Congo. Après les joutes électorales, le temps de l’action

TRIBUNE. Il y a un mois, jour pour jour, le peuple congolais se rendait aux urnes pour élire la personne qui va présider aux destinées de notre pays pour les cinq(5) prochaines années. Le mardi 6 avril dernier, la Cour constitutionnelle validait les résultats qui consacraient la victoire du candidat Denis SASSOU NGUESSIO à cette élection à l’issue du scrutin du 17 et 21 mars. Le vendredi 16 avril, au Palais du Parlement de Brazzaville, le Président Denis SASSOU NGUESSO a prêté serment avant d’être investi Président de la République (2021-2026) par la Cour constitutionnelle en présence d’un parterre de dix neuf (19) chefs d’Etat, des délégations de haut niveau ainsi que de plusieurs représentations diplomatiques. Dans le message adressé pour la circonstance, le Président de la République a réitéré sa ferme volonté de réaliser toutes les promesses contenues dans son projet de société. Il a promis entre autres une révolution agricole ponctuée par une agriculture mécanisée, une politique de tolérance zéro à l’égard des détournements, une défense de la forêt du bassin du Congo (poumon africain), et un Etat protecteur qui restaure son autorité et réforme son administration. Il entend, rétablir les grands équilibres macro-économiques et bannir, le creusement du déficit de la balance des paiements et l’accroissement de la dette extérieure. Le Président de la République a pris l’engagement ferme de tout mettre en œuvre pour répondre aux attentes et exigences du peuple congolais. L’objectif à court terme étant d’atteindre dès que possible, à partir de l’année prochaine, un taux de croissance amélioré, susceptible de nous mener sur la voie de l’émergence. En personne avisée et expérimentée qui bénéficie d’un soutien plus large comme jamais auparavant, le Président de la République Denis SASSOU NGUESSO sait que le peuple qui s’est mobilisé pour lui accorder des suffrages attend beaucoup du mandat qui vient de commencer. Nous ne pouvons point douter que le Président Denis SASSOU NGUESSO sera un bon capitaine qui saura conduire notre pays à bon port, à la bonne destination et que notre pays amorcera le processus pouvant le conduire à une émergence tant souhaitée et rêvée par tous les congolais. Ainsi, il est aujourd’hui de notre devoir d’accompagner notre pays dans sa quête de l’émergence. Paris le 21 avril 2021 Henri Blaise NZONZA Président de la Nouvelle Dynamique pour le Congo
Congo. A Oyo, le régime de Sassou Nguesso sous son plus beau bourg

PELE-MELE. Aéroport international, hôpital ultramoderne… le village de pêcheurs s’est doté des infrastructures les plus modernes dont manque le reste du pays. Le président congolais, réélu le 21 mars avec 88,4% des voix, est de nouveau investi ce vendredi. Il a préparé la cérémonie dans cette vitrine à sa gloire. Des paons. C’est la première chose qu’on voit en pénétrant dans Oyo, gros village de plusieurs milliers d’habitants au milieu du Congo et fief du président congolais Sassou Nguesso. Seuls ou en meute bien ordonnée, ils divaguent dans les rues, les cours, explorent, picorent, entre deux cris perçants. «Ce sont les paons du Président», murmure-t-on. Leur refuge doré est tout près. Au numéro 1 de l’avenue Denis Sassou Nguesso, l’une des trois artères qui s’étirent à l’entrée de ce bourg de pêcheurs. Et tout indique que leur illustre compagnon est sur zone. Des bérets rouges sont postés à l’entrée de la propriété, le moteur d’un blindé ronfle près d’un de ses flancs débouchant sur l’Alima. «Le fleuve du Président», renseigne à son tour un piroguier sur la rive. En réalité, un affluent du fleuve Congo, qui coule entre des massifs de palmiers, bambous et ficus. L’avenue est nette, avec ses poubelles bleues fixées à des lampadaires. Le long des murs d’enceinte des résidences, on lorgne parfois un bout de Californie: villa avec larges baies vitrées et briques de verre, gazon impeccable, arbustes taillés, dépendances blanc immaculé. Mais le contraste est criant à deux pas: case en tôle, manguier, cour en terre… Lire la suite sur Libération.fr
Congo: Conseil des Ministres du Jeudi 11 Février 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Jeudi 11 Février 2020 par visioconférence, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Une (1) seule affaire était inscrite à son ordre du jour, à savoir : Un (1) projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo, au titre du Ministère de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones ; Ministère de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones. Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo.Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Aimé Ange Wilfrid BININGA, Ministre de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones, a rappelé que la pandémie de coronavirus Covid-19 survenue dans notre pays a conduit le Président de la République à déclarer, pour une durée de vingt (20) jours à compter du 31 mars 2020, l’état d’urgence sanitaire sur toute l’étendue du territoire national par décret n°2020-93 du 30 mars 2020. Pour faire face à la progression de la pandémie, le recours au mécanisme constitutionnel relatif à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire a été mis en œuvre à quinze (15) reprises. Comme pour les prorogations précédentes, et après avis du Comité des experts qui relève une tendance à la recrudescence de cette pandémie dans notre pays, et au terme de l’évaluation des mesures prises par le Gouvernement, il a été encore jugé nécessaire de reconduire l’essentiel de ces mesures. Ainsi, une nouvelle prorogation de l’état d’urgence sanitaire actuellement en vigueur, et qui arrive à son terme le 14 février 2021, est jugée indispensable.L’article 157 alinéa 3 de la Constitution prévoit que « le Parlement se réunit de plein droit, s’il n’est pas en session pour, le cas échéant, autoriser la prorogation de l’état d’urgence ou de l’état de siège au-delà de vingt (20) jours. » C’est dans ce cadre que la discussion s’est engagée sur le projet de loi soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres. Après discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.Commencée à 17h50, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 18h40. Fait à Brazzaville, le 11 Février 2021 Le Ministre de la Communication et des Médias,Porte-parole du Gouvernement,Thierry Lézin MOUNGALLA/-
Congo. Collinet Makosso porte-parole du candidat Sassou Nguesso

TRIBUNE. Le candidat-président Denis Sassou N’Guesso vient de dévoiler son équipe de campagne pour l’élection présidentielle du 21 mars 2021. Si Pierre Moussa, le secrétaire général du PCT, le parti présidentiel, dirigera cette campagne, Anatole Collinet Makosso quant à lui a été nommé porte-parole du candidat. Cumulativement avec ses fonctions de ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Anatole Collinet Makosso, 56 ans, portera la voix du candidat Denis Sassou N’Guesso durant les jouxtes oratoires liés à l’élection présidentielle. Face à la presse, Sassou N’Guesso a voulu que ça soit lui pour parler en son nom. Avant d’être conseiller du chef de l’Etat, Collinet Makosso était déjà directeur de cabinet de madame Sassou N’Guesso, et les deux ont travaillé longtemps pour la Fondation Congo assistance. Plusieurs sources affirment d’ailleurs qu’il n’a jamais démissionné de ce poste assuré depuis sa nomination au gouvernement par un intérimaire. Donc, il connaît bien la maison du président, et il connaît forcément le président, ses goûts et ses couleurs, ses douleurs et ses bonheurs. Pour pleurer à côté de son patron qui perdait en mars 2009 sa fille Edith Lucie Bongo, Collinet Makosso se fend d’un recueil de poèmes en mémoire de la disparue. Cité parmi les jeunes cadres et gros intellectuels du parti présidentiel dont il est par ailleurs membre du Bureau politique, il écrit un livre, ‘’Le Jubilé’’, pour chanter les 50 ans de gloires de l’ex parti unique marxiste-léniniste, lors du dernier congrès du PCT. Depuis un moment, il a appris à rendre coup pour coup pour son chef, dès qu’il y a provocation. Grâce à son éditeur L’Harmattan, il écrivait un livre sur le génocide des Laris dans le Pool, répondant ainsi, « droit contre émotion » à l’avocat Dominique Nkounkou. De mort lasse, discret, peu de sarcasme dans le militantisme, mais audacieux pour certains dossiers politiques sulfureux et brûlants, ce docteur en droit pénal international avait contribué en 2007 à un livre qui remettait en cause l’affaire des disparus du beach de Brazzaville, tel que nous l’avons appris et écrit dans les médias. Une affaire dont le témoignage des victimes et des parents des victimes tarde à éclore. C’est donc une montée en confiance entre Sassou N’Guesso et le député de Loandjili à Pointe-Noire (élu en 2017). Il trouve souvent les mots pour caricaturer les maux dont souffre la population, notamment les jeunes et les élèves. Il sait vendre le régime et s’oppose à tous ceux qui font du Congo bakchiche. Sassou N’Guesso a trouvé son homme. Selon l’ordre de préséance de la direction de campagne, Collinet Makosso est le numéro deux, après Pierre Moussa et avant Jean Jacques Bouya. Pierre Mabiala, le numéro quatre, à la Mobilisation de l’électorat, bénéficie également d’un gros morceau. L’homme de Makabana dans le Niari, celui dont les éléments ont contraint le président à annoncer sa candidature dans le bourg de Pont du Niari à Kibangou, devra désormais sillonner le Congo pour lever les électeurs au compte de Sassou N’Guesso. Jusque-ici, c’est la stratégie tee-shirt et 2000 francs CFA qui a bien marché pour le PCT. Thierry Moungalla, Parfait Iloki et Claudia Ikia Sassou N’Guesso s’occuperont de la communication et du marketing électoral. On attend d’eux des slogans de campagne, les effigies inédites et des vidéos à casser le rythme de respirer. Sans doute, ils nous feront venir, comme d’habitude des musiciens de RDC pour chanter « Papa Bonheur »! Et tout cela, pour un candidat qui devrait être élu haut la main, parfois sans effort de cette direction. Par Arsène SEVERIN- Journaliste (Fb)
Monsieur Sassou Nguesso, Empereur du Congo-Brazzaville, prépare-t-il une énième catastrophe dans le Pool ?

