Avant la tempête

TRIBUNE. J’attendais de Sassou la même prise de responsabilité qu’a pris Macron ce soir, chez nous suite aux dégâts causés par les intempéries qui ont fait plus de 220.000 sinistrés selon la direction générale de l’action humanitaire du Congo. C’est énorme! Près de 5% de notre population en souffrance en une année. Le Congo pourrait disparaître en combien de temps et devenir inhabitable? Mais pourquoi diantre nous semblons ne pas y prêter plus d’attention que cela? Ce n’était pas pas un hasard. Si on a un répit une année ou deux, ça reviendra, et avec plus de violence, balayer un sol déjà fragilisé, déborder des cours d’eau déjà élargis. L’opinion même sur les réseaux sociaux, qui tend pourtant à devenir de plus en plus alerte, est hélas trop dans l’instantanéité. Après avoir critiqué les photos des érosions, elle est passée à autre chose. Il ne reste que des blagues à deux sous sur le changement climatique. Ca frappe des villageois loin dans la Likouala, des cadavres anonymes dans les cimetières et des pauvres des quartiers périphériques de nos grandes villes… c’est vrai! Et ça arrivera quand à nous? On attend? Sassou quant à lui, se fait applaudir. Pourquoi au fait? La bande de bouffons à sa suite, ne veut pas l’expliquer. Elle veut danser et être nommée au mérite du meilleur danseur. Etats généraux de notre environnement? des mesures d’envergure à prendre pour mobiliser les travaux de maîtrise de nos cours d’eaux? d’aménagement des sols? relogement des sinistrés et déplacements préventives des habitants en zones à haut risque? renforcement de nos capacités de prévention et de réaction…? C’est quoi ce latin là! Pourtant ç pourrit créer des emplois, beaucoup. Pendant que le maire de Pointe Noire s’applique à rencontrer les membres de la diaspora nord, celui de Brazzaville à se goinfrer de billets frais, de Kintélé préoccupée par le Covid 19. Je suis sans doute fou d’y penser. Pardon de vous avoir dérangé avec ça. Hervé Mahicka
African Youth Survey 2020 : Haut degré de conscience écologique au sein de la jeunesse congolaise

TRIBUNE. L’institut de sondage americano-sud africain PSB Research vient de rendre publique une vaste enquiète d’opinion menée auprès des jeune Africains de 18 à 24 ans et intitulée African Youth Survey 2020. Le Congo Brazzaville figure parmi les 14 pays sondés et l’environnement est l’un des thèmes abordés. Il ressort de cette enquête que: 62% des jeunes Congolais interrogés se disent directement concernés par la défense de l’environnement. Ce qui place la jeunesse de notre pays en troisième position des pays ou elle est la plus sensibilisée à ce problème crucial. 74% des jeunes Congolais se disent préoccupés par les risques de braconnage, de trafic des animaux sauvages et d’atteinte à la biodiversité. Là encore, notre pays figure dans le peloton de tète. 67% des jeunes Congolais estiment par contre que le recyclage ( en particulier des sachets et bouteilles plastique) est encore peu satisfaisant. Ces chiffres sont encourageants. Ils témoignent d’un haut degré de conscience écologique au sein de la jeunesse de notre pays, fruit du travail pédagogique inlassable impulsé depuis des années par le Chef de l’Etat, S.E Denis Sassou Nguesso. En tant que Ministre en charge, je puise dans ces résultats des raisons supplémentaires de faire toujours plus et mieux pour la préservation de notre Green Congo. Arlette Soudan-Nonault Ministre du Tourisme et de l’Environnement, en charge du Développement Durable.
Economie : Nécessité de respecter la quotité réservée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables

La ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, Mme Yvonne Adelaïde Mougany, a insisté, le 12 mars 2020 à Brazzaville, sur la nécessité de respecter la quotité de 40% réservée aux femmes, aux jeunes et aux personnes vulnérables dans la mise en œuvre du Concours de plans d’affaires (Cpa) et du Fonds d’appui au développement des petites et moyennes entreprises (Fadpme). Elle a fait cette annonce à l’occasion de la cérémonie de lancement des activités de la composante 2 du Padec et de la sensibilisation du Cpa et du Fadpme. La ministre a demandé à ses collaborateurs de se souvenir, dans les deux cas, des cibles que constituent les participants, tout au long des opérations et activités, d’où sortiront les 200 meilleurs plans d’affaires simplifiés. Mme Mougany a ajouté, s’agissant des finalistes, que 100 auteurs de meilleurs plans d’affaires définitifs seront sélectionnés, parmi lesquels 50 lauréats qui bénéficieront des prix allant de cinq à 15 millions de Fcfa pour le Cpa. En ce qui concerne le Fadpme, les objectifs à atteindre seront de 200 entreprises et de 10 groupements d’intérêt économique à appuyer et à accompagner effectivement sur une durée de trois ans. Selon la ministre, le but du Cpa et du Fadpme est d’officialiser l’opérationnalisation des deux instruments de la composante 2 du Projet d’appui au développement des entreprises et la compétitivité (Padec) et favoriser l’adhésion et la participation des potentielles cibles. Elle a souligné en outre que le Cpa-Fadpme va induire un processus intégrateur comprenant la formation, le financement, le conseil et l’accompagnement du créateur ou de l’entrepreneur à tous les obstacles pour créer et développer une entreprise performante et pérenne, motrice et vectrice d’une croissance continue et d’une diversification efficace de l’économie. Mme Mougany a par ailleurs fait savoir que l’ambition du ministère, au terme de ce passage par ces moules de bonnes pratiques internationales, se renforce sur le fonds d’un épanouissement de l’initiative privée, la symbiose de la culture entrepreneuriale et managériale dans la société congolaise, afin de faire émerger les nouvelles générations d’entrepreneurs professionnels et modèles dotés d’une forte capacité d’entraînement. «Cela concerne aussi bien les textes et procédures comme les incubateurs, les pépinières et les accélérateurs, sans oublier les nouveaux mécanismes plus ancrés dans la modernité, offerts par l’environnement international», a expliqué la ministre en charge des Pme qui envisage de mettre à profit les expertises reconnues, en vue du perfectionnement de l’écosystème global d’appui à l’entreprenariat congolais. Elle a également souhaité la promotion d’une expression de plus en plus ordonnée et accessible, des opportunités d’investissements et d’affaires, notamment à travers l’approche des clusters et chaînes de valeur tout en appelant à susciter une adhésion massive à l’aventure entrepreneuriale, source de création d’emplois et de richesses, mais aussi de réalisation individuelle et collective. Elle a, à cet effet, interpellé les consultants et les experts de son ministère afin qu’ils apportent le plus grand soin aux présentations dont ils ont la responsabilité, car la réussite dans l’exécution du Cpa et du Fadpme dépend du niveau de compréhension et d’appropriation de la démarche par la population en général, les jeunes et les femmes en particulier. Mme Kouroutoumou Ouattara, représentante résidente du groupe de la Banque mondiale au bureau de Brazzaville, a estimé que ces instruments sont dédiés exclusivement au soutien direct aux entrepreneurs, aux micros et aux Pme, dans les secteurs porteurs et prioritaires comme l’agro-business, les technologies de l’information et de la communication, le tourisme, les transports et la logistique, le long du corridor Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso. «Ces défis seront relevés en particulier par la mise en place de la composante 2 du Padec, dont l’enveloppe est de 12 millions de dollars US. La composante 2 est mise en œuvre par deux instruments qui sont le Cpa, d’une part, et le Fadpme, d’autre part», a-t-elle dit. Mis en vigueur en 2019, le Padec est financé par un prêt de 25 millions de dollars US, soit approximativement 14,6 milliards de Fcfa, conclu entre la république du Congo et la Banque mondiale pour sa mise en œuvre. Le Padec, a-t-on appris, vise la relève des défis importants auxquels le Congo fait encore face, et qui entravent le processus de diversification de son économie, à savoir, l’amélioration du climat des affaires et la faible contribution du secteur privé. Les activités de ce projet contribueront à la réalisation des objectifs du gouvernement tels qu’énoncés dans le Plan national de développement (Pnd) 2018-2022, dans le 3ème axe stratégique qui cible trois secteurs porteurs que sont l’agriculture, l’industrie et le tourisme. Florent Sogni Zaou
“L’Âge de la première passe” : dans l’intimité des prostituées au Congo

Dans un livre intimiste et délicat, Arno Bertina détaille le quotidien de celles qui “font la vie” dans les rues de Pointe-Noire et Brazzaville. Un beau geste d’écriture. Quand Arno Bertina entre par désœuvrement, un soir de 2014, dans un bar de Pointe-Noire, il se demande où il met les pieds. “Avec mon carnet de notes et un livre, je dois être comique – qui vient ici pour lire ? !”, se souvient-il au début de L’Age de la première passe. Bientôt une fille l’accoste, lui propose de la suivre. Une discussion s’engage, par politesse, et une idée germe. Quelques années plus tard, l’écrivain repart au Congo, invité par une ONG à organiser des ateliers d’écriture pour des prostituées de Brazzaville. Il partage leur routine, de jour comme de nuit, lorsque ces filles, mineures et mères déjà pour la plupart, “se métamorphosent pour faire la vie”, comme le veut l’expression locale pour désigner le tapin. A force de les observer, il gagne leur confiance. Et décide d’écrire sur elles. Par Yann Perreau Lire la suite sur Les Inrockuptibles
Côte d’Ivoire: Extra Musica Nouvelle Horizon en live dans le Talk-show « La Télé d’Ici »

Le groupe Extra Musica Nouvelle Horizon s’est produit en live dans le Talk-show « La Télé d’Ici » diffusée sur la Nouvelle chaîne ivoirienne (NCI). Une prestation à revoir ci-dessous:
Le Congo Brazzaville choisit 3PRS SA pour la concession de la production d’eau potable de la ville de Pointe-Noire

