Cher Rd-Congolais, vois au-delà !!!

Cher Rd-Congolais, vois au-delà !!!

TRIBUNE. La finalité de nos idées est qu’elles soient disponibles tant pour les jeunes que pour les adultes Congolais éclairés… et au-delà. Notre approche est humaniste et globale, elle transcende les cultures et l’égo, même si tout démarre à partir de ta maison et de ta rue. Nous avons encore bcp à penser et à créer, mais sommes distraits et bloqués par des obligations professionnelles. Ceux qui nous succéderont, créez des laboratoires d’idées dans vos rues ou quartiers et inspirez les enfants et jeunes Congolais, pour le bien commun. Faisons partie des Solutionneurs, que nous soyons au pays comme la majorité de nos membres ou dans nos diaspora. N’agrandissons pas le nombre de ceux qui ont fait le choix de pleurer sur les réseaux sociaux et ailleurs dans d’autres cercles, et de se plaindre jour après jour, année après année, de célébrer les bruits… Sans besoin de nous connaître les uns les autres, posons dès aujourd’hui les empreintes, l’étincelle pour que nos futurs Enfants Congolais, et surtout les Enfants de nos Enfants, construisent les premières Fondations sur nos terres d’une société congolaise saine et prospère entre l’an 2037 et 2057, sinon au-delà. « Le sort de la galaxie peut reposer sur les actes d’un seul individu … Notre capacité à grandir est infinie », disait Isaac Asimov. Tu peux ne pas faire partie de quelque chose, que ce soit une discipline ou autre, et exceller en capitalisant sur quelque chose que ceux qui en font partie n’ont pas souvent : regarder avec plus de perspective, comme si tu observais l’ensemble du tableau d’en haut. Que ce soit en matière de politique congolaise, de notre société, du comportement de nos familles… tu peux aborder tout cela avec du recul et de l’instruction, et parvenir à proposer des idées que les autres qui sont à fond dedans ne voient pas, des idées qui peuvent être bénéfiques pour eux et pour toi. J’explique souvent ces choses aux plus jeunes, en me servant de l’exemple de William Phelps Eno (1858 – 1945), l’inventeur et pionnier de la circulation routière moderne. William Phelps qui a inventé le panneau STOP, le passage piéton, le rond-point, la rue à sens unique, la station de taxi et les îlots de sécurité pour piétons (bref, le pionnier de la sécurité routière moderne) n’a jamais appris à conduire. Autrement dit, il n’avait pas de véhicule. William n’a pas eu besoin de savoir conduire pour engendrer des idées qui sauveraient des millions de vies, même dans des pays dont il ne connaissait ou ne connaîtrait pas l’existence. Son influence perdure aujourd’hui à travers les règles de circulation, les panneaux de signalisation et les infrastructures qui rendent nos routes plus sûres et plus efficaces. Il est probable que toi ou moi ou nos amis ayons été sauvés un jour sur la route en tant que piétons par exemple, grâce à la richesse des idées intemporelles sorties dans la tête de William. Il ne s’agit pas que d’argent dans la vie, des grandes idées peuvent être créées et servir plus grand monde. C’est vers ce terrain que nous devons attirer la plupart de nos Compatriotes. Le POUVOIR, c’est créer, penser à des choses qui ne te serviront pas seulement à toi et à ta petite famille… pendant que des milliers d’Enfants dans le présent et des millions d’Enfants de tes Enfants dans le futur ONT déjà besoin de toi. Que laisserons-nous à la RD Congo après notre départ? Juste de l’argent, des voitures, des maisons, des titres, des habits, des chaussures? Vois au-delà. Transcendance, nous sommes là pour faire plus grand pour nous et pour les autres Congolais. Par Benjamin Babunga Watuna Économiste, Agent de développement (humanitaire et action sociale)

Mathias DZON et l’Alliance ARD: « l’Etat/PCT a plongé près de 95% de Congolais dans une extrême pauvreté »