OPINION. Les nouvelles qui nous parviennent du département du Pool, partie intégrante de la république du Congo-Brazzaville, ne sont pas rassurantes pour l’unité et la cohésion nationale. Le Pool une fois de plus est à l’honneur dans la farce électorale de mars 2021 dont le vainqueur est connu d’avance, une incongruité pour un Empereur. Le département du Pool devient la variable d’ajustement pour terroriser toute la population congolaise et fait sortir tous les serpents venimeux de leurs tanières. C’est un message subliminal qui consiste à dire que si on massacre dans le Pool en toute impunité, les autres départements devraient se tenir à carreau pour ne pas subir le même sort. Un Empereur n’a pas besoin d’organiser d’élection présidentielle car son pouvoir vient de Dieu sans intermédiaire. Il s’auto-succède à lui-même jusqu’à la transmission du pouvoir à l’un de ses fils voire petits-fils. Certains membres familiers du clan et non des moindres ont disparu des radars car honnis par tout le peuple congolais. Maintenant que vous êtes Empereur, les Congolaises et les Congolais devraient-ils s’attendre à ce que votre petit-fils, Omar Denis Junior Bongo Ondimba vous succède ? Sa forte exposition médiatique est pour que l’on s’habitue au Prince qui prendra les rênes du pouvoir en temps voulu. S’il y a lieu de modifier pour une énième fois la Constitution congolaise pour que la république du Congo devienne un Empire, il ne tient qu’à vous le dictateur qui marche sur les cadavres des Congolaises et des Congolais, de le faire pour votre jouissance personnelle. Il est temps que tous les Démocrates et Républicains congolais se lèvent pour dire d’une seule voix forte assez et ça suffit de terroriser le département du Pool qui subit sans broncher les affres de l’humiliation. En s’attaquant à une population pour sa seule appartenance ethnique, cette destruction méthodique d’un groupe humain relève d’un plan savamment préparé. L’appartenance à une ethnie différente de la sienne ne devrait pas être un handicap mais plutôt une richesse pour la diversité de notre pays. Pour distraire l’opinion publique nationale et internationale, l’on se choisit un ennemi de l’intérieur mettant en péril la soi-disant PAIX qui ne nourrit pas la population congolaise. « Il n’y a pas de chemin vers la paix, la paix est le chemin » disait Mahatma Gandhi. Il y a eu trop de sang versé dans le Pool et cela ne peut pas nous laisser insensibles. Dans les rivières du Pool coule notre sang. Les habitants ont le visage usé par le chagrin jusqu’à la mort. L’estomac noué, je pense à ces populations du Pool déplacées dans les forêts de leur propre pays, affamées, les traits tirés en désespérance. Toutes les Congolaises et tous les Congolais sont pour un dialogue national inclusif avec la libération des prisonniers politiques ou d’opinion. Comme réponse, ils n’obtiennent que la guerre contre des paisibles populations du Pool qui ne bénéficient d’aucun soutien de ce qui leur est dû du fait des politiques économique et sociale calamiteuses et tribales de contrôle anticonstitutionnel de ce pouvoir. Étant avant tout Congolais et ressortissant du Pool cela me choque. La haine viscérale qui vous anime contre les natifs de ce département est inexplicable. Dans votre gouvernement, il y a des ressortissants du Pool qui soutiennent votre folie meurtrière en se taisant pour profiter des avantages matériels et de votre butin de guerre. Mais sachez que la majorité du peuple congolais est pour une vraie PAIX et en même temps souhaite votre départ. J’ose espérer que tous les intellectuels congolais ainsi que vos compagnons ayant un peu de bon sens vous ramèneront à la raison car ce que vous faites est abject. Aucun être se réclamant humaniste ne peut vous accompagner dans des projets aussi funestes. L’on ne peut pas gouverner contre son peuple. « La démocratie c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple” dixit Abraham Lincoln. Des propos peu flatteurs vous ont érigé au statut d’Empereur et comme tel vous avez le sentiment que le pays vous appartient. En tant qu’Empereur, vous êtes l’alpha et l’oméga, vous avez le droit de vie et de mort des Congolais. Arrêtez de vivre dans l’illusion car après 37 ans de pouvoir