MUSIQUE CONGOLAISE : 8 Mars Journée Internationale des Femmes

MUSIQUE CONGOLAISE : 8 Mars Journée Internationale des Femmes

La femme à travers le monde est à l’honneur le 8 mars de chaque année. La journée internationale des femmes est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde. C’est un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économique ou politique. La femme congolaise ne déroge donc pas à cet honneur qui lui est réservée par les Nations Unies. A cette occasion, l’on a voulu se pencher sur l’évolution de la femme dans la musique congolaise depuis les années 30 jusqu’à ces jours. Les Femmes Chanteuses de la Musique Congolaise         Si la femme a beaucoup inspiré les pionniers de la musique congolaise, cependant la présence féminine devant un micro pour chanter était encore une véritable curiosité dans les années 50. Si, on peut convenir qu’un petit effort a été fait depuis ces années, jusqu’à nos jours, il y a lieu tout de même de reconnaître que la présence féminines dans la musique congolaise demeure encore insuffisante. Pourtant la première conquête des femmes congolaises après les Indépendances a été certainement celle de la parole. Faire entendre sa voix, que ce soit dans les urnes, dans la rue ou dans un micro était la condition nécessaire à tous les autres combats. On découvrira ci-après donc quelques femmes qui n’ont pas voulu se taire. Ces femmes chanteuses qui ont marqué notre musique, voici un peu plus d’un demi-siècle Les années 1930 Au début des années 30, Kinshasa et Brazzaville comptent déjà de nombreuses femmes chanteuses, accordéonistes et guitaristes, mais faute de documentations, elles sont demeurées anonymes. Parmi celles qui sont connues ; citons : – A Brazzaville : La guitariste Nathalie, épouse de Joseph Batokwa, était de l’ethnie Mongo de Mbandaka (Congo-Belge). Quant à Joseph Botokwa, éminent musicien, il a été cofondateur en 1932 du groupe « Bonne Espérance » d’Albert Loboko, puis membre de Victoria Brazza de Paul Kamba. Les Années 1940 I – 1941 – A Kinshasa, c’est Putu Okoko Emma Louise de nationalité gabonaise, née en 1914 à Bansombo près de la ville d’Inongo. Elle  quitte la ville natale en 1921 pour Léopoldville. Epouse de Pierre-Marie Sifflot elle est monitrice à l’école des filles Saint Pierre de Kinshasa. C’est à partir de 1941 qu’elle joint l’utile et l’agréable en apprenant à jouer à l’harmonica, l’accordéon et la guitare. Elle fera partie en 1944 de l’orchestre Vastoria  de Maître Taureau. Cet orchestre qui s’est longtemps appuyer sur le groupe de jeunes filles dénommé « La Reine politesse », dirigée par la brazzavilloise Germaine Ngongolo, grande danseuse. II – 1942 – A Brazzaville et en 1942, tout commence avec  Gabrielle Maleka (épouse Paul Kamba) – Anne Mbassou et Ibéa, respectivement membres des associations féminines et mutualistes : « Anonyme » et « Bonne Espérance ». Elles ont régulièrement évolué avec beaucoup de mérite, dans le groupe Victoria Brazza de Paul Kamba entre 1942 et 1950. Victoria Brazza, on le sait a enregistré huit  chansons aux éditions Ngoma en 1950 («Victoria» ; «Marie-Thérèse» ; «Cathérine» ; «Victoria ya mawa» ; «Obela mpoko» ; «Liwele ya Paulo» ; «Djigida» ; «Loma André» Les Années 1950 – 1959 III – 1951 – 1959 – Editions Ngoma 1951, en effet peut être reconnue comme l’année qui active l’entrée des femmes chanteuses dans la musique congolaise et qui met en évidence un bon nombre de thèmes qui se révèlent de véritables messages. On cite parmi les plus populaires les noms ci-après : 1 – Martha Badibala, est l’une des pionnières talents féminins que la firme Ngoma a suscité la vocation. Elle a joué de sa voix avec une grande maîtrise. Elle a connu une audience bien méritée. Parmi ses succès aux éditions Ngoma, citons : « Marthe akéyi kotoka mayi » – « Ba dumba ya Kin » – « Ndako ya Ngoma » – « Babanda baswani » – « St Pierre Mongele ». 2 – Tekele Mokango. On a apprécié ses talents dans un certains nombre de disques chez Ngoma, parmi lesquels : « Ngando Empa » qui est parvenu à élever sa popularité. Elle reste une des grandes chanteuses de tous les temps. 3 – Anne Ako – Son art vocal a fait d’elle une des brillantes chanteuses de la Firme Ngoma. Elle a exercé une influence considérable tout au long de sa carrière. 4 – Esther Sudila et Léonine  Mbongo. Ce duo a donné aux filles Baluba une place importante dans la Maison Ngoma, grâce aux titres « Territoire ya Bakuba » et « Ba Papa » chantés en Tshiluba 5 – Joséphine Sambeya, obtient un réel succès dans le peuple « Ngombe » de Lisala dont elle a chanté aux éditions Ngoma les titres : « Busa babokei » et « Iyaya Mboyo » 6 – Jeanne Ninin et Caroline Mpia. Elles ont accompagné Antoine Kasongo dans ses meilleures compositions des années 50, comme « Wa bolingo akéi », « Bomba bomba mabé », « Nzungu ya sika » qui se caractérisent par une grande habileté dans l’art de traiter les voix.  Elles ont assuré pendant longtemps leur renommée aux éditions Ngoma. Citons aussi celles qui ont su rester à l’esprit  de l’idiôme traditionnel tout en adoptant un langage et des procédés moderne : Henriette Balako (Mongo) – Cécile Teno (Boende) – Germaine Bakonga (Tshuapa) – Bernadtte (dans « Société ya kala kala », et « A la façon de kwa) – Marie Yamba (Mongwandi). IV – 1950 – 1962 – Editions Loningisa 1 – Pauline Lisanga. Possédant un sens aigu du rythme, elle a été une des meilleures interprètes du groupe « Bana Loningisa », pour avoir surtout accompagné le guitariste Honoré Liengo dans ses grands succès « Laurence » et « Mwana alangwi ». Henri  Bowane, puis De Saio dans « Souvenir ya Léopoldville ». Elle est reconnue aussi comme brillante animatrice à Radio Kinshasa pendant de nombreuses années. 2 – Marie Kitoto – Une voix vive et plus gaie, elle a connu la célébrité grâce à deux chefs-d’œuvre accompagnés par Henri Bowane aux éditions Loningisa et qui ont déchaîné pendant des nombreuses années l’enthousiasme des publics les plus froids : « Yo kolo ye kele » – « Ya bisu se malembe » (Avril 1951). V – 1950 – 1959 –  Editions Opika- Esengo 1 – Lucie Eyenga. Une place à part doit lui être réservée. Sa grande souplesse d’exécution et la pureté de timbre absolue de sa voix ont permis

