Les prix mondiaux des céréales reculent de 15,4% sur un an

Les prix mondiaux des céréales reculent de 15,4% sur un an

L’indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 122,8 points en décembre 2023, a annoncé en début de la nouvelle année l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Bien qu’en hausse de 1,8 point (1,5%) par rapport au mois de novembre, son niveau est encore inférieur de 24,4 points (16,6%) à celui de décembre 2022, a fait remarquer l’agence onusienne. Dans le détail, l’organisation internationale indique qu’après quatre mois consécutifs de recul, les prix du blé à l’exportation ont augmenté au douzième mois de l’année écoulée. Cette évolution s’est redressée « sous l’effet de perturbations logistiques dues aux conditions météorologiques dans certains des principaux pays exportateurs et de tensions en mer Noire dans un contexte de forte demande», a expliqué la FAO. Les données montrent que les prix mondiaux du maïs ont de leur part  ressorti en hausse durant la même période, a poursuivi l’organisation attribuant cette variation aux « craintes concernant les semis de la seconde récolte du Brésil et de contraintes logistiques qui ont entravé les expéditions en partance d’Ukraine ». L’analyse des autres céréales secondaires laisse apparaître une augmentation  des prix mondiaux de l’orge, une légère baisse de ceux du sorgho et un gain de 1,6% de l’indice FAO des prix de tous les types de riz par rapport à son niveau de novembre. D’après les explications de la FAO, la hausse de ce dernier « est imputable aux cours de l’Indica, qui ont progressé consécutivement aux commandes de certains acheteurs asiatiques ». Cette augmentation s’explique aussi par le fait d’une concurrence réduite entre les exportateurs qui est due aux restrictions à l’exportation imposées en Inde et à la maigreur des disponibilités au Viet Nam, a-t-elle ajouté. Selon l’indice, poursuit l’agence des Nations unies dans son rapport, les prix internationaux du riz ont enregistré une hausse annuelle de 21% en 2023, en grande partie en raison de craintes quant à l’impact du phénomène El Niño sur la production de riz et sous l’effet des restrictions à l’exportation imposées par l’Inde. Quant à l’indice des prix des céréales, il s’est établi à une valeur moyenne de 130,9 points sur l’ensemble de l’année 2023, ce qui représente une baisse de 23,8 points (15,4%) par rapport à la moyenne annuelle record de 2022. Cette baisse est due au fait que les marchés mondiaux ont été bien approvisionnés, a précisé la FAO. Dans l’ensemble, rappelons que l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi à 118,5 points en décembre 2023. Selon les chiffres de l’institution, iI est ressorti en baisse de 1,8 point (1,5%) par rapport à son niveau du mois de novembre dernier, « car le recul des indices des prix du sucre, des huiles végétales et de la viande a plus que compensé la hausse des indices des produits laitiers et des céréales », a-t-elle souligné notant qu’il cède 13,3 points (10,1%) par rapport à son niveau de décembre 2022. Sur l’ensemble de l’année 2023, la valeur moyenne de l’indice était inférieure de 13,7% à celle de l’année précédente, seul l’indice des prix internationaux du sucre ayant affiché une valeur supérieure sur cette période. En effet, « l’indice a enregistré une valeur moyenne de 124 points, soit 19,7 points (13,7%) de moins que sa valeur moyenne en 2022», peut-on lire. Alain Bouithy

