RD Congo/USA. Rencontre Biden-Tshisekedi à la Maison Blanche

RD Congo/USA. Rencontre Biden-Tshisekedi à la Maison Blanche

Le Président Félix Tshisekedi a été reçu mercredi 14 décembre par le Président des États-Unis d’Amérique, Joe Biden, à la Maison Blanche. Le Chef de l’État a eu un bref entretien bilatéral avec son homologue américain dans le bureau ovale de la Maison Blanche, suivi d’une rencontre multilatérale aux côtés de 5 autres Présidents africains et le Président Joe Biden. Les sujets abordés lors de ces rencontres étaient : la politique, la diplomatie, la sécurité, le commerce et l’investissement. Le Président Tshisekedi a parlé du processus électoral en RDC, de son financement et du respect des délais constitutionnels. Le Chef de l’État a aussi parlé de la situation sécuritaire à l’Est du pays, de l’agression du groupe terroriste M23/Rwanda et de l’impérieuse nécessité de faire respecter les decisions.du mini-sommet de Luanda pour un cessez-le-feu immédiat et le retrait du M23 des zones occupées. Le Chef de l’État a insisté pour une implication plus forte des USA dans ce conflit pour faire pression sur le Rwanda afin qu’il stoppe son soutien au M23. Le Président Tshisekedi a remercié le Président Biden pour les récentes déclarations de Washington à ce sujet et allant dans ce sens. Le Chef de l’État et le Président Biden ont aussi parlé de l’exploitation et la transformation des matières premières stratégiques en Afrique et en RDC en particulier. Les deux pays sont d’accord pour travailler ensemble dans un partenariat gagnant-gagnant au bénéfice de leurs deux peuples. Le Président Biden a salué le leadership du Président Tshisekedi et son engagement pour la paix et la prospérité en RDC. Pour cause de deuil national, le Chef de l’État n’a pas participé, ce mercredi soir, au dîner de gala offert par le couple Biden à leurs invités venus au Sommet de Washington.

Et si les pays africains s’inspiraient de l’OPEP+

Et si les pays africains s’inspiraient de l’OPEP+

TRIBUNE. Les pays de l’OPEP+ ont décidé de baisser la production pétrolière de deux millions de barils d’ici le mois de novembre prochain. Cette mesure, qui vise à faire remonter les prix du baril, surprend pour deux raisons : d’abord parce qu’elle intervient dans un contexte de flambée des prix de l’énergie, et ensuite parce qu’elle fait la part belle à la Fédération de Russie dont la production pétrolière est dans le viseur des pays occidentaux, qui affirment vouloir en plafonner le prix. On peut comprendre la frustration de l’Union européenne et des États-Unis, qui affichent de plus en plus leur hostilité à l’égard du cartel pétrolier. La première leçon à tirer de la position de l’OPEP+ (menée par l’Arabie Saoudite) est que les temps ont vraiment changé. Les monarchies pétrolières du Golfe, réputées être les grands alliés de l’Occident, semblent ne plus beaucoup se soucier des humeurs des Américains et des Européens. Pourtant à la fin des années 1980, les États-Unis se sont servis de l’Arabie Saoudite pour provoquer l’effondrement de l’Union soviétique. La manœuvre, imaginée par un jeune banquier américain de 34 ans, bon connaisseur du système bancaire soviétique, était d’une simplicité biblique : briser économiquement et financièrement l’URSS dont les entrées en devises étrangères n’étaient que de 32 milliards de dollars par an. Cela passait par l’effondrement du cours du pétrole, qui était alors (et est encore) la principale source de devises du pays. Washington discuta avec les Saoudiens, qui acceptèrent d’augmenter artificiellement la production pétrolière de 65% de sorte à faire baisser les prix du brut. Résultat : chute du cours du pétrole accompagnée d’une baisse importante des entrées en devises de l’URSS, avec les conséquences que l’on connaît. En 2014, les stratèges américains ont voulu rééditer l’exploit au Venezuela dans le but de fragiliser de Nicolas Maduro, sans grand succès. De toute évidence, tout ceci semble être de l’histoire ancienne, si l’on en croit les évènements des derniers mois. En effet, depuis le début de l’opération spéciale russe en Ukraine, les États-Unis et leurs valets européens ont du mal à convaincre les monarchies du Golfe de les accompagner dans leur politique de sanctions contre la Fédération de Russie. En mars, alors que les sanctions pleuvaient sur le pays de Vladimir Poutine, ces pays ont fait savoir qu’ils ne contribueraient pas à atténuer la flambée des prix du pétrole. La visite de Joe Biden à Ryad, il y a quelques mois, n’y a rien changé, poussant les États-Unis à puiser dans leurs réserves stratégiques. Si la décision de l’OPEP+ d’augmenter la production pétrolière ne marque pas nécessairement un tournant dans les relations entre les États-Unis et leurs alliés du Golfe, il n’en demeure pas moins qu’elle laissera sûrement des traces. Par ailleurs, on pourrait raisonnablement se demander si cette décision ne devrait-elle pas inspirer les pays africains riches en ressources naturelles ? Dans un monde avide de ressources africaines, ces pays pourraient inverser les rapports de force sur la scène internationale en s’inspirant de ce que font les pays de l’OPEP+ avec leur or noir. C’est juste une question de volonté, mais aussi et surtout de vision et de détermination. Par Patrick Mbeko

