Congo/Décès : Inhumation de l’ancien président de la république Yhombi Opango

Congo/Décès : Inhumation de l’ancien président de la république Yhombi Opango

Les restes mortels de l’ancien président de la république, Jean Jacques Joachim Yhomby Opango, ont été inhumés, le 31 octobre 2020 à Owando dans le département de la Cuvette en présence du président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, amis et personnalités politiques. Décédé le a rendu, le 30 mars 2020 en France à l’âge de 81 ans, les restes mortels ont été rapatriés dans son pays où les populations lui ont rendu un hommage digne du citoyen qu’il a été. L’oraison funèbre a été lu par le vice-premier ministre, ministre la Fonction publique, du travail et de la réforme de l’état, M. Firmin Ayessa.   Chef de l’Etat au lendemain de l’assassinat du président Marien Ngouabi, le 18 mars 1977 à Brazzaville, il est renversé le 5 février 1979 avant de revenir quatorze années plus tard, en 1993, comme Premier ministre du président Pascal Lissouba.   Avant d’être Président de la République, M. Yhomby Opango a occupé plusieurs fonctions, à savoir, celles de commandant du premier bataillon congolais, de chef de cabinet militaire du président Alphonse Massamba-Débat, d’attaché militaire près l’ambassade du Congo à Moscou, de chef de bataillon des para-commandants et de chef d’état-major général de l’Armée populaire nationale (Apn). L’ancien président de la république a vu le jour le 14 janvier 1939 à Fort-Rousset, actuel Owando, chef-lieu de la Cuvette. Il fait ses études primaires à l’école régionale de Fort-Rousset, où il gravit sans peine les cinq premières marches de l’instruction et poursuit sa scolarité au Cours Moyen deuxième année (CM2) à Brazzaville, à la grande école de Ouenzé, actuellement appelée ‘’Lheyet Gaboka’’. En 1952, il fait son entrée à l’école militaire préparatoire ‘’Général Leclerc’’, sous le matricule 109, promotion Sergent Crochon, d’où il sort avec un Brevet élémentaire en 1957. Sur le plan politique, l’ancien chef d’Etat Yhombi Opango est le président fondateur du Rassemblement pour la démocratie et le développement (Rdd), parti politique qu’il a créé le 2 décembre 1990. L’hommage des Anciens Enfants de Troupe Avant l’inhumation à Owando, un hommage déférent lui a été rendu par l’association des Anciens Enfants de Troupe (AET), le 30 octobre à Brazzaville. Selon l’AET Serge Eugène Ghoma-Boubanga, l’annonce de la disparition de cette personnalité a été vécue parmi comme une perte inestimable ajoutant que le général Yhombi Opango se montrait soucieux du bon fonctionnement de l’association, au point d’en rester l’un des plus prestigieux mentors qui incarnait avec élégance les valeurs cardinales des AET, à savoir la fraternité, l’entraide et la solidarité. Florent Sogni Zaou

Et la Françafrique mis fin au règne de Pascal Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville!

Et la Françafrique mis fin au règne de Pascal Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville!

