OCP dévoile ses résultats financiers au premier trimestre 2019

OCP dévoile ses résultats financiers au premier trimestre 2019

Le Groupe OCP, leader mondial sur le marché des fertilisants, a publié, le mercredi 15 mai, ses résultats pour le premier trimestre 2019. Le chiffre d’affaires a augmenté de 20% au premier trimestre 2019 et s’est affiché à 12 521 millions de MAD (1,31 milliards de US$) contre 10 419 millions de MAD (1,13 milliards de US$) au premier trimestre 2018. Cette performance a été soutenue d’une part, par l’augmentation des volumes exportés d’acide et d’engrais, et d’autre part, par la hausse des prix sur les trois segments (roche, acide et engrais), ce qui a largement compensé la légère baisse des volumes d’exportations de la roche. La marge brute a bénéficié d’un chiffre d’affaires en nette progression et d’un mix produit optimisé. Celle-ci s’est améliorée de 42% et a atteint 9 003 millions de MAD (942 millions de US$), par rapport aux 6 354 millions de MAD (690 millions de US$) réalisés au premier trimestre de 2018. Les prix des matières premières sont quant à eux restés relativement stables pour le soufre et en baisse pour l’ammoniac.  Au premier trimestre 2019, OCP a enregistré un EBITDA de 4 364 millions de MAD (456 millions de US$), en hausse de 73% par rapport aux 2 516 millions de MAD du premier trimestre 2018 (273 millions de US$), principalement en raison d’efficiences opérationnelles continues, de la hausse des volumes ainsi que des prix de ventes plus importants sur la période. Cela a engendré une marge d’EBITDA de 35%.  Par conséquent, le résultat d’exploitation s’est affiché à 2 536 million de MAD (265 million de US$) en amélioration par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Les dépenses d’investissement ont atteint 2 252 millions de MAD (236 millions de US$) au premier trimestre 2019 contre 2 912 million de MAD (316 million US$) à la même période de l’année précédente. CHIFFRES CLÉS  Le chiffre d’affaires a atteint 12 521 millions de MAD (1,31 milliards de US$), en hausse par rapport aux 10 419 millions du premier trimestre 2018 (1,13 milliards de US$).  L’EBITDA a atteint 4 364 millions de MAD (456 millions de US$), en hausse par rapport aux 2 516 millions de MAD au premier trimestre 2018 (273 millions de US$).  La marge d’EBITDA était de 35% contre 24% au premier trimestre 2018.  Les dépenses d’investissement ont atteint 2 252 millions de MAD (236 millions de US$) au premier trimestre 2019.

