Coopération et gestion : la dérive administrative institutionnalisée par le gouvernement congolais ( lecture en 3 minutes )

Coopération et gestion : la dérive administrative institutionnalisée par le gouvernement congolais ( lecture en 3 minutes )

TRIBUNE. Au cœur d’un système à la dérive en proie au contournement du droit et au désordre normatif, le premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) est désormais partagé entre les notes de service sans quintessence juridique, les nominations opaques et la confusion des compétences. Tout ceci supplante la légalité républicaine et le déminage des différents dossiers à la veille du périple qui conduira ACM en France, à Abu Dhabi et à Dubaï. Le 14 mai 2025, à la suite des ministres Jean Claude Gakosso et Christian Yoka, ACM effectuera une visite de 48 heures en France pour baliser le terrain avant l’arrivée de M. Sassou. Officiellement et officieusement, il tentera de scruter les dossiers juridiques, culturels et surtout financiers qui le conduiront par la suite au moyen Orient où il assistera aussi au mariage de Christel Denis Sassou Nguesso. D’une part, dans le cadre de la géopolitique de l’énergie, des indiscrétions indiquent que TotalEnergies injectera 500 milliards dans les finances congolaises. D’autres part, dans le cadre des montages très dangereux, 1500 milliards de fcfa vont être déversés au Congo. Une partie de toutes ces sommes glisseront dans la campagne de M. Sassou et une très infime seront reversées aux Congolais. L’effondrement de la hiérarchie normative et la confusion des instruments juridiques Tout examen considéré, le Congo est dans une crise systémique avancée de légalité administrative. Cette crise est marquée par un renversement de la hiérarchie des normes. Il apparaît que des actes majeurs (nominations, organisation de services publics, gestion des établissements) sont pris sous forme de notes de service, en lieu et place des actes prévus par la Constitution et les lois. Or, en règle de droit, une note de service n’a pas de portée normative : c’est un instrument interne, destiné à transmettre des instructions, non à créer des commissions nationales ou modifier l’architecture de l’État. La dérive est absolument manifeste avec le recours par le Premier ministre à une note de service (n°0026/PM-CAB du 28 juin 2024) pour créer une commission aussi stratégique que celle chargée de la gestion de la trésorerie nationale. Pire, cette note a été abrogée par l’arrêté du Ministre des finances (n°351 du 3 avril 2025 portant « création, attributions, composition et fonctionnement du comité de trésorerie de l’État »), révélant une illogique inversion normative. Une telle pratique constitue une violation manifeste du principe de légalité administrative, symptomatique d’une gouvernance contournant les règles fondamentales. Et les cas sont légions. L’administration congolaise semble ainsi régie non par le droit, mais par des pratiques désinvoltes, privilégiant la souplesse apparente des outils internes, au détriment de la sécurité juridique, de la transparence et de la responsabilité des autorités. Dénaturation de la fonction administrative La situation est davantage alarmante dans les établissements publics à caractère administratif (EPA), bras opérationnels de l’État. Aucune décision formelle n’y est prise ; seules des notes de service structurent les orientations, y compris budgétaires ou statutaires. Ce mode de fonctionnement entérine l’effondrement du modèle d’administration publique fondé sur l’acte unilatéral, motivé, signé par l’autorité compétente et susceptible de recours. La nomination du Directeur adjoint du Trésor public en est un exemple édifiant. Le 16 avril a été publié le décret n°2025-114 du 16 avril 2025 portant « Attributions et Organisation de la Direction générale du trésor ». Ce texte abroge le décret n°2024-99 du 6 mars 2024 portant « attributions et organisation de la direction générale du Trésor ». Sans coup férir, le 18 avril en Conseil des ministres, M. Hylarion Stève Ibobi Ollessongo, Inspecteur du trésor, a été nommé DGA et les directeurs centraux, anciens adjoints, renvoyés à leurs études sans autre forme de procès, leurs postes ayant « disparus » ! L’intéressé a néanmoins pris fonction, sans titre légal. Or, un décret aurait dû suivre le compte-rendu du conseil des ministres, précisant : • la mention obligatoire : la nomination de M. Ibobi Ollessongo, Inspecteur des finances ; • la mention obligatoire : de son numéro matricule d’agent de la fonction publique suivi de son classement, échelle, indice, etc. ; du poste budgétaire d’affectation des fonds de sa rémunération (le cas échéant) ; • la mention obligatoire : « en remplacement de xxx appelé à d’autres fonctions » ; • la mention obligatoire « Sur la proposition de … » ; • la mention obligatoire « le Conseil des ministres entendu ». Sans tout ce dispositif normatif, cela constitue une usurpation implicite de fonction publique, en contradiction totale avec les principes de publicité des actes et de légalité. C’est la preuve que l’État crée lui-même des situations d’illégalité fonctionnelle, rendant les actes posés potentiellement nuls. Ce mécanisme installe une administration parallèle, fondée sur des décisions informelles, des actes non publiés, des délégations sans textes. La gouvernance devient discrétionnaire, non au sens juridique du terme, mais dans celui d’une gestion au gré des volontés individuelles, hors de tout cadre contraignant. ( la suite prochainement) Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Congo-Enseignement supérieur : l’Université catholique de Liambou au Congo sur la rampe de décollage