RETRO. Le 15 octobre 2020, cela fait Vingt trois (23) ans que le feu Président Pascal Lissouba fût chassé du pouvoir par la Françafrique via leur homme de main Denis Sassou Nguesso, après 5 mois de guerre civile qui fît près de 10.000 morts. Dans sa plainte qu’il a déposée le 20 novembre 1997 au Tribunal de Grande Instance de Paris, le Président Lissouba cite la presse française et les propres déclarations du président M. Denis Sassou N’Guesso. Voici quelques extraits de cette plainte : « Aux termes d’un pacte de corruption dont les modalités exactes restent à définir, mais qu’un faisceau d’indices précis et concordants rend particulièrement apparent, Elf Aquitaine a aidé le Général Sassou N’Guesso à exécuter son coup d’Etat au Congo. » « Plusieurs personnes ont rendu visite au Général Sassou N’Guesso avant, pendant et après le coup d’Etat, et ont assisté au simulacre de la prestation de serment du Général Sassou N’Guesso le samedi 25 octobre 1997, au lieu de condamner les conditions de la prise de pouvoir. » « Dans la même période, ces mêmes personnes n’ont pas eu le même comportement à l’égard du gouvernement. » « De même, il est pour le moins significatif qu’Elf Aquitaine n’ait pas fait rapatrier son personnel, à l’instar de l’autre grande compagnie présente à Pointe-Noire (Agip), ce qui prouve qu’Elf Aquitaine non seulement savait n’avoir rien à craindre des milices du Général Sassou N’Guesso ou de l’armée angolaise, mais encore, mais surtout disposait des éléments d’information permettant de prévoir les circonstances de l’invasion angolaise (c’est-à-dire le fait que l’armée angolaise irait jusqu’à Brazzaville pour y porter le Général Sassou N’Guesso). » Lissouba affirma dès ce moment avoir été lâché par Elf, probablement pour avoir ouvert les portes du marché pétrolier Congolais aux Américains. Rappelons que le feu Président Lissouba avait reçu 1 million de Franc Français (100.000.000 de F CFA) en liquide pour financer sa campagne d’Elf via André Tarallo. La compagnie Elf est la tête de pont de la diplomatie et de l’espionnage français, tout en rapportant énormément d’argent à la France. L’énorme pactole des hydrocarbures était aussi utilisé à des fins de corruption, ainsi qu’au financement de campagnes politiques en France. Dans son livre « Noir silence », François Xavier Verchave affirme que politiquement Lissouba ne s’imposait pas vraiment et d’erreurs en maladresses, Elf comprend rapidement qu’il faut mieux adopter une position attentiste: tout en nouant des liens avec le nouveau gardien du pétrole Congolais, la société française sait que l’ancien dictateur pourrait revenir au pouvoir à la prochaine échéance présidentielle en 1997. Quelques mois avant cette échéance, Denis Sassou Nguesso est reçu en ami par l’ex Président français Jacques Chirac. Tout laisse à penser que malgré les promesses de neutralité, tous les réseaux de la Françafrique se sont activés pour remettre l’ancien dictateur au pouvoir jusqu’à aller l’aide militaire du voisin Angolais. Comble de duplicité, Elf aide financièrement les deux camps. Dès juin 1997, le « Canard enchaîné » évoquait des transports d’armes en direction du Congo : « le sort du Congo se joue au fonds du puits de pétrole » titrait-il le 11 juin 1997. Il expliquait que l’Elysée s’ingérait dans la guerre au Congo (articles du 10 septembre et 17 septembre 1997). Ces informations n’ont pas été démenties. Au contraire, elles furent reprises par M. Jacques Isnard dans « Le Monde » du 17 octobre 1997, dans un article intitulé « Des « Cobras » très bien ravitaillés en armes ». « Selon les services de renseignements français, les « Cobras » de M. N’Guesso ont pu disposer d’armements lourds et individuels en provenance de plusieurs Etats africains proches de la France, comme le Gabon. Les mêmes sources françaises laissent entendre que ces milices ont pu, grâce à des circuits de financement occultes fréquents dans les milieux pétroliers, acheter des matériels en Europe ». En effet, les Transall de l’armée française n’ont cessé de livrer des armes à la faction au pouvoir, – à savoir le président Sassou N’Guesso -. Selon la Lettre du Continent du 1er juillet, la France a financé avec l’argent du Fonds d’aide et de coopération (FAC) l’intervention d’au moins 80 officiers et sous-officiers français. De leur côté, les opposants au régime dénoncent l’intervention de légionnaires français dans le « maintien de l’ordre ». Ne paierons-nous pas un jour chèrement le pétrole préservé à ce prix ? » Le Président Lissouba a reconnu qu’il avait pu acheter des armes lourdes grâce aux recettes pétrolières ; il en est de même de son adversaire, le Président Sassou N’Guesso. Pour s’équiper, les milices du président Lissouba disposaient des moyens de l’Etat ; les autres milices s’efforçaient de voler du matériel dans les casernes ou d’en acquérir dans les pays voisins. Le fait que le président Lissouba avait boudé le sommet des chefs d’état à Libreville (Gabon) sous l’égide du Président Omar Bongo préférant se rendre à Kinshasa (RDC), Kigali (Rwanda) et Kampala (Ouganda) pour aller chercher les mercenaires scella définitivement son sort. Tout récemment son ex directrice de cabinet Madame Claudine Munari l’a affirmé lors de son interview sur RFI dans ces thermes : »C’était sous l’instruction de qui, à votre avis, que l’Angola et le Gabon ont soutenu Sassou-Nguesso ? C’est sous l’instruction de la France et de Elf. À l’époque, c’était encore Elf. » « On a fait un procès à Pascal Lissouba en disant qu’il menaçait les intérêts de la France. » C’est ainsi que ce rouleau compresseur qui est la Françafrique mis fin au règne de Lissouba et de l’UPADS au Congo Brazzaville avec leur poulain Denis Sassou Nguesso. Evrard NANGHO Président national du Modec.

