Peinture moderne et contemporaine : Brahim El Haissan signe son nouvel ouvrage à Rabat

Peinture moderne et contemporaine : Brahim El Haissan signe son nouvel ouvrage à Rabat

Le critique d’art Brahim El Haissanretrouve la scène littéraire avec un nouvel ouvrage « Des visages qui nous voient- Le portrait dans la peinture  moderne et contemporaine» fraîchement paru aux Editions KhoutoutwaDhilal en Jordanie. Cette nouveauté a été signée et présentée récemment dans le cadre du Salon International de l’Edition et du Livre (SIEL) de Rabat, en présence d’une pléiade d’artistes, de critiques, d’intellectuels, de professionnels des médias et d’étudiants, entre autres. Ce livre, de 364 pages avec des illustrations artistiques, dont la peinture de la couverture est un détail d’une création de l’artiste japonais contemporain Takahiro Kimura, comporte un texte introductif intitulé «Un tourisme libre dans l’histoire du portrait », écrit par l’artiste et critique égyptienne Amal Nasr. Dans sa première partie, le livre traite de l’expérience du portrait et de la peinture faciale à travers l’histoire de l’art ancien, moderne et contemporain. Un sacré voyage qui nous introduit à l’émergence des visages funéraires et des peintures du Fayoum, caractéristiques de l’art égyptien ancien avec son extension humaniste, ainsi que l’émergence du portrait à travers les premières expérimentations artistiques. Tout en restant ancrés dans la pratique picturale antique, les portraits médiévaux -les portraits du Moyen Âge- représentent néanmoins des saints ou des symboles religieux.Etce n’est qu’à la Renaissance, caractérisée par l’émergence de l’humanisme, mouvement philosophique centré sur l’individu, que l’art du portrait se développe et s’épanouit, notamment avec les peintures de Sandro Botticelli, Raphaël, Michel-Ange, Greco, Jan van Eyck, Piero della Francesca, Leonardo da Vinci, et plus tard Peter Paul Rubens, Rembrandt, Francisco Goya et Diego Velázquez. Ces artistes ont contribué à faire du portrait un genre stable pratiqué par la plupart des peintres d’Europe occidentale en particulier, à placer le portrait au centre des préoccupations artistiques et à l’établir comme un genre créatif et esthétique indépendant. Au cours des siècles suivants, et plus particulièrement au XVIII ème siècle, le portrait s’est développé et a été traité avec une créativité sans précédent, chacun voulant avoir son propre portrait pour témoigner de son appartenance sociale ou pour exprimer ses sentiments à une certaine époque. Cette partie du livre évoque également les beautés de Raphaël et le regard de Dürer, la Joconde qui a suscité la curiosité de grands peintres et photographes qui l’ont reproduite dans une variété de styles picturaux personnels basés sur l’ironie et la parodie, ainsi que quelques portraits peints par des artistes étrangers qui ont séjourné au Maroc pendant la période orientaliste. Ces derniers ont donné naissance à  de nombreux portraits, cartographies et scènes de la vie quotidienne, qui sont nombreux et multiples. Quant à la deuxième partie de cet ouvrage, elle retrace l’évolution créative du portrait et de l’autoportrait chez un large éventail d’artistes modernes et contemporains, notamment Édouard Manet, Claude Monet, Vincent van Gogh, Paul Cézanne, Pablo Picasso, Vincent Seruff, Pablo Picasso,  Vincent Seruff, Salvador Dali, René Magritte, Amedeo Modigliani, Gustav Klimt, Edvard Munch, Francis Bacon, Frida Kahlo, Andy Warhol, Memo Rotella, Marlene Dumas, Amy Wirtnitz, AfrinSajdi, Robyn Eli, Iris Schlock et bien d’autres encore. Dans cette partie, Brahim El Haissantraite également de l’expérience du portrait dans le domaine des graffitis et des peintures murales, où les portraits et les visages de personnalités influentes de nombreux mondes et domaines politiques et artistiques inspirent les jeunes, comme Che Guevara, Bob Marley, Diego Maradona… L’auteur nous décrit l’entrée du portrait dans le domaine de la technologie et de la photographie numérique, avec des artistes contemporains comme OdwinRensen, Ben Heine, Alexander Beim et HediKarimi. Outre les autoportraits et les portraits d’artistes par leurs amis, le livre aborde également le portrait, l’autoportrait et le portrait chez les dessinateurs, sa présence dans les récits, les bandes dessinées et les couvertures d’œuvres littéraires, ainsi que sa relation avec le collage et les affiches. Ensuite, la troisième partie du livre se veut une approche descriptive et analytique des expériences des peintres et photographes arabes qui ont travaillé sur le visage humain et en ont fait un thème majeur, à la fois expressif et symbolique, qui a longtemps hanté leurs toiles et leurs papiers. Ils ont varié les méthodes artistiques et les formules de traitement plastique et graphique en utilisant de nombreux pigments, encres et matières colorantes, le plus souvent inspirés de l’environnement local, ainsi que des expositions de visages et de portraits basées principalement sur le dessin à l’huile, à l’acrylique, au crayon, à l’aquarelle et au pastel. l’ouvrage de Brahim El Haissan se démarque  une synthèse  et un corpus  bibliographique qui renferme  de solides  références  et des lectures complémentaires, ainsi qu’une annexe de référence visuelle qui comprend les couvertures de publications et d’ouvrages d’art qui concernent le sujet du livre dans ses aspects créatifs, culturels et historiques.