Baisse marquée des cours du sucre à l’échelle mondiale

Baisse marquée des cours du sucre à l’échelle mondiale

L’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires a fini l’année 2023 environ 10% en dessous de son niveau enregistré un an auparavant, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il «s’est établi en moyenne à 118,5 points en décembre, ce qui représente une baisse de 1,5% depuis novembre et de 10,1% par rapport à décembre 2022 », a indiqué la FAO notant que,  sur l’ensemble de l’année 2023, sa valeur moyenne était inférieure de 13,7% à celle de l’année précédente. Selon l’agence onusienne, la baisse la plus marquée a été observée au niveau des cours du sucre, en raison principalement du rythme soutenu de la production au Brésil, ainsi que de la diminution de l’utilisation de la canne à sucre pour produire de l’éthanol en Inde. Ainsi que l’a relevé l’organisation onusienne, « l’indice FAO des prix du sucre a cédé 16,6% depuis novembre et a atteint son niveau le plus bas depuis neuf mois, mais sa valeur est encore en hausse de 14,9% par rapport à décembre 2022 ». L’indice FAO des prix des huiles végétales a suivi la même tendance, puisqu’il a baissé de 1,4% par rapport à novembre, en raison de la faiblesse des achats d’huile de palme, de soja, de colza et de tournesol. A propos des cours de l’huile de soja, comme le relève la FAO, précisons qu’ils ont « en particulier été tirés vers le bas par un ralentissement de la demande dans le secteur de l’agrogazole et par l’amélioration des conditions météorologiques dans les principales régions de culture du Brésil ». Il est à souligner que la valeur de l’indice FAO des prix des huiles végétales sur l’ensemble de l’année 2023 était inférieure de 32,7% à celle de l’année précédente. Le fléchissement a aussi été observé dans l’évolution de l’indice FAO des prix de la viande qui a accusé un recul de 1% en glissement mensuel. Il est ainsi tombé à un niveau inférieur de 1,8% à celui de décembre 2022, sous l’effet de la faiblesse persistante de la demande à l’importation de viande de porc en Asie. Malgré l’abondance des disponibilités exportables dans les grandes régions de production, l’intérêt des acheteurs de la région pour la viande de bovins et la volaille s’est également amoindri durant cette période. En revanche, comme le montrent les données recueillies, les prix de la viande d’ovins ont augmenté à l’approche des fêtes de fin d’année. A l’inverse, les indices FAO des prix des céréales et ceux des produits laitiers ont pour leur part affiché des hausses au titre du mois de décembre dernier. Le premier indice a progressé de 1,5% en glissement mensuel, suite à la hausse « des prix du blé, du maïs, du riz et de l’orge, en partie sous l’effet de perturbations logistiques qui ont entravé les expéditions en partance des principaux pays exportateurs », selon les explications de l’institution internationale. Sur l’ensemble de l’année, il était en recul de 15,4% par rapport à la moyenne de 2022, en dépit du fait que l’indice FAO des prix de tous les types de riz ait enregistré une hausse de 21%, a-t-on fait remarquer attribuant cette variation au bon approvisionnement des marchés mondiaux. Quant au deuxième indice (produits laitiers), il ressort des chiffres qu’il a bondi de 1,6% par rapport à novembre, tandis que sa valeur était encore inférieure de 16,1% à celle de décembre 2022. L’agence onusienne attribue cette progression mensuelle principalement « à la hausse des cours du beurre et du fromage, qui s’explique par la vigueur des ventes internes en Europe de l’Ouest à l’approche des fêtes de fin d’année ». Elle constate, en outre, que la forte demande mondiale à l’importation a tiré vers le haut les prix internationaux du lait entier en poudre. Alain Bouithy

Malgré de multiples défis, l’insécurité alimentaire recule en Europe et en Asie centrale

