Unesco: Début des travaux du Comité du patrimoine culturel immatériel à Rabat

Le coup d’envoi des travaux de la dix-septième session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été donné lundi 28 novembre à Rabat. Son Excellence M. Samir Addahre, Ambassadeur et Délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’UNESCO, préside cette rencontre annuelle qui se tient jusqu’au 3 décembre prochain au Sofitel Rabat Jardin des Roses et à laquelle participent des représentants des États parties, des organisations non gouvernementales, des institutions culturelles et d’autres parties prenantes venus du monde entier. Lors de cette session, le Comité évaluera les candidatures soumises par les États parties pour inscription sur les Listes de la Convention qui compte « 46 éléments pour inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, 4 éléments pour inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, 5 propositions pour le Registre des bonnes pratiques de sauvegarde et 1 demande d’assistance internationale », indique l’Unesco dans un communiqué. Adrien Thyg
La sape veut prendre sa place au patrimoine immatériel de l’UNESCO
Forum sur la non-violence pour diffuser une culture de paix

1,6 millions de personnes meurent à cause de la violence chaque année. C’est l’une des principales causes de décès chez les 15 à 44 ans. L’exposition à la violence peut avoir de graves effets sur la santé à court et à long terme : sentiment d’insécurité, problèmes de comportement, dépression, anxiété et troubles de stress post-traumatique. C’est en tenant compte de ces faits que jeudi le 28 avril 2022, Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (HWPL) en partenariat avec la délégation permanente du Mali auprès de l’UNESCO ont organisé le Forum sur la non-violence pour la diffusion d’une culture de la paix. Ce forum a rassemblé environ 180 personnes, dont les discours exposés ont mis en lumière l’état actuel de la violence domestique et scolaire apparue depuis la pandémie de la COVID-19. M. Amadou Opa Thiam, ambassadeur à la délégation permanente du Mali auprès de l’UNESCO a ouvert le forum avec ces mots : « Permettez-moi donc, de saluer et féliciter, très chaleureusement, « HWPL France », qui a bien compris qu’il était désormais grand temps de passer à l’action. Cette violence doit cesser. Elle n’a plus sa place au XXIème siècle. Le changement positif y afférent est bien possible (…) À ces développements positifs, doivent s’ajouter des actions au niveau des promesses faites par les États, et des engagements internationaux qu’ils ont pris. Cela est d’autant nécessaire que les lois nationales ainsi que les politiques étatiques ne valent que lorsqu’elles sont respectées. » En effet, différentes solutions ont été partagées pour le travail en coopération, cette volonté de coopérer a alimenté le temps de discussion au cours duquel la nécessité de renforcer la communication et la sensibilisation a été mise en premier plan. Mme Anna Bossman, ambassadeur à la délégation permanente du Ghana auprès de l’UNESCO a exposé : « Bien sûr, en tant qu’avocat spécialisé dans les droits de l’homme et fervent défenseur des droits des femmes et des enfants, de l’égalité des sexes, mais aussi de la liberté d’expression dans un environnement en ligne sécurisé, j’ai eu des frissons lorsque j’ai entendu dire que les violences domestiques avaient considérablement augmenté au cours des derniers épisodes de confinement ou que le harcèlement n’avait pas de frontières dans l’espace virtuel. C’est ainsi que je voudrais signaler l’importance de bâtir et de promouvoir ensemble une culture de paix et de non-violence. Elle doit rester primordiale dans nos esprits et dans nos cœurs. » Dr Maria Hadjielia Drotarova, Maître de conférences à CTL Eurocollege, Limassol a également exposé quelques solutions établies en Chypre : « Comme nous le savons, l’éducation est le fondement, le socle de la transformation humaine. Véritable source de socialisation, l’éducation a le potentiel de renforcer un sentiment de paix chez son destinataire. L’enseignement supérieur, qui est un niveau d’éducation très important, joue un rôle prépondérant dans ce sens. De nos jours, nous constatons que l’éducation à la paix est devenue une question importante et une préoccupation majeure pour les chercheurs et les éducateurs du monde entier. En effet, dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur, tels que les universités et les collèges, les résultats d’apprentissage des étudiants liés à la paix devraient être introduits dans chaque cours d’enseignement général. Par conséquent, les apprenants parmi les étudiants qui n’ont pas la chance d’être introduits dans de tels programmes tout au long de leur scolarité auront la chance de le faire au niveau de l’université ou du collège. » Suite à ce forum, Hwpl prévoit de multiplier des échanges au travers de rassemblements mensuels, visant à aborder des thématiques spécifiques, à partager des bonnes pratiques et outils au sein d’un réseau d’acteurs pluridisciplinaires qui œuvrent à la résolution des violences scolaires et intra-familiales. À propos de Hwpl Heavenly Culture, World Peace, Restoration of Light (Hwpl) est une organisation internationale non gouvernementale qui œuvre pour la cessation des conflits et des guerres afin d’atteindre la paix dans le monde. Présente dans plus de 170 pays, y compris les pays du Maghreb, elle a été créée le 25 mai 2013 en Corée du Sud par le président Man Hee Lee.
