Littérature congolaise. Longue est ma route de Paterne Ngoulou, éd. L’Harmattan, 2019

LIVRES. Voici un roman, plutôt un récit-témoignage qui donne une autre dimension à la littérature congolaise car étant le miroir de la vie du narrateur (instance abstrait) que l’on peut superposer sur celui de son auteur (instance concret). Le lecteur découvre un récit qui se fonde sur des réalités socio-économique et même politique d’un Congo que l’auteur nous rapporte sans les déformer dans son historicité. Un roman dont la dimension référentielle se fonde sur les souvenirs du héros-narrateur, de l’enfance à l’âge adulte. Du Congo en France, telle sera la longue route que va tracer le destin du héros. Des réalités sociohistoriques au service de Longue est ma route Nombreux sont les écrivains qui se cachent derrière le rideau de la fiction pour révéler les réalités sociohistoriques de leur pays. Avec Paterne Ngoulou, se reflète le miroir de son Congo natal avec toutes ses réalités socio-sociétales. Aussi, ce récit apparait comme une mine indéniable pour ceux qui étudient la sociologie africaine et congolaise en particulier. Longue est ma route, un roman à multiples tiroirs dans lesquels se dégagent quelques réalités congolaises, parfois avec un pleurer-rire dont seul l’auteur semble avoir le secret. Et les séjours du héros-narrateur au village et à Pointe-Noire apparaissent comme des souvenirs d’enfance qui le rattrapent à Brazzaville et à Paris. Du village Komono à Pointe Noire : une enfance en famille A six ans, le héros perd sa mère ; aussi, nous plonge-t-il dans la réalité congolaise à travers la description des obsèques de cette dernière : « Les femmes de mon ethnie sont inépuisables et inégalables lorsqu’il s’agit de pleurer leurs morts » (p.57). Komono, c’est aussi le village qui nous livre le personnage de son grand-père, vaillant patriote de ce village qui a participé à la construction du chemin de fer. Et le héros de nous apprendre qu’il est fils d’enseignants : « Mes parents étaient tous les deux enseignants, et nous allons dans la même école dans laquelle ils officiaient » (p.72). C’est au cours de ce séjour à Komono qu’il sera marqué par la bonne ambiance de ce terroir avec la rencontre de Billy Ngomo, Fortuné Mikolo, Landry Hitachi qui vont « émerveiller » son destin de jeune enfant. Et, au cœur de la famille élargie, le héros nous rappelle un souvenir qui serait particulier pour lui : « Quelquefois, nous allons, mes cousins, ya Eddy, ya Djo, ya Harley Tafuya, ainsi que mes jeunes oncles, cousins à ma mère, tonton La Bolo et tonton Gamouzou accompagner la grand-mère, pour le désherbage des champs d’arachides et de maniocs » (p.74). Le héros quitte enfin le village de ses ancêtres en camion pour atteindre la ville de Loudima, puis par train pour la destination de Pointe-Noire. Pointe-Noire : la ville lumière Intégré dans sa nouvelle famille sans difficultés, il est émerveillé par l’ambiance sociale et les lumières de Pointe-Noire. Aussi, nous rappelle-t-il une des dimensions référentielles de cette ville : « Je me contente d’observer l’atmosphère et la beauté de la ville. A cette heure, les grands lampadaires qui bordent l’avenue Marien Ngouabi et le boulevard du général De gaulle sont presque tous allumés » (p.92). Et c’est dans cette ville que l’auteur nous rappelle, par l’intermédiaire de son héros, un autre pan du référentiel congolais : le drame de Mvoungouti : « Une semaine plus tard, nous apprenions par la radio qu’un accident venait de se produire (…). Une centaine de personnes avaient été tuées dans ce qui restera à ce jour la catastrophe ferroviaire la plus meurtrière de l’histoire de notre pays » (p.93). Brazzaville, Kinshasa : au cœur des études universitaires du héros avant de viser Paris Après ses études primaires et secondaires à Pointe-Noire, le héros prend la direction de Brazzaville pour l’université. Mais son oncle, diplomate à Kinshasa, préfère qu’il suive ses études supérieures à ses côtés. Dans quatre paragraphes (pp.95-157), l’auteur nous promène dans les deux capitales les plus rapprochées du monde ; s’y découvrent presque tous leurs problèmes de société qui s’appellent les uns les autres car formant un même peuple. Et dans quatre segments narratifs, le héros invite le lecteur à découvrir Kinshasa et Brazzaville intramuros. Le bref séjour sur la rive gauche du fleuve donne un autre regard sur le quotidien différent de celui de Brazzaville auquel il est habitué. En compagnie de son cousin