Hausse  des cours des céréales, de la viande et des produits laitiers à l’échelle mondiale

Hausse  des cours des céréales, de la viande et des produits laitiers à l’échelle mondiale

Les cours mondiaux des principales céréales, de la viande et des produits laitiers ont augmenté au cours du mois d’avril 2025, selon un récent rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) relevant une hausse de l’indice FAO des prix des produits alimentaires. Une progression qui compense le recul du prix du sucre et des huiles végétales en avril 2025, selon la FAO Sous l’effet de ces trois produits alimentaires, l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 128,3 points en avril. Il a ainsi progressé de 1% (1,2 point) par rapport à mars 2025. Globalement, l’indice FAO « a gagné 9 points (7,6%) par rapport à sa valeur constatée il y a un an, mais affichait encore un recul de 31,9 points (19,9%) par rapport à son niveau record de mars 2022 », a constaté l’agence onusienne. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales a enregistré une valeur moyenne de 111 points en avril, signe du renchérissement de toutes les principales céréales. Les données suggèrent qu’il a ainsi gagné 1,3 point (1,2%) par rapport au mois de mars, mais est resté inférieur de 0,6 point (0,5%) par rapport à son niveau d’il y a un an. Selon l’institution basée à Rome, la légère hausse des prix mondiaux du blé est justifiée par le « resserrement des disponibilités exportables en Fédération de Russie », tandis que l’augmentation de l’indice FAO des prix de tous les types de riz est attribuée à l’accroissement de la demande de variétés parfumées. En raison d’une diminution saisonnière des stocks aux Etats-Unis d’Amérique, l’organisation internationale a relevé une augmentation des prix internationaux du maïs. De son avis, les fluctuations monétaires observées sur les marchés mondiaux «ont joué sur l’évolution des prix, tandis que les ajustements apportés aux politiques tarifaires ont fait croître les incertitudes». En s’établissant en moyenne à 121,6 points en avril, suite à une hausse enregistrée dans toutes les catégories, l’indice FAO des prix de la viande a gagné 3,7 points (3,2%) de plus qu’en mars et 5 points (4,3%) de plus que sa valeur enregistrée il y a un an. Sur fond de demande d’importation soutenue et de disponibilités mondiales limitées, les prix de la viande bovine se sont également affermis, en particulier en Australie et au Brésil, a fait savoir l’institution ajoutant que ceux de la viande d’ovins ont eux aussi progressé, en raison du vif intérêt des acheteurs dans les marchés clés. Quant aux prix de la viande de volaille, les chiffres suggèrent qu’ils « ont augmenté modérément, en particulier au Brésil, où le dynamisme de la demande extérieure et les ralentissements des processus de transformation consécutifs aux fêtes ont réduit les stocks exportables et exercé une pression à la hausse sur les prix », selon le rapport. Les prix du beurre ont atteint un nouveau record historique Enfin, après avoir enregistré une moyenne à 152,1 points en avril, soit 3,5 points, l’indice FAO des prix des produits laitiers a cru de 2,4% par rapport au mois précédent. Il «affiche à présent une hausse de pas moins de 22,9% par rapport à l’année dernière, à la même période», a indiqué la FAO imputant cette progression principalement «aux prix internationaux du beurre, qui ont atteint un nouveau niveau record du fait d’une diminution des réserves en Europe». Il est important de noter que la hausse des indices des prix des céréales, des produits laitiers et de la viande a compensé la baisse de ceux du sucre et des huiles végétales, comme l’a relevé l’agence dans son rapport. En effet, bien qu’affichant encore une hausse de 20,7% par rapport au niveau enregistré un an auparavant, l’indice FAO des prix des huiles végétales a fléchi de 2,3% en avril ; après s’être établi en moyenne à 158 points. «Cette baisse s’explique principalement par le recul des prix des huiles de palme, qui a plus que compensé la hausse des cours de l’huile de soja et de colza», a indiqué l’organisation notant que ceux de l’huile de tournesol sont restés globalement stables. En recul de 3,5% par rapport à mars, l’indice FAO des prix du sucre a de son côté enregistré une valeur moyenne de 112,8 points en avril, «principalement en raison de craintes liées à l’incertitude des perspectives économiques et à leur éventuel impact sur la demande du secteur de la transformation des aliments et des boissons». Alain Bouithy

Forte progression des exportations russes de blé vers le Maroc depuis le début de l’année

Forte progression des exportations russes de blé vers le Maroc depuis le début de l’année