Attachement de l’« Ukraine utile » à la Russie : le prix d’une arrogance occidentale mal placée

Attachement de l’« Ukraine utile » à la Russie : le prix d’une arrogance occidentale mal placée

TRIBUNE. Un mois après le début de l’opération spéciale russe en Ukraine, j’échange avec un ancien ambassadeur canadien et lui pose la question de savoir ce qu’il pense de tout ça. Sa réponse : « Pour être honnête, je crois que Poutine a été très patient avec nous quand même… » Aujourd’hui, une partie de l’« Ukraine utile » fait désormais partie de la Fédération de Russie. Le prix d’une politique occidentale arrogante inutile, le résultat d’une gouvernance ukrainienne pilotée par un ancien comique qui n’a jamais cessé de faire de la comédie, alors que son peuple souffrait et que son pays courait le risque de perdre une partie importante de son territoire. Les chantres de la bonne conscience m’accuseront sûrement de « soutenir la Russie de Vladimir Poutine ». Non. Je ne suis ni pro russe ni pro-occidental. J’examine tout simplement les faits. La géopolitique est trop complexe pour se contenter des approximations distillées par une presse et des experts au service de l’idéologie dominante. En effet, plusieurs études montrent que, en temps de conflit ou de crise internationale grave, les journalistes et les universitaires ont tendance à défendre, à soutenir ou à se ranger dans le camp idéologique auquel ils appartiennent. Le conflit en Ukraine ne fait pas exception. J’y reviendrai prochainement. Pour le reste, il suffit de lire la plupart des grands stratèges de la politique étrangère étasunienne pour comprendre que la crise ukrainienne aurait pu être évitée si Washington et ses valets européens s’étaient gardés de provoquer l’Ours russe. Le professeur Ted G. Carpenter du Think Tank américain Cato Institute écrit à ce propos : « L’histoire montrera que la façon dont Washington a traité la Russie au cours des décennies qui ont suivi la disparition de l’Union soviétique a été une erreur politique aux proportions épiques. Il était tout à fait prévisible que l’expansion de l’OTAN conduirait finalement à une rupture tragique, voire violente, des relations avec Moscou. Des analystes perspicaces ont mis en garde contre les conséquences probables, mais ces avertissements n’ont pas été entendus. Nous payons aujourd’hui le prix de la myopie et de l’arrogance de l’establishment de la politique étrangère américaine. » Le professeur John J. Mearsheimer ne dit pas autre chose. Depuis 2015, il n’a cessé d’attirer sur l’attention sur le risque que courait l’Ukraine en jouant le jeu des États-Unis. Pauvre Ukraine ! Par Patrick Mbeko

