les coûts des transports et des denrées augmentent à chaque minute tandis que les arriérés de salaire s’accumulent. La raison des échecs est à rechercher dans la gestion scabreuse de ACM, autant que dans les diverses pressions sur les prix et la spéculation sur des produits importés par les réseaux des Nguesso et leurs affidés, Gambi, Niagadou, Magassa…

Sassou : Le Pendu est l’Arcane XII ?

L’image du Pendu, l’Arcane XII du tarot peut sembler excessive. Mais pourtant elle décrit bien une réalité d’un pouvoir suspendu entre immobilisme, contraintes, tergiversations et incapacités de choisir une nouvelle direction : M. Sassou, déboussolé par la santé de Ma Antou qui doit être évacuée en Chine, les tensions diplomatiques, politiques et sociales ainsi que par la question de la gouvernance financière, a décidé de se faire représenter au sommet annuel de l’ONU. ACM pressenti conduire la délégation, a été débarqué, raison : il serait devenu trop budgetivore dans ses déplacements avec des accompagnateurs inutiles. L’autre raison, il aurait déclaré avoir un destin national. L’alibi trouvé, gérer la délégation du FMI.

Les Dangers de Bouya, Yoka, Okassa, économiques et géostratégique

L’encerclement par les pays limitrophes qui semblent rejeter la stratégie du grand écart entre axe-BRICS et axe-France-Afrique est un problème pour Brazzaville comme le justifie l’attitude d’Oligui Nguéma. D’aucuns pensent qu’après sa rencontre avec Tshisekedi et Cie, il serait entré en intelligence avec une puissance étrangère pour déstabiliser Brazzaville avec un parent de Sassou. L’architecture du Congo prend l’eau de toutes parts, même quand Constant Serge Bounda et Françoise Joly tentent de redresser la pente. Aristide Okassa n’ anticipe pas. Il est invisible dans le réseau international, certainement plus préoccupé par le vil métal que de rebâtir la CID qui coule. Il ne réfléchit pas sur l’économiques, base de développement et source de contestations.

Le CNS et la CID n’arrivent pas à alerter sur l’incompétence et la mafia de Christian Yoka soutenus par Jean Jacques Bouya et ACM. Les preuves :

1) En 2025, Christian Yoka, à travers le prospectus d’informations adressé a diverses institutions financières dont les banques, il a apposé sa signature reconnaissant la dette du Congo auprès de Hojeij à hauteur de 1,2 milliards d’euros, alors que toutes les procédures sont pendantes au Liban, aux USA et celle du 16 novembre que Me Emmanuel Caulier (professeur d’ACM) et Jacques Brice Monnougui vont plaider en France. Yoka a été t-il corrompu par Hojeij pour signer ?

2) les levées de fonds risquées de près de 1,5 milliards de dollars depuis décembre 2025 auprès des bailleurs qui fonctionnent sur la logique de prédation avec certains fonds vautours en collaboration avec des services spéciaux : décembre 2025 ( 930 millions de dollars sur les marchés internationaux à travers un euroband assorti d’un coupon de 9,875%, échéance 2023) dont une partie à servi à refinancer des échéances domestiques arrivant rapidement à maturité et une autre est allée dans sa poche ; 700 millions de dollars en février 2026, coupon 9,5%, rendement à l’émission 11,625 %, échéance 2035. 850 millions de dollars, en mai 2026, coupon 9,5 %, échéance 2036 aux fins de rachat du reliquat de l’Eurobond 2032 et refinancement d’échéances CEMAC de juin-septembre 2026. La stratégie est de faire « rouler la dette » d’un total de 2480 milliards. Les impôts et les douanes qui doivent servir à rembourser se sont dégradés avec le SFEC et FOUTA réalisés par Frédéric Nzé et Omar Denis Junior Bongo Ondimba.( nous y reviendrons). Idem pour le secteur minier désorganisé par Oba Pierre.

Le Congo prétend financer son futur alors qu’une partie des finances est engloutie à gérer son passé et les apparatchiks de Mpila. Les échéances sont repoussées, les maturités allongées, les pressions immédiates déplacées. On peut se demander ce que devient une souveraineté économique lorsque la ruse gouvernementale consiste à gagner du temps. La dette n’est d’ailleurs que le thermomètre. Le Mur des échéances de la rentrée comme nous l’annoncions en juin sera de plus de 1000 milliards de fcfa à payer avant fin octobre : la dette intérieure commerciale, la dette intérieure sociale (arrérages et arriérés des retraités, des personnels de Université, CFCO, CHU et autres hôpitaux, etc.), le club de Brazzaville. Le carburant et les denrées vont se raréfier suite à la Guerre en Iran et en Ukraine, et le Congo en subira les retombées de plein fouet. Cela va sans dire, la faute revient à ACM, Yoka, Ominga, Nguesso, Onanga, qui n’ont pas anticipé, même quand 3 mois avant j’ai alerté, ces pseudo leaders ont ignoré que gouverner c’est prévenir. Ils ont été incapables de faire des réserves, de médicaments, des pièces détachées et de carburant ou relancer la raffinerie de Pointe Noire comme, Joseph le fit dans le Moyen Empire vers 1878 av. J.-C., sous le règne du pharaon Sésostris III (genèse 41: 47-54 ). Les incompétents, sans visions ni stratégies, c’est maintenant qu’ils se tournent vers le Nigeria et autres. M. Sassou est pris en otage par les clans cités plus haut et son PCT. Il n’en demeure pas moins que le président se laisse tanguer et berner par ces voraces. Ils sont tous, responsables des souffrances du peuple.

L’implosion est palpable. La marmite de la colère est entrain de bouillir. Le couvercle est sur le point de sauter. Que les gouvernants remettent le tablier. Le peuple ne laissera plus les maffieux s’organiser à reprendre les entreprises d’État sous prétexte des exigences du FMI. Ils doivent savoir que, plusieurs leaders par le passé et récemment, le capitaine Ibrahim Traoré, au Burkina, ont démontré qu’un pays peut s’en sortir sans le FMI.

Ghys Fortune BEMBA DOMBE

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