Les exportations de blé russe vers le Maroc sont en très nette progression depuis le début de l’année 2025. Selon les derniers chiffres publiés par le Service fédéral de surveillance vétérinaire et phytosanitaire de Russie (Rosselkhoznadzor), elles ont enregistré une progression de 130%, entre le 1er janvier et 9 mars 2025. Avec un volume de 124 000 tonnes contre 54 300 tonnes expédiées durant la même période de l’année 2024, « les exportations de blé russe vers le Maroc ont plus que doublé depuis le début de cette année », note la chaîne russe d’information continue RT. Cette forte hausse « dénote un essor des échanges céréaliers entre les deux pays, sur fond de sécheresse qui sévit dans le royaume », souligne-t-elle constatant que la Russie s’impose un peu plus chaque année en tant que fournisseur incontournable de blé au marché marocain. Cette tendance devrait se prolonger durant l’année en cours, si l’on en croit les projections du ministère russe de l’Agriculture. En effet, selon ce département dirigé par Dmitri Patrouchev, la Russie vise l’augmentation du volume de ses exportations à 80 millions de tonnes sur les marchés agricoles mondiaux. C’est bien plus que les 66 millions de tonnes de céréales acheminés à l’étranger en 2023 pour 16,5 milliards de dollars. Il est important également de rappeler que les exportations agricoles russes vers l’Afrique ont enregistré une hausse significative au terme de l’année 2024, atteignant une valeur de 7 milliards de dollars. Ce qui correspond à un bond de 19% par rapport à l’année précédente. Regain d’activité du côté des exportateurs français de blé Du côté de la France, qui a perdu la première place en tant que principal fournisseur de céréales du Maroc en 2023, les exportateurs s’activent pour ne pas perdre davantage du terrain. Cités par Reuters, les acteurs du marché annoncent qu’ils expédieront quelque 300 000 tonnes de blé français durant ce mois de mars vers le Maroc dont les récoltes ont été amoindries par sept années de sécheresse. A propos des quantités de céréales en provenance de la France, il est à rappeler que le Maroc a importé en 2023 un peu de plus de 2,3 millions de tonnes de céréales depuis la France. A rappeler également que « le Maroc s’imposait comme la première destination du blé tendre français lors de la campagne 2023-2024, devant la Belgique voisine », selon l’interprofession de la filière céréalière française (Intercéréales), citée par la chaîne BFMTV dans un dossier consacré au Salon international de l’agriculture (SIA) de Paris 2025 (22 février) qui a eu comme premier invité d’honneur le Maroc.  Affermissement des prix du blé à l’échelle mondiale Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les prix du blé se sont affermis au cours du mois de février 2025. Dans un récent rapport paru le 7 mars dernier, l’agence onusienne indique que « l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 112,6 points en février, soit 0,8 point (0,7%) de plus qu’en janvier, mais reste en recul de 1,2 point (1,1%) par rapport à son niveau de février 2024. D’après l’organisation internationale, cette augmentation s’explique par le « resserrement des disponibilités intérieures en Fédération de Russie, qui a limité les volumes des exportations et a fait basculer la demande vers d’autres fournisseurs, ce qui a contribué à la pression haussière qui pèse sur les prix mondiaux ». La FAO attribue également ces hausses « aux inquiétudes que suscitent les conditions de cultures défavorables dans certaines régions des États-Unis d’Amérique, de l’Europe et de la Fédération de Russie ».  Modeste hausse attendue de la production mondiale de blé en 2025   Toujours selon la FAO, les premières prévisions laissent présager un modeste accroissement de la production mondiale de blé au cours de cette année. Dans la dernière édition de son Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, l’institution dit s’attendre à une production mondiale de blé de 796 millions de tonnes en 2025, reflétant une modeste hausse de près de 1% par  rapport à l’année précédente. L’agence justifie cette prévision par « les gains de production attendus dans l’Union européenne, en particulier en Allemagne et en France, où les semis de blé tendre devraient croître ». Elle prévient cependant que « des difficultés, notamment un temps sec en Europe de l’Est et des précipitations excessives dans les régions de l’Ouest, pourraient avoir des incidences sur l’amélioration des rendements ». Alain Bouithy

Produits forestiers mondiaux . Repli du commerce des produits ligneux et papetiers à l’échelle mondiale

Produits forestiers mondiaux . Repli du commerce des produits ligneux et papetiers à l’échelle mondiale