RDC : La valse des présidents

RDC : La valse des présidents

TRIBUNE. En mai 1997, le peuple congolais vit les Américains, sous la casquette de la troïka, propulser Laurent-Désiré Kabila contre Mobutu tout comme jadis ils avaient poussé Joseph-Désiré Mobutu contre Lumumba en 1960 et contre Kasavubu en 1965. Quatre ans plus tard, plus précisément en janvier 2001, les mêmes américains vont assassiner leur nouveau coopté pour le remplacer par un jeune homme que Mzee aurait porté dans ses valises et protégé comme un fils. Par son parricide, il prendra la place de Mzee et sera adoubé par toutes les puissances occidentales. Ces noces connaîtront un premier couac en 2009 lorsque le nouveau nègre de service va se mettre à flirter avec les chinois (ennemis jurés des Yankees). Il se trouvera vilipendé et bloqué par ceux-là mêmes qui lui avaient déroulé le tapis rouge aux premiers mois de son parricide. Ils feront échec à son plan de glisser au-delà des limités fixées par la constitution au mandat présidentiel et au final il ne lui restera qu’une seule solution de survie, à savoir signer un deal politique avec son successeur “nommé” par lui contre le verdict des urnes en vue d’assurer ses arrières, d’échapper à toute poursuite judiciaire pour les crimes commis mais surtout d’espérer pouvoir revenir aux affaires. Les américains vont fermer les yeux sur les “arrangements à l’africaine” ( formule choc de Yves Le Drian) caractérisant l’intronisation du nouveau venu tant que leurs intérêts géostratégiques semblaient être assurés. Les fanfaronnades de l’ambassadeur Nzita à Kinshasa en sont la preuve éloquente jusqu’à ce qu’éclate la guerre de l’Ukraine suivie de sanctions contre la Fédération russe auxquelles souscrit dans un premier temps le président congolais avant sa brusque bascule, demandant à la Monusco de dégager et aux Russes ( seconds ennemis jurés des yankees) une aide militaire en munitions et en formateurs militaires pour sécuriser l’Est congolais. Entre-temps le délai butoir du deal CACH-FCC signé en 2019 semble toucher à sa fin et aucun congolais ne sait dire de quoi sera faite la nouvelle valse présidentielle en 2023. Les congolais s’obstinent à rester amnésiques et continuent de croire mordicus à l’illusion des élections libres et démocratiques alors que depuis 1960, le peuple de ce pays sait pertinemment bien qu’il n’a jamais réussi à voter souverainement pour un président sorti des urnes. Depuis les heures de l’indépendance nationale jusqu’à ce jour, un seul ACTEUR majeur a été et reste déterminant à toutes les transitions politiques. C’est lui qui a toujours décidé unilatéralement de tous les changements à la tête de l’Etat congolais. Un seul, disais-je, et son nom n’a jamais changé durant 64 ans d’indépendance nominale de ce vaste pays. Si à ce mercredi 7 septembre 2022 qui équivaut au 25 e anniversaire du décès du Maréchal Mobutu, les congolais arrivent un tantinet à relire leur douloureuse histoire pour en tirer des leçons utiles, ils auront accompli un pas de géant pour pouvoir changer la donne politique de leur destin. Par Germain Nzinga

S’achemine-t-on vers une rupture entre F. Tshisekedi et les Américains ?

S’achemine-t-on vers une rupture entre F. Tshisekedi et les Américains ?