Mat-John, résidant à Kinshasa il y a belle lurette, il se confronte à une spécificité du transport commun qui l’étonne : « C’est la gare routière, ils attendent des bus, me dit mat-John. C’est un calvaire. Des gens grimpent autour de la tôlerie de l’automobile, elle-même presque rouillée, pour espérer atteindre au moins la fenêtre. La portière ne peut même plus se refermer, tellement le véhicule est bondé » (p.99). De retour à Brazzaville, le héros se décide de s’inscrire à l’université Marien Ngouabi ; aussi est-il reçu par un certain Obemba, le cadet d’un ami de son frère, l’appartement de ce dernier ne pouvant le loger convenablement. Par l’intermédiaire de ce dernier, il fera la connaissance de deux personnages qui vont le marquer : la jeune Tchiyala orientée vers le sexe et Fabo, adepte d’une église de réveil. Après un cursus universitaire, il peut enfin envisager la poursuite de ses études en Europe : « Je viens de recevoir la confirmation. Mon test de sélection pour rejoindre l’Europe a marché » (p.156) Longue a été la route jusqu’à Paris Arrivé à Paris, notre héros se confronte à l’indifférence de certains parents venus dans cette ville mythique depuis longtemps ; certains d’eux que l’on appelle affectueusement par le sobriquet de « Parisiens » au pays, même s’ils vivent dans d‘autres départements de l’Hexagone. Aussi, la rencontre de son cousin Ngolo venu le chercher à la gare du Nord lui donne une autre image malsaine de la vie en France quand ils arrivent au domicile de ce dernier : « Assis sur le canapé du séjour, j’entends s’engager une dispute dans la chambre entre le cousin Ngolo et sa conjointe (…). Très vite je saurai que la conversation tourne autour de moi. Je ne suis pas le bienvenu » (p.170). Et longue sera encore sa route dans Paris avec ses réalités sociales qui le font revenir l’image de son
LITTERATURE CONGOLAISE. Le Spectre de l’amour (1): Premier roman d’Emma Diamoneka

LIVRES. De la France au Congo et du Congo à la France, tel est le trajet que vont effectuer Charles et Lise. Et c’est dans leur rencontre sentimental au pays que le destin de chacun d’eux va être troublé par les péripéties de l’amour. La jeune Lise qui a passé une partie de son enfance en France, rencontre au pays Le Parisien Charles venu en vacance dans son pays. Elle ne peut imaginer le tournant qui va prendre son destin qu’elle croyait merveilleux quand elle se rendrait en France pour une deuxième fois, séjour consécutif l’éclosion de son nouvel amour Charles. Lise s’est séparée malgré elle de son premier amour d’enfance Leeroy pour des raisons sociales et sociétales. Lise dans l’antre d’une nouvelle vie en France La rencontre inopinée de Lise avec Charles va changer le cours du destin de la jeune femme qui est encore sous le poids d’une mélancolie d’amour créée par la perte de son enfant ainsi que de sa douloureuse séparation avec son amour Leeroy. À Brazzaville comme à Pointe Noire, les deux amoureux fortifient leurs sentiments et la joie de vivre que la jeune femme retrouve dans son cœur quand Charles semble prendre les choses au sérieux. Et Lise de nous le faire comprendre : « Il faut préciser que Charles me présente [à ses amis Parisiens venus en vacances] comme étant sa fiancée » (p.24). Ses parents étant d’accord pour qu’elle puisse recommencer sa vie sentimentale avec le Parisien Charles, Lise semble retrouver le chemin du bonheur, surtout quand le visa pour la France se concrétise. Et c’est un voisin de bon cœur qui a dénoué la situation après l’échec de l’intervention de Charles : « Figure-toi que le voisin chez qui nous nous parlons, s’est proposé de m’aider, est parti à l’ambassade et est revenu avec le visa juste comme ça » (p.36). L’obtention du visa et son amour pour Charles facilitent, sans ambages, le voyage de Lise, surtout que le jeune Parisien s’est montré correct et a gagné la confiance des parents, leur fille devrait profiter de son séjour en France pour poursuivre ses études universitaires. Et les lumières de France d’éclairer le destin de Lise aux côtés de Charles Arrivée en France, Lise découvre un autre Charles différent du beau et gentil jeune homme qui l’avait séduite et charmée au pays. Celui-ci lui avait promis une inscription dans une université pour la poursuite de ses études. Commence alors la souffrance psychologique de Lise quand celle-ci se voit visitée par deux jeunes filles au domicile de Charles. Et ce dernier de se dévoiler sans pudeur : « Les filles que tu viens de voir sont les