D’après les faits et chiffres de 2023 sur les produits forestiers mondiaux, publiés par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le commerce international des produits ligneux et papetiers a enregistré une nette baisse par rapport aux niveaux inédits de 2021 et 2022. « Le commerce des produits ligneux et papetiers dans le monde a chuté de 12%: en 2023, la valeur des exportations s’est établie à 482 milliards d’USD, soit une régression de 64 milliards », a annoncé l’institution onusienne dans l’édition 2023 de son rapport. Les échanges papetiers continuent de décroître sous la pression des médias numériques L’organisation internationale note toutefois que « ces chiffres restent supérieurs à la valeur record des échanges internationaux datant d’avant 2021 », alors que la valeur commerciale a diminué plus rapidement que les quantités échangées. Ce qui, d’après les explications de la FOA, traduit un fléchissement des prix des produits forestiers en 2023, dans un contexte de ralentissement général de la croissance économique. Dans son rapport, l’institution souligne aussi que les échanges papetiers continuent de décroître sous la pression des médias numériques. En effet, « les médias numériques continuant de se substituer à la presse écrite, la production mondiale de papier et de carton a baissé de 3% », a-t-elle expliqué. Pour  le directeur de la Division des forêts de la FAO, Zhimin Wu, «nous observons là une conjonction de facteurs: la production et les échanges refluent en raison d’une déstabilisation mondiale de la chaîne d’approvisionnement, d’un ralentissement de la demande et de restrictions commerciales, conjugués à un tassement à plus long terme qui touche notamment la production et le commerce de papier dans le monde, sous l’effet de la progression du numérique». Toujours selon le rapport, en 2023, les données recueillies montrent que la production et les échanges de la plupart des principaux produits ligneux ont accusé une baisse à l’échelle mondiale, à l’exception des panneaux à base de bois, dont la production a enregistré une croissance marginale. En ce qui concerne le bois rond industriel destiné à un usage autre qu’énergétique, son extraction à l’échelle mondiale a régressé de 4% pour s’établir à 1,92 milliard de m3 ; tandis que les échanges internationaux ont reculé de 13% pour atteindre 100 millions de m3 (au plus bas depuis 2009). S’agissant du bois de sciage, les chiffres font état d’une diminution de la production dans les cinq régions du monde au cours de l’année écoulée. D’après la FAO, « la production mondiale de bois de sciage a fléchi de 4% pour s’établir à 445 millions de m3 (au plus bas depuis 2014), et la contraction du commerce international a été deux fois plus importante: 129 millions de m3 de bois de sciage ont été échangés, soit une baisse de 8 pour cent (au plus bas depuis 2014) ». Quant aux panneaux à base de bois, l’analyse des chiffres fait ressortir une augmentation de la production mondiale d’1% seulement pour atteindre 381 millions de m3. L’organisation explique cette variation par la hausse de la production dans la région Asie et Pacifique, qui a contrebalancé la diminution dans d’autres régions. L’institution constate cependant que « le commerce international de panneaux à base de bois a connu une évolution à la baisse, à l’image d’autres produits: il s’est établi à 84 millions de m3 (au plus bas depuis 2016), soit une diminution de 7% ». Dans son rapport, la FAO annonce par ailleurs que la production mondiale de pâte de bois a reculé de 2% et est tombée à 193 millions de tonnes, alors que les échanges de pâte de bois ont en revanche enregistré une croissance de 3% pour atteindre le niveau record de 71 millions de tonnes. D’après elle, en 2023, la production papetière mondiale a de son côté reculé de 3% pour s’établir à 401 millions de tonnes tout comme les échanges ont baissé de 7% pour atteindre 104 millions de tonnes, soit le niveau le plus bas depuis 2010. Dans le même temps, la production mondiale de papier graphique a chuté de 9% tandis que les autres types de papier et le carton ont enregistré une baisse moindre, de 3%, alors que la production de papier graphique a atteint son niveau le plus bas depuis 1987 : 84 millions de tonnes. Sous l’effet essentiellement de la demande induite par les cibles établies par les pays en matière de bioénergie, la production a enregistré une remarquable hausse dans les dernières décennies. « Cependant, la croissance s’est interrompue pour la première fois en 2023, ce qui s’est traduit par un tassement de la production (2%) et des échanges (5%) », a fait remarquer l’organisation notant que la production mondiale a atteint 47 millions de tonnes au cours de l’année dernière. Enfin, les premières données publiées sur les produits en bois d’ingénierie montrent qu’en 2023, la production mondiale de bois lamellé de placage,  de bois lamellé-collé et de bois lamellé-croisé a atteint respectivement 4 millions de m3 dont 1 million de m3 exportés, 7 millions de m3 (2 millions de m3 exportés) et 1 million de m3 (0,6 million de m3 exporté). Quant à la production de poutrelles, elle s’est élevée à 1 million de tonnes dont 0,3 million de tonnes exportées. Alain Bouithy

Les prix mondiaux des produits alimentaires s’envolent à leur plus haut niveau depuis 18 mois

