Burkina : Un conférencier appelle à éradiquer le franc CFA pour une véritable indépendance économique

Burkina : Un conférencier appelle à éradiquer le franc CFA pour une véritable indépendance économique

Des Afro-descendants et membres de la diaspora africaine ont participé jeudi à Ouagadougou à un panel sur les questions économiques et monétaires africaines. Le conférencier, Dr Williams Wallace, a invité les nations africaines à se libérer du franc CFA et à créer une monnaie africaine unie, basée sur les ressources du continent, afin d’assurer une réelle indépendance financière. Le franc CFA « n’est qu’un instrument de contrôle économique » utilisé pour maintenir les pays africains dans une dépendance structurelle. « Tant que nous utiliserons une monnaie imprimée et contrôlée à l’extérieur, notre développement restera bloqué », a soutenu le conférencier en analysant le thème : « L’asservissement économique : le FMI, le franc CFA, le pillage des ressources ». Selon lui, l’Afrique doit rompre sa dépendance vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui entretiennent un cercle vicieux d’appauvrissement du continent à travers leurs prêts conditionnés. Il a appelé à la création d’un fonds souverain africain de développement et à l’instauration d’une monnaie commune autonome. Il a estimé que les dettes contractées par les pays africains sont « largement compensées » par les ressources naturelles sous-évaluées que le continent a fournies au reste du monde, notamment l’or, l’uranium et les diamants. « Ils prennent nos ressources à bas prix et les revendent des centaines de fois plus cher. Nous ne leur devons rien », a-t-il martelé, appelant à une réévaluation des dettes africaines et à la dénonciation des accords signés « sous contrainte ». Pour lui, l’Afrique doit s’unir autour d’une monnaie unique et souveraine, à l’image de l’euro en Europe. Il a cité les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) comme modèle possible pour amorcer cette initiative : « Les pays de l’AES peuvent créer une monnaie commune, d’abord locale, puis numérique, avant de l’étendre à toute l’Afrique. » AIB

Le Mali envisagerait de quitter le franc CFA cette année

Le Mali envisagerait de quitter le franc CFA cette année

Le Mali envisage de mettre fin à l’utilisation du franc CFA cette année, selon les déclarations du Contrôleur général des Services publics du pays à Sputnik. Badra Alou Coulibaly a affirmé que le pays souhaite abandonner cette monnaie. Actuellement, cette question est en cours de discussion, a précisé le fonctionnaire à l’agence de presse multimédia internationale. « Ce n’est pas la première fois que des pays africains annoncent leur volonté de dire adieu au franc CFA », rappelle l’agence russe dans un bref article indiquant que le président du Niger, le général Abdurahmane Tchiani, a évoqué récemment la possibilité de créer une monnaie commune avec le Mali et le Burkina Faso. Patricia Engali

Le Sénégal pourrait abandonner le franc CFA

Le Sénégal pourrait abandonner le franc CFA

L’élection de Bassirou Diomaye Faye à la tête du Sénégal remet sur la table la question d’une sortie du pays du franc CFA qui pourrait arriver « ces prochains mois ou années », explique à Sputnik Afrique Babacar Dione, directeur général de BD Media. Le nouveau Président sénégalais a longtemps été un partisan de l’abandon du franc CFA, même s’il a adouci ses positions récemment, rappelle à Sputnik Afrique Babacar Dione, journaliste sénégalais et directeur général de BD Media. Beaucoup dans son entourage se battent pour réduire l’influence française dans la sphère économique. « Si nous parvenons à avoir une balance commerciale excédentaire et à remplir certaines conditions, rien ne les empêchera de sortir du franc CFA. La monnaie est un outil de souveraineté… Lire la suite sur Sputniknews

Gestion du Franc Cfa. Le rôle de la France est encore important pour assurer la stabilité du Franc Cfa

Gestion du Franc Cfa. Le rôle de la France est encore important pour assurer la stabilité du Franc Cfa