De l’écriture à la peinture : exposition des œuvres picturales de Tahar Ben Jelloun au Musée Mohammed VI de Rabat

De l’écriture à la peinture : exposition des œuvres picturales de Tahar Ben Jelloun au Musée Mohammed VI de Rabat

Le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) de Rabat accueille, jusqu’au 30 juin 2025, pour la première fois dans une institution muséale marocaine, une exposition dédiée à l’œuvre picturale du célèbre écrivain et poète franco-marocain Tahar Ben Jelloun. Le vernissage de cette exposition, imaginée par Abdelaziz Idrissi, directeur du musée et commissaire de l’exposition, a eu lieu le mardi 08 avril. Il s’agit d’une rétrospective retraçant une décennie de création artistique, depuis 2014, du peintre et lauréat du prix Goncourt pour son roman La Nuit sacrée. Intitulée « De l’écriture à la peinture », l’exposition révèle également une facette plus littéraire de l’artiste : des manuscrits originaux de ses romans emblématiques, tels que L’Enfant de sable, La Nuit sacrée ou Les Yeux baissés, sont exposés sous vitrine. Une manière de souligner le dialogue intime entre ses mots et ses couleurs. « L’idée est de montrer le lien entre la forme de mon écriture et la peinture », confie Tahar Ben Jelloun, ému et honoré de voir son travail exposé dans ce musée de référence. Patricia Engali avec CP

Cinéma : création de nouveaux-ciné-clubs éducatifs à Rabat, Salé et Kénitra

Cinéma : création de nouveaux-ciné-clubs éducatifs à Rabat, Salé et Kénitra

Le processus de création de nouveaux ciné-clubs éducatifs au sein des établissements scolaires sept directions  de l’Académie régionale de l’Education et de la Formation (AREF) de Rabat-Salé-Kénitra,vient de commencer.  Il s’agit des directions régionales de Rabat, Témara, Salé, Khémisset, Kénitra, Sidi Slimane et Sidi Kacem. Cette nouvelle disposition est le fruit d’un partenariat signé entre l’AREF et la Fédération nationale des ciné-clubs du Maroc. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des termes de l’accord de coopération et de partenariat qui vise à promouvoir la culture cinématographique auprès des élèves et à consolider les valeurs de créativité et d’expression artistique. Elle s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre par l’académie de Rabat-Salé-Kénitra du plan annuel régional d’action éducative, en appui au slogan « Pour une école publique de qualité pour tous ». Ambitieux et novateur, cet accord s’assigne pour objectif d’encourager et soutenir la création de ciné-clubs dans les établissements d’enseignement. Il s’agit aussi d’œuvrer pour le renforcement de la technique cinématographique chez les étudiants et les élèves pour ainsi leur offrir un divertissement cinématographique accompagné d’une éducation intellectuelle, esthétique, artistique et technique intégrée. Il est question également de « diffuser la culture cinématographique afin d’améliorer la distribution et la réception des produits cinématographiques nationaux et d’organiser des ateliers de formation pour les étudiants et les organisateurs des ciné-clubs scolaires. D’autre part, cet accord fera en sorte que les élèves de la région bénéficient d’un accès aux salles de cinéma pour regarder et discuter des projections programmées par les ciné-clubs et permettra un accès aux séances commerciales de ces cinémas avec un billet à prix réduit», explique AbdelkhalekBelarbi, président de la Fédération nationale des ciné-clubs. Pour rappel, l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Rabat-Salé-Kénitra et la Fédération nationale des ciné-clubs du Maroc ont signé,le 29 novembre 2024, une convention de partenariat à son siège à Riad, à l’occasion de la session ordinaire de son Conseil d’administration pour l’année 2024, en présence de M. Mohamed Saad Berrada, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement primaire et des Sports.Ce partenariat intervient après le dynamisme qu’a connu la Fédération nationale des Ciné-Clubs du Maroc depuis la signature d’un partenariat privilégié avec le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication – Secteur de la Culture. «Le nouveau partenariat définit le cadre général de la coopération entre l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Rabat-Salé-Qunaitra et la Fédération nationale des ciné-clubs du Maroc en vue de développer et de diffuser la culture cinématographique dans les établissements d’enseignement de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Rabat-Salé-Kénitra conformément aux engagements et aux conditions précisés dans la présente convention», conclut-il.