Congo-Enseignement supérieur : l’Université catholique de Liambou au Congo sur la rampe de décollage

L’université catholique de Liambou au Congo-Brazzaville a amorcé sa phase expérimentale en attendant sa très prochaine inauguration au lendemain de la récente visite du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso. Cent vingt et un étudiants y suivent déjà des cours dans les domaines des Géo-sciences, de l’Informatique, des mathématiques, de physique, de la chimie et de biologie. Une réunion a eu lieu après la visite des lieux du Premier ministre, au cours de laquelle quelques aspects du projet, parmi lesquelscelui du transport des étudiants et la facilitation du passage au péage pour les membres de la communauté universitaire ont été évoqués. Le Premier ministre a rappelé à cette occasion l’existence d’un accord-cadre avec l’église tout en promettant de voircomment le gouvernement pourrait continuer à accompagner le fonctionnement de cette université. Il a de ce fait ajouté que cette université bénéficiera de l’aménagement d’une voie d’accès, de la construction de résidences et de l’installation des infrastructures sportives. Cette structure est en outre le fruit de la coopération entre l’Etat congolais, l’Eglise catholique et la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) au sein du consortium pétrolier de l’exploitation Moho-Nord. Il est à souligner que cette université qui s’impose dans le département du Kouilou, précisément à Liambou, a procédé à l’ouverture de ses portes le 19 mars 2024 au cours d’une rencontre à saint Charles Lwanga de Pointe-Noire. Le projet de construction de cette université a vu le jour avec le soutien de l’Etat congolais. Elle   devrait disposer de trois facultés mais ne tourne actuellement qu’avec la faculté des sciences et technologie. Florent Sogni Zaou

Affaire E2C : crispation des relations au sommet de l’État entre M. Sassou et son premier ministres

Affaire E2C : crispation des relations au sommet de l’État entre M. Sassou et son premier ministres