Maroc: Le redressement des activités secondaires se confirme

Maroc: Le redressement des activités secondaires se confirme

Les activités secondaires ont confirmé leur redressement au premier trimestre, particulièrement au niveau des secteurs énergétique, industriel et du BTP, a relevé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa note de conjoncture du mois d’avril 2019. Selon les derniers baromètres conjoncturels, le comportement favorable de l’activité extractive à fin 2018 s’est confirmé par une consolidation de sa valeur ajoutée de 5% après une hausse exceptionnelle de 16,7% un an auparavant. A en croire la DEPF, cette bonne tenue s’est poursuivie au terme des deux premiers mois de 2019 et a été «portée par la progression de la production de phosphate roche, en volume, de 8,1%, en consolidation d’un affermissement de 11,5% à fin février 2018». Dans sa note, qui fait état d’une situation économique et financière globalement positive au premier trimestre, la Direction a ajouté qu’«en matière d’échanges avec l’extérieur, le chiffre d’affaires à l’export du groupe OCP s’est situé à 6,6 milliards de dirhams à fin février 2019, pour marquer une progression de 13,7%». En ce qui concerne le comportement favorable des indicateurs de l’énergie électrique, la DEPF a relevé qu’à fin février 2019, ce secteur a enregistré une augmentation de sa production nationale de 27,1%, après +7,7% un an auparavant. D’après les analystes de la Direction, cette évolution s’explique par la progression de la production privée de 53,7%, après +0,5% à fin février 2018 et par celle des projets développés dans le cadre de la loi 13-09 (+135,4%), atténuée par un recul de la production de l’ONEE de 22,3%. La DEPF a en outre noté que la consommation de l’énergie électrique s’est appréciée de 1% à fin février 2019, contre +3,7% il y a une année. Et de préciser : «Cette évolution recouvre une quasi-stagnation des ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension et une hausse de celles de l’énergie de basse tension de 4,8%». S’agissant du solde des échanges de l’énergie électrique avec l’Algérie et l’Espagne, il apparaît qu’il «s’est replié de 135,1% à fin février 2019, suite au recul du volume de l’énergie importée de 93,5%, allégé par le renforcement de celle exportée de 1788,3%, dans un contexte d’une hausse de l’énergie nette appelée de 3,7%, après +4,4% un an plus tôt», a expliqué la DEPF. Analysant l’évolution du secteur du BTP, il ressort que les trois premiers mois de l’année auraient été marqués par le prolongement de la conjoncture favorable que connaît ce secteur depuis le mois de décembre 2018. Une évolution marquée par «l’accroissement de la consommation de ciment de 7,8%, après un recul de 6,9% à fin mars 2018, faisant suite à une hausse de 13,7% en mars, de 4,3% en février et de 5,3% en janvier 2019 », a relevé la DEPF. A noter aussi la progression de 3,5% de l’encours des crédits alloués au secteur à fin février 2019, à 268,1 milliards de dirhams. Selon les précisions de la DEPF, «cette évolution recouvre la hausse des crédits alloués à l’habitat (+5,5% au lieu de +3,7% un an auparavant), et le retrait de ceux attribués à la promotion immobilière de 3,3% après +1,2% il y a une année». Enfin, le secteur industriel a poursuivi son dynamisme, bénéficiant de l’évolution positive de la demande extérieure adressée au Maroc, notamment au niveau des activités de l’OCP, de l’industrie alimentaire et des nouveaux métiers mondiaux du Maroc qui ont entamé l’année avec de bonnes performances à l’export, a indiqué la Direction. Précisons que le secteur manufacturier a enregistré une accélération de la croissance de sa valeur ajoutée pour la deuxième année consécutive, pour se situer, en moyenne, à +3,2% à fin 2018, après +2,2% à fin 2017 et +0,7% à fin 2016. Tandis que les exportations du secteur ont maintenu leur bonne dynamique au terme des deux premiers mois de 2019. A propos des exportations, la DEPF a noté que «des hausses, en glissement annuel, ont été enregistrées au niveau de la valeur des ventes à l’étranger des dérivés de phosphates (+18,4%), de l’industrie alimentaire (+5,3%), de l’automobile (+1,9%), de l’aéronautique (+4,4%), de textile et cuir (+1,5%) et de l’électronique (+4,9%)». Alain Bouithy