Les filles ont désormais des résultats équivalents à ceux des garçons en mathématiques

En mathématiques, les inégalités de genre en faveur des garçons dans les petites classes sont en train de disparaître progressivement, selon une nouvelle publication du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO. Ce rapport nous invite à réfléchir davantage aux inégalités entre filles et garçons et aux obstacles qui empêchent les filles de réaliser leur potentiel. Approfondir le débat sur les personnes qui sont encore laissées pour compte, le rapport annuel sur l’égalité des genres de l’UNESCO, analyse les données de 120 pays dans l’enseignement primaire et secondaire pour dresser un tableau global. Les résultats montrent qu’au cours des premières années, les garçons obtiennent de meilleurs résultats que les filles en mathématiques, mais que ces inégalités de genre disparaissent par la suite. Ces recherches confirment que les inégalités de genre en matière d’apprentissage se sont réduites, même dans les pays les plus pauvres. Et dans certains pays, l’écart s’est désormais inversé. Par exemple, en quatrième, l’écart en mathématiques est de 7 points de pourcentage en Malaisie, de 3 points au Cambodge, de 1,7 point au Congo et de 1,4 point aux Philippines en faveur des filles. Cependant, les préjugés et les stéréotypes sont toujours susceptibles d’affecter les résultats d’apprentissage. Même si les filles rattrapent leur retard en mathématiques dans le second cycle de l’enseignement primaire et dans le secondaire, les garçons sont bien plus souvent surreprésentés parmi les meilleurs élèves en mathématiques dans tous les pays. Dans les pays à revenu intermédiaire et élevé, dans le secondaire, les filles obtiennent des résultats nettement supérieurs en sciences. Malgré cet avantage, les filles restent moins nombreuses à opter pour des carrières scientifiques, ce qui indique que les préjugés sexistes pourraient encore constituer des obstacles à la poursuite d’études dans le domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM). Les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons en lecture Si les filles obtiennent de bons résultats en mathématiques et en sciences, elles obtiennent des résultats encore meilleurs en lecture. Les filles sont plus nombreuses que les garçons à atteindre le niveau d’aptitude minimal en lecture. On constate l’écart le plus important dans l’enseignement primaire en Arabie Saoudite, où, en CM1, 77% des filles mais seulement 51% des garçons atteignent le niveau d’aptitude minimal en lecture. En Thaïlande, les filles dépassent les garçons en lecture de 18 points de pourcentage, en République dominicaine de 11 points et au Maroc de 10. Même dans les pays où les filles et les garçons ont un niveau de lecture identique dans les petites classes, comme en Lituanie ou en Norvège par exemple, l’écart en faveur des filles atteint environ 15 points de pourcentage à l’âge de 15 ans. « Les filles démontrent à quel point elles peuvent réussir à l’école lorsqu’elles ont accès à l’éducation. Mais beaucoup, et notamment les plus défavorisées, n’ont pas la moindre possibilité de recevoir un enseignement. Nous ne devons pas craindre ce potentiel. Nous devons le soutenir et veiller à ce qu’il se développe. Par exemple, il est déchirant de constater que la plupart des filles en Afghanistan n’ont pas la possibilité de révéler leurs talents au monde entier », déclare Malala Yousafzai, cofondatrice du Fonds Malala. « Il faut recueillir davantage de données, mais les publications récentes ont d’ores et déjà contribué à dresser un tableau quasi-global des inégalités de genre dans les résultats d’apprentissage juste avant la pandémie. Les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons en lecture et en sciences et sont en train de rattraper leur retard en mathématiques. En revanche, elles ont nettement moins de probabilité d’être parmi les plus performantes en mathématiques, en raison de préjugés et de stéréotypes persistants. Nous devons assurer l’égalité des genres dans l’apprentissage et veiller à ce que chaque apprenant réalise son potentiel », déclare Manos Antoninis, directeur du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO.