Rabat : Conférence sur la lutte contre le terrorisme et la sécurité maritime le long des côtes atlantiques africaines

Rabat : Conférence sur la lutte contre le terrorisme et la sécurité maritime le long des côtes atlantiques africaines

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a organisé, récemment à Rabat avec la collaboration du Bureau des Nations Unies de lutte contre le Terrorisme (UNOCT), une conférence sur la lutte contre le terrorisme et la sécurité maritime le long des côtes atlantiques africaines. Cette conférence (9-10 janvier) a réuni plus de 50 responsables et experts de lutte contre le terrorisme des pays membres de l’initiative du Royaume du Processus de Rabat sur les Etats Africains Atlantiques (PEAA), ainsi que des responsables d’organismes régionaux et internationaux pour discuter des meilleurs moyens afin de contrer ce fléau dans la région africaine atlantique. Les conférenciers ont souligné que le terrorisme qui sévit d’une manière préoccupante dans la région du Sahel, devenue l’épicentre mondial de ce phénomène, a des répercussions sur la situation sécuritaire des pays africains atlantiques. Plusieurs rapports mondiaux de l’ONU et d’autres organismes internationaux soulignent le déplacement de la menace terroriste du Sahel vers les pays côtiers de l’Atlantique. Il y a lieu de rappeler que le Processus de Rabat sur les Etats Africains Atlantiques (PEAA), qui traduit la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, pour faire de la région africaine atlantique une zone de paix, de stabilité et de prospérité partagée, a érigé la lutte contre le terrorisme et d’autres défis sécuritaires comme la criminalité transnationale parmi ses principaux objectifs. Parmi les thèmes abordés lors de cette conférence, figurent les opportunités qu’offrent les nouvelles technologies émergentes, notamment les systèmes aériens sans pilote ou drones, pour contrer les menaces terroristes. Cette Conférence avait pour objectif de faciliter un échange d’expériences et d’expertises entre les pays du PEAA et d’autres acteurs régionaux et internationaux en matière de lutte contre le terrorisme, notamment en ce qui concerne l’utilisation des nouvelles technologies émergentes. Ces technologies, comme les drones, présentent des atouts considérables en matière de lutte contre le terrorisme. Elles constituent, en même temps, un énorme défi si elles sont acquises et utilisées par les organisations terroristes. Cette rencontre visait également à identifier les besoins des pays membre du PEAA en matière de renforcement des capacités, notamment dans le domaine des technologies émergentes pour contrer le terrorisme et traiter également ses causes profondes. Le Maroc, fort de son expérience et ses acquis en matière de lutte contre le terrorisme, que ce soit au niveau national, continental ou mondial, a toujours exprimé sa disponibilité à partager son expérience et à agir de concert avec les partenaires africains et autres en vue d’une action efficace contre ce fléau. Le Royaume est également en train de développer une industrie des systèmes aériens sans pilote pour des missions de surveillance, de reconnaissance et de collecte de renseignements qui sont des éléments clé de lutte contre les actions terroristes. Pionnière dans le continent africain, cette industrie pourrait non seulement servir les objectifs nationaux de lutte contre le terrorisme mais également soutenir les efforts des pays africains dans ce domaine.