cumulé votre bilan est désastreux au regard des milliards de francs CFA que vous avez utilisé et dilapidé. Il est temps de songer à vous retirer pour vous reposer car l’usure du pouvoir a eu raison de vous. Vous avez perdu l’estime de ceux même qui sont à vos côtés pour des raisons alimentaires. Le Congo-Brazzaville est délabré. Tous les indicateurs socio-économiques sont au rouge. N’étant pas capable de diriger le Congo-Brazzaville, vous ressortez votre plan diabolique d’extermination du Pool. C’est la politique de la terreur que vous exercez sur la population congolaise. Le Congo-Brazzaville en dehors de l’impression que vous vous voulez donner, est un pays uni et indivisible. Il y a des problèmes plus urgents à régler au Congo-Brazzaville que la mise à mort des ressortissants du Pool. Notre rôle est de défendre les plus faibles. Privées de tout, les populations du Pool survivent et ne pensent même pas à votre pouvoir. Nous ne le dirons pas assez que vous êtes tristement célèbre et votre règne sera associé à ceux de Pinochet, Mobutu, Idi Amine Dada, Duvalier et autres dictateurs. Le fossé se creuse de plus en plus entre nos frères et sœurs du Nord et du Sud. Ceci n’est pas la vision d’une bonne gouvernance et ce n’est pas le Congo-Brazzaville de nos pères fondateurs. Cette fusillade à Mayama doit interpeller notre conscience commune. Unis, nous sommes plus forts et ensemble nous ferons avancer le Congo-Brazzaville qui a reculé à l’âge de la pierre taillée. L’élection présidentielle approchant, comme à son habitude, monsieur Sassou Nguesso ne veut-il pas remettre en selle monsieur Frédéric Bintsamou (Pasteur Ntumi), son cheval de Troie, pour perturber l’électorat dans le Pool ? Dans son legs, feu Dieudonné MIAKASSISSA, ancien Président de l’Assemblée Nationale Populaire, nous a transmis la flamme patriotique, la rigueur dans le travail, l’amour de la vérité, la sauvegarde de la dignité humaine, l’unité dans le pays pour un Congo uni, libre et prospère. Ne pas
Congo: Conseil des ministres du Jeudi 21 Janvier 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Jeudi 21 janvier 2021 par visioconférence et sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Une (1) seule affaire était inscrite à son ordre du jour, à savoir : Un (1) projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo, au titre du Ministère de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones ; Ministère de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones. Projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Aimé Ange Wilfrid BININGA, Ministre de la Justice et des Droits Humains et de la Promotion des Peuples Autochtones, a rappelé que la pandémie de coronavirus Covid-19 survenue dans notre pays a conduit le Président de la République à déclarer, pour une durée de vingt (20) jours à compter du 31 mars 2020, l’état d’urgence sanitaire sur toute l’étendue du territoire national par décret n°2020-93 du 30 mars 2020. Pour faire face à la progression de la pandémie, le recours au mécanisme constitutionnel relatif à la prorogation de l’état d’urgence sanitaire a été mis en œuvre à quatorze (14) reprises. Comme pour les prorogations précédentes, et après avis du Comité des experts qui relève une tendance à la recrudescence de cette pandémie dans notre pays, et au terme de l’évaluation des mesures prises par le Gouvernement, il a été encore jugé nécessaire de reconduire l’essentiel de ces mesures. Ainsi, une nouvelle prorogation de l’état d’urgence sanitaire actuellement en vigueur, et qui arrive à son terme le 25 janvier 2021, est jugée indispensable. L’article 157 alinéa 3 de la Constitution prévoit que « le Parlement se réunit de plein droit, s’il n’est pas en session pour, le cas échéant, autoriser la prorogation de l’état d’urgence ou de l’état de siège au-delà de vingt (20) jours. » C’est dans ce cadre que la discussion s’est engagée sur le projet de loi soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres. Après discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption. Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance. Commencée à 12h45, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13h15. Fait à Brazzaville, le 21 janvier 2021 Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, Thierry Lézin MOUNGALLA/-