petites sœurs de ma femme » (p.49). Mais comme le mensonge n’a pas duré, la pauvre Lise se voit encore désabusée par son homme ; aussi décide-t-elle de retourner au pays, surtout que la femme de ce dernier l’a agressée. Aussi, réalise-t-elle que Charles l’avait mentie pour préserver leur amour: « Je suis venu en vacances (…). Je n’avais pas prévu de tomber amoureux, aussi je ne t’ai pas dit la vérité car je ne voulais pas te perdre » (p.50). Et la décision de rentrer au pays se concrétise quand son visa d’étudiant expire et qu’elle est visitée par la gendarmerie. Mais le destin de Lise se voit poursuivi par celui de Charles qui, de son côté, organise un voyage pour le pays après son divorce, comme il l’avait promis à Lise. Aussi, malgré quelques réserves de son père, les mariages coutumier et civil de deux tourtereaux se concrétisent ; Lise rejoindra son mari avec un visa normal. Va alors commencer une nouvelle étape de la vie du couple. Charles, un mari don Juan insatiable Dans le domaine de la vie sentimentale, on peut dire, sans ambages, que Charles est un « homme des actions concrètes » dans la conquête des femmes. En dehors de sa première épouse dont il avait caché l’existence, c’est une multitude de maîtresses qui va se révéler dans la vie du couple. Charles, un homme qui vit dans et par le mensonge et qui n’hésite pas de menacer sa femme quand il est à bout d’arguments dans leurs discussions. Même après les deux maternités de Lise, Charles reste égal à lui-même dans son mauvais comportement ; ce qui va provoquer le voyage pour le Congo de sa femme quand celle-ci attend son troisième enfant. Cette situation fera que sa mère séjourne en France pendant un certain moment. Malgré la vie mondaine que continue à mener Charles, Lise va devenir mère de trois enfants, peut-être pour effacer l’image on ne peut plus regrettable de son premier amour Leeroy avec lequel elle n’avait pas pu avoir un enfant en vie. Mais, au carrefour d’une vie de couple en dents de scie, Lise, après moult désagréables péripéties, finit par décider de quitter Charles après onze ans de vie commune. Comme on le remarque souvent, le service social, protecteur de la femme martyrisée par l’homme dans le foyer, encourage Lise d’aller jusqu’au de sa décision : « Il faut avouer que(…) le service social m’oblige à aller jusqu’au bout de ma démarche » (p.122). Et c’est quand Charles se retrouve devant l’administration socio-juridique et que leur non réconciliation lui tombe dessus, il comprend son sort. Il a perdu celle qu’il venait de doter et marier au pays il y a quelques années. Aussi, lui est-il demandé de quitter le domicile qu’il partage avec Lise : « (…) Madame a été plus que patient de vous garder plus de 6 mois alors qu’elle n’en avait pas le droit, on va vous demander de quitter les lieux gentiment » (p.127). Le spectre de l’amour, un beau texte qui aurait gagné un plus dans le style Se remarquent dans ce texte quelques maladresses de style que devait redresser le comité de lecture des éditions Maïa pour leur notoriété. Mais malgré ces quelques coquilles scripturales, cet attrayant roman ne gène pas le lecteur d’être émerveillé par le film d’amour dont Lise et Charles sont les deux protagonistes. Ce roman se caractérise par un récit plein de rebondissements qui prouvent que l’auteure
CONGO/Assemblée nationale : 1er février 2023, cérémonie d’ouverture de la 2è session ordinaire administrative de la 15è législative

ACTUALITE. Devant ses collègues parlementaires, le président de l’assemblée nationale Isidore Mvouba a rappelé à ces derniers leur mission spécifique en ce qui concerne la bonne marche du pays : reprendre avec force et vigueur la tâche qui consiste à légiférer et contrôler l’action du gouvernement. Aussi, malgré quelques effets néfastes consécutifs à la crise dimensionnelle que traverse le monde, le gouvernement essaie de tenir bon. On peut citer l’augmentation du prix du carburant négocié par le gouvernement qui a eu à privilégier le volet social en faisant fi des exigences dictées par les Institutions de Bretton Woods. Pour consolider les équilibres macroéconomiques du pays, le président de l’assemblée nationale a rappelé à ses collègues quelques points saillants à propos de cette situation. Aussi, s’est-il adressé à l’auditoire avec des mots simples et pédagogiques ; et cela à travers cinq exclamations que nous reprenons ici pour ne pas édulcorer le dire de ce dernier : « Comment ne pas revenir sur le Plan national de développement