L’UNESCO investit plus de 730 000 dollars pour soutenir la diversité des expressions culturelles dans les pays du Sud
Dans un contexte encore marqué par la pandémie, qui a eu un impact d’une ampleur inédite sur les moyens de subsistance des artistes et professionnels de la culture à travers le monde, la quinzième session du Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui s’est tenue cette semaine, a approuvé un financement de plus de 730 000 dollars pour des projets culturels. Ce financement, accordé par le Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC), permettra de soutenir 9 projets provenant respectivement de la Bolivie, du Chili, de la Colombie, de la Guinée, de l’Indonésie, du Nigéria, de la Palestine, des Seychelles et du Timor-Leste, sur un total de 615 propositions de projets soumises. Cela porte le soutien total fourni grâce au FIDC à plus de 9,4 millions de dollars, ce qui a permis de financer 129 projets dans 65 États membres depuis 2010. La décision du Comité rejoint l’action de l’UNESCO visant à soutenir le secteur créatif et culturel, considérablement impacté par la pandémie, comme souligné par le rapport « Re|penser les politiques en faveur de la créativité» récemment publié. « Cette période de bouleversements profonds nous place tous devant un choix. Soit nous essayons de simplement colmater les brèches, ce qui nous conduira sans doute à relever les mêmes défis dans un avenir proche, soit nous saisissons cette opportunité afin de transformer intégralement l’écosystème culturel pour le rendre plus résilient, plus inclusif et plus durable », a déclaré M. Ernesto Ottone Ramirez, Sous-Directeur général pour la culture. La pandémie de COVID-19 a mis en évidence les difficultés rencontrées par les artistes et les professionnels de la culture pour accéder à des opportunités de travail décent, en particulier dans les pays où les infrastructures sociales sont limitées ou inexistantes. L’assistance fournie par l’UNESCO sera en particulier orientée vers les jeunes, les femmes et les groupes les plus vulnérables dans les pays en développement afin de leur garantir un environnement professionnel plus durable et inclusif. Les projets qui bénéficieront du financement du FIDC sont les suivants : – Établir une alliance communautaire pour la planification d’un développement culturel durable à Lautem, Timor-Leste, mené par l’ONG Many Hands International-MHI. – Favoriser la diversité culturelle en autonomisant les jeunes, Chili, mené par l’ONG Balmaceda Arte Joven (Corporación Cultural Balmaceda Doce Quince) – Redynamiser la culture et la replacer au cœur du développement économique et social des Seychelles, Seychelles, mené par le Ministère de la culture (Institut national des Seychelles pour la culture, le patrimoine et les arts) – WE ARE DIVERSE : Autonomiser les professionnelles de l’audiovisuel appartenant à des groupes vulnérables dans sept pays d’Amérique latine, Colombie, mené par l’ONGI Federación Iberoamericana de Academias de Artes y Ciencias Cinematográficas, FIACINE (Fédération ibéroaméricaine des arts et des sciences cinématographiques) Promouvoir et suivre la liberté artistique en Indonésie, Indonésie, mené par l’ONG Koalisi Seni Indonesia (Perhimpunan Koalisi Seni Indonesia – Association de la coalition artistique indonésienne) – Améliorer l’accès des artistes handicapés aux marchés, Nigéria, mené par l’ONG Potter’s Gallery Initiative – Promotion des industries culturelles et créatives dans la ville de La Paz, Bolivie, mené par l’ONG Fundación Visión Cultural (Fondation Vision culturelle) – Ramallah, ville de musique – stratégie pour le développement durable de la ville grâce à la musique, Palestine, mené par la Municipalité de Ramallah – Renforcement de l’entrepreneuriat dans les secteurs de l’audiovisuel, de la mode et du design en Guinée, Guinée, mené par l’ONG La MUSE Le FIDC donne aux acteurs de la société civile et aux secteurs publics qui portent ces projets les moyens de stimuler une croissance économique créative robuste et durable. Grâce à des efforts renforcés de collecte de fonds, l’UNESCO prévoit de doubler les contributions au Fonds au cours des trois prochaines années afin de permettre à davantage de projets éligibles de bénéficier d’un soutien. Le FIDC fait partie de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005), qui compte 151 États Parties.