Les prix mondiaux des produits alimentaires s’envolent à leur plus haut niveau depuis 18 mois

A l’exception de la viande, les cours de tous les produits ont augmenté en octobre dernier, selon la FAO Selon les données recueillies par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires s’est envolé au cours du mois d’octobre 2024 atteignant son plus haut niveau depuis 18 mois. Il s’est établi en moyenne à 127,4 points en octobre, soit 2% de plus qu’en septembre et 5,5% de plus que sa valeur enregistrée il y a un an. L’indice est cependant resté 20,5% plus bas que son apogée de mars 2022. Cette envolée s’explique par la forte hausse des cours des huiles végétales dont l’indice a grimpé de 7,3% (10,4 points) en octobre, atteignant ainsi son plus haut niveau en deux ans, selon l’institution onusienne précisant que l’évolution des prix de ce produit est la conséquence de « la hausse des cours des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza, principalement alimentée par des inquiétudes concernant la production ». Comme le relève la FAO dans son bulletin, « les prix internationaux de l’huile de palme ont continué leur ascension pour le cinquième mois d’affilée en octobre, ce qui s’explique surtout par les craintes suscitées par une production plus faible que prévu coïncidant avec un recul saisonnier de la production attendu dans les principaux pays producteurs d’Asie du Sud-Est ». Principalement soutenus par les perspectives de baisse de l’offre en raison de la diminution de la production prévue en 2024-2025, les prix mondiaux de l’huile de tournesol et de colza ont de leur côté continué de grimper au cours de la même période. Quant aux prix mondiaux de l’huile de soja, les données montrent qu’ils ont « augmenté en raison de la forte demande mondiale et de l’offre limitée d’huiles végétales de substitution », a expliqué l’organisation. Il ressort également des données de l’agence onusienne que l’indice FAO des prix des céréales a gagné 0,9% en octobre, essentiellement du fait de l’augmentation des prix du blé et du maïs à l’exportation. Dans le détail, « les prix mondiaux du blé ont augmenté pour le deuxième mois consécutif, principalement en raison des inquiétudes liées aux mauvaises conditions météorologiques qui concernent les semis pour les cultures d’hiver dans plusieurs grandes régions exportatrices de l’hémisphère nord, notamment l’Union européenne, la Fédération de Russie et les Etats-Unis d’Amérique ». Sous l’effet, notamment, d’une forte demande intérieure au Brésil et des difficultés de transport dans certaines régions du pays en raison du faible niveau des cours d’eau, les prix mondiaux du maïs ont pour leur part aussi poursuivi leur tendance haussière en octobre. Les données suggèrent en revanche un recul de 5,6% de  l’indice FAO des prix de tous les types de riz au cours du mois dernier, suite à la dégringolade « des cours du riz indica liée aux anticipations d’une concurrence accrue entre les exportateurs après que l’Inde a levé les restrictions à l’exportation du riz non brisé », a fait savoir la FAO. En ce qui concerne l’indice FAO des prix du sucre, il s’est relevé de 2,6% (+3,3 points), sur fond de craintes persistantes quant aux perspectives de production pour 2024-2025 au Brésil, qui font suite à une période prolongée de temps sec. Il s’agit de la deuxième progression mensuelle consécutive de cet indice, dont la valeur demeure toutefois inférieure de 29,6 points (18,6%) à celle enregistrée il y a un an, fait remarquer l’organisation. Grâce principalement à l’augmentation des prix internationaux du fromage et du beurre, alors que les cours des laits en poudre ont chuté, l’indice FAO des prix des produits laitiers a progressé de 1,9% (2,5 points) au cours du mois d’octobre. Il s’est ainsi situé à 21,4% au-dessus de sa valeur enregistrée l’année dernière à la même date. En affichant une valeur moyenne de 120,4 points en octobre, l’indice FAO des prix de la viande a perdu 0,3% par rapport à septembre. Ce recul s’explique principalement par la baisse des prix de la viande porcine. Sous la pression d’un essor des disponibilités exportables des principaux producteurs mondiaux, les prix mondiaux de la viande de volaille ont de leur côté légèrement reculé ; tandis que ceux de la viande d’ovins sont restés globalement stables. « Par contraste, les cours internationaux de la viande de bovins ont légèrement progressé, portés par des achats internationaux plus forts », a constaté l’institution internationale. Alain Bouithy