Congo Brazzaville. 15 août 1960 – 15 août 2020. 60 ans d’indépendance

Congo Brazzaville. 15 août 1960 – 15 août 2020. 60 ans d’indépendance

TRIBUNE. L’ équivalent de toute une génération. L’âge adulte d’un homme où la correction, le discernement et le bon sens doivent prévaloir, en lui. Au Congo, l’espace temporel où, en bien, en moyenne, médiocre, ou en mal, des choses ont été faites par les gouvernants qui s’y sont succédés. De manière générale, les populations en vie, ou celles qui s’en sont allées, n’y ont pas, toujours, trouvé leur compte. Les inégalités s’étant creusées entre les Congolais d’en bas et ceux d’en haut, les classes intermédiaires comprises. Les Congolais, quoique, globalement, déçus, des derniers messages à la nation du Président de la République, Denis Sassou Nguesso, attendent de celui de ce 15 août 2020, trois décisions majeures, à la hauteur du contexte social, économique et politique que vit leur pays. L’ aministie générale ciblée, pour reconstruire la cohésion, la concorde et l’unité nationales qui se sont, considérablement, fracturées, depuis 2015, suite au changement de la constitution de 2002, et au lendemain des présidentielles anticipées de 2016. Une pause républicaine, à double objectif. D’abord, insuffler à la loi électorale en vigueur, son caractère, réellement indépendant, ce qui déblaie la récente réforme du Ministre de l’Intérieur, sur le vote anticipé de la force publique, en vue d’une élection présidentielle, à venir, apaisée, crédible, démocratique et transparente, à l’abri de toute contestation. Ensuite, capitaliser la pause, assise sur des valeurs républicaines partagées, pour un début de reédification de la puissance publique, qu’est l’État congolais, dans toutes ses facettes administratives, économiques, sociales, sécuritaires, militaires et diplomatiques. Une reédification qu’achèverait le nouveau Président de la République, élu, au terme des conditions électorales énumérées. Enfin, troisième attente. Lancer l’idée d’un service national, pour favoriser la cohésion nationale, en milieu jeune. Milieu, souvent accroché, pour divers motifs, à des considérations éloignées de l’intérêt national. Le service national viendrait, également, encourager l’engagement des jeunes à la mixité sociale et géographique. Les aidant à bâtir leur parcours. C’est là, une expérience de vie collective et de brassage territorial, le service devant accueillir les jeunes originaires de tous les départements du pays. Certainement, à n’en point douter, que ces propos, ici versés, ont été, de bout en bout, déjà énoncés. Maintes fois même. Je n’en rougis, nullement. Au nom de mes convictions personnelles, et pour l’amour ardent que j’aie pour mon pays, le Congo, qui a des raisons objectives de s’élever, haut, à l’image de ces nations, de par le monde, dont nous envions le développement. N’est ce pas que la répétition, dit on, est la mère des sciences. Bonne fête à nous tous. Ouabari Mariotti (Membre de l’UPADS) Paris 13.08.2020

Congo: Conseil des Ministres du mardi 11 août 2020

Congo: Conseil des Ministres du mardi 11 août 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mardi 11 août 2020 par visioconférence, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Quatre (4) affaires étaient inscrites à l’ordre du jour, à savoir : – Un (1) projet de loi portant statut général des militaires et des gendarmes, au titre du Ministère de la Défense Nationale ; – Un (1) projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo, au titre du Ministère de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones ; – Une (1) communication sur la mise en œuvre de la Caisse d’assurance maladie universelle, au titre du Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat, du Travail et de la Sécurité Sociale ; – Des nominations au titre du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel. I/- Ministère de la Défense Nationale. Projet de loi portant statut général des militaires et des gendarmes. Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Charles Richard MONDJO, Ministre de la Défense Nationale, a d’emblée précisé aux Membres du Conseil des Ministres que le projet soumis à leur examen a été élaboré conformément aux dispositions de l’article 206 de la Constitution ; ce projet a également vocation à abroger l’ordonnance n°4-2001 du 5 février 2001. Le projet de loi traite essentiellement des droits et devoirs du militaire, du déroulement de sa carrière, de l’exercice de ses droits civils et politiques, de la prise en charge des risques professionnels militaires, de la hiérarchie militaire ainsi que des modalités de préparation du retour à la vie civile. Au titre des droits civils et politiques, il convient de noter que le texte contient une innovation et une clarification majeures. Innovation, en ce qu’elle autorise l’exercice du culte au sein des armées, renforçant ainsi la reconnaissance de la liberté religieuse ; clarification, puisqu’elle restreint le droit du militaire de se porter candidat à une élection politique, lui interdisant de le faire tant que son lien avec le service n’est pas rompu. Cette clarification, conforme aux articles 58 alinéa 5 et 205 de la Constitution, vise à mieux protéger la vie des armées contre tout activisme politique préjudiciable à l’exercice du service, à la discipline et à la cohésion en leur sein. D’autre part, le texte innove par la prise en compte des risques professionnels. En plus du régime des pensions et des prestations sociales, est posé le principe de l’octroi d’une indemnité réparatrice du préjudice subi, au militaire blessé en opération ou à ses ayant-droits en cas de décès en cours d’opération. En outre, le texte crée, dans la hiérarchie, un nouveau grade charnière entre la catégorie des sous-officiers et celle des officiers subalternes, en vue de réduire la pression des personnels sous-officiers supérieurs sur la passerelle de franchissement vers la catégorie supérieure des officiers subalternes. Le projet de loi rappelle également l’autorité de nomination aux différents grades, depuis le Président de la République, Chef suprême des armées jusqu’aux autres autorités habilitées. Enfin, le projet de loi permet au militaire de préparer son retour à la vie civile, à l’issue de sa période d’engagement ou de sa mise à la retraite. Il institue pour ce faire un congé de reconversion ; ce congé est ouvert au militaire ayant accompli au moins quatre (4) ans de services militaires effectifs et donne droit à une formation professionnelle ou un stage. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant statut général des militaires et des gendarmes. Il sera transmis au Parlement pour adoption. II/- Ministère de la Justice et des Droits Humains, et de la Promotion des Peuples Autochtones. Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Invité à son tour par le Président de la République à prendre la parole, M. Aimé Ange Wilfrid BININGA, Ministre de la Justice et des Droits Humains, et de la Promotion des Peuples Autochtones, a rappelé que la pandémie de coronavirus Covid-19 qui sévit dans notre pays a entrainé la déclaration de l’état d’urgence sanitaire par décret n°2020-93 du 20 mars 2020 du Président de la République, et ce sur toute l’étendue du territoire national pour une durée de vingt (20) jours à compter du 31 mars 2020. Face à la progression de cette pandémie, et après avis des experts, l’état d’urgence sanitaire initialement décrété, a été prorogé six (6) fois, par les décrets n°2020-118 du 20 avril 2020, n° 2020-128 du 9 mai 2020, n°2020-144 du 30 mai 2020, 202-154 du 19 juin 2020, 2020-196 du 8 juillet 2020 et 2020-243 du 28 juillet 2020, à chaque fois pour une nouvelle période de vingt jours, après autorisation du Parlement, et ce conformément aux lois n°15-2020 du 20 avril 2020, n°22-2020 du 9 mai 2020, n°25-2020 du 30 mai 2020, n°31-2020 du 19 juin 2020, n°34-2020 du 8 juillet 2020 et 35-2020 du 28 juillet 2020, autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Après avis du Comité d’experts, et au terme de l’évaluation des mesures prises par le Gouvernement, il a été constaté que la Covid-19 poursuit sa progression dans notre pays. Aussi, une nouvelle prorogation de l’état d’urgence actuellement en vigueur, et qui arrive à terme le 18 août 2020, est jugée indispensable. L’article 157 alinéa 3 de la Constitution prévoit que « le Parlement se réunit de plein droit, s’il n’est pas en session pour, le cas échéant, autoriser la prorogation de l’état d’urgence ou de l’état de siège au-delà de vingt (20) jours. » C’est dans ce cadre que la discussion s’est engagée sur le projet de loi soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour

Congo: Conseil des Ministres du vendredi 24 Juillet 2020

Congo: Conseil des Ministres du vendredi 24 Juillet 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Vendredi 24 Juillet 2020 par visioconférence, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Trois (3) affaires étaient inscrites à l’ordre du jour, à savoir : –      Un (1) projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo, au titre du Ministère de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones ; Une (1) communication sur le cadre budgétaire à moyen terme 2021-2023, au titre du Ministère des Finances et du Budget.  Une nomination au titre du Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique. I/- Ministère de la Justice et des Droits Humains, et de la Promotion des Peuples Autochtones.               Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Aimé Ange Wilfrid BININGA, Ministre de la Justice et des Droits Humains, et de la Promotion des Peuples Autochtones, a rappelé que la pandémie de coronavirus Covid-19 qui sévit dans notre pays a entrainé la déclaration de l’état d’urgence sanitaire par décret n°2020-93 du 20 mars 2020 du Président de la République, et ce sur toute l’étendue du territoire national pour une durée de vingt (20) jours à compter du 31 mars 2020. Face à l’évolution de cette pandémie, et après avis des experts, l’état d’urgence sanitaire initialement décrété, a été prorogé cinq (5) fois, par les décrets n°2020-118 du 20 avril 2020, n° 2020-128 du 9 mai 2020, n°2020-144 du 30 mai 2020, 202-154 du 19 juin 2020 et 2020-196 du 8 juillet 2020, à chaque fois pour une nouvelle période de vingt jours, après autorisation du Parlement, et ce conformément aux lois n°15-2020 du 20 avril 2020, n°22-2020 du 9 mai 2020, n°25-2020 du 30 mai 2020, n°31-2020 du 19 juin 2020 et n°34-2020 du 8 juillet 2020, autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Après avis du Comité d’experts, et au terme de l’évaluation des mesures prises par le Gouvernement, il a été constaté que la Covid-19 continue de se répandre dans notre pays. En vue de permettre au Gouvernement de poursuivre l’exécution des mesures prises pour faire face à cette pandémie, il est indispensable de proroger de nouveau l’état d’urgence actuellement en vigueur, au-delà de la période qui arrive à son terme le 29 juillet 2020. Ainsi, au terme de l’article 157 alinéa 3 de la Constitution, « le Parlement se réunit de plein droit, s’il n’est pas en session pour, le cas échéant, autoriser la prorogation de l’état d’urgence ou de l’état de siège au-delà de vingt (20) jours. » C’est dans ce cadre que la discussion s’est engagée sur le projet de loi soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour adoption. II/- Ministère des Finances et du Budget.        Communication sur le cadre budgétaire à moyen terme 2021-2023. Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Ludovic NGATSE, Ministre délégué au Budget a présenté aux Membres du Conseil des Ministres le cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2021-2023. Le Cadre Budgétaire à Moyen Terme est un instrument de programmation budgétaire, prévu à l’article 9 de la Loi organique n°36-2017 du 03 octobre 2017 relative aux lois de finances. Il s’inscrit dans le cycle de préparation du budget de l’Etat de l’année. Il a pour principaux objectifs de fixer la contrainte financière en indiquant le besoin, sinon la capacité de financement, sur la base des hypothèses économiques réalistes, couvrant une période minimale de 3 ans ; il permet également de déterminer la trajectoire des recettes et des dépenses en fonction de l’orientation budgétaire définie. Pour la période 2021-2023, ce Cadre a été élaboré dans un contexte marqué au niveau international et national, par une crise sanitaire de COVID-19 sans précédent ; celle-ci est couplée à l’effondrement des cours du baril de pétrole. Selon les estimations du Fonds monétaire international, la croissance mondiale devrait connaitre une forte contraction, passant de 2,9% en 2019 à -3,0% en 2020. Au plan national, après une contraction de l’activité observée en 2019 (-0,3%), l’économie continue de traverser l’une de ses phases les plus critiques, en raison des effets engendrés par la pandémie de COVID-19 et la baisse des cours de pétrole. En effet, une contraction de 12,3% de l’activité économique est projetée en 2020 par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale. Le FMI et le comité de cadrage macroéconomique, l’estiment respectivement à -8,6% et à -6,2%. Dans ce contexte, le Gouvernement se voit dans l’obligation de mettre en œuvre une stratégie de riposte contre la pandémie, tout en poursuivant l’exécution des mesures structurelles devant assurer le rétablissement des équilibres macroéconomiques. La création des deux leviers que sont le Fonds national de solidarité et le Fonds de lutte contre le coronavirus participe de cette stratégie de riposte et de relance des activités économiques.  Aussi, le cadre budgétaire à moyen terme 2021-2023 s’inscrit dans les perspectives suivantes :      Le renforcement de la politique de rationalisation de la dépense ; La mobilisation des ressources et financements concessionnels ; La poursuite des négociations sur la restructuration de la dette publique ; La poursuite de la mise en œuvre des mesures liées à l’amélioration de la gouvernance. Après cette introduction, le Ministre NGATSE a fait un résumé analytique du cadre budgétaire à moyen terme 2021-2023, en décrivant la situation macroéconomique internationale et nationale de 2019 à fin mars 2020 Ainsi, l’activité économique nationale a connu une récession de -0,3% en 2019, compte tenu des contreperformances du secteur non pétrolier, qui a enregistré une croissance négative de -1,6%. A la suite des mesures de confinement et de limitation des déplacements mises en place par le Gouvernement pour lutter contre la pandémie de COVID-19, l’économie nationale