Maroc: Air Arabia annonce une nouvelle liaison directe entre Rabat et Nador

Maroc: Air Arabia annonce une nouvelle liaison directe entre Rabat et Nador

Air Arabia, la première compagnie aérienne low-cost du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, poursuit son expansion avec le lancement d’une nouvelle liaison directe entre Rabat et Nador. À partir d’aujourd’hui, le 12 janvier, avec le soutien de la région de l’Oriental, cette nouvelle route permettra de relier plus rapidement la capitale marocaine à la ville méditerranéenne de Nador. La cérémonie d’inauguration, tenue à l’aéroport international de Nador Al-Aroui, a réuni des personnalités de premier plan, notammentM. Khatib El Hebil, Wali de la région de l’Oriental, M. Mohamed Bouarourou, Président du Conseil régional de l’Oriental et Mme Laila Mechbal, Directrice Générale d’Air Arabia Maroc. L’arrivée du vol inaugural à Rabat a été célébrée par une salutation traditionnelle avec un jet d’eau, symbole de bienvenue et de succès. Cette nouvelle ligne renforce les connexions régionales et offre davantage de possibilités de voyage entre ces deux destinations. Rabat, capitale politique et administrative du Maroc, est une ville dynamique offrant une riche histoire et une vie culturelle vibrante. Nador, quant à elle, est une destination en pleine croissance, connue pour ses plages magnifiques et sa proximité avec la Méditerranée. Avec des vols opérés deux fois par semaine, chaque mercredi et dimanche, cette nouvelle route offre une grande flexibilité pour les voyageurs d’affaires, les touristes et les familles. Pour célébrer cette ouverture, Air Arabia propose un prix de lancement exceptionnel à partir de 350 MAD. Ce tarif avantageux est disponible dès maintenant sur le site internet d’Air Arabia, son application mobile, ainsi qu’auprès des agences de voyages partenaires.

39ème Journée nationale de l’architecte: Une délégation visite le Mausolée Mohammed V à Rabat

39ème Journée nationale de l’architecte: Une délégation visite le Mausolée Mohammed V à Rabat

Sous Le Haut Patronage de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, le Conseil national de l’Ordre des architectes (CNOA), en partenariat avec le Ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la Ville, organise à Fès, le 14 janvier prochain, la 39èmeédition de la Journée nationale de l’Architecte. Cet événement d’envergure se tiendra sous le thème « L’Architecte citoyen face au changement climatique : La problématique de l’Énergie et de l’Eau ». Et comme le veut la tradition annuelle, les membres du Conseil National de l’Ordre des architectes et les présidents des Conseils régionaux se sont rendus, ce mardi 7 janvier 2025, au Mausolée Mohammed V à Rabat pour rendre hommage à Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu Les ait en Sa Sainte miséricorde. Ce moment solennel réaffirme l’attachement des architectes marocains aux valeurs fondamentales du Royaume et leur allégeance à la Monarchie Marocaine. A PROPOS DE LA JOURNEE NATIONALE DE L’ARCHITECTE Instaurée en commémoration du discours historique de feu SM Hassan II à Marrakech en 1986, la Journée nationale de l’architecte revêt une signification profonde. Ce discours a établi la nécessité de développer la conception architecturale marocaine, menant à la création de l’Ordre des architectes et à une loi spécifique. Le 18 janvier 2006, SM le Roi Mohammed VI a réaffirmé cet engagement, soulignant le rôle crucial de l’architecture dans le développement humain. En outre, depuis 2016, le Festival de l’Architecture est organisé, inauguré le 14 janvier, mettant en lumière une région du Royaume, renforçant ainsi l’importance de cette profession dans l’édification de la société marocaine moderne.  A PROPOS DE L’ORDRE DES ARCHITECTES DU MAROC Fondé en 1955, l’Ordre Nationaldes architectes du Maroc s’engage résolument à contribuer au bien-être et à l’essor de la société marocaine en promouvant la qualité dans la conception et la production architecturales. Comptant plus de 4000 architectes dans le secteur privé et plus de 1000dans le secteur public, il représente l’ensemble de la profession auprès des pouvoirs publics et des partenaires professionnels. En tant qu’autorité compétente, l’Ordre national des architectes du Maroc régule l’accès à la profession, garantissant la compétence professionnelle, et veille à l’application de règles éthiques et déontologiques, assurant ainsi une amélioration constante de l’exercice de la profession.