DECRYPTAGE. Le conseil des ministres de mercredi 26 février 2025 a rendu son verdict : rien au sujet de la fameuse convention de concession à E2C. La veille, la réception du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso (ACM) par le Président Sassou s’est avérée délétère crispée et chargée de regrets au regard des dégâts créés par le premier Ministre. La communication gouvernementale est loin d’être un exercice de simple rhétorique. Comme dans tous les sérieux, la forme doit toujours rejoindre le fond. Et lorsqu’il n’y a pas de fond, il n’y a plus de forme… Cela s’est constaté dès la diffusion non-professionnelle d’un avis de réunion n°0010/PM-CAB du 25 février 2025 invitant les responsables syndicaux du secteur de l’électricité sans objet clairement exprimé. Les invités à cette « réunion » (Concertation/Négociation/Conciliation aurait été plus approprié) ont été placés tous au même pied d’égalité : ministre d’État, ministres, représentants des syndicats, conseillers des ministres (!?). Conformément aux règles protocolaires élémentaires, des conseillers ne peuvent-ils venir « discuter » avec leurs propres patrons ? Cette simple lecture démontre l’incapacité de certains dirigeants congolais à résoudre des problèmes d’envergure stratégique. Le scandale E2C braque les projecteurs sur la faible gouvernance du Premier Ministre En recevant ACM mardi 25 février vers 12h55, M. Sassou avait le visage des jours sombres. Seuls son flegme habituel et sa capacité de résilience l’empêchaient d’exprimer des émotions de colère ouverte. Ses attentes de proposition de stratégie de sortie de crise intégrant la dimension de changement organisationnel n’ont pas été comblées. Au contraire, ACM à qui revenait l’obligation de se saisir de cette opportunité pour reprendre l’initiative est arrivé sans solution. Eu égard à cela, instruction de suspension définitive de l’ensemble des initiatives liées à ce dossier a été délivrée par M.Sassou. Ce dernier a intimé l’ordre d’arrêter ce désordre sans délais. La suite donnée par ACM a été totalement incongrue et inopportune. En effet, proposer une « réunion » après le conseil des ministres avec des responsables syndicaux était annonciateur d’une pusillanimité au sommet de la pyramide du pouvoir congolais. Pire encore, l’invitation des conseillers de défense et de sécurité démontrait une fébrilité de la primature, doublée d’une tentative grossière d’intimidation des responsables syndicaux forts de leurs droits. Ainsi, un simple problème de reforme économique de l’État s’est vu transformer en pseudo crise politique et de sécurité grave. Malgré des intimidations voilées, au cours de ladite réunion, les syndicalistes ont campé sur leurs positions : 1/ refus de la convention d’affermage en vue de la vente de l’électricité par la SENELEC car, elle ne présente aucune garantie ; 2/ refus de l’augmentation du tarif du kwh et celui du transport et la vente de l’électricité ; 3/ obligation des gestionnaires délégués (investisseurs) de construire des centrales hydro-électriques sur divers cours d’eau ; 4/ paiement des factures par l’État et différentes personnalités. Avant la fin de la réunion, le bouc émissaire Émile Ouosso a été appelé en urgence par M. Sassou à sa résidence. De son côté, ACM clôturant la séance, a demandé la mise en place d’une commission technique pour scruter les conventions afin de procéder à des avenants si possible. Les éléments clés d’une feuille de route pour la fin du mandat A moins d’un an de la mascarade électorale de 2026, il importe que des réponses institutionnelles sérieuses soient apportées dès à présent. Elles s’appuieraient toutes sur la mise en place d’un Haut-commissariat à l’intelligence économique auprès de ACM chargé de la prospective. Une réflexion urgente sur une loi fixant les domaines stratégiques de l’État et relevant d’un patriotisme économique doit être engagée en urgence. Dans 10 ans, la planète entière va manquer d’eau douce et sera face à une crise énergétique gigantesque. Brader les actifs de E2C ou de la LCDE relève d’une stupidité stratégique rare ! L’énergie hydraulique permet de concilier ces deux thématiques apparemment opposées en une seule, en y adjoignant la fusion froide des atomes d’hydrogène, réel futur eldorado économique. Les réformes de ces actifs stratégiques de l’État que sont E2C ou LCDE sont à la portée d’une gouvernance sérieuse. La vigueur d’un conseil d’administration trié sur le volet et d’un exécutif sélectionné internationalement sont possibles. Nul besoin d’une fuite en avant avec des réformes prescrites par le FMI ou la Banque Mondiale au nom d’un capitalisme sauvage qui a détruit le Congo avec les Plans d’Ajustements Structurels des années 80. Il faut passer au consensus de Washington élargi, en récusant les approches de marché dans les domaines stratégiques de l’État. Comment le Congo aura des ingénieurs en eau, électricité ou énergie sans outil stratégique sous la main ? Le fait que dans les mêmes temps et heures le ministre de l’Économie, du plan et de l’intégration M. Ludovic Ngatsé et la Banque Africaine de Développement signent deux accords dans le cadre de la mission 300, sous la houlette du ministre d’État, de l’aménagement du territoire et des grands travaux M. Bouya, démontre que l’initiative en matière d’Energie est perdue par la primature au profit de ces derniers. Des temps de réformes dures et sérieuses, longtemps ajournées doivent maintenant s’engager, car à défaut de bilan à défendre, M. Sassou devrait présenter un agenda sérieux et solide de réformes institutionnelles et sociales pour l’horizon 2030 ! Espérons aussi que les agents de E2C que nous félicitons, feront convenablement leur job et accepteront un audit sur la gestion d’Adou Danga. Le glas vient de sonner pour ACM de limoger les canards boiteux de son cabinet et de tirer les bretelles de son Okio. Enfin, nous présentons des excuses pour n’avoir pas réagi aux nombreux appels et mails mais aussi, pour la doublure de texte dans le lead (chapeau) de notre dernier article. Cette gène a été occasionnée par une attaque à énergie dirigée qui a endommagée nos ordinateurs et appareils téléphoniques. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Congo : Sassou entre crise énergétique et bruits de bottes