Forte augmentation des prix du sucre à l’échelle mondiale

Forte augmentation des prix du sucre à l’échelle mondiale

Les prix internationaux de tous les principaux produits alimentaires ont bondi en septembre, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans un récent rapport, l’agence onusienne révèle que « l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires a affiché sa plus forte hausse depuis 30 mois en septembre, les cours de tous les groupes de produits qui figurent à l’indice ayant augmenté ». Ainsi, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 124,4 points en septembre, soit 3% de plus qu’en août et 2,1% de plus que sa valeur enregistrée un an auparavant. Pour rappel, les prix internationaux de tous les produits alimentaires avaient enregistré une baisse au cours du précédent mois (août), hormis ceux du riz et du sucre. L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’était alors établi en moyenne à 121,4 points, traduisant ainsi un recul de 2,1% depuis le mois de juillet et de 24% par rapport au pic atteint en mars 2022. Selon l’organisation internationale, en septembre dernier, les données recueillies montrent que les prix du sucre ont enregistré la progression la plus marquée à l’échelle mondiale. En s’établissant en moyenne à 125,7 points en septembre, l’indice FAO des prix du sucre a gagné 10,4% (soit 11,9 points) de plus qu’en août, une valeur cependant encore inférieure de 37 points (22,7%) à celle affichée un an auparavant. D’après les explications de la FAO, cette évolution s’explique principalement par la détérioration des perspectives de récolte au Brésil et par les inquiétudes quant à la décision de l’Inde de lever les restrictions sur l’utilisation de la canne à sucre pour produire de l’éthanol (ce qui pourrait avoir des incidences sur les disponibilités exportables de sucre du pays). En atteignant une valeur moyenne de 113,5 points en septembre, l’indice FAO des prix des céréales a pour sa part gagné, soit 3,3 points (3,0%) de plus qu’en août. L’institution indique toutefois que ce niveau reste encore inférieur de 12,8 points (10,2%) à celui de septembre 2023. La hausse enregistrée en septembre provient principalement de l’augmentation des prix du blé et du maïs à l’exportation, souligne le rapport. Après trois mois consécutifs de baisse, les prix mondiaux du blé sont en hausse, en raison du temps excessivement humide au Canada et dans l’Union européenne qui a suscité des inquiétudes.  Il importe toutefois de noter que cette hausse « a été partiellement compensée par les prix compétitifs des disponibilités en provenance de la région de la mer Noire ». Toujours selon la FAO,  les prix mondiaux du maïs ont eux aussi progressé, sous l’effet du faible niveau de l’eau du fleuve Madeira au Brésil et du fleuve Mississippi aux États-Unis d’Amérique, tandis que l’indice FAO des prix de tous les types de riz a cédé de 0,7%. En ce qui concerne l’indice FAO des prix des huiles végétales, il a affiché une valeur moyenne de 142,4 points en septembre, grimpant ainsi de 6,2 points (4,6%) par rapport au mois d’août et atteignant dès lors son niveau le plus haut depuis début 2023. L’affermissement des cours des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza explique cette variation, selon l’organisation qui justifie par ailleurs la hausse des prix internationaux de l’huile de palme par la production plus faible que prévu dans les principaux pays producteurs de l’Asie du Sud-Est. Quant au rebond des cours mondiaux de l’huile de soja, il « est principalement imputable à un volume de broyages moins important que prévu aux États-Unis d’Amérique », souligne le rapport. La progression de l’indice FAO des prix des produits laitiers de 3,8% en septembre est imputable à une hausse des prix de tous les produits laitiers. Pour la FAO, la plus forte augmentation est « à mettre au compte des prix du lait entier en poudre, qui se sont affermis en raison d’une forte demande à l’importation en Asie, malgré l’accroissement saisonnier de la production laitière en Océanie ». Quant à la hausse de l’indice FAO des prix de la viande, sa hausse de 0,4% est justifiée principalement par l’affermissement des prix de la volaille dû essentiellement à une forte demande à l’importation de produits en provenance du Brésil. L’organisation ajoute par ailleurs que « les prix mondiaux de la viande de bovins et de porcins sont restés stables, tandis que ceux de la viande d’ovins ont légèrement fléchi par rapport aux niveaux du mois d’août ». Alain Bouithy