économique 2022-2026 dont le financement devrait être porté par le partenariat public-privé au-delà de nos ressources propres ! Comment ne pas revenir sur la sempiternelle question du climat des affaires dont l’amélioration est une nécessité économique de base ! Comment ne pas revenir sur les actes de spoliation du massif forestier des eucalyptus à Pointe Noire et dans le Kouilou ! Comment ne pas revenir sur le pillage du patrimoine de la société FONDECO à Dolisie, de l’extraction sauvage des minerais dans la Bouenza qui tirent notre pays vers le bas ! Comment ne pas revenir sur la bombe à répétition, pour ne pas dire à retardement que représente le banditisme dans nos cités ». Et Isidore Mvouba de préciser que la hardiesse du gouvernement face à ces challenges ne peut que susciter espoir. Un autre fait a été rappelé par le président de l’assemblée en ce qui concerne le monde de la culture : la promulgation de la loi n° 89-2022 du 30 décembre 2022 portant création d’un cadre juridique pour l’artiste et les professionnels de la culture et des arts. Toujours dans son allocution, le président de l’assemblée nationale, dans l’exercice de ses fonctions, a loué l’effort réalisé par le gouvernement en débloquant la contre partie du Congo dans la mise en œuvre du programme Désarmement-Démobilisation-Réinsertion qui va apporter la tranquillité dans le département du Pool. À propos de la jeunesse dont une partie a été formatée par la délinquance, nous avons appris, à travers ce message du président de l’assemblée nationale la mise en œuvre de la réhabilitation des centres de insertion et de rééducation d’Aubeville et Bakania pour moraliser les jeunes délinquants dont les « bébés noirs » et les fameux kuluna constituent une frange de la jeunesse. Un fait remarquable à noter : avant de rentrer dans le vif de son allocution, le président de l’assemblée nationale avait demandé à ses collègues parlementaires d’avoir une pensée pieuse envers le Vénérable Jean-Serge Kentoula, Secrétaire de la commission économique et finances du Sénat et ancien député de la douzième législative, décédé quelques jours auparavant en France. Noël Kodia-Ramata
Congo. Vœux de nouvel an 2023 au président de la république par les corps constitués nationaux et les forces vives de la nation : une brève analyse du discours du président de l’assemblée nationale Isidore Mvouba

ACTUALITE. Le 6 janvier 2023, le Président de l’assemblée nationale, a adressé ses vœux de nouvel an au président de la République chef de l’État qui avait à ses côtés son épouse devant les membres du Gouvernement et ses collègues parlementaires, ainsi que les hauts responsables des Institutions de la République.. Dans son allocution, revisitant le discours du Président de la République, Isidore Mvouba a rappelé au peuple congolais le bilan très positif réalisé par le gouvernement sur instructions du chef de l’État. Aussi, a-t-il insisté sur le grand effort de développement consenti cette année qui vient de se terminer, effort qui doit se poursuivre sans relâche pour respecter le programme socioéconomique combien cher au Président de la République. Le social, vu dans le rétroviseur des réalisations de l’année passée, a été agréablement ausculté par le Président de l’assemblée : « Comment ne pas souligner l’opérationnalisation de nouveaux hôpitaux généraux, en harmonie avec le programme du gouvernement Santé pour tous ! », s’est-il exclamé. Et de noter la continuation de la mise en œuvre de notre Lisungui dont la volonté d’accorder une attention soutenue aux pensions de retraite, aux bourses des étudiants. L’actualité que l’on pourrait lier aux phénomènes du changement climatique avec ses inconvénients, n’a pas échappé au Président de l’assemblée dans le volet social. Aussi, a-t-il rappelé l’attention du gouvernement aux victimes des inondations, ainsi qu’autres catastrophes à nous imposées par les caprices de la nature. La part de modernisation des outils de communication en ce qui concerne le numérique est grandement manifeste par le déploiement de la fibre optique, avec une « numérisation des services publics [accompagnant] l’émergence de ce secteur de Start up [qui] sont de nature à améliorer la vie des Congolaises et Congolais ». Du monde de l’enseignement, on peut dire que le fonctionnement régulier des universités Denis Sassou N’Guesso et Marien Ngouabi, ainsi que le projet de celle de Loango du côté de l’océan Atlantique, a redonné à l’enseignement supérieur ses lettres