Congo : Sassou entre crise énergétique et bruits de bottes

Depuis les accords signés entre le gouvernement congolais et la SENELEC, des rumeurs de bruit des bottes et celles de différentes arrestations qui circulent sont nées de la crise systémique qui secoue le Congo circulent à Brazzaville et dans les grandes villes. La république du Congo serait-elle au bord de l’implosion ? La crise systémique qui vient d’atteindre son apogée, oppose d’une part M. Sassou et son peuple et les agents de E2C, et d’autre part, les différents clans au pouvoir. Beaucoup plus actifs actuellement, les agents de E2C menacent de paralyser le pays si le gouvernement ne revient pas sur  » l’affermage de leursociété » . Dans la foulée, le 24 février M. Sassou a instruit plusieurs de ces conseillers de scruter le sommet du ministère de l’énergie. Pendant ce temps, le premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) qui a validé ce projet ( sous prétexte des réformes amorcées) a été reçu brièvement (qu’habituellement) ce mardi 25 par M. Sassou. Bien avant la rencontre entre le président et son premier des ministres, JDO, après croisement des différents bulletins de renseignements quotidiens des services, a déposé sur la table de M. Sassou une fiche qui se contredit avec celle de Florent Tsiba et Cie. Selon nos informations, deux parmi ces fiches officielles et officieuses mentionnent la déstabilisation du pouvoir. L’une des fiches soutient la thèse du complot par le revirement spectaculaire des syndicalistes qui pourtant avaient contresigné le communiqué final sanctionnant les réunions tripartites ministère de l’énergie – direction générale E2C – Partenaires sociaux. La deuxième fiche fait état de certains ressortissants du nord qui galèrent depuis l’arrivée d’Adou Danga. La troisième, met l’accent sur des riches autour de Sassou qui ont son bulletin de santé veulent le buter. Enfin la dernière, pointe les anciens guerriers intégrés à la SNE. Distraction et ignorance Dans tout cela rien qui soit considéré comme un complot ou un coup d’État. Ce qui fâche le citoyen lambda et les agents de E2C qui avaient certes contresigné dans l’ignorance ou l’effet de pourboires les accords d’affermage, c’est la nature de la société qui n’a aucune référence en matière de gestion ou sur la démarche à adopter. En réalité, il y a un réveil des consciences, une véritable levée de bouclier des populations contre le bradage du patrimoine par une poignée d’individus. Dans nos précédentes publications, nous avons donné assez des détails qui confondent le gouvernement ( c.f :  » Congo-E2C : des officines gouvernementales se lancent dans la désinformation tous azimuts. »  » Congo -E2C : quand le parlement et l’église hésitent à sanctionner Collinet, Ouosso et Sassou Christel « ) . gMême si, N’Silou est en France, Ondongo à la présidence, André Okombi Salissa et Cie absents ( ceux – là qui avaient fait échouer le projet route-rails de Ouosso, Obambi et Sassou), nous exhortons tout de même les membres du conseil des ministres de retirer le projet d’affermage qui suscite beaucoup de mécontentements. Ce projet est truffé de failles. Le gouvernement devrait écouter les voix de rejet qui fusent de partout plutôt que de s’obstiner à faire un passage en force. Espérons que, sous des prétextes fallacieux, André King Obami Itou ne procédera pas aux interpellations des citoyens qui manifestent pour leurs droits et leur outil de travail. Nous lui conseillons plutôt d’interpeller Adou Danga, Ndinga Oba fille, Jean Jacques Bouya et Cie qui connaissent où va la moitié des recettes de E2C ( sur un total de 6 à 10 milliards par mois) point de ne pas payer les dettes de CEC et autres. Il faut être maboule pour croire aux charlatans qui voient des coups d’État en gestation. Même Christel Sassou à qui on colle les rwandais aurait de la peine à organiser un coup. D’ailleurs il a signé les accords avec l’aval de son père Sassou. Par ailleurs, il n’est pas exclu que le peuple soit dans la rue car la coupe est vraiment pleine, trop c’est trop! Ce qui pourrait emporter ce régime cruel. À ACM de retirer son projet d’affermage comme il a dit le faire devant les parlementaires,  » s’il ne trouve pas l’assentiment du peuple il sera retiré « . En attendant le conseil des ministres, ACM et son  » pire petit  » Christian Yoka devraient chercher ailleurs pour remédier la décadence financière. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Congo/Energie : Le gouvernement va révoquer les contrats d’affermage avec Selenec face à la crise