Mathias DZON et l’Alliance ARD: « l’Etat/PCT a plongé près de 95% de Congolais dans une extrême pauvreté »

Mathias DZON et l’Alliance ARD en sont persuadés: « l’Etat/PCT a plongé près de 95% de Congolais dans une extrême pauvreté », affirment-ils dans une tribune en réaction au message à la Nation du Président Congolais lors du 63e anniversaire de l’indépendance que nous publions ci-dessous. « Le mardi 15 août 2023, le Congo-Brazzaville a célébré le 63ème anniversaire de son accession  à la souveraineté internationale. A cette occasion, le président de la République, monsieur Denis Sassou Nguesso a fait une adresse au pays, articulée autour de quatre thèmes structurants majeurs: – L’hommage aux « Pères » de l’indépendance ; – Le futur Sommet des 3 bassins forestiers du Congo, de l’Amazonie et du Bornéo-Mékong ; – Le Panafricanisme ; – La paix. Le discours décliné par le président de la République est marqué par cinq tendances principales : 1- L’absence pour le moins incompréhensible et injustifiable de bilan de l’action gouvernementale et de perspectives d’avenir ; 2- Un contresens historique sur les « pères » de l’indépendance du Congo-Brazzaville ; 3- L’exaltation à des fins politiciennes du Bassin du Congo ; 4- La récupération éhontée de la revendication des activistes panafricains pour une indépendance réelle de l’Afrique ; 5- La reprise du disque, mille fois rayé, de l’affirmation selon laquelle le Congo-Brazzaville serait un havre de paix sous le leadership éclairé de l’actuel chef de l’Etat. A) De l’absence de bilan et de perspectives. Sous d’autres cieux, la célébration d’un anniversaire de l’indépendance d’un pays est l’occasion pour le chef de l’Etat, de dresser un bilan actualisé de l’action gouvernementale, bilan montrant les progrès réalisés dans la construction nationale, les faiblesses de l’action publique sur le terrain et traçant des perspectives d’avenir. Dans le discours prononcé par le président congolais, le 14 août 2023, il en a rien été. Le chef de l’Etat n’a pas daigné souffler un traître mot, ni sur la crise multidimensionnelle gravissime qui plombe le pays, ni sur le dialogue politique national inclusif, seule et unique bonne solution pour sortir le Congo-Brazzaville du gouffre où l’Etat/PCT l’a plongé, ni sur les accords scélérats et illégaux signés avec le Rwanda, ni sur la situation sociale dramatique des populations, notamment l’explosion exponentielle de la morbidité et de la mortalité sur l’ensemble du territoire national, et tout particulièrement, l’épidémie de choléra, de chilligelose et de fièvre typhoïde qui sévit à Dolisie actuellement et qui a  entraîné l’hospitalisation de près de mille citoyens et plus de 15 morts. Face  à cette épidémie ravageuse, le chef de l’Etat est resté étonnement muet et s’est contenté d’apporter, à titre personnel, une contribution financière de dix millions de francs CFA. Un président de la République ne devrait pas agir comme ça, car, ce que les Congolais attendaient du chef de l’Etat, ce n’est pas une aumône, mais bien plutôt, une riposte sanitaire nationale conséquente, qui passe par la détermination scientifique des causes de l’épidémie, aux fins de l’attaquer à ses racines, tant il est vrai que pour guérir un mal, il faut s’attaquer à ses causes. Comme on a pu le constater, la galère du peuple congolais est le cadet des soucis de celui là-même dont le slogan est : « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ». Si en parole, le chef de l’Etat congolais proclame son grand intérêt pour la cause du peuple, dans sa pratique quotidienne cependant, il n’est préoccupé que par deux choses : sa gloire personnelle et son maintien à vie au pouvoir, par la force, la manipulation et l’achat des consciences, la démagogie sociale, la