de noblesse. Dans la relation enseignement-jeunesse, il faut louer cette nouveauté de l’année 2022 marquée par la facilité d’aller à l’emploi qui va se consolider à travers une diplomatie économique, celle-ci étant axée sur un partenariat public-privé désormais codifié. Aussi, ce partenariat public-privé, aura pour objectif primordial la création des richesses et des emplois de masse. De l’emploi et s’adressant implicitement au Président de la République dont il a emprunté un segment de son dernier discours, Isidore Mvouba redit ce qui suit : « L’intégration dans la Fonction Publique de milliers de jeunes en 2020 et en 2022 indique votre volonté de trouver une solution pérenne à la sempiternelle question de l’emploi des jeunes ». De la société, un grand bouleversement positif chez les femmes : la loi dite Mouebara a changé leur quotidien ; la gente féminine se voit désormais protégée par cette loi contre les violences souvent soutenues par des habitudes rétrogrades de nos traditions et coutumes. La lutte contre la Covid-19 menée sous l’autorité du chef de l’État, ainsi que son intervention au sujet du maintien de la paix et la stabilisation en Afrique, sans oublier son leadership remarquable contre le dérèglement climatique ont été rappelés au peuple congolais. On peut dire que le Président de l’assemblée n’a pas été loin du discours de fin d’année du Président de la République en rappelant à ce dernier la pertinence de sa pensée : « C’est ici l’occasion de saluer la pertinence du Plan 2022-2026 inspiré de votre projet de société Ensemble, poursuivons la marche » sur lequel se repose l’espoir du peuple congolais ». Aussi, à travers cette allocution qui n’a pas oublié de jeter un regard sur l’international, on peut affirmer, sans ambages, qu’à travers les vœux du Président de l’assemblée au Président de la République en présence des corps constitués nationaux et des forces vives de la nation, l’horizon des Congolais parait éclairci pour un meilleur vivre-ensemble au cours de cette nouvelle année 2023. Noël Kodia–Ramata
Congo. Assemblée nationale : Clôture de la session ordinaire budgétaire

ACTUALITÉ CONGOLAISE. « Je voudrais saluer avec force l’appui budgétaire triennal obtenu au près du Groupe de la Banque mondiale lors du séjour à Washington du président de la République » dixit Isidore Mvouba. Après une absence hors du pays on ne peut plus remarquée, le président de l’Assemblée nationale Isidore Mvouba a signé son retour à l’hémicycle ce 23 décembre 2022 devant le peuple congolais et ses collègues députés par le discours de clôture de la dernière session budgétaire, collègues qu’il a d’ailleurs remerciés au cours de son allocution pour les souhaits de prompt rétablissement lors de son absence momentanée. Loin du pays, le président de l’Assemblée nationale a eu à suivre, par les médias du pays, dans l’exercice de ses fonctions, l’évolution politico administrative de la nation. Aussi, son discours nous a rappelés qu’il était loin du pays mais prêt du quotidien des Congolais. S’adressant au Ministre d‘Etat, Ministre des affaires foncières de domaine public, chargé des relations avec le Parlement et à ses collègues députés, le président Isidore Mvouba en ce jour du 23 décembre 2022, a rappelé au peuple congolais le fil conducteur de l’action politico administratif depuis la réélection du président Denis Sassou Nguesso à la tête du pays jusqu’à nos jours. Aussi trois points focaux ont émargé du discours du président de l’Assemblée nationale marqué, comme on le voit souvent par une concision pédagogique manifeste. Avant de rentrer dans le vif du sujet de son allocution, il a rappelé à l’auditoire qu’il a suivi sur les médias l’essentiel de la session ordinaire budgétaire du 15 octobre 2022 pendant son absence momentanée du pays. Dans un premier temps il a fait savoir qu’il a été grandement satisfait de la décision des Congolais d’avoir fait confiance au président Sassou Nguesso en lui confiant, une fois de plus le destin du pays. Poursuivant son allocution, le président de l’Assemblée nationale a retenu que le 28 novembre devient « une journée de la République [qui] se déroulera désormais sur fond du message sur l’état de la nation devant le parlement réuni en congrès » sur fond des orientations du président de la République qui, par vocation, fixera le cap. Et c’est dans la dernière partie de son allocution qui a grandement mis en relief le côté budgétaire que le président de l’Assemblée nationale est rentré dans le