Congo/Energie : Le gouvernement va révoquer les contrats d’affermage avec Selenec face à la crise

Le gouvernement va retirer les contrats d’affermage avec la Société nationale d’électricité du Sénégal, si cela ne trouve pas l’assentiment de la population, a déclaré, le 21 février à Brazzaville, le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso. Lors de la séance de questions orales au gouvernement, devant les sénateurs, il a expliqué que cette décision s’inscrit dans un processus visant à résoudre définitivement la crise énergétique qui frappe le pays. « Nous avons pris la décision courageuse de régler cette question de la crise énergétique », a-t-il affirmé, en référence au refus des agents de la société Energie électrique du Congo (E2C).par rapport aux contrats d’affermage avec Selenec. Le Premier ministre a précisé que ces mesures avaient été prises en raison des difficultés financières rencontrées par l’État pour entretenir des infrastructures vieillissantes, notamment les barrages hydroélectriques. « Les révisions des turbines et des barrages n’ont pas été effectuées depuis plusieurs années, faute de ressources financières », a-t-il déploré. Il a ajouté que la libéralisation des centrales de production, des systèmes de transport d’électricité, ainsi que de la distribution et de la commercialisation de l’électricité, vise à améliorer la gestion du secteur. M. Makosso a également rassuré que, malgré ce processus de mise en concession et de gestion des contrats d’affermage, la société E2C, propriétaire des installations, conservera son rôle d’actionnaire et de contrôle. Le chef du gouvernement a souligné que l’État continuera à jouer un rôle de régulation dans ce secteur stratégique à travers E2C. Il a rassuré que les conditions de travail des employés ainsi que les tarifs sociaux seraient maintenus, réaffirmant l’engagement du gouvernement à réguler le secteur de l’électricité via l’Agence de régulation, compétente pour gérer les conflits entre les différents acteurs. Cette régulation vise à équilibrer les intérêts des producteurs, des distributeurs et des consommateurs, bien que des abus persistent, souvent ignorés par les usagers en raison d’un manque de culture juridique et de compréhension des mécanismes de recours, a-t-il dit. Par ailleurs, il a signifié que le gouvernement va  poursuivre les discussions avec les partenaires et de fournir des informations supplémentaires pour garantir une gestion transparente du secteur tout en protégeant les intérêts de l’État et des citoyens. Intervenant à cette occasion, le président du Sénat, M. Pierre Ngolo, a insisté sur l’importance du dialogue avec les différents partenaires pour trouver des solutions aux problèmes du pays. Aussi, il a encouragé le gouvernement à poursuivre les discussions avec les partenaires. « Nous vous poussons à l’action. Il faut que nous dialoguions et bien avec les différents partenaires », a-t-il dit. ACI/Berninie Dédé Massamba.

Congo-Gouvernance : un temps de haute mafia électrique annonciateur d’un soir crépusculaire à la Primature et…?

Congo-Gouvernance : un temps de haute mafia électrique annonciateur d’un soir crépusculaire à la Primature et…?