La Journée Internationale de la femme en République du Congo – Le 8 Mars 2020 – Brazzaville

La Journée Internationale de la femme en République du Congo – Le 8 Mars 2020 – Brazzaville

L’édition 2020 de la journée internationale de la femme au Congo, est célébrée ce 8 mars sur le thème : LA CHARTE MAISON DE LA FEMME A KINTELE. En effet, après le lancement réussi de la Maison de la Femme à Kintélé le 17 janvier 2020 à Paris, ambassade de la République du Congo, en présence de la délégation du Conseil municipal de la Commune de Kintélé envoyée par la députée maire, Stella Mensah Sassou Nguesso, l’écrivain-juriste Richard Ossoma-Lesmois, à présenté la CHARTE MAISON DE LA FEMME depuis la ville de Lens. La Charte, un ensemble de préceptes regroupés en 7 articles, et un préambule, rappelant les destinataires de l’établissement public social et culturel, Maison de la Femme à Kintélé ainsi que le respect et la prise en compte de la place de la femme dans la réalisations des programmes collectifs d’amélioration de la vie au Congo-Brazzaville comme au reste de l’Afrique. Sur le plateau d’une chaîne thématique lensoise, LOOS TV, le plateau de Brigitte LEVAT, présentatrice, elle-même auteure intéressée à l’actualité au Congo-Brazzaville, impliquée dans quelques plans d’actions humanitaires aux bénéfices des populations de Nkayi et des personnages âgées dans la maison de retraite de Mfilou, le sujet marquant fermait le ban sur un regard vers un avenir féminin au Congo-Brazzaville. Place aux femmes en pareilles célébrations, la première à prendre la parole, Wils Bérangine Bonghale, directrice de l’agence le Rocher Communication Paris, Représentante France-Europe de Maison de la femme à Kintélé. L’aide à la formation aux métiers du tertiaire et l’accompagnement des femmes à différents métiers du quotidien pour en alléger la pénibilité préoccupe madame la Directrice dans les futurs ateliers de formation de la Médiathèque et le bureau d’écoute du Pôle associatif de la Maison de la Femme à Kintélé. La Charte hisse la femme en élément vecteur de la paix au Congo-Brazzaville pour engendrer une nouvelle conscience du Congolais. Ce dernier personnage, enclin à développer le vice contre les vertus intrinsèques garanties par la mise en œuvre des règles républicaines du vivre-ensemble et l’action des pouvoirs publics envers la satisfaction de l’intérêt général. Clément Ossinondé