Congo: Conseil des Ministres du lundi 6 juillet 2020

Congo: Conseil des Ministres du lundi 6 juillet 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce lundi 6 Juillet 2020 par visioconférence, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Deux (2) affaires étaient inscrites à l’ordre du jour, à savoir : – Un (1) projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo ; – Des nominations, Ces deux affaires au titre du Ministère de la Justice et des Droits Humains, et de la Promotion des Peuples autochtones. Ministère de la Justice et des Droits Humains, et de la Promotion des Peuples Autochtones. A/ – Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Aimé Ange Wilfrid BININGA , Ministre de la Justice et des Droits Humains, et de la Promotion des Peuples Autochtones, a rappelé que la pandémie de coronavirus Covid-19 qui sévit dans notre pays a entrai né la déclaration de l’état d’urgence sanitaire par décret n02020-93 du 20 mars 2020 du Président de la République, et ce sur toute l’étendue du territoire national pour une durée de vingt (20) jours à compter du 31 mars 2020. Face à l’évolution de cette pandémie, et après avis des experts, l’état d’urgence sanitaire initialement décrété, a été prorogé trois (3) fois, par les décrets n02020-118 du 20 avril 2020, n° 2020-128 du 9 mai 2020 et n02020-144 du 30 mai 2020, à chaque fois pour une nouvelle période de vingt jours, après autorisation du Parlement, et ce conformément aux lois n015-2020 du 20 avril 2020, n022-2020 du 9 mai 2020, n025-2020 du 30 mai 2020 et n031-2020 du 19 juin 2020, autorisant la prorogation de « état d’urgence sanitaire en République du Congo. Cette dernière prorogation arrivera à son terme le 9 juillet 2020. En vue de permettre au Gouvernement de poursuivre l’exécution des mesures prises pour faire face à cette pandémie, il est indispensable de proroger de nouveau l’état d’urgence actuellement en vigueur. Ainsi 1 aux termes de l’article 157 alinéa 3 de la Constitution, « le Parlement se réunit de plein droit, s’il n’est pas en session pour, le cas échéant, autoriser la prorogation de l’état d’urgence ou de l’état de siège au-delà de vingt (20) jours. » C’est dans ce cadre que la discussion s’est engagée sur le projet de loi soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres. Prenant la parole, Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Eta.t, a indiqué aux Membres du Conseil des Ministres que les indications épidémiologiques, traduisant une augmentation des cas positifs à la Covid-19, peuvent s’expliquer par la montée en puissance des tests à grande échelle. Le Chef de l’Etat a cependant déploré un certain relâchement de nos compatriotes quant au respect des gestes barrières. Il a invité chacune et chacun d’entre les Congolaises et Congolais à adopter une attitude suffisamment responsable, afin d’éviter une propagation incontrôlée de la pandémie dans notre pays. Après examen et discussion, et sur rapport du Comité d’experts près la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour adoption. B/ – Nominations. Reprenant la parole, et au titre des mesures individuelles, le Ministre BININGA a informé les Membres du Conseil des Ministres qu’en application de la loi n03­2019 du 7 février 2019, et conformément aux dispositions des décrets n02019­391 du 28 décembre 2019 portant organisation et fonctionnement de la Haute Autorité de Lutte contre la corruption, n02019-319 du 12 novembre 2019 portant création, attributions et organisation du comité de sélection des membres de la Haute autorité de lutte contre la corruption et n02019-364 du 10 décembre 2019 portant nomination des membres du comité de sélection des membres de la Haute autorité de lutte contre la corruption, le processus de sélection s’est déroulé suivant les étapes ci-après: – Elaboration des termes de référence ; – Publication des termes de référence et des appels à candidature dans les journaux retenus (Semaine Africaine, Dépêches de Brazzaville et Le Patriote) ; – Dépôt et réception des dossiers de candidature par le secrétariat technique; – Ouverture publique des dossiers de candidature ; – Evaluation des candidatures par la commission d’évaluation ; – Remise du rapport à la coordination. Aux termes des articles 3 et 12 du décret n02019-391 précité, le Président et le secrétaire général de la Haute autorité sont nommés par décret en Conseil des Ministres, après appel à candidature. C’est à cet effet que les propositions pour ces deux fonctions, résultant du Rapport de la coordination du comité de sélection de la Haute Autorité de lutte contre la corruption, ont été soumises à l’attention des Membres du Conseil des Ministres. Sont ainsi nommés : – Président de la Haute autorité de lutte contre la corruption : M. Emmanuel OLLITA ONDONGO ; – Secrétaire Général de la Haute autorité de lutte contre la corruption : M. Michel MOMBILI. Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a alors levé la séance. Commencée à 16h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 17h00. Fait à Brazzaville, le 06 juillet 2020 Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, Thierry Lézin MOUNGALLA.