Rabat/Visa For Music : La Rumba congolaise, les Bantous de la Capitale et la nouvelle génération

Rabat/Visa For Music : La Rumba congolaise, les Bantous de la Capitale et la nouvelle génération

La 11ᵉ édition du festival Visa For Music s’est tenue du 20 au 23 novembre 2024 au Théâtre Mohammed V de Rabat. Cet événement, dédié à la musique d’Afrique et du Moyen-Orient, est le premier festival combinant musique et marché professionnel. Cette édition a tenu toutes ses promesses, attirant plus de 12 000 festivaliers, 400 artistes provenant de plus de 80 pays, et près de 1 400 speed meetings. Le groupe Look-La-Prod y a participé avec un projet ambitieux intitulé « La Rumba congolaise : les Bantous de la Capitale et la nouvelle génération ». Ce projet s’inscrit dans le second volet du festival, visant notamment à : Promouvoir la Rumba congolaise, inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO ; Consolider la reconnaissance obtenue par l’Orchestre Bantous de la Capitale lors de la 10ᵉ édition de Visa For Music ; Explorer des opportunités pour relancer la carrière internationale de l’orchestre ; Favoriser le réseautage, établir des contacts et intensifier les démarches de lobbying. Un stand fédérateur dédié à la Rumba congolaise La participation de Look-La-Prod s’est concrétisée par un expo-stand commun réunissant des artistes des deux Congo évoluant au Maroc. Pendant trois jours, diverses activités culturelles y ont été organisées, notamment : Exposition photographique : Une rétrospective visuelle retraçant l’histoire de la Rumba congolaise, des pionniers jusqu’à la nouvelle génération, pour illustrer son importance culturelle et musicale. Plateau Web TV : Des interviews et échanges avec des médias locaux et internationaux pour discuter du rôle et de l’impact de la Rumba congolaise sur la scène mondiale. Concert acoustique : Moment fort du festival, un concert exceptionnel a été donné par l’orchestre Tshabuala Feeling, dirigé par Tony le Best et composé de Fiston Jaguer (chant), Samuel Mambuku (basse), Hervé Muntu (synthé), entre autres. Ce concert a offert un dialogue musical entre générations, avec des classiques tels que Africa Mokili Mobimba ( african Jazz ) de Joseph Kabasele, Pont sur le Congo de Franklin Boukaka, Lubamba de Sam Mangwana et Makambo Mibali de Kosmos Moutouari ( bantous de la capitale ).  Ces œuvres, brillamment interprétées par Fiston Jaguer et Patché Di Rima (artiste de Guinée-Bissau), ont donné à la Rumba une dimension panafricaine. Un projet ambitieux et fédérateur Ce projet ne s’est pas limité à célébrer la splendeur de la Rumba congolaise. Il a également construit des ponts culturels entre le Congo, le Maroc et le reste du monde, tout en soulignant la nécessité de préserver et promouvoir ce patrimoine musical à l’échelle mondiale. À l’issue de ces trois jours d’échanges fructueux, Fred Gunther Mbemba, manager du groupe  Look-La-Prod et initiateur du projet, a déclaré : « En dépit des défis techniques et financiers, mon equipe et moi  avons travaillé d’arrache-pied pour combler les lacunes et pallier l’absence de certaines personnalités attendues. Nous sommes heureux d’avoir atteint les objectifs fixés. » Après avoir brillé dans les deux volets de Visa For Music à savoir :  le volet prestations scéniques et volet professionnel   le public marocain et les acteurs culturels espèrent voir le groupe congolaise  les Bantous de la Capitale se produire sur la scène du Festival Mawazine Rythmes du Monde. Perspectives pour les Bantous de la Capitale L’artiste congolais Saintrick Mayitoukou, présent au festival, a souligné : « Les Bantous de la Capitale sont emblématiques du continent. Cependant, pour rester compétitifs, ils doivent adopter une gestion professionnelle proactive. Nous les avons déjà vus émerveiller à Dakar et ici à Rabat. Les voir à Mawazine serait un honneur. » Mory  Toué, journaliste et présentateur à Visa For Music, a également affirmé que l’orchestre possède le potentiel nécessaire pour représenter la Rumba congolaise à Mawazine et a promis son soutien. Remerciements Cet événement a été couronné de succès grâce au soutien de Son Excellence Monsieur. Henri Mangaya Mondowa, ambassadeur de la République Démocratique du Congo près du Royaume du Maroc. La communauté congolaise du Maroc lui témoigne toute sa gratitude. Fred Gunther Mbemba