OPINION. Les États-Unis ont-ils déchanté en RD Congo ? Félix Tshisekedi n’aurait-il pas livré la marchandise ? S’achemine-t-on vers une rupture entre Tshisekedi fils et les Américains ? C’est en tout cas ce qui ressort à la lecture du dernier article d’Africa Intelligence. Ceux qui me lisent depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, voire avant, se souviennent sûrement de mes posts et de mon live Facebook dans lesquels j’attirais l’attention sur le rôle des États-Unis dans la rupture de la coalition FCC-CACH. C’est en effet grâce à l’Oncle Sam que Félix Tshisekedi a pu se défaire, non sans difficultés, de l’étouffante tutelle de son prédécesseur Joseph Kabila, qui avait gardé la haute main sur les différents leviers du pouvoir. Désormais seul au volant de la RDC, celui qui joue le rôle de président devait manœuvrer à sa guise sans perdre de vue les desiderata des Américains. Ces derniers lui ont demandé de revoir les contrats conclus avec la Chine par le gouvernement de l’ancien président Joseph Kabila. À ce jour, pas grand-chose n’a été fait, et les Américains sont de plus en plus agacés. Félix Tshisekedi aurait-il décidé de se mettre à dos les « partenaires » américains ? Pas sûr. En réalité, le pouvoir congolais ne comprend rien aux enjeux géopolitiques auxquels la RDC est confrontée. Sa décision de ne pas revoir de fond en comble le contrat chinois est liée à la cupidité de l’équipe dirigeante qui cherche à bouffer à tous les râteliers, sans plus. En effet, les dirigeants congolais ne sont intéressés à rien d’autre que l’enrichissement rapide et illicite. Les enjeux géopolitiques et stratégiques ne les concernent pas. À Washington, on le savait, mais on a préféré fermer les yeux en se disant que les choses allaient peut-être s’améliorer. Il n’en est rien et les Yankees vont agir. En analysant les évènements des dernières semaines, notamment le passage d’Antony Blinken en RDC, on peut s’avancer à dire que Félix Tshisekedi fait désormais partie du passé pour les Américains. L’ancien ambassadeur américain Mike Hammer dit « Nzita » n’avait-il pas déclaré en son temps que Tshilombo est « un président de transition »… en attendant les élections de 2023 ? Il ne serait pas surprenant que les États-Unis sanctionnent certains proches de Félix Tshisekedi. Il ne serait pas non plus surprenant que la RDC soit placée sur la liste rouge du Département d’État. À voir comment les choses évoluent, on peut affirmer que tout se jouera certainement en 2023. Les États-Unis et leurs alliés européens vont soutenir toute alternative crédible au pouvoir de Félix Tshisekedi. Quid de la position de la Russie et de la Chine ? Tout dépendra de l’approche qu’adoptera le candidat qui fera face à Tshisekedi. Moscou et Pékin savent que Félix est intellectuellement limité à tous les niveaux, y compris sur le plan géopolitique. Ils savent aussi que l’homme n’est pas apprécié par la majorité au Congo de Lumumba. Une approche bien articulée de l’opposition en 2023 pourrait amener les deux grandes puissances à adopter une position pragmatique pour ne pas se mettre à dos une opinion publique congolaise prête à tout pour en finir avec la forfaiture de la Tshilombie. À chacun donc de fourbir ses armes et de se préparer à la prochaine bataille. En fait, elle a déjà commencé… Par Patrick Mbeko

Paul Poast : « Nous sommes peut-être au début d’une guerre mondiale »

Paul Poast : « Nous sommes peut-être au début d’une guerre mondiale »

Le politologue Paul Poast « pense que nous sommes peut-être aux premiers stades de ce que les historiens diront plus tard être le début d’une guerre mondiale, même si les armes nucléaires n’ont jamais été utilisées ». Dans un entretien accordé à la BBC, ce dernier a expliqué : « D’abord, parce qu’il y a déjà une grande puissance directement impliquée : la Russie. Deuxièmement, bien que d’autres grandes puissances comme les États-Unis ne participent pas directement à la guerre, nous en sommes très proches ». Poursuivant ses explications, ce spécialiste de la manière dont le pouvoir financier est au cœur des efforts de guerre a ajouté que « les États-Unis fournissent ouvertement à l’Ukraine toutes sortes d’armes pour combattre la Russie ». Le politologue, par ailleurs, professeur à l’université de Chicago, estime que « le fait qu’elles ne le fassent pas en secret, comme en Afghanistan lorsque ce pays a été envahi par l’Union soviétique en 1989, est un élément qui distingue vraiment la guerre actuelle des guerres dites subsidiaires plus traditionnelles, lorsque les puissances soutiennent un camp de manière voilée, sans le révéler ouvertement ». Adrien Thyg

Haro sur l’utilisation des armes chimiques en Ukraine !

Haro sur l’utilisation des armes chimiques en Ukraine !