Congo/Nouvel An : Sassou Nguesso promet de doter le pays d’infrastructures

Prenant la parole après le président du Sénat qui s’est exprimé au nom des forces vives de la nation et des corps constitués nationaux le 5 janvier 2021, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a dit qu’il n’est pas possible d’aller au développement sans infrastructures de base. Le président de la République a rappelé que son objectif vise la politique de maillage du territoire national en infrastructures de base. Il se donne pour but le désenclavement du pays afin de le placer sur la voie de la modernisation et du progrès. Pour lui, il s’agit d’assurer l’unité physique du territoire national afin que l’horizon, pour chaque Congolaise et chaque Congolais, ne se limite pas au seul prisme de leur lieu de résidence. Evoquant le réseau routier, il a dit en substance qu’il offrait l’avantage d’une circulation fluide facilitant la mobilité sur l’ensemble du territoire national, source d’un large brassage des populations et facteur de consolidation de l’unité prônée par notre devise. Il a déclaré que les départements du pays sont actuellement desservis par au moins une route bitumée. Abordant le problème de la Likouala, il a dit qu’elle est actuellement raccordée au réseau national, à partir de Pokola dans la Sangha, grâce à une route en terre lourde. Pour lui, tous les bassins de production agricole sont à présent reliés aux principaux pôles de consommation. La construction des aéroports dans tous les départements et la modernisation des ports fluviaux constituent autant d’atouts qui renforcent nos capacités de transport et de communication. Le but étant de matérialiser une grande et noble ambition qui consiste à placer le Congo au rang de grands pays agricoles pour résoudre la question de l’autosuffisance alimentaire. Il s’agissait aussi de renouer avec l’exportation des produits agricoles et l’agro-industrie, en tant que leviers sûrs de la diversification de l’économie nationale. Nonobstant les rigueurs imposées par la crise économique et financière actuelle, nous nous sommes engagés, pour 2021, à maintenir un seuil d’investissement garantissant la poursuite ou l’achèvement des projets qui renforcent le maillage du territoire, a insisté le chef de l’Etat. Pour lui, la République du Congo dispose de nombreux atouts naturels, propices à une agriculture prospère, citant le dense réseau hydrographique, la pluviométrie et le niveau d’ensoleillement appropriés, la disponibilité importante en terres fertiles ainsi que la main-d’œuvre jeune et dynamique. Florent Sogni Zaou
Congo. Une volée de bois vert contre le RDPS !

TRIBUNE. Les internautes n’arrêtent pas à envoyer des missiles depuis que le parti a appelé à la candidature de Sassou N’Guesso. La Direction politique du Rassemblement pour la démocratie et le progrès social (RDPS), le parti de Jean-Pierre Tyster Tchicaya, repris par son fils Jean-Marc, a demandé au président Denis Sassou N’Guesso de porter sa candidature à la présidentielle de mars 2021. Les internautes s’interrogent pourquoi le RDPS devrait continuer de jouer les rabatteurs pour le PCT, alors qu’il a été créé pour conquérir le pouvoir. L’appel de ce parti fait la Une des journaux locaux. Cependant, il laisse plusieurs internautes sur leur soif. Et nombreux ne trouvant aucune explication, se fendent d’anecdotes caricaturales. Mais attention, en 1992, Jean-Pierre Tyster Tchicaya déclarait que c’était « le Pool qui nous permet d’être maîtres chez nous », à l’issue de l’alliance conclue avec le MCDDI pour accéder à la mairie de Pointe-Noire, face au raz-de-marée soulevé par l’UPADS de Pascal Lissouba. En plus, le RPDS est toujours, et malgré les vociférations de plusieurs dignitaires et cadres du parti comme Zigna-Mabio, dans l’alliance avec le PCT et a toujours voté pour le candidat du PCT. Même si en 2016, le vote du RDPS pour le candidat Sassou N’Guesso a été une catastrophe face à Jean Marie Michel Mokoko. Certainement, le RDPS veut faire amende honorable en revenant dans la course, pour prouver qu’il est toujours maître à Pointe-Noire. Même si le préfet et le maire sont du PCT ! Par Arsène Séverin -Journaliste (fb)