PARLONS-EN. L’inconvénient majeur des pierres intaillables est qu’elles finissent par se briser en morceaux sous la puissance des coups d’un maillet. Ainsi en va-t-il du secteur de l’électricité et d’Anatole Collinet Makosso qui s’enfoncent tous deux dans leurs jours les plus sombres. Anatomie d’une faillite totale et systémique, De Profundis. Lorsque Anatole Collinet Makosso (ACM) accède à la primature le 14 mai 2021, un murmure de surprise et de circonspection s’empare du Congo avant de laisser place à un timide vent de liesse. De Pointe Noire à Brazzaville, les universitaires, les chrétiens et les jeunes notamment de son quartier à Moukondo vont vite déchanter. Pas d’éclairage de cette avenue de Ngamaba pourtant stratégique, pas de curage de caniveaux, pas de réfection des nids de poules… rien ne laisse transparaitre qu’il dispose désormais plus de six cents millions mensuels de frais de souveraineté à sa volonté. Pire, il va s’enfuir de ce quartier et s’établir dans la somptueuse résidence d’Alexis Vincent Gomez au plateau centre-ville, impayée jusqu’à ce jour. ACM est trahi par ses passions dévorantes incontrôlées emprisonné autrefois mais que l’argent et le pouvoir viennent de déverrouiller. Son retournement d’alliance en faveur de Jean-Jacques Bouya en 2022 aura scellé son statut de futur de vassal dans la conquête du pouvoir au prix de la trahison de son propre père spirituel Sassou-Nguesso qui lui a pourtant confié après moults tergiversations la supervision de la délégation générale des grands travaux. Tout comme le défénestrage successif des deux derniers ministres des finances, la validation récente d’un recrutement ubuesque de pseudos-enseignants à l’UMNG ou encore le démantèlement d’un actif stratégique comme E2C dans l’électricité confirment le dicton qui dit : les eaux douces sont les plus dangereuses ! Pour aider nos lecteurs à comprendre, récapitulons depuis le début : 1) Le projet fou d’éclater la Société Nationale d’électricité (SNE) a été enclenché par le duo d’enfer Jean Jacques Bouya (JJB) et Gilbert Ondongo (GO) le 14 juillet 2018. L’idée de ces deux compères était de se constituer un trésor de guerre financier en vue de la bataille pour l’accession à la magistrature suprême du premier contre le fils Denis Christel Sassou, JDO, le très discret Richard Mondjo qui avait trahi son bienfaiteur Marcel Tsourou. Il en sera de même pour la Société Nationale de Distribution d’Eau (SNDE). L’idée de diviser les 2 sociétés nouvellement créée E2C et LCDE en 3 morceaux chacune est cachée mais activée en manipulant le benêt professeur de lycée en philosophie Honoré Sayi nommé Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique et qui signe candidement ce salmigondis de partenariat-public-privé via des statuts hors-la-loi ; 2) En éclatant le patrimoine de E2C entre une société de production, une société de transport d’énergie et une de distribution, il a été écrit que les deux premières resteraient à la charge de l’État tandis que la dernière serait privatisée. En clair, les investissements colossaux de l’État en barrages, lignes THT et autres seraient payés et réparés par le budget de l’État, tandis que la société de distribution rémunérait exclusivement et tranquillement les nouveaux propriétaires privés ; Un tel schéma condamne l’ensemble du pays à l’arrêt car qui paiera les réparations et les investissements si l’argent s’en va dans des mains privées hors du Congo ? 3) Une myriade de sociétés écrans sont ainsi créés et détenues en réalité par JJB et GO pour financer le projet avec les fonds de l’état volés et placés à l’extérieur du Congo (Chine, Macau particulièrement) et des hommes liges du Sénégal (via Macky Sall) et du Congo (Paul Obambi). Mais tout s’écroule car Emile Ouosso est nommé à la place de Honoré Sayi en 2021. 4) Émile Ouosso, en prenant le ministère de l’énergie et de l’hydraulique fait le réel diagnostic dès la première année. Certainement sous pression, il choisit ne pas dénoncer des contrats de PPP léonins dont celui du dépècement d’E2C par les duo JJB-GO, Obambi-Itoua et Cie via leurs sociétés chinoises et celles de droit congolais (ENERGAZ) et autres qui ne veulent s’occuper que de la vente de l’électricité alors qu’ils n’ont jamais rien investi. La faute est que les administrations, les agents sous tutelle et lui-même Ouosso ne communiquent pas clairement ou à défaut le font maladroitement. La preuve, les justifications sur les délestages intempestifs sont des successions d’âneries : niveau d’eau trop faible sur la Léfini ; Vétusté du réseau ; Pluies torrentielles ; Révision des turbines ; Chute des pylônes, etc., alors que ce sont des aléas normaux de gestion ! Et tout récemment, devant le parlement, Emile Ouosso a déclaré que l’État avait reçu un financement de 100 millions de dollars de la Banque mondiale pour remédier à la situation énergétique désastreuse. Alors que les liquidités n’étaient pas encore disponibles et que JJB et GO s’apprêtaient à rapatrier les fonds pour racheter le bien des Congolais durement acquis ! Les non-dits sur E2C-SNEL-SENELEC E2C génère un énorme cash, de l’ordre de 6 à 9 milliards par mois. Mais cette société est gérée d’une manière archaïque et mafieuse par des vautours qui se partagent la moitié des recettes et prennent les congolais pour des imbéciles. En dehors des bras cassés qu’elle compte, il y a des problèmes d’infrastructures qui ont été mal bâties malgré les milliards de FCFA que le trésor public a sorti et la dette contractée auprès des Chinois pour réaliser bon nombre des travaux. L’accord avec la société sénégalaise (SENELEC) attributaire du contrat concessionnel de distribution avait été réglé par les présidents Macky Sall et Sassou. Le fait que Habib Sy, a été porté à la tête du conseil d’administration de cette société, en remplacement de Serigne Mbaye Dia, protégé de Macky Sall a créé des problèmes de ressources sérieuses. Ne disposant pas de cash, SENELEC se tourne vers  » la blancherie BSCA Congo  » pour obtenir 40 milliards de FCFA pour racheter notre propre société E2C ! Incroyable mais tristement vrai ! Une société sérieuse ne peut pas venir chez vous prendre le Beurre, l’argent du Beurre et