TRIBUNE. La question est d’autant plus pressante que depuis quelques jours, la presse américaine, secondée par les médias européens (notamment français), ne cesse d’alerter sur l’utilisation possible des armes chimiques et biologiques en Ukraine. Il y a quelques jours, le président américain Joe Biden a assuré que la Russie envisageait d’utiliser ce type d’armes en Ukraine, avertissant qu’une telle décision entraînerait une réponse occidentale «sévère». Bien que les déclarations du président américain soient très inquiétantes, l’on ne peut s’empêcher de se poser la question à un million de dollars : quel est l’intérêt pour les Russes d’utiliser des armes chimiques et biologiques en Ukraine ? Quand on analyse froidement la situation, l’on est plutôt porté à penser que ce sont les Américains et leurs domestiques ukrainiens qui s’apprêtent à perpétrer des attaques chimiques sous faux drapeau (false flag) pour ternir l’image de la Russie sur la scène internationale. Il faut, à cet égard, souligner que les Américains ont, par le passé, lancé plusieurs opérations sous fausse bannière, soit pour entrer en guerre ou encore pour déstabiliser des gouvernements. On se souviendra des incidents du golfe du Tonkin orchestrés par le ministre de la Défense US Robert McNamara et qui ont servi de prétexte au déclenchement de la guerre du Vietnam. On peut penser aussi à la fameuse « ligne rouge » de Barack Obama sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie, en 2013. À l’époque, le gouvernement américain avait menacé d’intervenir en Syrie si le président Bachar al-Assad utilisait des armes chimiques contre sa population. Or Assad était en train de gagner la guerre et il était stratégiquement inutile de recourir à l’arme chimique pour écraser l’adversaire. Et pourtant, des armes chimiques furent utilisées et les gouvernements et médias occidentaux s’empressèrent d’accuser le régime de Damas. Le temps étant le meilleur allié de la vérité, on apprit plus tard que ce furent les rebelles syriens, soutenus par les Occidentaux, qui perpétrèrent l’attaque chimique dans la Ghouta orientale et à Mouadamiyat al-Cham, en périphérie de Damas. Les lieux et les temps changent, mais les acteurs sont toujours les mêmes. En effet, tout ceci nous amène à aborder la question de l’utilisation des armes chimiques en Ukraine avec circonspection. Pourquoi les Russes auraient-ils recours aux armes chimiques, alors qu’ils ont pratiquement neutralisé la quasi-totalité des moyens de défense ukrainienne ? Pourquoi auraient-ils recours à l’arme chimique, alors que leur stratégie militaire est justement d’éviter des dommages humains importants, histoire de ne pas s’aliéner leur opinion publique ? Ce qui est particulièrement curieux dans cette histoire, c’est que les États-Unis ont nié plus d’une fois qu’il y avait des installations de recherche d’armes biologiques (financées par les USA) en Ukraine. Quand les autorités russes ont attiré l’attention sur l’existence de ces laboratoires, les Américains ont crié à la désinformation et à la propagande. Maintenant que la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland a confirmé les faits devant le Congrès, les États-Unis et leurs alliés ont changé de stratégie : on ne nie plus la réalité des faits, mais on la retourne en accusant la Russie de préparer une attaque chimique contre l’Ukraine. Un classique en termes de manipulation, notamment quand on veut détourner l’attention sur une situation ou une affaire gênante. En outre, on redirige l’attention de l’opinion publique vers une action pour en dissimuler une autre… Ce qui est particulièrement inquiétant ici, c’est que des armes chimiques peuvent réellement être utilisées par des extrémistes ukrainiens (soutenus par les Occidentaux) qui gangrènent l’armée nationale ukrainienne. Depuis le début de la guerre, ceux-ci n’ont pas hésité à utiliser la population civile ukrainienne comme bouclier face à l’armée russe. Ils ont mené plusieurs opérations sous fausse bannière (le cas du bombardement de l’hôpital de Mariupol), et l’on peut légitimement penser qu’ils pourraient utiliser des armes chimiques contre la population, tout en faisant porter le chapeau à la Russie. L’on assistera alors à un torrent de lamentations rarement vus et c’est en chœur que les gouvernements et médias occidentaux entreront dans une hystérie collective en qualifiant Vladimir Poutine de «nouveau Hitler»… sans vraiment y croire au fond d’eux. En tout cas pour les farceurs les plus lucides de la bande… Par Patrick Mbeko