Le pays en otage

Le pays en otage

TRIBUNE. Trois personnes ont bloqué l’octroie d’une aide du FMI qui aurait servi à assurer l’éducation, la santé et la réduction de la pauvreté pour 5 millions d’habitants. Trois personnes parce qu’ils doivent absolument rester en poste, pénalisent toute une nation. Trois personnes qui sont sensées assurer la rigueur budgétaire du pays qui sont les premières à la violer et à devenir un frein au fonctionnement du même pays. Trois personnes qui ont la conscience tranquille parce qu’ils sont au dessus de tout parce que le président le leur accorde. Je parle de Nicolas Okandzé, de Léopold Molomba et d’Albert Ngondo. Rien de perso, nous avions eu des relations très chaleureuses avec les trois, ils ne m’ont jamais rien fait de mal. Mais lorsqu’on devient un frein pour la nation, mes chers aînés gênez vous! Vous avez une conscience. Je vous accorde volontiers le mérite d’avoir servi avec compétence, abnégation et responsabilité au delà de vos forces. Vous méritez donc de faire valoir vos droits à la retraite avec les honneurs de la patrie reconnaissante. Mais je vous en prie, certains d’entre vous sont croyants, d’autre de fervents républicains et d’humanistes et vénérables franc-maçons, pétris des valeurs. Alors, démissionnez, pour le bien de tous! Libérez le peuple de vous s’il vous plait et bénéficier de vos avoirs. Hervé Mahicka

Brazzaville. 4 mars 2012. Jour d’effroyables souvenirs.

Brazzaville.  4  mars  2012. Jour  d’effroyables  souvenirs.

TRIBUNE. Je frémis en écrivant ces lignes. 4 mars 2012 – 4 mars 2020, 8 ans, jour pour jour, depuis que sont survenues les tragiques explosions de Mpila, à Brazzaville. Des détonations de matériels militaires, en plein quartier populaire, qui ont fait des milliers de victimes. Brisé des familles, quand on sait qu’aucun lien n’est plus fort que celui du sang. Dérangé les habitudes, cette seconde nature, difficilement reconstituable. Détruit des demeures, dans un pays où, même une hutte, est le seul endroit où l’on peut vivre, sans crainte. Jeté les congolais dans la rue, faute d’abri, alors que s’est émoussé, à Brazzaville, l’élan spontané d’entraide, avec la crise socio économique que connait le Congo. Aggravé la pauvreté de ces compatriotes qui ont survécu, dont, déjà, la précarité faisait partie de leur lot quotidien. De ces explosions, les préjudices subis par les perdants ne sont pas toujours complètement réparés par les pouvoirs publics. Ce 4 mars 2020, nous, victimes vivantes de ces déflagrations de Mpila, nous n’avons pas oublié cette catastrophe, rongés par les souffrances qu’elles nous ont causées, scandalisés par ce qui apparaît comme un mépris des pouvoirs publics à notre égard. Il apparaît nettement que les dommages nés de ces explosions, aux conséquences désastreuses, n’émeuvent plus, outre mesure, les gouvernants. Les promesses d’un relogement sain s’étant envolées en fumée, alors que sur l’espace des incendies, des résidences ont été bâties pour des projets autres. Même un mémorial, devant symboliser, à la fois, les flammes du feu, la mort, la douleur, la pitié et la solidarité de la patrie, pour marquer dans le temps, ce drame, n’a jamais été édifié. Ce regard indifférent du gouvernement n’est pas loin d’être un adieu aux souffrances congolaises du 4 mars. Une attitude non justifiable d’autant que les pouvoirs publics sont pleinement responsables de ladite situation. Enfant de Ouenzé, comme tant d’autres, je suis l’un de ces perdants, toujours en attente des indemnisations. De ma maison, gravement touchée, il n’en reste que des murs branlants. Enfant de Ouenzé, je n’ai pas fini de pleurer, les parents et autres amis du quartier qui ont trouvé la mort, lors du sinistre. Mon frère, un homme de valeurs, Dieudonné Itoua, membre du Conseil National de l’UPADS, Ministre de l’Intérieur, sous le Président Marien Ngouabi, est de ceux là. Il en est de même du Colonel Ebandza, ancien Directeur de l’Administration Pénitentiaire, pendant que je siégeais au gouvernement. Son épouse Brigitte Barika s’en est allée, au même moment que lui. Qu’ils reposent en paix ces innocents qui ont perdu la vie, le 4 mars 2012 et, peut être, les jours suivants, des suites des explosions, faute de soins appropriés ou d’aide publique. Que les compatriotes qui sont torturés dans leur chair par ces explosions, trouvent ici l’expression de ma solidarité. Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur. Par contre, le souvenir de la douleur est de la douleur encore. C’est dire que les horreurs sont supportables tant qu’on se contente de baisser la tête. Mais elles tuent lorsqu’on y pense. Or jamais, nous ne cesserons d’avoir le regard tourné vers le 4 mars 2012. Paris le 4 mars 2020. Ouabari Mariotti Membre de l’UPADS.