3P Renewables Switzerland SA (3PRS SA) s’est vu attribuer la gestion déléguée pour le développement et l’exploitation des nouvelles infrastructures de production d’eau potable à partir du lac de Gambouissi, situé dans le Département de Pointe Noire. La société 3PRS a été choisie à travers sa filiale de droit congolais, par Décret n° 2020-12 du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en date du 9 janvier 2020, rappelle la société de droit suisse dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. « La gestion déléguée sera mise en œuvre dans la cadre d’un Contrat de concession de service public de type BOOT (Build, Own, Operate & Transfer) d’une durée de 20 ans », a indiqué la même source, soulignant qu’une réunion d’information sur ledit projet s’est déroulée mercredi 11 mars 2020 à l’Hotel Atlantic Palace à Pointe-Noire. Cette rencontre a été organisée par le Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique et La Congolaise Des Eaux SA, apprend-on relevant que la signature des contrats PPP (Concession) et PPA (Achat m³ eau potable) était prévue courant mars 2020. D’après le communiqué, la capacité des installations de pompage et de production d’eau potable de 10’950’000 m3/an (30’000 m3/jour) permettra de renforcer les besoins d’alimentation en eau potable de la population de la ville de Pointe Noire. L’entreprise helvétique explique que ce projet correspond à la conception et la construction de deux stations compactes de type AQUABLOC® d’une capacité totale de 1’500 m³/h, de trois réservoirs de stockage d’une capacité totale de 4’500 m3, de la rénovation d’un réservoir existant de 5’000 m³. Le projet prévoit aussi « la pose de 460 km de canalisations pour l’extension des réseaux primaires, secondaires, tertiaires et de 20’000 branchements compteurs, des constructions et des équipements annexes et connexes nécessaires au bon fonctionnement des installations », peut-on lire. Ainsi que le souligne le communiqué, la société suisse explique que les installations seront alimentées à partir du réseau d’énergie de l’entreprise publique E2C et sécurisé par une centrale hydride (panneaux photovoltaïques et groupe thermique) correspondant à l’engagement « Green » de 3PRS SA. Martin Kam Avec CM
Anguios Nganguia Engambe consterné par la situation qui prévaut au Congo Brazzaville

TRIBUNE. Le Président du Parti pour l’action de la République (PAR), Anguios Nganguia Engambé, exprime sa préoccupation face à la situation qui prévaut dans son pays, le Congo: « Je suis consterné par la situation qui prévaut actuellement dans notre cher et beau pays, la République du Congo Brazzaville. Depuis la fin du mois de février, le président de la République s’est lancé de façon illégale dans une pré-campagne présidentielle. Nous regardons avec désarroi ses photos placardées dans tous les ronds-points des grandes villes. Alors que les élections présidentielles sont prévues en mars 2021, le président Denis Sassou Nguesso viole tranquillement la loi fondamentale de notre pays » notre constitution » sans en être inquiété. Cette constitution taillée sur mesure qu’il a lui même modifié en 2015. C’est le Yoyo comme j’aime bien le dire. Comment est-il possible de bâtir une démocratie dans une telle mascarade? 1-Le fichier électoral n’a pas été revu 2- Le recensement de la population n’est pas effectué 3- La révision de la loi électorale n’a pas encore été votée ou révisée Avec une commission électorale soit disant ‘’Indépendante” Comment pouvons-nous aller aux élections présidentielles dans de telles conditions? Nous sommes dans un pays où les tâches administratives ne sont pas exécutées et tout se passe dans l’anonymat total. Je lance un appel aux acteurs politiques de notre pays, combattons ces anti-valeurs et barrons la route à cette majorité présidentielle qui ne cesse de traîner le pays dans la boue. Regroupons-nous pour le bien de la République du Congo et luttons contre le fiasco de ce gouvernement. C’est ce que le peuple congolais attend de nous, des résultats immédiats tout en étant efficace. Le Président du Parti pour l’action de la République (PAR) Anguios Nganguia Engambé«
A quoi joue Sassou?

TRIBUNE. Avouons que c’est tout de même troublant que la Lettre du continent annonce que la présence en poste de Ngondo, Molomba et Okandzi poserait problème au FMI, alors qu’il parait impossible que cela suffise pour ne pas conclure une mission (si non le FMI ne discuterait même pas avec le président mal élu). Et comme par enchantement, les trois se retrouvent sous le coup d’une enquête dans un dossier de détournement de broutilles (1,2 milliard viré dans le compte privé d’une société écran, c’est chaque jour ça!), affaire dans laquelle aucun membre de la famille Sassou n’est impliqué, eux qui sont les premiers bénéficiaires du budget congolais? Aucune perquisition n’a été menée à la DGB ni au trésor pour voir l’ampleur des cas similaires…!? N’aurait-on pas décidé à Oyo de se débarrasser de trois vieux usés pour cocher la case « lutte contre la corruption » exigée dans les 48 mesures du FMI? Hervé Mahicka