ruse politique et la tricherie électorale. Il passe le plus clair de son temps dans de coûteux et nombreux voyages à l’étranger pour tenter de redorer son image écornée sur le plan international et dans des villégiatures à Oyo, son village natal, sous le fallacieux prétexte de séjours de travail. Le pays n’est plus gouverné. Le Conseil des ministres se tient très rarement et souvent pour ne rien décider d’important pour le Congo et son peuple. B) A propos de l’hommage aux « Pères » de l’indépendance Le chef de l’Etat congolais a présenté les premiers acteurs politiques congolais de la période coloniale (Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Jean Félix Tchicaya), comme les pères de l’indépendance du Congo-Brazzaville. Cette affirmation nous paraît être un contresens historique, car, dans la langue française, le mot père signifie, géniteur, ou créateur ou promoteur, ou initiateur, c’est-à-dire, celui qui est à l’origine de quelque chose. Dans ce sens, il n’est pas exact de dire que Fulbert Youlou, Jacques Opangault, Jean Félix Tchicaya sont les pères de l’indépendance de l’actuel Congo-Brazzaville.   En effet, si pendant la période coloniale et la première décennie des indépendances du Congo français, Fulbert Youlou, Jacques Opangault et Jean Félix Tchicaya ont été indiscutablement les principaux acteurs politiques du Congo, à travers leurs partis respectifs : l’Union démocratique pour ladéfense des intérêts africains (UDDIA), le Mouvement Socialiste Africain (MSA) et le Parti Progressiste Congolais (PPC), il n’est cependant pas exact de dire qu’ils sont les géniteurs de l’indépendance congolaise. Pour rappel, en 1958, l’UDDIA, le MSA et le PPC ont fait campagne pour le maintien du Moyen Congo dans la communauté française. A cette occasion, un seul pays africain avait voté pour l’indépendance : c’est la Guinée de Sékou Touré. Plus largement, s’agissant des indépendances africaines de 1960, elles sont une décision d’une grande habileté tactique du Général De Gaulle, le père de ce qu’il est convenu d’appeler « La Françafrique ». En effet, suite à la défaite de la France au Vietnam (Dien-Bien-Phu), et confronté à la montée en flèche de nombreux mouvements indépendantistes dans les anciennes colonies françaises d’Afrique, notamment le Parti africain de l’indépendance, en sigle PAI,  l’Union des populations du Cameroun, en sigle l’UPC, la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France, en sigle FEANF, le Général De Gaulle, déclarait : « Des pays qui depuis plusieurs années aspirent à l’indépendance, la réclament avec insistance. Faut-il réprimer ce mouvement, ou au contraire, le comprendre, pour mieux le canaliser ? ». Pour répondre à cette interrogation, le général De Gaulle avait décidé d’octroyer des indépendances nominales aux anciennes possessions coloniales françaises d’Afrique. C’est dire que l’indépendance du Congo-Brazzaville n’est pas le fruit de la lutte de l’UDDIA, du MSA ou du PPC. Il ne suffit pas d’avoir été un acteur politique majeur pendant la période coloniale pour être qualifié de père de l’indépendance du Congo. Tout dépend du camp politique auquel on appartenait à cette époque. Du reste, l’accession à l’indépendance n’a pas fait disparaître la sujétion des colonies, car, les anciennes métropoles coloniales ont conservé des liens privilégiés avec leurs anciennes possessions. En tout état de cause, si un hommage devait être rendu aux vrais pères de l’indépendance du Congo, il irait, d’une part, aux résistants à la pénétration coloniale au Congo, c’est-à-dire,  à tous ceux qui, sous la colonisation se sont levés pour défendre dans telle ou telle localité du Congo, la terre de leurs ancêtres contre la pénétration coloniale, et, d’autre part, à ceux qui, au niveau