Voyage musical : l’aller et retour de la rumba

Voyage musical : l’aller et retour de la rumba

RESUME en 04 chapitres du parcours effectué entre : I- Le foyer d’origine de « Kumba » au Royaume Kongo II- La naissance et l’évolution de la « Rumba » à Cuba III- La reconnaissance internationale de la « Rumba » aux Etats-Unis et en Europe IV- La découverte de la « Rumba » par les congolais et son développement. I – Le foyer d’origine de « Kumba » Pour situer le lieu de naissance de la « Rumba », il faut porter le regard du côté du Royaume du Kongo (Empire du bassin du Congo né au 13ème siècle) qui était constitué dans la partie sud-ouest des territoires actuels des deux Congo et de l’Angola, dont la capitale Banza Kongo (ou San Salvador) se situait en Angola. C’est dans le foisonnement de musique qui avait atteint un niveau assez développé dans le royaume – car le terme englobait le chant, l’instrument et la danse –  qu’est né ce qu’on appellait à cette époque « Kumba » (qui veut dire Nombril en dialecte Kongo) ou si vous voulez « La dance du Nombril ».  Dans sa pratique, l’homme et la femme s’accouplaient, comme ils pouvaient aussi danser à distance dans des mouvements plus ou moins lents. Danse rituelle, « Kumba » intervenait dans plusieurs circonstances de rejouissances. Ceci étant, c’est donc cette musique ou danse « Kumba » et parmi tant d’autres que les esclaves parti du Royaume du Kongo ont emporté avec eux à Cuba et précisément dans la région de Matanza à la fin du 18ème siècle. II – La naissance et l’évolution de la « Rumba » à Cuba Arrivée à Cuba la danse « Kumba » connait une certaine effervescence, au point où elle passe pour la danse la plus populaire dans les « cabildos » (regroupement des Kongo) Malheureusement, suite à la dérive phonétique des colons espagnols, « Kumba » se fait désormais appelé « Rumba ». La danse va d’ailleurs connaître 3 variantes, car si au départ la « Rumba » est UNE, celle issue des esclaves Kongo, cependant il va s’opérer une cohabitation naturelle entre les « Kongo » et les autres ethnies venus d’Afrique, comme les « Yoruba », les « Abakua » du Nigéria, les « Araras » du Dohomey (Benin), auxquels il faut ajouter les éléments hispaniques. De ce brassage il va se dégager 3 styles principaux de la RUMBA : « Le Guanguanco » (la forme la plus populaire), « La Columbia » (dérivée des danses africaines) et « Le Yambu » (qui est la forme la plus ancienne et issue de la danse « Kumba », voire celle que les congolais pratiquent depuis son introduction dans le bassin du Congo dans les années 30. On peut aussi ajouté que dans le style de la danse « Rumba », le chant obéissait à une structure antiphonale : Un choeur à l’unisson et un interprête soliste. Enfin la danse elle-même est constituée des mouvements sensuels de hanches et du bassin, au point où la femme est mise en valeur et devient le centre d’attention. III – La reconnaissance internationale de la « Rumba » aux Etats-Unis et en Europe Dans son parcours pour atteindre la reconnaissance internationale, la Rumba va connaître des moments difficiles, notamment, elle soupçonnée par les autorités coloniales espagnoles, comme étant un mouvement subversif des « Kongo », au point d’être interdite au cours des années 30 et 40. Même si l’interdiction a été levée, on ne lui a jamais ouvert à l’époque la porte des théâtres. Mais la Rumba a fini par regagner ses lettres de noblesses. A partir de 1913 la Rumba va connaître un succès énorme aux Etats-Unis et en Europe à travers plusieurs conférences de reconnaissance. Parmi lesquels : -1924 – A Paris, la Rumba est présentée officiellement au cours d’une conférence internationale qui réunit des musiciens, musicologues, ethno-musicologues et ethnologues du monde entier pour codifier la musique, le rythme et determiner les origines, comme : « La Rumba née à cuba des parents Kongo » -1932 – La Rumba est présentée à l’exposition internationale de Chicago et remporte un vif succès. Les Etats-Unis seront par la suite à l’avant garde de ce mouvement de la Rumba par la présence des grands groupes cubains en Europe. – Enfin, plus tard en 1947, toujours en Europe, la Rumba continue à faire des vagues, au point où à Milan (Italie) se tiendra un rassemblement international des professeurs de danse pour la codification officielle et définitive de la Rumba, sur le plan de la notation. IV –  La découverte de la « Rumba » par les congolais et son parcours. Jusqu’au début des années 30, pendant que la Rumba était mondialement connue, au niveau des deux Congo tout au moins on avait aucune idée de cette danse et de ses origines. La musique en vogue dans la sous-région est omposée de : – Le chant de la campagne en ville (le folklore émanation de la musique traditionnelle dans sa composante culturelle et ethnique a eu droit de cité dans les centres urbains où son exécution est strictement limité par l’administration coloniale) – Le « Maringa », considéré comme précurseur de la musique congolaise moderne (valable pour les 2 Congo et le Cabinda) – En effet, en 1925, le Loango (région du Moyen Congo) introduit dans le registre populaire la danse « Maringa », une danse qui suscite un intérêt croissant parmi les musiciens et les danseurs, car elle est soutenue par un tambour « grosse caisse » actionné des deux mains et du pied droit, une bouteille qui sert de triangle et un accordéon. Le « Maringa » serait donc une variante des « Tumbas francesas » folklore des esclaves loango d’origine haïtienne. C’est la danse qui innaugure la présence des lieux dits : « Bar-dancing » Ceci étant, le « Maringa serait donc un tremplin pour se rapprocher de la Rumba. Dans ce chapitre on peu citer des nombreux musiciens considérés comme les auteurs des premiers foyers musicaux dans les années 1930, comme Albert Loboko, Bernard Massamba « Lebel »…