Culture : L’UNESCO appelle à une meilleure protection sociale et économique des créateurs
La pandémie a prouvé l’importance de la culture pendant une crise mondiale. Paradoxalement, elle a aussi exacerbé la vulnérabilité des artistes et des professionnels de la culture. Dans un rapport de grande envergure, l’UNESCO appelle les États à repenser leurs politiques afin qu’à l’avenir, les créateurs soient mieux protégés. La pandémie a démontré la valeur intrinsèque du secteur culturel et créatif en matière de cohésion sociale et sa capacité à générer en temps de crise des ressources éducatives, du bien-être personnel ainsi que de la croissance économique. Cependant, cette crise mondiale a aussi souligné les défis importants à relever pour assurer la préservation de la diversité des expressions culturelles dans le monde, conformément à la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Protéger la diversité des expressions culturelles Un nouveau rapport de l’UNESCO, intitulé « Re|Penser les politiques en faveur de la créativité », montre que l’aide au développement consacrée à la culture et aux loisirs diminue et que, malgré la hausse continue des flux de biens et de services culturels à l’échelle mondiale, très peu de progrès ont été réalisés en vue de réduire les fortes disparités entre les pays développés des pays en développement. De très fortes inégalités persistent également au sein des secteurs culturels et créatifs, notamment celles auxquelles sont confrontées de nombreuses femmes. Les individus sont de ce fait bien moins exposés à la diversité des expressions culturelles dans le monde, à un moment où il est évident que la diversité est un élément structurant pour la cohésion sociale et la paix entre les peuples. Cette situation limite la capacité du secteur culturel, qui représente 3,1 % du PIB mondial et 6,2 % des emplois dans le monde, à stimuler une croissance économique durable dans les pays en développement. Effondrement sans précédent des revenus et de l’emploi dans le secteur culturel L’UNESCO considère qu’en 2020 la pandémie, à elle seule, a causé la perte de 10 millions d’emplois dans les industries créatives. Elle estime en outre que cette même année, la valeur ajoutée brute mondiale dans les industries culturelles et créatives a reculé de 750 milliards de dollars. Dans les pays dont les données sont disponibles, les revenus des industries culturelles et créatives ont diminué de 20 à 40 %. Au cours des années qui ont précédé la pandémie de COVID-19, la baisse des dépenses publiques mondiales consacrées aux industries créatives a causé un effondrement sans précédent des revenus et de l’emploi dans ce secteur. Les conditions de travail déjà précaires de nombreux artistes et professionnels de la culture se sont détériorées davantage. La couverture sociale des artistes était déjà insuffisante dans beaucoup de pays, mais la pandémie a véritablement révélé la vulnérabilité des travailleurs dans les secteurs culturels et créatifs. « Un paradoxe fondamental est apparu : la consommation mondiale de contenus culturels des individus et leur dépendance à leur égard ont augmenté, alors que, dans le même temps, ceux qui produisent les arts et la culture ont de plus en plus de mal à travailler. » a souligné Ernesto Ottone R., Sous-Directeur général pour la culture de l’UNESCO. Aligner la protection des travailleurs culturels sur celle de l’ensemble des travailleurs « Nous devons repenser la manière dont nous construisons un environnement de travail durable et inclusif pour les professionnels de la culture et des arts qui jouent un rôle vital pour la société, à travers le monde entier. » a ajouté Ernesto Ottone R. Le rapport appelle les gouvernements à assurer aux artistes et aux professionnels de la culture une protection économique et sociale similaire à celle dont bénéficient déjà les personnes travaillant dans de nombreux autres secteurs. Il propose, par exemple, d’envisager l’instauration d’un salaire minimum dans l’emploi culturel, ainsi que de meilleurs régimes de retraite et d’indemnités de maladie pour les travailleurs indépendants. Même s’il reconnaît que le passage accéléré du contenu culturel et des spectacles vers les plateformes numériques offre de nouvelles possibilités, ce rapport souligne l’urgente nécessité de concevoir des systèmes de rémunération plus équitables pour les artistes dont le contenu consommé est en ligne. Les revenus numériques ne compensent pas la forte baisse de revenus causée par l’absence d’événements en direct.