Patrick Rosemberg : la corruption érigée en mode de gouvernance au Congo

Patrick Rosemberg : la corruption érigée en mode de gouvernance au Congo

HAUT ET FORT. Sous la direction de Monsieur Anatole Collinet Makosso, « les détournements de fonds publics atteignent des proportions inégalées, privant le peuple congolais de son droit à une vie décente, tandis que des marchés publics sont bradés à des entreprises étrangères sans réelle contrepartie pour le développement du pays », déplore Patrick Rosemberg, citoyen engagé pour l’avenir du Congo, dans une lettre adressée au Premier ministre de la République du Congo: Lettre ouverte à Monsieur Anatole Collinet Makosso, Premier ministre de la République du Congo Objet : Dénonciation de la corruption, du népotisme et de la mauvaise gouvernance Monsieur Collinet Mackosso, C’est avec une grande indignation et un profond sentiment de révolte que moi, citoyen congolais de la diaspora, je vous adresse cette lettre ouverte pour dénoncer la gestion chaotique et scandaleuse de notre pays sous votre gouvernement. Depuis votre nomination à la Primature, le Congo-Brazzaville ne cesse de s’enfoncer dans un abîme sans fond, marqué par la corruption érigée en mode de gouvernance, le népotisme, le tribalisme et l’accaparement des ressources publiques par une minorité au détriment du bien commun. Sous votre direction, les détournements de fonds publics atteignent des proportions inégalées, privant le peuple congolais de son droit à une vie décente, tandis que des marchés publics sont bradés à des entreprises étrangères sans réelle contrepartie pour le développement du pays. Le pillage systématique des ressources naturelles – or, diamants, essences forestières – par une oligarchie prédatrice met en péril l’avenir du pays. Les terres arables sont vendues à des intérêts étrangers, notamment rwandais, sans la moindre considération pour la souveraineté nationale ni pour le bien-être des populations locales. Pire encore, des contrats irresponsables avec le Rwanda suscitent des inquiétudes légitimes quant à la souveraineté économique et politique du Congo. Vous avez fait des promesses mirobolantes, notamment celle de l’émergence du Congo en 2025, puis celle de faire de 2024 une « année de la jeunesse » avec la création de 100 000 emplois. À ce jour, ces engagements demeurent des illusions, des slogans sans lendemain, alors que la jeunesse congolaise croupit dans le chômage et le désespoir. Pendant ce temps, l’argent des générations futures est détourné sans scrupule par une élite qui s’enrichit sur le dos du peuple. Votre gouvernement est gangrené par le tribalisme, avec une surreprésentation de ministres issus d’un même groupe ethnique, l’ethnie mbochi souvent incompétents, nommés uniquement sur des bases clientélistes. Cette politique ethno-tribale constitue une insulte à la méritocratie et compromet gravement l’unité nationale. Sur la scène internationale, le Congo est devenu un paria. L’image du pays est ternie par des scandales de corruption à répétition et par la présence de personnalités jugées infréquentables, notamment Christel Sassou Nguesso, dont la réputation sulfureuse fait fuir les investisseurs et porte un coup fatal à l’attractivité du pays. Pendant ce temps, la dette publique explose sans que les Congolais n’en perçoivent le moindre bénéfice, les infrastructures restent délabrées, et l’accès aux services de base (eau, électricité, santé, éducation) demeure un luxe inaccessible pour la majorité. Le système judiciaire est corrompu et inopérant, incapable de faire respecter l’état de droit. Les forces de défense et de sécurité sont sous-équipées et mal formées, laissant place à l’insécurité et à l’impunité. Les enseignants sont sous-payés, les écoles et les universités en ruine, les hôpitaux dans un état déplorable, les routes impraticables, et le pays, pourtant producteur de pétrole, est régulièrement confronté à des pénuries de carburant. Monsieur Collinet Mackosso, la gouvernance que vous incarnez a échoué sur tous les plans. Face à cette situation désastreuse, la diaspora congolaise ainsi que de nombreux citoyens vous demandent purement et simplement de tirer les conséquences de votre incompétence et de présenter votre démission. Le Congo mérite mieux que d’être dirigé par un gouvernement qui a trahi la confiance du peuple et hypothéqué son avenir. L’histoire jugera les actes de ceux qui ont participé à la destruction de notre pays. Mais avant cela, le peuple congolais, lassé des promesses non tenues et des scandales à répétition, finira par exiger des comptes. Recevez, Monsieur Collinet Mackosso l’expression de mon profond attachement à la justice, à la démocratie et au redressement du Congo. Patrick Rosemberg Citoyen engagé pour l’avenir du Congo