véritable vif du sujet. Le projet de loi relatif aux contrats de partenariat public privé a été adopté après de fructueux échanges dans l’hémicycle ; c’est une loi dont la vocation est de mettre en place des mécanismes innovants et fiables, et surtout susceptibles de financer, au-delà des ressources propres du pays, les nombreux projets du Plan National de Développement 2022-2026. Ainsi avec l’adoption du budget de l’Etat exercice 2023 sous le regard du FMI, les Congolais doivent garder à l’esprit les difficultés que le gouvernement de la République a évoquées pour implémenter cette loi de finances. Et le président de l’Assemblé nationale de préciser que le redressement de l’économie nationale passe indubitablement et naturellement par le rétablissement des équilibres macroéconomiques du pays. Toujours dans ses propos, Isidore Mvouba a rappelé à ses homologues parlementaires quelques points qui posent problème au niveau du socioéconomique tel le financement de la maintenance routière dont les difficultés doivent faire l’objet de la tenue d’une journée parlementaire sur le Fonds Routier. Au terme de son allocution, le président de l’Assemblée nationale a salué l’appui budgétaire triennal obtenu auprès du Groupe de la Banque mondiale, lors du récent séjour à Washington du président de la République. En conclusion, on peut affirmer, sans ambages, que le pays s’ouvre une bonne voie socioéconomique : il devrait bénéficier de la première tranche de cet appui estimé à 33 milliards de Francs CFA, comme l’a précisé le président de l’Assemblé nationale, et cela au plus tard le 27 décembre 2022. Noël Kodia-Ramata
LIVRE : Le retour du conte dans la littérature congolaise avec La Princesse, le Papillon, l’Abeille et autres contes (1) de Bernard Nkounkou Bouesso

CONGO. Pousser les enfants et les amateurs du conte à s’intéresser aux livres fondés sur le fantastique et le merveilleux, voilà une option que semblent oublier les écrivains congolais de la nouvelle génération. Il y a quelques années, des écrivains tels Guy Menga et Caya Makhélé nous faisaient découvrir la littérature de jeunesse à travers le conte. Avec le premier, les enfants pouvaient se délecter avec Les aventures de Moni Mambou de Guy Menga aux éditions Clé tandis que le second nous offrait Une vie d’éléphant à l’edicef. Aujourd’hui, quelques auteurs de notre époque comme Liss Kihindou avec Mwanna la petite fille qui parlait aux animaux, éditions L’Harmattan et Bernard Nkounkou Bouesso avec La Prince, le Papillon, l’Abeille, éditions LC de Paris se révèlent comme héritiers de Guy Menga et de Caya Makhélé, pour nous replonger dans le conte. Trois petites histoires constituent le petit ouvrage de Bernard Nkounkou Bouesso, trois textes assez brefs et succincts pour s’adapter à la perception des amateurs des livres qui aiment parfois que l’on leur raconte des histoires qui se fondent sur le fantastique et le merveilleux. C’est le texte intitulé « L’Écureuil, la Corneille et l’Érable » qui ouvre la lecture de l’ouvrage de Bernard Nkounkou Bouesso. Rencontre de l’Écureuil avec une Corneille au niveau des branches de l’Érable. Se crée une ambiance amicale entre les trois protagonistes malgré la plainte de l’Érable qui se voit martyrisé par la neige de l’hiver. Malade, la Corneille sera soignée par son ami l’Écureuil qui va l’héberger chez lui avant qu’ils puissent prendre la route du Parc des Pins. Et l’auteur de résumer cette belle histoire, en affirmant que « depuis lors, l’Écureuil et la Corneille avaient tissé une fidèle amitié sur les branches de l’Érable sans se battre comme deux ennemis (…). La couleur des poils, des plumes et de la peau ne peut pas être un obstacle pour l’amitié et la compagnie dans le monde des vivants ». Dans le deuxième conte, nous sommes en présence du Grillon qui vient de s’apercevoir qu’une partie de son champ de légumes a été dévastée au moment où il comptait en vendre deux sillons. Son amie La Luciole qui le surprend dans son désarroi, va l’aider à découvrir l’auteur de son malheur. Quelle surprise pour elle en apprenant que c’est son meilleur ami l’Escargot, celui-même qui était avec lui au mariage du Crapaud à l’île Tsoukoula, qui est à l’origine de son malheur. C’est La Luciole qui, avec ses larves, va mettre fin à l’existence de l’Escargot. Ce dernier ne pourra plus mettre en exécution son intention de détruire les champs de légumes restants du Grillon. Conclusion moralisante de l’auteur : « Chacun de nous dans la nature a son rôle