Top 21 des cinéastes en herbe sélectionnés pour le concours lancé par Netflix et l’UNESCO « Contes populaires africains réinventés »
Netflix et l’UNESCO sont heureux d’annoncer les 20 participants sélectionnés pour la suite du concours inédit « Contes populaires africains réinventés ». La qualité des candidatures reçues a permis d’ajouter un candidat supplémentaire, ce qui porte à 21 le nombre de cinéastes sélectionnés. Les candidats ont été choisis, à l’issue d’un processus d’évaluation rigoureux au cours duquel un large éventail de professionnels de l’industrie du cinéma, originaires d’Afrique, ont minutieusement étudié plus de 2 080 candidatures en plusieurs langues provenant de tout le continent. Les candidats sélectionnés constituent un groupe de créateurs africains dynamiques issus de 13 pays de la région. Liste des finalistes (par ordre alphabétique des pays) : Gcobisa Yako (Afrique du Sud) ; Ndiyathemba Modibedi (Afrique du Sud) ; Mphonyana Mokokwe (Botswana) ; Ebot Tanyi (Cameroun) ; Anne Catherine Tchokonté (Cameroun) ; Venance Soro (Côte d’Ivoire) ; Nader Fakhry (Côte d’Ivoire) ; Noni Ireri (Kenya) ; Oprah Oyugi (Kenya) ; Voline Ogutu (Kenya) ; Volana Razafimanantsoa (Madagascar) ; Mohamed Echkouna (Mauritanie) ; Anita Abada (Nigéria) ; Akorede Azeez (Nigeria) ; Tongryang Pantu (Nigeria) ; Nosa Igbinedion (Nigéria); Loukman Ali (Ouganda) ; Machérie Ekwa-Bahango (République démocratique du Congo) ; Katya Aragão (Sao-Tomé-Et-Principe) ; Walt Mzengi (Tanzanie) et Samuel Kanyama (Zambie). Ces 21 cinéastes émergents participeront à la phase suivante du concours au cours de laquelle ils présenteront leurs projets à un jury de mentors. Parmi eux figurent Bongiwe Selane (Afrique du Sud), Leila Afua Djansi (Ghana), David Tosh Gitonga (Kenya), Femi Odugbemi (Nigéria), Jean-Luc Herbulot (République du Congo), ainsi que des représentants de Netflix et de l’UNESCO qui les guideront tout au long du processus. Le jury sélectionnera les six réalisateurs qui recevront une subvention de production de 75 000 dollars (par le biais d’une société de production locale) pour développer, tourner et assurer la post-production de leurs films. Netflix et les mentors veilleront à ce que toutes les personnes participant à la production soient équitablement rémunérées. Chacun des six lauréats recevra également 25 000 dollars. « Félicitations à tous les participants ! Ils peuvent être fiers de la qualité de leur travail. Ce concours met en valeur l’extraordinaire richesse culturelle que l’Afrique a à offrir et que nous voulons partager avec le public du monde entier, l’Afrique étant une priorité pour l’UNESCO. » – Ernesto Ottone R., Sous-Directeur général pour la culture de l’UNESCO. Ben Amadasun, Directeur du contenu de Netflix en Afrique, a lui aussi félicité les candidats sélectionnés : « Félicitations à nos 21 meilleurs conteurs ! Nous tenons également à remercier le jury composé de professionnels du cinéma indépendants qui ont entrepris la mission colossale d’étudier plus de 2 000 candidatures pour en retenir les 21 meilleures ! Les nombreuses réponses des cinéastes en herbe qui ont pris le temps d’envoyer leur candidature, montrent aussi que le potentiel et le talent des conteurs sur ce continent sont immenses. Et chez Netflix, nous avons hâte de participer à cette aventure qui permet à de nouvelles voix prometteuses de partager leurs histoires avec le reste du monde ».
Rumba congolaise, un gouffre sans fin pour les artistes ?

TRIBUNE. La nouvelle de l’admission au patrimoine immatériel de l’humanité sous l’égide de l’UNESCO a fait plaisir à plus d’un. Que de chemin parcouru par un genre musical qui a traversé le temps et qui a permis l’éclosion des musiques dites urbaines. Mais une question se pose : les artistes congolais aiment-ils les symboles ou veulent-ils véritablement d’une rumba « gagne-pain » ? En effet l’artiste Rumbiste est dans une situation sociale et sociétale précaire. Il n’a aucun statut juridique, ce qui signifie qu’il reste dans l’informel : aucun droit social est à sa portée. Même sa carte d’artiste est un papier sans valeur. En général, l’artiste Rumbiste quitte cette terre dans l’extrême pauvreté. Si concert y a, les cachets versés sont symboliques et il est rare de voir un artiste faire même 10 dates de concerts par année. Les droits sont pour lui une équation chinoise. Ne connaissant ni les tenants et les aboutissants du droit d’auteur, il reste le maillon faible. Pourquoi donc l’artiste de Rumba Congolaise préfère se contenter des symboles administratifs au lieu se focaliser sur la reconnaissance DANS LES FAITS REELS de sa situation sociale ? A tous les Artistes, le débat est ouvert … Par Aly Moulady Auteur, compositeur et interprète.