Arts plastiques. Loubaba Laalej expose ses « Poésie et peinture » à Rabat

Arts plastiques. Loubaba Laalej expose ses « Poésie et peinture » à Rabat

Les cimaises de l’Espace Rivage de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE) abritent jusqu’au 14 décembre 2024  les œuvres récentes de l’artiste peintre et poétesse marocaine Loubaba Laalej sur le thème « Poésie et peinture».  Le vernissage de cette exposition qui a eu lieu le 14 novembre 2024 a été marqué par la présence de plusieurs hommes de lettres, médias, critiques d’art, artistes, poètes, écrivains, passionnés d’art de tous bords. Poésie ou peinture? Indubitablement, les deux. La peinture et la poésie sont intimement liées par l’extase de l’image. L’Espace Rivage de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE) a choisi de présenter les œuvres  de l’artiste et poétesse Loubaba Laalej sur le thème « Poésie et peinture».   Grandiose, ludique et originale, cette exposition, qui se poursuit jusqu’au  14 décembre 2024,  mêle la poésie à la peinture et marie bien leurs indicibles harmonies, dévoilant les secrets de l’une à l’autre. Ici, la novation est si forte qu’elle agit comme une tornade débordant les spécificités universelles d’une palette riche, très riche. Dans ses œuvres authentiques qu’elle présente lors de cette exposition, les enjeux de la peinture sont tout aussi débattus.  Des œuvres qui reflètent ses sources d’inspirations qui disent avec clarté toute leur dimension symbolique.  Somme toute, elles incitent à la réflexion. «Les toiles contenues dans le livre reflètent l’esprit et l’âme des artistes qui ont marqué de leur empreinte mon propre parcours artistique, au-delà des sentiers battus.  Cette exposition comprend 39 œuvres avec en toile de fond des histoires humaines profondes et significatives, au sein d’une expérience artistique qui promeut la convergence entre la peinture et la poésie», explique Loubaba Laalej. Cette exposition c’est aussi et surtout un voyage décoiffant dans un monde où entre la peinture et la poésie, il n’y a qu’un seul pas de danse. Tant qu’à faire! Comme quoi entre les deux, il y a seulement des nuances de couleurs et de mots. «Conjointement poétesse et artiste peintre, elle explore en promeneuse avertie les dédales de l’acte de créer par le verbe et par la forme, les géographies tantôt divergentes tantôt convergentes, de l’un et de l’autre, de l’un par rapport à l’autre.  Elle sonde cette zone, tantôt claire tantôt obscure, de l’entre-deux qui semble élever, à première vue et pour les esprits pressés, les frontières d’une incommunicabilité dualiste entre les deux sphères, d’une conflictualité inflexible», souligne le journaliste et écrivain SaidAhed. Cette manifestation artistique a été marquée par une lecture poétique accompagnée de luth, et suivie d’une séance de signature du livre «Poésie et Peinture». Dans ce livre de 198 pages magnifiquement illustré, Loubaba Laalej parcourt avec une grande richesse et une profondeur étonnante la dimension créative de l’âme humaine. Elle invite les lecteurs à un voyage intemporel à travers des émotions et des pensées. «Par l’entremise d’une démarche didactique réfléchie et pondérée, l’auteure illumine les données, souvent impénétrables mais toujours labyrinthiques de la question prospectée par son ouvrage ; prospection qui l’amène et la mène, en dernière instance, à brandir le fanion de l’incontournable et permanente perméabilité des cloisons entre les deux champs, cloisons erronément admises comme étanches par le sens commun (tel qu’entendu par Pierre Bourdieu). La matrice de cette « noce » réitérée par l’ouvrage et le traversant n’est autre que le dialogue mutuel, la complémentarité, l’accouplement fécond, voire la symbiose ; une certaine unité dans la diversité et par la diversité avérée théoriquement et historiquement», poursuit SaidAhed. Ayoub Akil Bio-express Native de Fès, Laalej s’est installée à Paris dès 1956. Elle est diplômée en journalisme, sociologie et études internationales. Issue d’une famille d’artistes, Loubaba est passionnée par l’écriture et la peinture depuis son jeune âge. Elle compte à son actif plusieurs expositions en France, Italie, Vietnam, Espagne. En 2019, elle a obtenu un doctorat honorifique délivré par le Forum International des Beaux-arts en guise de reconnaisse de ses créations artistiques. Elle est membre du Bureau Permanent de la Ligue des Écrivaines d’Afrique et de l’Alliance des Créateurs Arabes. Parmi ses recueils de poésie figurent « Fragments », « Pensées vagabondes », « Mysticité et plasticité », « Melhoun et peinture », « Poésie et peinture », « Icônes de la plasticité au féminin ».