Rumba congolaise, un gouffre sans fin pour les artistes ?

0
349

TRIBUNE. La nouvelle de l’admission au patrimoine immatériel de l’humanité sous l’égide de l’UNESCO a fait plaisir à plus d’un. Que de chemin parcouru par un genre musical qui a traversé le temps et qui a permis l’éclosion des musiques dites urbaines.

Mais une question se pose : les artistes congolais aiment-ils les symboles ou veulent-ils véritablement d’une rumba “gagne-pain” ?

En effet l’artiste Rumbiste est dans une situation sociale et sociétale précaire. Il n’a aucun statut juridique, ce qui signifie qu’il reste dans l’informel : aucun droit social est à sa portée. Même sa carte d’artiste est un papier sans valeur. En général, l’artiste Rumbiste quitte cette terre dans l’extrême pauvreté.

Publicité

Si concert y a, les cachets versés sont symboliques et il est rare de voir un artiste faire même 10 dates de concerts par année.

Les droits sont pour lui une équation chinoise. Ne connaissant ni les tenants et les aboutissants du droit d’auteur, il reste le maillon faible.

Pourquoi donc l’artiste de Rumba Congolaise préfère se contenter des symboles administratifs au lieu se focaliser sur la reconnaissance DANS LES FAITS REELS de sa situation sociale ?

A tous les Artistes, le débat est ouvert …

Par Aly Moulady

Auteur, compositeur et interprète.

Publicité

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here