Moins de sept ans avant l’échéance, l’Europe et l’Asie centrale avancent dans la concrétisation de l’objectif de développement durable (ODD) 2, dit «Faim zéro», s’agissant notamment de la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition sous toutes ses formes, et ce malgré les grands défis rencontrés ces dernières années. Bien que le coût moyen d’une alimentation saine ait augmenté dans la région, le nombre de personnes n’ayant pas les moyens de se nourrir sainement a diminué en 2022. Il s’agit de l’un des constats de l’édition 2023 du rapport sur la sécurité alimentaire et la nutrition en Europe et en Asie centrale, publié aujourd’hui par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), garante de l’objectif Faim zéro. Les auteurs du rapport indiquent que les années précédentes, la pandémie, les conflits, les extrêmes météorologiques et les catastrophes naturelles ont rendu plus difficile d’améliorer la situation en matière de sécurité alimentaire et de nutrition. Néanmoins, depuis 2000, la prévalence de la sous-alimentation en Europe et en Asie centrale reste sous la barre des 2,5 pour cent. Le nombre estimé de personnes en situation d’insécurité alimentaire modérée ou grave a chuté de 4,1 pour cent , soit 4,7 millions, de 2021 à 2022 pour atteindre les 111,1 millions. En 2022, dans quatre des sept sous-régions, dont l’Asie centrale, les Balkans occidentaux et le Caucase, la prévalence de l’insécurité alimentaire modérée ou grave a dépassé la moyenne régionale de 11,9 pour cent. D’après les estimations, les femmes sont plus touchées que les hommes. Cette constatation peut être généralisée à l’échelle mondiale. «Nous espérons que ce rapport fournira des informations utiles à une collaboration intersectorielle, notamment entre les organisations de la société civile et le secteur privé, dans l’optique d’accélérer la concrétisation de l’ODD 2 en Europe et en Asie centrale», a déclaré M. Godfrey Magwenzi, responsable par intérim du Bureau régional de la FAO pour l’Europe et l’Asie centrale, dans l’avant-propos du rapport. «La FAO est pleinement disposée et prête à seconder les États dans leur action, tant au niveau régional que national», a-t-il souligné. En revanche, la tendance régionale en matière de surpoids et d’obésité est alarmante. En 2022, la prévalence d’enfants de moins de 5 ans en surpoids était de 7,1 pour cent en Europe et en Asie centrale, contre 5,6 pour cent au niveau mondial. Bien qu’il s’agisse d’une baisse comparé aux 9,7 pour cent de 2010, ce chiffre est plus de deux fois supérieur à la cible d’ici 2030. L’obésité chez les adultes est en augmentation dans l’ensemble des sous-régions et des pays de la région. Par contre, la plupart des pays ont progressé concernant d’autres cibles en matière de nutrition, notamment la lutte contre le retard de croissance et l’émaciation des enfants, ainsi que l’insuffisance pondérale à la naissance. «Quand les personnes sont en situation d’insécurité alimentaire modérée, leur accès à la nourriture est problématique. Elles peuvent avoir à sacrifier d’autres besoins de base juste pour pouvoir se nourrir régulièrement, et le plus souvent, elles ne peuvent se procurer des aliments très nutritifs», explique Mme Tamara Nanitashvili, Fonctionnaire principale (politiques) à la FAO et auteure principale du rapport. «Une personne en situation d’insécurité alimentaire grave passe un ou plusieurs jours sans manger. Autrement dit, elle connaît vraisemblablement la faim.» D’après les dernières estimations, plus de 25 millions de personnes en Europe et en Asie centrale (3,1 pour cent de la population totale de la région) n’avaient pas les moyens de se nourrir sainement en 2021, soit 2,7 millions de personnes de moins qu’un an auparavant. L’édition 2023 du rapport régional sur la sécurité alimentaire et la nutrition reprend la conclusion de l’édition précédente. Les auteurs plaident pour la transformation des systèmes agroalimentaires et la refonte des politiques en matière d’alimentation et d’agriculture afin de relever les défis liés à la sécurité alimentaire, la nutrition, la santé, la durabilité environnementale et les moyens de subsistance des agriculteurs, en particulier des agriculteurs ruraux et d’autres acteurs du secteur agroalimentaire. FAO