et la nature sait les choses devant le désespoir d’une situation alarmante ». Du conte éponyme de cet ouvrage, nous découvrons enfin un univers spatiotemporel dans lequel évoluent enfin l’humain (La Princesse et son prince) et deux insectes appelés couramment « Papillon » et « Abeille ». C’est l’histoire d’une princesse martyrisée par son prince après leur mariage quand ils rentrent d’un voyage de noces sous le soleil des Caraïbes. Aussi, le désespoir la pousse à aller se reposer dans un jardin public où va la surprendre Le Papillon. Aidée par celui-ci en complicité avec la « Fourmi docteur », l’Abeille, et le Saule pleureur, la Princesse va retrouver sa beauté et la joie de vivre. Et quand ses amis la ramènent au palais, notre prince ne croit à ses yeux : le spectacle dressé devant lui est éblouissant, à la grande satisfaction du Papillon et de l’Abeille, les deux amis de la Princesse. L’amour renaît alors entre les deux tourtereaux qui auront des triplés, au grand bonheur des enfants des Caraïbes qui l’avaient souhaité. À la manière de Jean de la Fontaine au XVIIe siècle qui moralise l’homme à travers la société des animaux, Bernard Nkounkou Bouesso a réalisé trois contes pour inciter les hommes à prendre conscience des relations sociales et sociétales. Et comme les fables de la Fontaine, l’auteur a terminé ses trois textes par des leçons de morale implicites : tant qu’il ya la vie, il y a de l’espoir dans toute chose. La Princesse, Le Papillon, l’Abeille et autres contes un ouvrage écrit dans une langue soutenue, des contes dont la lecture respecte l’imaginaire des enfants ainsi que celui de leurs parents. Et comme le souligne les éditions LC, « ce recueil de contes pour adultes, de création nouvelle aux allures de fables, poétiques regorge de leçons de vie et de valeurs morales ». Noël Kodia-Ramata (1) Bernard Nkounkou Bouesso, La Princesse, Le Papillon, L’Abeille…, éditions LC, Paris, 2022
Congo. Du côté des pays de Mpangala : énième descente à Kindamba du député Isidore Mvouba

ACTUALITE CONGOLAISE. De nouveau à la tête de l’Hémicycle, le Président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, est allé remercier ses mandants de Kindamba pour leur soutien au cours de la dernière élection législative. Comme de coutume, le député Isidore Mvouba, dans l’exercice de ses fonctions politiques, n’oublie pas d’aller se ressourcer dans son fief de Kindamba lorsqu’une occasion le lui permet. C’est ainsi, après avoir été élu par les populations de la circonscription de Kindamba et après avoir été reconfirmé à la tête de l’Assemblée nationale, il a effectué depuis le 11 septembre 2022, une descente parlementaire, question de remercier cette population qui lui a exprimé de nouveau sa confiance. Moment festif au milieu d’une foule d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont tenu de voir et revoir celui qu’ils appellent affectivement « l’Ange des pays de Mpangala ». Car depuis que ses mandants lui ont fait confiance, il ne cesse d’œuvre pour le développement de Kindamba dont il a fait allusion de son désenclavement au programme. Et pour matérialiser une promesse qu’il avait faite à ses mandants, un lycée d’enseignement général devra être opérationnel au cours de la prochaine rentrée scolaire 2022-2023. Aussi, tant attendu par les populations du côté de Kimba, Vinza, Mayama et Kindamba, ce lycée permettra aux enfants de ces contrées, après l’admission à leur Brevet d’Etudes du premier Cycle (BEPC), d’être plus proches de leurs parents dans la poursuite de leurs études secondaires. Devant cette marée humaine composée de tous les âges des pays de Mpangala, le député isidore Mvouba, bien accueilli en cette journée du 11 septembre, a remercié ses mandants avec des mots pleins de gratitude dans un petit discours qui a mis en exergue le climat de paix, d’harmonie et de concorde qui a marqué la dernière élection de Kindamba. Se dessine un autre mandat en perspective pour le député de Kindamba ; aussi, a-t-il rappelé à ses mandants qu’il était marqué par leur soutien en sa modeste personne, soutien parallèle à celui du président de la République dans son programme de développement du pays. Noël Kodia-Ramata
Congo. Regard sur Anatole Collinet Makosso(1) de Joseph Mampouya, une biographie réussie