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent inchangés en juillet

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent inchangés en juillet

La hausse des cours des huiles végétales, des produits carnés et du sucre compensant la baisse des prix des céréales Les cours internationaux des produits alimentaires sont restés inchangés au cours du mois de juillet 2024, pour le deuxième mois consécutif, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La hausse des prix des huiles végétales, des produits carnés et du sucre ayant compensé la baisse actuelle de ceux des céréales, « l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires est resté globalement inchangé en juillet», a expliqué vendredi l’agence onusienne. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 120,8 points en juillet, un niveau légèrement inférieur à sa valeur révisée du mois de juin, qui était de 121 points», selon l’organisation internationale notant un recul de 3,1% de l’indice par rapport à sa valeur enregistrée un an plus tôt. Dans le détail, les prix mondiaux à l’exportation de toutes les principales céréales ayant affiché leur deuxième mois consécutif de baisse, les données recueilles montrent que l’Indice FAO des prix des céréales a reculé de 3,8% par rapport à juin. En effet, l’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 110,8 points en juillet, correspondant à une baisse de 4,4 points (3,8%) par rapport au mois de juin et 15,1 points (12,0%) de moins que sa valeur de juillet 2023. D’après les explications des experts de la FAO, les cours du blé ont fléchi en raison de l’accroissement des disponibilités saisonnières dû aux récoltes hivernales en cours dans l’hémisphère Nord et des conditions généralement favorables au Canada et aux États-Unis d’Amérique, qui laissent présager d’abondantes récoltes de blé de printemps plus tard dans l’année. Quant au recul des prix du maïs à l’exportation, il s’explique par la progression plus rapide que l’an dernier des récoltes en Argentine et au Brésil et par les conditions de culture qui sont restées solides aux Etats-Unis. L’institution note en outre que « l’Indice FAO des prix de tous les types de riz a reculé de 2,4% par rapport au mois de juin, dans un contexte d’activités commerciales globalement calme en ce qui concerne les variétés Indica et Japonica ». Poursuivant son analyse, l’organisation indique que l’Indice FAO des prix des huiles végétales a en revanche gagné 2,4% par rapport à juin et a atteint son niveau le plus élevé depuis un an et demi. En effet, il a enregistré une valeur moyenne de 135  points en juillet, correspondant à une progression de 3,2 points par rapport à juin. Selon les explications de la FAO, «les cours mondiaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous augmenté, sous l’effet d’une forte demande d’huile de soja dans le secteur des agrocarburants et de la détérioration des perspectives de récolte concernant l’huile de tournesol et de colza dans plusieurs grands pays producteurs». Avec une valeur moyenne de 119,5 points en juillet, soit 1,5 point de plus qu’en juin et 1 point de plus que sa valeur de l’année dernière au même mois, l’Indice FAO des prix de la viande est ressorti en hausse de 1,2% au cours du mois dernier. Précisons que cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par une forte demande d’importation de viande ovine, bovine et de volaille, quand bien même bien « les prix de la viande porcine auraient légèrement baissé en raison d’une offre excédentaire en Europe de l’Ouest», a fait savoir l’organisation. Quant à l’Indice FAO des prix du sucre, les données suggèrent qu’il a progressé de 0,7% par rapport au mois de juin, enregistrant ainsi une valeur moyenne de 120,2 points en juillet, soit 0,8 point de plus qu’au mois précédent. L’institution fait état d’une production plus faible que prévu au Brésil qui a contrebalancé les effets de l’amélioration des niveaux de pluies de mousson en Inde et les conditions météorologiques favorables en Thaïlande. A noter que l’Indice FAO des prix des produits laitiers est resté inchangé en juillet, la baisse des cours du lait en poudre ayant compensé la hausse des cours du beurre et du fromage. Selon la FAO, il «s’est établi en moyenne à 127,7 points en juillet, un niveau pratiquement identique à celui de juin et 8,6 points (7,2%) de plus que sa valeur enregistrée il y a un an», a-t-elle conclu. Alain Bouithy

Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO: Les économies émergentes continueront d’exercer une influence déterminante sur les marchés agricoles

Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO: Les économies émergentes continueront d’exercer une influence déterminante sur les marchés agricoles