Léger recul des cours mondiaux des céréales

Léger recul des cours mondiaux des céréales

Les prix internationaux des céréales ont enregistré une baisse en novembre 2023, a annoncé l’Organisation des Nations Unies pour  l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant un recul de 5,6% de cours des céréales secondaires et une diminution de 2,4% de ceux du blé. Selon les chiffres de l’agence onusienne, «l’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 121,0 points en novembre, soit un recul de 3,7 points par rapport à octobre et de 29,1 points (19,4%) par rapport à sa valeur d’il y a un an». En cédant 5,6%, les prix internationaux des céréales secondaires ont enregistré la plus forte baisse sur un mois, a indiqué l’organisation attribuant ce recul principalement à une forte diminution des prix mondiaux du maïs s’expliquant par «un accroissement des ventes des agriculteurs en Argentine et par la pression baissière découlant de l’augmentation saisonnière de l’offre aux Etats-Unis d’Amérique». Les données recueillies montrent en outre que les prix mondiaux de l’orge ont diminué, tandis que ceux du sorgho se sont légèrement affermis, a ajouté la FAO dans son nouveau rapport. Le fléchissement des cours internationaux du blé (2,4%) observé durant le mois écoulé s’explique principalement par « la hausse saisonnière de l’offre en Argentine et en Australie, où les récoltes progressent, et de la forte concurrence de la Fédération de Russie qui perdure», a-t-elle poursuivi. Dans un contexte d’évolution des prix contrastée pour l’ensemble des provenances et segments du marché, les chiffres de l’agence suggèrent une stabilité de l’Indice FAO des prix de tous les types de riz par rapport au mois précédent. Il est à souligner que l’Indice FAO des prix des produits alimentaires dans son ensemble s’est établi en moyenne à 120,4 points au cours du mois de novembre dernier. Il s’est ainsi établi à «un niveau identique à sa valeur révisée du mois d’octobre, car la hausse des indices des prix des huiles végétales, des produits laitiers et du sucre a compensé la baisse de ceux des céréales et de la viande», a fait remarquer l’Organisation précisant que l’indice accusait un recul de 14,4 points (10,7%) par rapport à son niveau enregistré un an auparavant. Concernant l’évolution mensuelle des prix internationaux des autres produits alimentaires couramment échangés dans le monde, la FOA annonce que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 3,4% par rapport au mois d’octobre, en raison de «l’augmentation des prix mondiaux de l’huile de palme et de l’huile de tournesol, qui a plus que compensé la baisse des cours de l’huile de soja et de l’huile de colza». En effet, les cours de l’huile de palme ont grimpé de plus de 6,0% en novembre, ceux de l’huile de tournesol ont progressé modérément, tandis que les prix des huiles de soja et de colza étaient en léger recul en novembre. L’Indice FAO des prix des produits laitiers a, de son côté, connu une augmentation de 2,2% par rapport à octobre, après avoir affiché une valeur moyenne de 114,2 points en novembre, soit 2,5 points de plus qu’en octobre. Selon l’organisation, il s’agit de la deuxième hausse mensuelle d’affilée de l’indice, dont la valeur demeure toutefois inférieure de 23,2 points (16,9%) à celle de l’année dernière, au même mois. En hausse de 1,4% par rapport au mois dernier,  l’Indice FAO des prix du sucre a, pour sa part, enregistré une valeur moyenne supérieure de 41,1% au même mois l’année dernière. Cette évolution «est en majeure partie liée à l’intensification des craintes concernant les disponibilités exportables dans le monde pendant la campagne en cours», a expliqué la FOA soulignant un contexte de détérioration des perspectives de production dans deux des principaux pays exportateurs, la Thaïlande et l’Inde, du fait de conditions météorologiques très sèches associées au phénomène El Niño. Quant à l’Indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 111.8 points en novembre, soit une légère baisse (0,4%) par rapport à octobre. Cette variation s’explique par le léger fléchissement des cours de la volaille et de la viande porcine et bovine. Alain Bouithy

Les prévisions pour la production mondiale de céréales en 2023 maintenues à 2 819 millions de tonnes

Les prévisions pour la production mondiale de céréales en 2023 maintenues à 2 819 millions de tonnes

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a maintenu ses prévisions pour la production mondiale de céréales au titre de l’année 2023. Selon les nouvelles prévisions de l’agence onusienne, la production mondiale de céréales devrait s’établir à 2.819 millions de tonnes, atteignant ainsi un niveau record. Dans son nouveau Bulletin sur l’offre et la demande de céréales d’octobre, l’organisation internationale précise que les données nationales ont été quelque peu ajustées. Cet ajustement porte notamment « sur les prévisions concernant la production de céréales secondaires en Chine et dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, qui ont été revues à la hausse, et aux Etats-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne, qui ont été revues à la baisse », a-t-elle expliqué. Toujours selon la même source, les prévisions concernant la production de blé ont été relevées pour les Etats-Unis d’Amérique et l’Irak et abaissées pour le Kazakhstan et l’Union européenne. D’après les prévisions, la production mondiale de riz en 2023‑2024 devrait légèrement progresser en glissement annuel, a indiqué la FAO dans un communiqué soulignant que la production de l’Inde a été relevée dans le cadre de ces nouvelles révisions, « ce qui fait plus que compenser plusieurs autres révisions, en particulier un nouvel abaissement des perspectives de production en Indonésie ». Selon les nouvelles prévisions, « l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024    devrait atteindre 2.810 millions de tonnes et les niveaux d’utilisation totale de blé et de céréales secondaires devraient dépasser ceux de 2022-2023 ». L’agence spécialisée des Nations unies qui mène les efforts internationaux vers l’élimination de la faim prévoit, par contre, que « l’utilisation de riz devrait stagner au niveau de la campagne précédente ». En ce qui concerne le rapport stocks/utilisation de céréales dans le monde en 2023-2024, les experts de la FAO pensent qu’il devrait s’établir à 30,7%, « ce qui représente une offre relativement confortable du point de vue historique et un niveau légèrement au-dessus de celui de 2022-2023 (30,5%), a-t-elle souligné. Quant aux échanges mondiaux de céréales en 2023-2024, l’institution les estime à 469 millions de tonnes, ce qui traduit une contraction de 1,6% par rapport au niveau de 2022-2023. Pour rappel, l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires est ressorti en légère baisse en octobre, cédant 0,5% par rapport à septembre. Selon la FAO, il s’est établi en moyenne à 120,6 points, soit 10,9% de moins que sa valeur enregistrée un an auparavant. Cette légère baisse « s’explique par le fléchissement des indices des prix du sucre, des céréales, des huiles végétales et de la viande, tandis que l’indice des prix des produits laitiers a rebondi », d’après l’agence.  Dans sa dernière analyse, il ressort que l’indice FAO des prix des céréales a reculé de 1% par rapport au mois précédent et les prix internationaux du riz ont baissé de 2%, dans un contexte de demande mondiale à l’importation globalement atone. Ceux du blé ont diminué de 1,9%, en raison de l’abondance des disponibilités aux Etats-Unis d’Amérique et d’une forte concurrence entre les exportateurs. Quant aux cours des céréales secondaires, ils se sont en revanche légèrement affermis, principalement du fait de la diminution de l’offre de maïs en Argentine, a expliqué l’organisation. Alain Bouithy