Congo /Covid 19 : Sassou Nguesso pour le port obligatoire du masque

Congo /Covid 19 : Sassou Nguesso pour le port obligatoire du masque

Le président de la république, M. Denis Sassou Nguesso, a annoncé le 30 avril 2020, à Brazzaville, le port obligatoire du masque pour toute personne présente dans les espaces publics fermés ou ouverts. Le président de la république a fait cette annonce au cours d’une adresse à la nation sur la situation du Corona Virus 19 en république du Congo. Il a avant tout présenté les condoléances de la Nation aux familles endeuillées du fait de cette pandémie et tout en s’inclinant devant la mémoire des disparus. Il a également rendu hommage à ceux des personnels de santé qui se sont illustrés, avec beaucoup de patriotisme, sur les premières lignes de ce combat. «Tout comme les soldats au front, ce sont des héros et ils méritent toute notre reconnaissance», a-t-il dit tout en déplorant le comportement de ceux qui se seraient éloignés de leur serment d’Hippocrate. Il les a en outre exhortés à retrouver le chemin du devoir, pour soulager leur conscience de la lourde incrimination de non-assistance à personne en danger. «Au moment où je prends la parole, les statistiques source OMS, au niveau mondial, affichent 2.804.796 personnes contaminées et 193.710 décès répartis entre 185 pays touchés sur les 198 que compte la planète», a déclaré le président de la république.  Il a ensuite indiqué que l’Afrique cumule 30.135 cas de contaminations et 1.380 décès. Ces nombres comptabilisent, bien sûr, les décès et 209 sujets contaminés de la République du Congo contre les 19 cas, le 28 mars 2020 lorsque au moment de sa première intervention sur cette grave crise sanitaire. Brazzaville et Pointe-Noire, principaux foyers de la pandémie «Avec 143 cas à Brazzaville et 57 cas à Pointe-Noire, ces deux agglomérations constituent les principaux foyers de COVID-19 dans notre pays», a révélé M. Sassou Nguesso, expliquant que ce  bilan pourrait être revu à la hausse en cas de systématisation des tests de masse au coronavirus. En outre, il a estimé que ce tableau aurait pu être bien moindre si les populations avaient consenti plus de rigueur dans le respect des gestes barrières. Il a reconnu que beaucoup de congolais gagnent leur vie au jour le jour en réalisant eux-mêmes des activités marchandes ou en occupant des emplois journaliers rémunérés à la tâche. Il a pour cela appelé au sacrifice malgré ces difficultés.  Le Congo, a-t-il martelé, ne saurait être un îlot de miraculés dans une situation dramatique d’aussi grande envergure qui affecte la planète entière. La nature invisible de cet ennemi pernicieux contribue davantage à accroître le laxisme et la désinvolture. Il a condamné ceux  qui émettent des doutes sur l’existence du COVID-19 dans le pays. Le virus mortel ne choisit pas, a conseillé le chef de l’Etat. Des insuffisances de système sanitaire «Nous sommes conscients des insuffisances de notre propre système sanitaire qui n’était pas préparé à affronter un tel défi. Si les pays nantis sont confrontés à d’innombrables difficultés, alors combien de fois le nôtre», a exhorté le président de la république qui a dit ne pas occulter les graves manquements encore perceptibles au sein de la société. Il a désapprouvé le comportement irresponsable de certains jeunes qui continuent à pratiquer des sports collectifs, au mépris des mesures de protection édictées dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. Il n’a pas ignoré les rassemblements de plus de 50 personnes encore organisés comme en temps normal, dans l’insouciance la plus complète du danger encouru devant le COVID-19. Il a noté que ces désordres inacceptables sont observés dans les rues et les marchés domaniaux, en particulier les lundis, les mercredis et les vendredis, jours d’ouverture de ces sites. Malgré toutes les entraves, a-t-il martelé, la stratégie du Congo restera basée sur la prévention, car mieux vaut prévenir que guérir. La force publique doit veiller «C’est pourquoi je demande à la Force publique de veiller scrupuleusement, avec professionnalisme et sans dérapage, à l’application salvatrice du confinement à domicile de l’ensemble des populations, selon les règles déjà en vigueur», a attesté le président de la république. Il a aussi exhorté les dirigeants politiques et les Organisations de la Société civile à renforcer la communication de proximité pour l’information et l’encadrement des populations, à l’effet de mieux les prévenir du danger. Sur le plan économique Du fait de cette pandémie, le monde enregistre une hausse historique du chômage devant les pertes massives d’emplois dues à l’ampleur inédite des fermetures d’entreprises. A ce propos, il a informé sur la création par le gouvernement  d’un Fonds national de solidarité, sous forme d’un compte spécial de trésor qui est inscrit dans le projet de loi de finance rectificative pour un montant de 100 milliards de Francs CFA. Pour amorcer la mobilisation de cette ressource, les contributions de généreux donateurs ont permis de recueillir à ce jour, la somme de 2 milliards 584 millions 36 000 Francs CFA, répartis comme suit : Fonds COVID-19 : 1 milliard 124 millions de Francs CFA ; Fonds national de solidarité : 1 milliard 460 millions 36 mille Francs CFA. Il a fait savoir que l’Etat vient de faire un apport de 50 milliards de Francs CFA au Fonds national de solidarité.   Décisions Le chef de l’Etat a de ce fait, avec l’avis du comité des experts, du gouvernement et des Présidents des deux Chambres du Parlement, décidé de la prorogation de l’Etat d’urgence sanitaire, conforment aux dispositions de la loi récemment adoptée à cet effet par le Parlement c’est à dire jusqu’au 10 mai 2020 ; de la prolongation du confinement à domicile de l’ensemble de la population, pour 15 jours, dans les mêmes conditions que celles de la première phase qui s’achève ce 30 avril 2020 ; la mise en œuvre, à grande échelle, du test de dépistage au Corona virus ; du renforcement des moyens de la riposte clinique et biologique ; du port obligatoire du masque pour toute personne présente dans les espaces publics fermés ou ouverts. A cet effet, une première commande de 1.500.000 masques locaux a été faite chez des artisans par le gouvernement en vue de leur distribution gratuite et encadrée aux populations

Congo: Message du Président Denis Sassou Nguesso sur la riposte à la pandémie du Covid-19

Congo: Message du Président Denis Sassou Nguesso sur la riposte à la pandémie du Covid-19