Championnat du monde de boxe : Pita Kabeji seul Congolais encore en lice

Championnat du monde de boxe : Pita Kabeji seul Congolais encore en lice

Le boxeur congolais Pita Kabeji dans la catégorie de mi-lourds (-80kg) est, depuis dimanche 7 mai, le seul athlète de la République démocratique du Congo, (RDC) à être encore lice au championnat du monde de boxe, après l’élimination de ses autres compatriotes de ce tournoi qui se déroule à Tachkent en Ouzbekistan. Le pugiliste congolais s’est qualifié en huitième de finale après sa victoire sur le Trinidadien Nickel Joseph par arrêt de l’arbitre au premier round.   Le dernier boxeur congolais à être éliminé c’est David Tshama, capitaine des Léopards Boxe. Il a perdu par forfait son combat qui devait l’opposer à Nekruz Salimov dans la catégorie des moyens, dimanche 7 mai. Le capitaine des Léopards Boxe de la RDC s’est vu refuser de combattre après un avis défavorable du médecin officiel de l’International boxing association, (IBA) sur la précocité de la cicatrisation des lésions musculaires de son avant-bras.  Un autre Congolais, Fiston Mbaya a été battu aux points, samedi 6 mapar le mongol Bartarsuk Chinzorig, dans la catégorie des Mi-welters (-63 Kg).

Kangame multiplie des initiatives, la RDC pleurniche

Kangame multiplie des initiatives, la RDC pleurniche

COUP DE GUEULE. Il organise des formations des langues congolaises au profit des jeunes rwandais pour qu’ils viennent se fondre aux populations congolaises, il demande aux Rwandais de se déguiser en Congolais pour réclamer auprès des instances internationales, leur rapatriement en RDC. Ils continuent à approvisionner les m23 en munitions par hélicoptères qui font des navettes entre Rwanda et frontières congolaises( Déclaration du VPM de la Défense J P Bemba citée par TOP Congo le 6 mai 2023 ), mais la RDC ne fait qu’accuser et se plaindre. L’Etat ne se plaint pas, il oppose et impose respect. Légitimement, il détiendrait le monopole de gestion de la violence, il exercerait sa souveraineté sur le sol et le sous-sol dont le monde entier reconnaît le caractère géologiquement scandaleux, il a une forte démographie (richesse géostratégique immense), il a une matière grise bien que non valorisée; il dispose de toutes les ressources pour adopter une méthode de guerre à la fois défensive et offensive. Il s’agit de l’Etat congolais. Le problème est le déficit managérial public et anthropologique énorme ! Continuons de nous plaindre pendant que le petit Rwanda nous détruit avec la complicité des multinationales et des puissances de ce monde vers lesquelles, ironie du sort, nous dirigeons nos accusations et plaintes. A quand notre prise de conscience collective, à quand le retour à la normalité anthropologue, à quand l’attentisme et à quand la fin de mauvais dirigeants ? Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul -René