Léger fléchissement des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale

Léger fléchissement des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale

En octobre, « l’Indice FAO des prix des produits alimentaires reste sur une tendance baissière, mais à un rythme moins soutenu », a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant qu’il a cédé 0,5% par rapport à septembre. Selon les explications de l’agence onusienne, il « s’est établi en moyenne à 120,6 points en octobre, soit 10,9% de moins que sa valeur enregistrée un an auparavant », suite au fléchissement des indices des prix du sucre, des céréales, des huiles végétales et de la viande, tandis que l’indice des prix des produits laitiers a rebondi.  En effet, selon les données recueillies, à l’exception des produits laitiers dont les prix ont enregistré une hausse de 2,2% en octobre, les cours internationaux du riz, du blé, de l’huile de palme sont ressortis en baisse durant le mois dernier. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 125,0 points en octobre, soit un recul de 1,0% (1,3 point) par rapport au mois précédent et de 17,9% (27,3 points) par rapport à sa valeur d’il y a un an. Les données montrent que les prix internationaux du riz ont accusé un recul de 2,0%, tandis que ceux du blé sont ressortis en baisse de 1,9%, suite à l’abondance des disponibilités aux Etats-Unis d’Amérique et à une forte concurrence entre les exportateurs. Dans son rapport, la FAO fait état d’un léger affermissement des cours des céréales secondaires, en raison principalement de la diminution de l’offre de maïs en Argentine. S’agissant de l’indice FAO des prix des huiles végétales, il a reculé de 0,7% depuis septembre, affichant ainsi une valeur moyenne de 120,0 points en octobre. Le recul de l’indice est principalement attribué à la baisse des prix de l’huile de palme, qui a plus que compensé la hausse des prix des huiles de soja, de tournesol et de colza, a expliqué l’organisation internationale. En revanche, et sous l’effet d’une demande solide de la part du secteur de l’agrogazole, les cours de l’huile de soja ont rebondi après deux mois de suite de recul. Après deux hausses mensuelles de suite, l’indice FAO des prix du sucre a fléchi de 2,2% et s’est établi en moyenne à 159,2 points en octobre. Selon une analyse de la FAO, il affichait encore une hausse de 46,6% par rapport à son niveau d’octobre 2022. Quoi qu’il en soit, « la baisse enregistrée en octobre, qui s’explique principalement par le rythme soutenu de la production au Brésil, a toutefois été limitée car on craint un resserrement des disponibilités mondiales l’année prochaine », a fait savoir l’agence. En ce qui concerne l’indice FAO des prix de la viande, les données suggèrent qu’il « a reculé de 0,6%, car une demande à l’importation poussive, en particulier dans certains pays d’Asie de l’Est, a entraîné une baisse des prix internationaux de la viande porcine qui a plus que compensé une légère hausse des prix de la viande de volaille, de bovins et d’ovins », a expliqué l’institution. L’Indice FAO des prix des produits laitiers a bondi de 2,2%, après neuf mois de baisses consécutives Quant à l’indice FAO des prix des produits laitiers, le seul à augmenter, il a progressé de 2,2% (2,4 points) en octobre, pour une valeur moyenne de 111,3 points, mettant ainsi fin à neuf mois de baisse. Selon les observations de la FAO contenues dans son rapport, « les prix mondiaux du lait en poudre ont enregistré la plus forte hausse, principalement en raison d’une recrudescence de la demande à l’importation en vue de livraisons à court terme et à plus long terme, ainsi que d’une certaine incertitude quant aux effets du phénomène météorologique El Niño sur la prochaine production de lait en Océanie ». Alain Bouithy