Maroc: L’activité minière de l’OCP passée au crible

Maroc: L’activité minière de l’OCP passée au crible

La Cour des comptes a relevé plusieurs observations suite à une mission de contrôle qu’elle a effectuée au sein du Groupe OCP et qui portait sur l’activité au niveau des sites miniers exploités par la société. «Cette mission a examiné les principaux processus de l’activité minière comportant l’extraction du minerai et son traitement à travers le lavage et la flottation au niveau du site minier de Khouribga et du site de Gantour», a-t-elle souligné dans une synthèse de son rapport relatif à ladite mission. Dans ce document, la Cour indique qu’elle s’est particulièrement intéressée aux aspects relatifs à la planification et la programmation des activités minières de la première entreprise marocaine à dimension nationale et internationale ainsi qu’au traitement du phosphate par le lavage et la flottation. L’utilisation et la maintenance du matériel d’exploitation en plus des aspects environnementaux liés à l’activité minière ont également été examinées lors de ladite mission, a ajouté la juridiction financière nationale dans un communiqué. Ainsi, il ressort que le processus de planification à moyen et long termes des activités minières, en ce qui concerne le développement des nouvelles mines, a été marqué par certaines insuffisances relatives aux études minières, lesquelles devaient donner plus d’importance à l’affinement de la reconnaissance géologique des gisements. La Cour des comptes a, en outre, noté que l’échéancier de mise en service des nouvelles mines au niveau de certains sites n’a pas été suffisamment étudié au regard de son importance. Ainsi, a-t-elle souligné, «le programme de production à l’horizon 2050 n’a fait qu’identifier les gisements de relève sans préciser les éléments pris en compte et les critères retenus pour prioriser entre ces gisements», alors que son élaboration aurait gagné en pertinence s’il avait été basé sur une analyse comparative. La planification pluriannuelle devait être encadrée par un processus formalisé et documenté, selon elle, tout en estimant que l’élaboration des supports de planification, au niveau des sites miniers, devrait s’appuyer sur un cadre de référence formalisé. Pour la Cour, l’amélioration du processus actuel d’élaboration desdits supports «est de nature à éviter les perturbations fréquentes dans la réalisation des projets miniers qui impactent l’exécution des programmes de production». Elle a également noté que le processus d’acquisition de l’assiette foncière nécessaire au développement des activités minières exige un encadrement par un dispositif formalisé et documenté. Et d’estimer nécessaire de mettre en place des règlements adaptés et consacrés pour suivre les programmes d’extension des mines et la programmation de l’ouverture de nouvelles mines en plus de l’acquisition du foncier nécessaire. Autre constat : les mesures anticipatives visant la sécurisation des gisements à moyen et long termes nécessitent d’être développées tandis que la préparation du projet annuel d’exploitation des mines gagnerait à être basé sur un cadre de référence unifié et documenté. S’agissant du traitement du phosphate, la Cour a relevé que la gestion des stocks, à l’entrée et à la sortie des laveries, gagnerait à être formalisée, notant par ailleurs que le suivi des activités des laveries ne permet pas un pilotage approprié. «Bien que le parc de matériel revête une importance capitale dans les activités d’extraction des phosphates, sa gestion connaît des insuffisances liées essentiellement au manque de précision et de documentation des données utilisées dans le cadre des études relatives à la détermination du nombre de machines nécessaires pour l’exploitation des mines», a-t-elle poursuivi, soulignant que cette gestion ne dispose pas de plan de réforme et de renouvellement du matériel à même d’optimiser son utilisation et que le recours à la sous-traitance pour la réalisation de certains travaux miniers nécessite d’être basé sur un cadre de référence qui en fixe les principes et les règles. Si la maintenance du matériel d’exploitation constitue pour l’OCP, un des principaux leviers vers l’excellence opérationnelle, il apparaît que la société a engagé de nombreux chantiers et actions dont certains ont accusé des retards significatifs et ont abouti à des réalisations disparates entre les différentes entités minières. Sachant que l’activité minière produit différents impacts sur l’environnement à des degrés d’importance différents et afin de les atténuer, la société a lancé, en 2013, un programme d’excellence environnementale composé de trois catégories d’actions couvrant toutes les activités du groupe. Cependant, certaines insuffisances restent à rattraper dans ce domaine. Signalons que la Cour a formulé une série de recommandations afin d’améliorer la gestion du groupe minier. Premier exportateur des phosphates et dérivés au niveau mondial, le Groupe OCP emploie plus de 20.000 collaborateurs, a réalisé, en 2017, un chiffre d’affaires de 48,5 MM DH, contribuant, ainsi, à hauteur de 17% aux exportations du Maroc et de 18% dans ses réserves en devises. Pour cette même année, le groupe a réalisé un résultat net de 4,6 MM DH et des investissements opérationnels estimés à 11,6 MM DH. Alain Bouithy

L’École polytechnique, l’Université Mohammed VI Polytechnique et la Fondation de l’X créent une chaire sur le thème « Data Science & Processus Industriels » au Maroc

L’École polytechnique, l’Université Mohammed VI Polytechnique et la Fondation de l’X créent une chaire sur le thème « Data Science & Processus Industriels » au Maroc

L’École polytechnique (Paris) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (Benguerir) ont annoncé récemment le lancement, avec le soutien du Groupe OCP et de la Fondation de l’X, d’une chaire internationale sur le thème « Data Science & Processus Industriels ». Cette chaire, portée par Éric Moulines, professeur de statistique à l’École polytechnique et membre de l’Académie des sciences de Paris, a été officiellement lancée, jeudi 20 décembre dernier, à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Frank Pacard, directeur de l’enseignement et de la recherche à l’École polytechnique, Iliass El Fali, vice-président exécutif du Groupe OCP, Hicham El Habti, Secrétaire général de l’Université Mohammed VI Polytechnique, Nicolas Cheimanoff, directeur de l’Ecole de management industriel de l’UM6P (EMINES) et Jean-Bernard Lartigue, délégué général de la Fondation de l’École polytechnique ont procédé à ce lancement. Cette chaire internationale contribue à former une nouvelle génération d’ingénieurs pour exploiter les Sciences des Données et développer des processus industriels innovants. À travers les activités d’enseignement de la chaire, les partenaires souhaitent préparer ensemble des étudiants à devenir des innovateurs de l’industrie et à développer les processus industriels de demain grâce aux sciences des données. Cette chaire permet de développer deux programmes parallèles coconstruits et coanimés en partenariat par l’École polytechnique et l’UM6P : Le premier, en formation initiale, est une nouvelle formation de huit semaines intensives et centrée sur des cas d’applications concrets, est intégrée dans le cursus de formation de l’EMINES, l’un des établissements de l’UM6P, sous la forme d’une option « Data sciences ». Elle est destinée aux élèves ingénieurs de dernière année tout en étant ouverte à un public plus large, et notamment à de jeunes ingénieurs en situation professionnelle. Un deuxième programme académique sera mis en place au bénéfice des futurs enseignants de l’UM6P afin de renforcer l’expertise du corps professoral de l’option « Data Science & Processus Industriels », avec en particulier le développement de cas d’applications réels au service de la formation.