RDC. Quand Félix Tshisekedi fait des terroristes rwandais du M23 des Congolais

RDC. Quand Félix Tshisekedi fait des terroristes rwandais du M23 des Congolais

TRIBUNE. Dans une interview accordée à son ami François Soudan de «Jeune Afrique», Paul Kagame déclare que Félix Tshisekedi lui a clairement dit que les membres du M23 sont des Congolais. Le chef de l’État rwandais dit ceci en substance : « Lors d’un sommet, en 2022, j’ai posé au président Félix Tshisekedi la question suivante : “Ne perdons pas notre temps à tourner autour du pot. Considérez-vous les membres du M23, leurs familles et les dizaines de milliers de réfugiés issus de la même communauté qu’eux, comme des Congolais ou comme des Rwandais ?” Il m’a répondu, en présence des autres chefs d’État : “Ce sont des Congolais”. Dont acte. » Cette affirmation n’est pas dénuée de fondement. Je suis même porté à accorder le bénéfice du doute à Kagame à ce propos. Félix Tshisekedi n’a-t-il pas déclaré plus d’une fois que « les Banyamulenge sont des Congolais » ? Or les fameux terroristes du M23 affirment, entre autres, défendre leurs « frères » Banyamulenge qui seraient marginalisés en RD Congo. Je suis persuadé que Paul Kagame ne ment pas quand il déclare que Félix Tshisekedi a affirmé que les terroristes rwandais du M23 sont des Congolais. Bien que des Congolais fassent partie de ce groupe armé barbare, il n’en demeure pas moins que la plupart d’entre eux sont des faire-valoir des Tutsis rwandais, véritables patrons du mouvement. Ce qui est intéressant dans les propos de Paul Kagame, c’est qu’il précise que son échange avec Félix Tshisekedi s’est déroulé devant d’autres chefs d’État. Ce qui permet de comprendre la posture assez étrange de ceux-ci face à la crise rwando-congolaise. Comme je n’ai cessé de le souligner, la plupart des chefs d’État et des diplomates sont en possession du dossier relatif aux discussions entre le régime de Félix Tshisekedi, le Rwanda et le M23. La diplomatie rwandaise a été particulièrement entreprenante à ce propos. Quand on ajoute à cela le fait que Tshisekedi avait lui-même déclaré que ces terroristes sont Congolais, on comprend la posture ambiguë des pays impliqués dans la résolution de la crise. En clair, personne n’a envie de se mouiller inutilement. Pour la plupart des chefs d’État en effet, difficile de voler au secours d’une RDC aux positions plus qu’ambiguës. Pire, celui qui joue le rôle de président dans ce pays a une réputation si sulfureuse que les gens préfèrent ne pas traiter avec lui de manière sérieuse. On fait semblant de discuter avec lui et de l’écouter alors qu’on n’a pas trop envie de traiter avec lui. Aussi, le fait que Félix Tshisekedi se rende souvent à l’étranger, alors que son pays est confronté à de graves problèmes sur le plan sécuritaire, ne laisse pas indifférent ses homologues africains et non africains. En fait, personne n’arrive vraiment à comprendre celui qui joue le rôle de président en RDC… Par Patrick Mbeko

CAN U23: la grosse frayeur des Congolais à bord de l’avion qui les emmenait vers l’Algérie

CAN U23: la grosse frayeur des Congolais à bord de l’avion qui les emmenait vers l’Algérie

Le match retour du deuxième tour de qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations des moins de 23 ans, entre l’Algérie et la République démocratique du Congo, n’a pas su tenir samedi 29 octobre. En cause : une défaillance de l’avion qui devait conduire les jeunes Léopards en Algérie. Plus de peur que de mal, mais une catastrophe a peut-être bien été évitée samedi. Les joueurs de la sélection congolaise des moins de 23 ans pensaient se rendre à Sétif, en Algérie, avec une certaine sérénité. Après leur victoire à Kinshasa le 23 octobre, lors du match aller du deuxième tour de qualifications pour la prochaine CAN U23 (4-1), ils étaient en confiance. Mais loin du pré vert, c’est dans les airs que les Léopards ont vécu un épisode très angoissant. L’avion transportant le sélectionneur Raoul Shungu et ses hommes n’a jamais rejoint l’Algérie, où le match devait se tenir à 17h TU. L’appareil affrété par la compagnie Air Kasaï est tombé en panne après plusieurs heures de vol. Un problème technique qui a poussé le pilote à faire demi-tour et à se poser en urgence à l’aéroport de Ndjili, à Kinshasa… Lire la suite sur RFI