Révision à la hausse des prévisions de la production mondiale de céréales en 2023

Révision à la hausse des prévisions de la production mondiale de céréales en 2023

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) annonce avoir relevé à la hausse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2023. L’agence onusienne « les a portées à 2.819 millions de tonnes, soit 0,9% de plus que pour l’année précédente », a-t-elle indiqué dans le dernier Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales. La même source explique que la révision à la hausse des prévisions de la FAO est presque intégralement fondée « sur des estimations récentes portant sur les rendements en Fédération de Russie et en Ukraine, lesquels devraient être meilleurs que prévu, sous l’effet de conditions météorologiques favorables persistantes ». En outre, en raison d’un temps sec prolongé dans les principales régions de production, l’organisation spécialisée des Nations unies estime dans ses prévisions que « la production du Canada devrait être nettement plus faible que prévu ». Toujours selon les nouvelles estimations de la FAO, « la production mondiale de blé devrait s’établir à 785 millions de tonnes, celle de céréales secondaires à 1 511 millions de tonnes, soit 2,7% de plus qu’en 2022, et celle de riz à 523,1 millions de tonnes ». Dans son rapport, l’organisation indique en outre que l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024 devrait atteindre 2.804 millions de tonnes et dépasser de 0,8% celle de l’année dernière. Ceci, en dépit d’une révision à la baisse apportée au cours du mois d’octobre. Dans ses prévisions, la FAO indique s’attendre « à ce que davantage de blé soit utilisé à des fins de consommation humaine plutôt que dans l’élevage, tandis que l’utilisation mondiale de riz devrait atteindre 520,5 millions de tonnes. Pour l’institution, cela laisse présager une deuxième campagne successive de croissance nulle ou négative de l’utilisation, d’autant plus que la poursuite de la diminution des utilisations non alimentaires devrait compenser l’accroissement de la consommation alimentaire de riz au sein de la population. Les stocks mondiaux de céréales devraient atteindre un niveau record. Dans le même temps, les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2024 devraient croître de 3% par rapport à leurs niveaux d’ouverture en s’établissant à 884 millions de tonnes. Ils devraient ainsi atteindre un niveau record. Sachant que les nouvelles prévisions concernant les stocks de clôture ont été relevées et qu’une baisse de l’utilisation des stocks est attendue ce mois-ci, l’institution prévoit que le rapport stocks/utilisation de céréales devrait être de 30,8%. Toujours selon le nouveau Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, « les échanges mondiaux de toutes les céréales en 2023/2024 se situent toujours à 466 millions de tonnes environ, un niveau identique à celui du mois dernier ». Dans ses prévisions, l’organisation fait toutefois état d’une contraction annualisée de 1,7% par rapport au niveau de 2022- 2023. Pour rappel, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires est resté stable en septembre dernier. D’après une analyse de l’agence, en s’établissant en moyenne à 126,3 points en septembre, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 1% (1,3 point) par rapport au mois précédent, principalement en raison d’une augmentation de 7% des prix internationaux du maïs. Sous l’effet de l’abondance de l’offre et de bonnes perspectives de production en Fédération de Russie, les prix internationaux du blé ont accusé un recul de 1,6%, tandis que l’Indice FAO des prix de tous les types de riz s’est contracté de 0,5% dans un contexte de demande à l’importation globalement faible. Alain Bouithy