Les économies émergentes ont exercé une influence de plus en plus déterminante sur l’évolution des marchés agricoles internationaux au cours des 20 dernières années et devraient continuer à le faire au cours de la prochaine décennie, mais des changements régionaux devraient toutefois s’opérer sous l’effet de l’évolution démographique et de la nouvelle prospérité économique de ces pays, d’après un rapport publié (le 2 juillet, Dnr) par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2024-2033 sont la principale référence mondiale pour ce qui est des perspectives à moyen terme des marchés des produits agricoles. Cette année marque d’ailleurs la 20e édition de la publication conjointe. Depuis deux décennies, le rapport permet d’analyser les tendances des facteurs démographiques et économiques qui influencent l’offre et la demande de produits agricoles, de prévoir les modifications de la géographie de la production et de la consommation et d’évaluer les changements qui en résultent au niveau de la structure des échanges agricoles internationaux. Un changement majeur attendu au cours des 10 prochaines années est le renforcement du rôle joué par l’Inde, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique subsaharienne et l’affaiblissement de celui de la Chine. Alors que cette dernière contribuait pour 28 pour cent de la progression de la consommation mondiale de produits agricoles et halieutiques lors de la précédente décennie, sa part devrait chuter à 11 pour cent au cours des 10 prochaines années, non seulement à cause du recul démographique et du ralentissement de la hausse des revenus, mais aussi en raison de la stabilisation des habitudes alimentaires. L’Inde et les pays d’Asie du Sud-Est devraient représenter 31 pour cent de la hausse de la consommation mondiale d’ici 2033, du fait de l’augmentation de leur population urbaine et de leurs niveaux de vie. En comparaison d’autres régions à faible revenu, l’Afrique subsaharienne contribuera pour une part non négligeable (18 pour cent) à l’augmentation de la consommation mondiale, principalement en raison de la demande d’alimentation humaine poussée par la croissance démographique. Durant la prochaine décennie, la consommation totale de produits agricoles et halieutiques (utilisés pour l’alimentation humaine et animale, pour la production de carburants et en tant que matières premières pour d’autres usages industriels) devrait s’accroître de 1,1 pour cent par an et presque toute la consommation supplémentaire prévue devrait être attribuable aux pays à revenu faible ou intermédiaire. Dans les pays à revenu intermédiaire, l’apport calorique devrait augmenter de 7 pour cent, essentiellement grâce à la consommation d’aliments de base, de produits de l’élevage et de graisses en plus grande quantité. Dans les pays à faible revenu, il devrait progresser de 4 pour cent, ce qui est trop lent pour que l’on puisse atteindre l’objectif de développement durable tendant à éliminer la faim d’ici 2030. «Les Perspectives confirment qu’il faut mettre en place des stratégies qui comblent les déficits de productivité dans les pays à revenu faible ou intermédiaire en vue d’accroître la production nationale et les revenus des agriculteurs», a indiqué le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu. «Les Perspectives sont un outil de référence utile pour planifier les politiques et apportent des données et des éléments factuels solides aux fins des prévisions à moyen terme des marchés des produits agricoles. Au cours des 10 années à venir, les volumes des produits agricoles échangés entre les régions exportatrices nettes et les régions importatrices nettes devraient progresser mais des changements régionaux devraient s’opérer sous l’effet d’une hausse de la consommation en Inde et dans les pays d’Asie du Sud-Est», a fait savoir le Secrétaire général de l’OCDE, M. Mathias Cormann. «Le bon fonctionnement des marchés agricoles, la réduction des pertes et du gaspillage alimentaires et l’adoption de modes de production plus productifs et moins polluants demeureront déterminants pour la sécurité alimentaire mondiale, mais aussi pour faire en sorte que les populations rurales jouissent de la possibilité d’améliorer leurs moyens de subsistance par leur participation aux chaînes de valeur agroalimentaires mondiales.» Mettre l’accent sur la productivité et réduire les pertes et le gaspillage de nourriture L’accroissement de la production végétale devrait être principalement dû aux gains de productivité des surfaces cultivées plutôt qu’à une extension de ces surfaces, ce qui entraînera une baisse de l’intensité des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’agriculture mondiale. Il en va de même avec les productions animales, halieutiques et aquacoles, dont la progression viendra, elle aussi, en grande partie des gains de productivité, même si l’expansion des troupeaux y aura également sa part. Les émissions directes du secteur agricole devraient donc augmenter de 5 pour cent pendant la période considérée. Malgré les avancées attendues, et en particulier dans les pays moins productifs d’Afrique et d’Asie, de nets écarts devraient subsister sur le plan de la productivité, qui fragiliseront les revenus agricoles et la sécurité alimentaire et rendront les pays plus dépendants vis-à-vis des importations alimentaires. Les lacunes technologiques, le recours limité aux intrants et les conditions climatiques restent parmi les principaux facteurs expliquant les différences de productivité agricole. Le bon fonctionnement des marchés internationaux des produits agricoles demeurera déterminant pour la sécurité alimentaire mondiale, dans la mesure où 20 pour cent des calories font l’objet d’un échange commercial et où les populations rurales améliorent leurs moyens de subsistance par leur participation à ces marchés et aux chaînes de valeur agroalimentaires mondiales. Les causes sous-jacentes des pics observés en 2022 au niveau des prix internationaux des produits agricoles s’atténuent et les prix internationaux de référence réels des principaux produits agricoles accuseront probablement de nouveau un léger recul au cours des 10 années à venir, recul qui pourrait ne pas se répercuter sur les prix de détail à l’échelon local, d’après le rapport. Les Perspectives de cette année comprennent un scénario simulant les effets d’une diminution de moitié, à l’horizon 2030, des pertes alimentaires le long des chaînes d’approvisionnement et des gaspillages au niveau de la distribution et des consommateurs. Ce scénario laisse entrevoir la possibilité d’une diminution de 4 pour cent des émissions mondiales de GES de l’agriculture d’ici 2030, qui se répartirait de manière relativement homogène