Maroc: Le secteur secondaire reprend des couleurs

Maroc: Le secteur secondaire reprend des couleurs

Le secteur secondaire a été en phase avec le bon comportement des exportations nationales, au premier trimestre de l’année 2017, celles-ci ayant été nourries par la bonne orientation des activités de l’OCP, de l’industrie alimentaire et des nouveaux métiers mondiaux du Maroc. Selon le Département des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, le secteur de phosphate et dérivés a maintenu son évolution favorable au premier trimestre 2017. Au terme de cette période, la production de phosphate roche s’est appréciée, en glissement annuel, de 7% après une augmentation de 10,2% un an auparavant. A en croire les analystes de la DEPF,« la production des dérivés de phosphates s’est accrue de 35,3% à fin mars 2017 après un recul de 1,2% l’année précédente, recouvrant une hausse de la production des engrais phosphatés de 47,8% après un repli de 5,4% et de celle de l’acide phosphorique de 20,1% après une augmentation de 4,4%». Selon les estimations de la DEPF, le volume des ventes à l’étranger de phosphate roche s’est raffermi, en glissement annuel, de 24,4% à fin mars 2017. Alors que « le volume des exportations des dérivés de phosphate s’est apprécié de 31% au titre de la même période, recouvrant une hausse du volume des expéditions des engrais naturels et chimiques de 46,8% et de celui de l’acide phosphorique de 6% », a-t-on noté de même source. La DEPF a aussi fait état d’une évolution soutenue de la consommation de l’énergie électrique dont la production a enregistré un léger repli de 0,4%, au titre du mois de mars 2017. Ce qui représente« une nette atténuation comparativement au recul enregistré en février 2017 (-6,6%), parallèlement à une bonne tenue de la consommation de cette énergie dans tous ses segments », peut-on lire dans une note datant de mai dernier. A noter qu’au terme du premier trimestre 2017, le département a relevé une baisse de 1% de la production de l’énergie électrique, après une hausse de 1,7% constatée à la même période de l’année précédente. Dans sa note, le département a attribué ce recul à la baisse de la production de l’ONEE de 3% et de la production privée de 1,6%. Celle-ci ayant été atténuée par la hausse de 44,6% de la production des projets développés dans le cadre de la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables. Le document nous apprend aussi qu’au niveau du volume des échanges du Maroc en énergie électrique avec l’Espagne et l’Algérie, « le solde (importations-exportations) s’est inscrit en hausse de 15,5% à fin mars 2017, en raison de l’augmentation du volume des importations de 14,6%, après +15,9% il y a une année, portant l’évolution de l’énergie nette appelée à +2,6%, après +3,5% à fin mars 2016 ». Il ajoute également que la consommation de l’énergie électrique s’est renforcée de 3,6% durant le mois de mars 2017, grâce à « la hausse des ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension de 2,7%, alimentée par la progression de celles adressées, principalement, au secteur industriel de 4,4% et de celles attribuées aux distributeurs de 1,2% », écrit-on. Soulignons qu’au terme du premier trimestre 2017, la consommation de l’énergie électrique s’est affermie de 1,6%, après +3,3% un an plus tôt, recouvrant une hausse de celle de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension de 1,7% et de celle de basse tension de 1,2%. Autre activité auscultée, celle des ventes de ciment qui a connu une atténuation du rythme de baisse au cours de mars 2017. C’est notamment le cas dans le secteur du BTP où les ventes de ciment ont affiché durant cette période une légère baisse, en variation annuelle, de 0,7%. Des ventes qui ont enregistré «une forte atténuation comparativement aux replis enregistrés au cours des deux premiers mois de l’année 2017 qui ont connu d’importantes précipitations », ont relevé les analystes de la DEPF. Selon ces derniers, les ventes ont ainsi reculé de 4,7% au terme du premier trimestre 2017, au lieu d’une baisse de 7% à fin février 2017 et une hausse de 5,9% à fin mars 2016. Notons enfin que le secteur manufacturier a clôturé l’année 2016 sur une hausse de son indice de production, hors raffinage de pétrole, de 1,4%, en variation annuelle, après +2,5% une année plus tôt. Cette progression est liée à « une augmentation de 1,8% au quatrième trimestre, de 0,2% au troisième trimestre, de 1,4% au deuxième trimestre et de 2,1% au premier trimestre de la même année », a-t-on indiqué.