RD Congo. Jean-Pierre Bemba ne mérite pas la confiance des Congolais

RD Congo. Jean-Pierre Bemba ne mérite pas la confiance des Congolais

OPINION. Jean-Pierre Bemba s’est-il déjà un jour soucié du bien-être de la RD Congo et de son peuple ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que le président du MLC et collègue d’Augustin Kabuya ne semble pas être préoccupé par la situation sécuritaire dans le Kivu. En effet, depuis la prise de Bunagana par le M23, Bemba est aux abonnés absents. À la différence de Félix Tshisekedi, qui fait semblant de hausser le ton contre le Rwanda, le « commerçant de Gemena » préfère se murer dans un silence assourdissant. À voir comment Jean-Pierre Bemba se comporte depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, il y a des raisons de penser que ce monsieur n’a jamais eu à cœur les intérêts de la République à démocratiser du Congo. Tout ce qui importe à ses yeux, ce sont ses intérêts personnels. Intolérant et cupide, il est prêt à toutes les compromissions pourvu que ceux-ci soient préservés. Ce faisant, qu’est-ce qu’il en a foutre de la misère que connaissent nos compatriotes de Bunagana et ses environs ? À ces compatriotes de l’Équateur qui le soutiennent les yeux fermés, j’ai une question : qu’a-t-il déjà fait de bon pour votre province, qui s’apparente à une ville moyenâgeuse ? Bref. Jean-Pierre Bemba ne mérite pas la confiance des Congolais. À l’instar du dénommé Moïse Katumbi, qui n’a jamais, lui aussi, critiqué les actions déstabilisatrices du Rwanda en RDC. Et dire que des millions de Congolais ont cru en lui ! Et dire que j’y ai cru aussi. Non, Jean-Pierre Bemba ne mérite pas la confiance des Congolais. Avec de telles personnalités politiques, pourquoi Paul Kagame se garderait-il de déstabiliser le pays de Lumumba ? C’est au moment de l’adversité qu’on sait reconnaître ses vrais amis, les vrais leaders et ceux sur qui on peut compter. La RD Congo saigne et sa classe politique hyper corrompue est silencieuse. Deux hommes ont cependant refusé le silence de la compromission : Martin Fayulu et le docteur Denis Mukwege. La République et le peuple congolais s’en souviendront. Quant à Jean-Pierre Bemba, on peut le jeter dans les poubelles de l’histoire sanglante de la région des Grands Lacs africains. La souffrance de la population congolaise n’autorise plus les faux-fuyants et la complaisance envers les « inutiles de la République »… Par Patrick Mbeko

Le Mobutu des Colette Braeckman et celui des Congolais jaloux de leur Histoire

Le Mobutu des Colette Braeckman et celui des Congolais jaloux de leur Histoire

OPINION. « Avant d’aller au lit, il (le Maréchal Mobutu) s’assurait que tout le pays est en sécurité, sinon il ne dormait pas. Il n’allait jamais au lit sans s’enquérir de la situation aux frontières. […] Il tenait toujours à s’entretenir avec les Redoc (chef de la sûreté provinciale) responsables des neuf frontières avant d’aller au lit » Mama Bobi Ladawa, ancienne première dame de la RD Congo. Voilà pourquoi des millions de Congolais regrettent aujourd’hui le Maréchal Mobutu. Malgré ses défauts, il avait à coeur la sécurité du Zaïre et des Zaïrois. «Kufa nzala mais zala na kimya»disait -il souvent. Les 25 dernières années le prouvent. Il y a le Mobutu que nous avons connu à travers les écrits des Colette Braeckman de ce monde et celui que nous découvrons à travers nos propres investigations. Oui, ce second Mobutu n’était pas saint, loin de là, mais il n’avait rien à voir avec le Mobutu de Colette, Thierry Michel et autres. Certes, il n’y avait pas que des mensonges dans ce que ces derniers disaient sur le Maréchal. Mais il n’en demeure pas moins que les faits n’étaient pas toujours au rendez-vous et la caricature était souvent présente dans leurs reportages. « L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies » dixit Patrice Emery Lumumba dans sa lettre testament. Une prophétie qui est en train de se réaliser devant nous… Par Patrick Mbeko