Recul des cours  du blé et du maïs à l’échelle mondiale

Recul des cours  du blé et du maïs à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est de nouveau inscrit sur une tendance baissière en janvier 2024, selon les chiffres publiés récemment par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il s’est établi en moyenne à 118 points au cours du mois dernier, soit une baisse de 1% depuis décembre et de 10,4% par rapport à la valeur qu’il affichait il y a un an, d’après les explications de l‘agence onusienne.    Cette nouvelle baisse s’explique essentiellement par le recul des prix des céréales, en particulier du blé et du maïs et de la viande, a indiqué la FAO dans son dernier rapport. En effet, les données recueillies montrent que l’indice FAO des prix des céréales a cédé 2,2% depuis le mois précédent. Il s’est établi en moyenne à 120,1 points en janvier, soit 2,7 points de moins qu’en décembre et 27,4 points (18,6%) de moins qu’en janvier 2023. Dans le détail, elles suggèrent que les prix mondiaux du blé à l’exportation ont reculé en janvier, sous l’effet d’une forte concurrence entre les exportateurs et de l’arrivée sur le marché de nouvelles récoltes dans les pays de l’hémisphère Sud. Suite à l’amélioration des conditions de culture et du démarrage de la récolte en Argentine ainsi que de l’augmentation des disponibilités aux États-Unis d’Amérique, les prix mondiaux du maïs ont dans le même temps nettement baissé, a noté l’organisation internationale ajoutant que les prix mondiaux de l’orge et du sorgho ont également fléchi en janvier. En revanche, il ressort des mêmes chiffres que « les cours du riz ont progressé de 1,2% en janvier, du fait d’une forte demande à l’exportation de riz Indica de qualité supérieure en provenance de Thaïlande et du Pakistan et d’achats supplémentaires effectués par l’Indonésie », a-t-elle fait savoir. Toujours à propos des céréales, les dernières prévisions contenues dans le Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, prévoient que la production mondiale de céréales en 2023 devrait atteindre un nouveau niveau record, après avoir atteint 2 836 millions de tonnes, soit 1,2% de plus qu’en 2022.  La production de céréales secondaires en passe d’atteindre son niveau le plus élevé jamais enregistré Compte tenu de l’ajustement à la hausse de 12 millions de tonnes apporté ce mois-ci, l’institution des Nations unies prévoit en outre que « la production mondiale de céréales secondaires atteindra le niveau record de 1 523 millions de tonnes », a-t-elle indiqué précisant que la plus grande partie de la révision tient compte de nouvelles données officielles provenant du Canada, de la Chine (continentale), des États-Unis d’Amérique et de la Turquie. En ce qui concerne l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024, elle devrait s’établir à 2 822 millions de tonnes, soit 8,9 millions de tonnes de plus que ce qui était indiqué dans les prévisions de décembre et une croissance de 1,2% par rapport au niveau de 2022-2023, a souligné la FAO. Cette variation ferait suite principalement au fait que « l’utilisation dans l’alimentation animale devrait être plus importante que prévu précédemment, en particulier dans l’Union européenne, ainsi qu’en Australie et aux Etats-Unis d’Amérique ». L’organisation en déduit que le rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial en 2023-2024 devrait ainsi atteindre le niveau confortable de 31,1% et ainsi dépasser celui de 2022-2023, qui était de 30,9%. De ce fait, la FAO prévoit à présent que les échanges mondiaux de céréales en 2023-2024 atteindront 480 millions de tonnes, soit une augmentation de 0,8% par rapport à l’année précédente. Précisons que cette prévision « tient essentiellement au fait que l’on s’attende à présent à un accroissement du volume des échanges de céréales secondaires, tandis que les échanges mondiaux de blé et de riz pourraient bien se contracter », comme l’a expliqué l’institution. Il est important de noter que l’indice FAO des prix de la viande, également responsable du recul des prix mondiaux des produits alimentaires en janvier, a enregistré son septième mois consécutif de baisse et cède ainsi 1,4% depuis décembre. Cette variation est intervenue suite à l’abondance des disponibilités dans les principaux pays exportateurs qui a tiré vers le bas les prix internationaux de la volaille, de la viande bovine et de la viande porcine, a expliqué la FAO révélant que les prix internationaux de la viande d’ovins ont en revanche bondi après une forte demande mondiale à l’importation et de la diminution de l’offre d’ovins de boucherie en Océanie. Alain Bouithy