LIVRE. « Premier secrétaire de l’UJSC (Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise) (…), j’ai gardé de Collinet le souvenir enchanteur d’un garçon d’une politesse pure, d’un jeune homme respectueux et obéissant, débordant d’énergie dans le travail » dixit Isidore Mvouba. Il y a quelques semaines que je viens de recevoir des éditions L‘Harmattan l’ouvrage de Joseph Mampouya intitulé Regard sur Anatole Collinet Makosso, sous-titré « Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République du Congo », un travail biographique sur la personne de l’homme politique à travers lequel moult collègues, parents, amis et sympathisants révèlent leur sympathie et penchant envers ce dernier. Habitué à faire la critique des œuvres de l’esprit où se dégage la pensée créative de l’auteur, je me sens pris dans l’antre du biographisme qui me permet de relire à ma façon le regard sur par Joseph Mampouya sur Anatole Collinet Makosso. Cet ouvrage donne une autre dimension à la personnalité de celui qui est le Premier Ministre du Congo en ce net moment. Les lecteurs ayant pris connaissance de ses écrits et réflexions sociopolitiques par le biais des éditions L’Harmattan, car il est aussi écrivain, découvre en la personne d’Anatole Collinet Makosso un homme noble, plein d’humanisme à travers les témoignages des hommes et femmes qui l’ont côtoyé pendant plusieurs années. Aussi, dans son introduction, Joseph Mampouya dévoile dans l’essentiel de son écriture le portrait du Premier Ministre qu’il semble « faire sortir de l’ombre » quand il écrit : «Le projet de publication de cet ouvrage a rencontré l’assentiment de tous : proches collaborateurs, mais aussi parents, amis, de tous âges et de tous sexes. Chacun spontanément a tenu à y porter son témoignages ». Et s’il y a un témoignage qui met en exergue la grandeur du Premier Ministre, c’est celui de Florian Mackiozy. Ce dernier nous révèle quelques qualités essentielles d’Anatole Collinet Makosso, qualités que devrait avoir l’être humain. De cet homme, il aurait appris l’humilité, l’honnêteté, la persévérance, la patience, l’audace, l’amitié, la fidélité, l’objectivité, la loyauté, l’empathie, la solidarité et la fin chrétienne. (pp. 162-164) Après lecture de cet ouvrage, on découvre, par les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé, une autre dimension sociale et politique d’Anatole Collinet Makosso. Homme politique adulé par un autre aîné homme politique, Premier Ministre apprécié par un autre Premier Ministre devenu Président de l’Assemblée nationale, Anatole Collinet Makosso devient une particularité dans le trajet de son destin politique on ne peut plus exceptionnel. Déjà dans sa jeunesse du côté du Kouilou de ses ancêtres, il se fait remarqué par le Premier Secrétaire de l’UJSC de l’époque qui découvre en lui « un jeune respectueux et obéissant, débordant d’énergie dans le travail ». Et ce premier Secrétaire de l’UJSC dans la région du Kouilou de l’époque, l’actuel Président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, dans sa préface du livre, d’écrire : « Bien que nos chemins se soient séparés par la force de l’histoire, j’ai continué à le suivre de loin. Ainsi, je l’ai vu en train d’avancer, de progresser, de gravir les marches à son rythme et à sa manière pour atteindre son but avec toujours une farouche détermination ». De cet homme que nous connaissons à travers ses écrits et le petit écran, Joseph Mampouya en fait une icône politique qui sort de l’ombre à travers ses recherches de philosophe. Il n’a pas hésité de faire « parler » ses proches (parents, amis, collègues… du Premier Ministre) pour nous retracer le parcours atypique de celui dont il a fait la présentation d’homme politique dans l’exercice de ses fonction de ministre pluriel. Aussi, l’auteur de ce « regard sur Anatole Collinet Makosso » apparait comme le mieux placé des Congolais qui nous a révélé la véritable personnalité du Premier Ministre : « (…) je suis un simple citoyen congolais qui, ayant cheminé avec ACM [Anatole Collinet Makosso] pendant de longues années, marque une pause pour dire sa reconnaissance en des termes simples ». Avec cette déclaration, l’auteur confirme l’authenticité de son discours car ayant côtoyé l’homme pendant plusieurs années. Regard sur Anatole Collinet Makosso, est un livre à lire et à relire pour découvrir l’homme politique devenu Premier Ministre. Et un coup de chapeau à l’auteur pour ce travail de bénédictin, surtout que les hommes politiques, même au crépuscule de leur vie sont toujours allergiques à la rédaction de leurs mémoires, un héritage qui pouvait servir de boussole à la nouvelle génération des acteurs politiques du pays. Dommage ! Noël Kodia-Ramata