Exclusivité : Une reconnaissance internationale pour les enseignements en ligne au Maroc

Une première en Afrique! Les enseignements en ligne de l’Université Al Akhawayn à Ifrane (AUI) ont été accrédités par la New England Commission of Higher Education (NECHE). Cette reconnaissance fait des enseignements à distance d’Al Akhawayn les seuls dans leur genre en Afrique à être reconnus par l’agence d’accréditation américaine, l’une des plus prestigieuses dans le monde. Ceci vient également récompenser l’agilité, la qualité et la réussite de la transition opérée par AUI, depuis mars 2020 en réponse au Covid-19, ainsi que les efforts et l’engagement exceptionnel dont a fait preuve toute la communauté d’Al Akhawayn. En effet, de gros investissements ont été consentis par l’Université, ses enseignants et son Center of Advancement of Teaching, Learning and Scholarships (ATLAS),  qui a soutenu les professeurs à travers, notamment des formations dispensées par des experts d’Al Akhawayn, ainsi que plusieurs experts internationaux. “L’objectif étant de  faciliter au maximum la conversion des cours aux nouvelles circonstances qui se sont imposées à nous et de créer des opportunités promouvant l’apprentissage autonome et par l’action, la flexibilité et l’empathie” souligne Dr. Violetta CAVALLI-SFORZA, qui dirige le centre ATLAS au sein d’Al Akhawayn. Outre le soutien intensif par leurs professeurs dans cette transition, les étudiants d’Al Akhawayn ont été accompagnés principalement via le peer-mentoring – un mentoring assuré par leurs pairs seniors qui ont bénéficié d’une formation et certification internationale. Une étude d’évaluation réalisée auprès des étudiants a d’ailleurs montré que la perception de l’efficacité dans l’apprentissage et les taux de satisfaction de l’enseignement en ligne au sein d’AUI sont demeurés très élevés et comparables à ceux enregistrés les semestres pré‐pandémie. « S’inscrivant dans une logique d’amélioration continue, Al Akhawayn a capitalisé sur sa réponse immédiate à la pandémie pour lancer divers projets en faveur du renforcement de ses capacités et pour créer les conditions nécessaires pour une expérience d’apprentissage en ligne riche, diversifiée, personnalisée et stimulante, que ce soit pour son corps professoral que pour ses étudiants dont la satisfaction est quasi-unanime » affirme Dr. Karim MOUSTAGHFIR, Président du Conseil Académique, conseil élu par les professeurs de l’Université.  Cette nouvelle reconnaissance conforte ainsi l’Université Al Akhawayn dans sa position en tant qu’une locomotive reconnue de l’enseignement supérieur sur le modèle américain dans la région Afrique et Moyen Orient. En effet, en plus de la maîtrise technique, Al Akhawayn ambitionne de donner à la jeunesse africaine l’intelligence sociale, la culture d’entreprise, l’excellence et l’adaptabilité en vue de la préparer à la vie en général. D’ailleurs, dans le cadre du soutien psychologique holistique apporté à l’ensemble de ses étudiants pour faire face aux défis actuels, la communauté Al Akhawayn développe un plan holistique allant des mesures de boosting du système immunitaire, aux actions de sensibilisation, au programme d’activités préventives et proactives en faveur du renforcement de la vie estudiantine, de la socialisation alternative et de la diversification des services. « L’épanouissement et le succès de l’étudiant restent au centre des priorités d’Al Akhawayn. Des efforts soutenus sont déployés, en permanence et à tous les niveaux, pour garantir à la Génération-Z une expérience optimisée pour les accompagner à saisir les opportunités du 21ème siècle et à jouer des rôles de premier rang dans le développement de leur pays » souligne Dr. Kevin SMITH, Vice-président associé aux affaires académiques en charge des enseignements du 21ème siècle. A noter qu’Al Akhawayn est l’unique Université en Afrique à disposer de l’accréditation de la New England Commission for Higher Education (NECHE), agence qui évalue et accrédite Harvard, Massachusetts Institute of Technology (MIT) et Yale.