
TRIBUNE. J’attendais de Sassou la même prise de responsabilité qu’a pris Macron ce soir, chez nous suite aux dégâts causés par les intempéries qui ont fait plus de 220.000 sinistrés selon la direction générale de l’action humanitaire du Congo.
C’est énorme! Près de 5% de notre population en souffrance en une année. Le Congo pourrait disparaître en combien de temps et devenir inhabitable? Mais pourquoi diantre nous semblons ne pas y prêter plus d’attention que cela?
Ce n’était pas pas un hasard. Si on a un répit une année ou deux, ça reviendra, et avec plus de violence, balayer un sol déjà fragilisé, déborder des cours d’eau déjà élargis.
L’opinion même sur les réseaux sociaux, qui tend pourtant à devenir de plus en plus alerte, est hélas trop dans l’instantanéité. Après avoir critiqué les photos des érosions, elle est passée à autre chose. Il ne reste que des blagues à deux sous sur le changement climatique.
Ca frappe des villageois loin dans la Likouala, des cadavres anonymes dans les cimetières et des pauvres des quartiers périphériques de nos grandes villes… c’est vrai! Et ça arrivera quand à nous? On attend?
Sassou quant à lui, se fait applaudir. Pourquoi au fait? La bande de bouffons à sa suite, ne veut pas l’expliquer. Elle veut danser et être nommée au mérite du meilleur danseur. Etats généraux de notre environnement? des mesures d’envergure à prendre pour mobiliser les travaux de maîtrise de nos cours d’eaux? d’aménagement des sols? relogement des sinistrés et déplacements préventives des habitants en zones à haut risque? renforcement de nos capacités de prévention et de réaction…?
C’est quoi ce latin là! Pourtant ç pourrit créer des emplois, beaucoup. Pendant que le maire de Pointe Noire s’applique à rencontrer les membres de la diaspora nord, celui de Brazzaville à se goinfrer de billets frais, de Kintélé préoccupée par le Covid 19.
Je suis sans doute fou d’y penser. Pardon de vous avoir dérangé avec ça.
Hervé Mahicka