Brazzaville : Le Maire Christian Roger Okemba suspendu de ses fonctions

Brazzaville : Le Maire Christian Roger Okemba suspendu de ses fonctions

Par arrêté ministériel N°4831 du 28 février 2020 portant la signature du ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, le maire de la ville de Brazzaville, Christian Roger Okemba, est suspendu de ses fonctions de maire et de président du Conseil départemental de Brazzaville. Selon la source, cette suspension, « Pour permettre de mener des investigations appropriées sur les irrégularités constatées dans la gestion administrative et financière de la commune’’, précise l’arrêté ministériel. L’article deux de cet arrêté souligne que pendant la durée de sa suspension, l’intéressé percevra l’intégralité de son salaire, mais précise que l’intérim du président du conseil, maire de la ville, sera assuré durant cette période de transition par le premier vice- président, premier adjoint au maire. Cette suspension fait suite à une pétition portant 67 signatures de conseillers municipaux sur les 101 que compte ce conseil, le 26 février 2020. Elle demandait à cet effet la destitution du maire de Brazzaville et le boycott de la session budgétaire ordinaire du conseil départemental et municipal de Brazzaville qui devrait avoir lieu le 27 février 2020. Ces conseillers reprocheraient  à Christian Roger Okemba sa «gabegie, une gestion opaque et non orthodoxe des finances de la mairie». Ils déploraient le virement dans un compte d’une société privée à la banque sino-congolaise pour l’Afrique de la somme d’un milliard deux cent cinquante millions FCFA qui était destinée à l’appui budgétaire du gouvernement au profit de la mairie de Brazzaville. Enseignant de sciences politiques à l’université publique de Brazzaville, M. Okemba, 60 ans, a été élu maire de Brazzaville en 2018. Il remplaçait à ce poste, Hugues Ngouélondélé, élevé aux fonctions de ministre des Sports. Florent Sogni Zaou