Les catastrophes naturelles ponctionnent 5% du PIB agricole mondial annuel

Les catastrophes naturelles ponctionnent 5% du PIB agricole mondial annuel

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a rendu publique récemment la toute première estimation mondiale des conséquences des catastrophes sur la production agricole dans un rapport chiffrant à quelque 3800 milliards d’USD le montant des pertes subies dans la production végétale et animale au cours des 30 dernières années. Ainsi qu’il ressort de ce document, fruit des connaissances techniques de la FAO, «au cours des trois dernières décennies, les catastrophes ont entraîné des pertes de production végétale et animale de l’ordre de 3800 milliards d’USD». Selon l’analyse faite par les auteurs dudit rapport, intitulé «L’Impact des catastrophes sur l’agriculture et la sécurité alimentaire», cela correspond à des pertes moyennes de 123 milliards d’USD par an, soit 5% du produit intérieur brut (PIB) agricole mondial annuel. D’après la nouvelle publication phare de la FAO, sur les trois dernières décennies, les catastrophes ont frappé le plus durement les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, avec des pertes représentant jusqu’à 15% du PIB agricole total de ces deux groupes de pays. La même source indique en outre que «les catastrophes ont également pesé lourdement sur les petits États insulaires en développement (PEID), ceux-ci ayant essuyé des pertes de près de 7% de leur PIB agricole». Etant donné que l’évaluation faite par l’organisation onusienne porte principalement sur les cultures et l’élevage, les auteurs du rapport estiment que le montant des pertes chiffrées à l’échelle mondiale serait bien plus élevé s’ils disposaient de données rigoureuses sur les pertes occasionnées dans le sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture et dans celui des forêts. Ils appellent ainsi de toute urgence à améliorer la qualité des données et des informations concernant l’impact des catastrophes dans tous les sous-secteurs de l’agriculture, afin de créer des systèmes de données qui aideront à mettre sur pied des mesures efficaces. Car, comme le rappelle le directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, dans l’avant-propos du rapport, «l’agriculture est l’un des secteurs les plus exposés et les plus vulnérables vis-à-vis des risques de catastrophe » du fait qu’elle dépend fortement des ressources naturelles et des conditions climatiques. C’est dire que «la répétition des catastrophes risque de saper les progrès réalisés en matière de sécurité alimentaire et de nuire à la durabilité des systèmes agroalimentaires», a-t-il souligné. Soulignons à ce propos que le nouveau rapport de la FAO met en évidence les voies possibles pour gérer en amont les risques dans les systèmes agroalimentaires et illustre les moyens à notre disposition pour intégrer la gestion des risques de catastrophe dans les pratiques et les politiques agricoles, comme l’a d’ailleurs relevé Qu Dongyu dans l’avant-propos. A en croire la FAO, cette situation est préoccupante d’autant plus que le rapport laisse entrevoir une évolution à la hausse des pertes pour les principales catégories de produits. Pour preuve, «les pertes annuelles dans la catégorie des céréales se sont chiffrées à 69 millions de tonnes en moyenne au cours des 30 dernières années, soit l’équivalent de l’ensemble de la production céréalière française en 2021», a en effet fait savoir l’institution. Selon toujours la FAO,  viennent ensuite les pertes dans la catégorie des fruits et légumes et dans celle des plantes sucrières, qui se sont élevées en moyenne pour chacune d’elles à près de 40 millions de tonnes par an. S’agissant des fruits et légumes, l’organisation précise que « ce chiffre équivaut à la production totale du Japon et du Viêt Nam pour cette catégorie de produits en 2021». En ce qui concerne la viande, les produits laitiers et les œufs, l’agence onusienne estime les pertes moyennes «à 16 millions de tonnes par an, ce qui correspond à l’ensemble de la production réalisée en 2021 dans ces catégories par le Mexique et l’Inde réunis». Pour mieux apprécier la gravité de la situation, la FAO rappelle que le nombre de catastrophes recensées chaque année dans le monde est passé d’une centaine dans les années 70 à 400 environ au cours des deux dernières décennies. Tout aussi préoccupant, «non seulement les catastrophes sont plus fréquentes, plus intenses et plus complexes, mais on s’attend également à ce que leurs effets s’aggravent, dans la mesure où les catastrophes d’origine climatique amplifient les vulnérabilités sociales et écologiques existantes», a conclu le rapport. Alain Bouithy