Message de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat sur la riposte à la pandémie du Covid-19 en République du Congo. Mes chers compatriotes ; Pour la seconde fois, je vais devoir m’adresser à vous sur notre riposte au COVID-19 tout en soulignant, à nouveau, l’incidence très alarmante de cette crise sanitaire ravageuse. Je voudrais, au préalable, présenter les condoléances de la Nation aux familles endeuillées du fait de cette pandémie et m’incliner devant la mémoire des disparus. Ainsi, je rends également hommage à ceux des personnels de santé qui se sont illustrés, avec beaucoup de patriotisme, sur les premières lignes de ce combat. Le disant, mes pensées sont tournées vers nos deux médecins qui ont perdu la vie en allant sauver celle des autres. Tout comme les soldats au front, ce sont des héros et ils méritent toute notre reconnaissance. Par contre, à tous ceux qui se seraient éloignés de leur serment d’Hippocrate, il importe qu’ils retrouvent le chemin du devoir, pour soulager leur conscience de la lourde incrimination de non-assistance à personne en danger. Au moment où je prends la parole, les statistiques source OMS, au niveau mondial, affichent 2.804.796 personnes contaminées et 193.710 décès répartis entre 185 pays touchés sur les 198 que compte la planète. Pour sa part, l’Afrique cumule 30.135 cas de contaminations et 1.380 décès. Ces nombres comptabilisent, bien sûr, les décès et 209 sujets contaminés de la République du Congo, alors que nous étions à 19 cas le 28 mars 2020 lorsque j’intervenais, pour la première fois, sur cette grave crise sanitaire. Avec 143 cas à Brazzaville et 57 cas à Pointe-Noire, ces deux agglomérations constituent les principaux foyers de COVID-19 dans notre pays. Le bilan de notre pays pourrait même être revu à la hausse en cas de systématisation des tests de masse au coronavirus. Tout autant, ce tableau aurait pu être bien moindre si nous avions consenti plus de rigueur dans le respect des gestes barrières. Beaucoup de nos compatriotes gagnent leur vie au jour le jour en réalisant eux-mêmes des activités marchandes ou en occupant des emplois journaliers rémunérés à la tâche. Cela, nous le savons et c’est difficile. Mais, nous le comprenons. La discipline implique des sacrifices. Cela aussi, nous en avons pleinement conscience. Cependant, le Congo ne saurait être un îlot de miraculés dans une situation dramatique d’aussi grande envergure qui affecte la planète entière. La nature invisible de cet ennemi pernicieux contribue davantage à accroître le laxisme et la désinvolture. D’aucuns émettent même des doutes sur l’existence du COVID-19 dans notre pays. Cela n’arrive qu’à l’Autre, jamais à soi-même. Pourtant le virus mortel ne choisit pas. Toute démagogie sur cette question relèverait de l’irresponsabilité. • Mes chers compatriotes ;Nous sommes conscients des insuffisances de notre propre système sanitaire qui n’était pas préparé à affronter un tel défi. Si les pays nantis sont confrontés à d’innombrables difficultés, alors combien de fois le nôtre. A l’heure de ce premier bilan, Je n’entends pas, non plus, occulter ici les graves manquements encore perceptibles au sein de notre société. Dans certains quartiers de nos villes, les jeunes continuent à pratiquer des sports collectifs, au mépris des mesures de protection édictées dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. Des rassemblements de plus de 50 personnes continuent à être organisés comme en temps normal, dans l’insouciance la plus complète du danger encouru devant le COVID-19. Des désordres inacceptables ont été observés dans les rues et les marchés domaniaux, en particulier les lundis, les mercredis et les vendredis, jours d’ouverture de ces sites.Malgré toutes les entraves, notre stratégie restera basée sur la prévention, car mieux vaut prévenir que guérir. C’est pourquoi Je demande à la Force publique de veiller scrupuleusement, avec professionnalisme et sans dérapage, à l’application salvatrice du confinement à domicile de l’ensemble des populations, selon les règles déjà en vigueur. J’exhorte les dirigeants politiques et les Organisations de la Société civile à renforcer la communication de proximité pour l’information et l’encadrement des populations, à l’effet de mieux les prévenir du danger. Sur le plan économique, du fait de cette pandémie, le monde enregistre une hausse historique du chômage devant les pertes massives d’emplois dues à l’ampleur inédite des fermetures d’entreprises. A ce propos, le gouvernement a créé le Fonds national de solidarité, sous forme d’un compte spécial de trésor qui est inscrit dans le projet de loi de finance rectificative pour un montant de 100 milliards de Francs CFA. Pour amorcer la mobilisation de cette ressource, les contributions de généreux donateurs ont permis de recueillir à ce jour, 2 milliards 584 millions 36 mille Francs CFA, répartis comme suit : – Fonds COVID-19 : 1 milliard 124 millions de Francs CFA ; – Fonds national de solidarité : 1 milliard 460 millions 36 mille Francs CFA. Tout en remerciant ces derniers, J’invite, malgré la dureté des temps, les uns et les autres à un plus grand engagement en faveur de cette initiative salutaire, dédié à la prise en charge des chocs économiques et financiers engendrés par le COVID-19. J’annonce que, pour sa part, l’Etat vient de faire un apport de 50 milliards de Francs CFA au Fonds national de solidarité. • Mes chers compatriotes ; Le tableau ainsi décliné nous impose de consolider notre action contre le COVID-19 afin d’anéantir la chaine meurtrière de propagation. Aussi, après consultation du comité d’experts, du gouvernement et des Présidents des deux Chambres du Parlement, J’ai décidé : – de la prorogation de l’Etat d’urgence sanitaire, conforment aux dispositions de la loi récemment adoptée à cet effet par le Parlement c’est à dire jusqu’au 10 mai 2020 ; – de la prolongation du confinement à domicile de l’ensemble de la population, pour 15 jours, dans les mêmes conditions que celles de la première phase qui s’achève ce 30 avril 2020 ; – la mise en œuvre, à grande échelle, du test de dépistage au CORONAVIRUS ; – du renforcement des moyens de la riposte clinique et biologique ; –