PARLONS-EN. Des pays africains de la zone Cemac et panafricanistes souhaitent la pleine jouissance de leurs réserves de change logées dans le compte d’opération domicilié auprès du Trésor français, qui garantit la convertibilité du Franc Cfa. Des questions méritent tout de même d’être posées : Quand l’on est incapable de gérer le trésor, fonds de générations futures, hôpitaux, infrastructures sportives, Figa, fonds de soutien à l’agriculture, Banque des PME-PMI, compagnies aériennes (Tumaï, Camair co, Ecair, Air Gabon, Ceiba), sociétés de fourniture d’eau et électricité, routes, ports et aéroports, fonctionnaires publics, entreprises à capitaux publics…, est-ce les RESERVES DE CHANGE QUE LE CAMEROUN, CONGO, GABON, GUINÉE ÉQUATORIALE, RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET TCHAD POURRONT BIEN GÉRER ? L’inquiétude est de voir certains pays être en panne sèche de devises pour avoir mal utilisé toutes leurs recettes d’exportations, génératrices de devises. Que pourra la Beac, appelée à gérer ces réserves de change entièrement rapatriées, tant elle est devenue un simple instrument dont se servent les politiques ? Est-ce sûr que les placements de réserves de change auprès de la Reserve Fédérale des USA, Banque populaire de Chine…, rapporteraient mieux que les 3,5% qu’accorde la France via les placements auprès de Banque centrale européenne (BCE)? Par A. Ndongo Journaliste économique et financier.

Le franc CFA symbolise une « forme de colonisation monétaire »

La France s’accroche au franc CFA car elle se sent contestée dans d’autres domaines par les pays africains, explique à Sputnik l’économiste burkinabé Hamidou Sawadogo. La prévalence du franc CFA en Afrique empêche le continent d’avancer, affirme également le président du MARE du Mali, Oumar MC Koné. Alors que le franc CFA s’apprête à « fêter » ses 77 ans d’existence, la monnaie imposée à l’époque coloniale est plus que jamais critiquée. Plusieurs voix s’élèvent pour demander son abandon pur et simple, mais la France continue de s’accrocher à ce vestige du passé, qui lui permet de garder une forme de contrôle sur les économies africaines, explique à Sputnik Hamidou Sawadogo, enseignant à l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou. « La France cherche toujours à conserver le contrôle du franc CFA parce que elle a ses intérêts […] C’est une nouvelle forme de colonisation, qui est monétaire. Elle passe par la dette et par des accords de coopération que nous signons, c’est nouvelle forme d’impérialisme », affirme ainsi l’économiste. Pour Oumar MC Koné, Président de la Mission d’appui à la refondation de l’État (MARE) du Mali, « ce système est un impôt français infligé aux Africains, qui freine l’acquisition d’une souveraineté monétaire, ce qui, in fine, empêche tout processus d’industrialisation, de réalisation de grandes infrastructures. » « Cela nuit au développement socio-économique de 14 pays africains et des Comores » La dernière forteresse française? La France est d’autant plus encline à s’accrocher au franc CFA qu’elle se sait contestée sur tout le reste. Certains pays africains protestent de plus en plus contre la présence militaire française sur leur territoire, comme le Mali ou le Burkina Faso. Paris ne peut plus non plus contrôler la Justice dans ces pays, depuis la décolonisation. Il ne reste donc plus que le volet financier, pour tenter de garder une certaine influence en Afrique, explique Hamidou Sawadogo… Lire la suite sur Sputniknews

Afrique francophone. Le Franc CFA plombe l’avenir de 14 Etats

Afrique francophone. Le Franc CFA plombe l’avenir de 14 Etats

TRIBUNE. Quel avenir pour le franc CFA? La question est au centre des préoccupations des économistes monétaristes africains, des panafricanistes. Qui veulent certainement solder le vieux compte colonial et néo colonial à la France, en se prévalant d’arguments politiques que techniques, mais aussi des centres des décisions à Paris, Washington, Bruxelles et Francfort. Certains présidents africains des 14 États concernés par cette importante question se font silencieux; d’autres préfèrent agir par procuration en commandant le débat sur la place publique, où ignorants et sachants s’affrontent dans un brouhaha inaudible. À notre humble avis, la zone franc apporte un élément de stabilité et d’attractivité à l’ensemble des 14 États. Toutefois, elle ne résout pas la lancinante question de dérapages budgétaires et les pressions exercées par les gouvernements sur les banques commerciales à capitaux privés pour qu’elles leur prêtent de l’argent. Tout comme elle plombe la compétitivité des économies de 14 États africains. Où devrait se situer le débat sur le franc cfa? le Trésor français pourrait permettre aux pays de la zone franc de faire des placements financiers auprès des marchés qui rémunèrent mieux que la Banque centrale européenne(BCE) leur disponible contenu dans le fameux compte d’opération domicilié auprès du Trésor (français ). En clair, si la Chine, les USA…, rémunèrent mieux le loyer de l’argent que la BCE, un pays africain de la zone franc CFA disposerait, avec le concours de Paris, de la possibilité de placer l’essentiel de son compte en devises domicilié auprès du Trésor français à Beijing ou à New-York. .. Last but no least, la Chine étant devenue le meilleur partenaire commercial des pays africains, n’est-il pas judicieux d’intégrer le Yuan chinois dans le cadre des paiements internationaux? Alphonse Ndongo