Des jours difficiles pour le Congo ?

Des jours difficiles pour le Congo ?

TRIBUNE. Décidément, l’impréparation et le désordre sont les marques de fabrique du pouvoir de Brazzaville. Il est effarant de constater que la convocation du secrétariat général du Parti congolais du travail adressée au gouvernement Makosso pour s’expliquer sur les sujets d’actualité, n’a pas été préalablement mûrie à moins de vouloir humilier le premier ministre Anatole Collinet Makosso où de prouver que le Congo est une  » democrature « . Le PCT est pris dans son propre piège ; il suffit de s’en tenir aux injonctions faites ( correspondance du 31 mai 2024) assénées au premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) . Maladroitement, ACM à répondu aux injonctions ( lettre 0038/PM-CAB du 3/06/2024 signé par le ministre, directeur de Cabinet, Serge Blaise ZONIABA). Tout ceci taraude les esprits de plus d’un congolais. Un premier ministre et collabos responsables ne peuvent pas courber l’échine au dictat d’un parti fut-il, parti au pouvoir à moins de repartir dans l’ère monopartisme ou le parti dirigeait l’Etat.On en vient à croire que ACM n’est qu’un pantin. Comment peut-il répondre aux injonctions d’un parti politique alors qu’il sensé être au dessus de tous les partis ? Normalement c’est les Partis politique de venir auprès de lui comme cela se passe partout ailleurs au monde. Que font donc les conseillers de la primature ? Ces soit-disant cadres, habilités apporter une certaine expertise à la gestion des affaires publiques, n’ont pour nom que d’apparat. Sinon ce genre d’erreurs graves ne devraient pas se produire. Face à ce désordre , plusieurs congolais s’interrogent à juste titre sur le rôle et la fonction des gouvernants sinon celle qui consiste à piller le pays par diverses techniques. Certains citoyens interrogés sur cette cacophonie, disent qu’ils ne peuvent plus croire à l’argumentaire de ACM et Cie sur les accords entre le Congo et le Rwanda et bien d’autres sujets. Dans la foulée, ils demandent l’annulation pure et simple desdits accords, la démission des incompétents gouvernants qui jouent avec le feu. Ils refusent le référendum a venir que veulent organiser les gouvernants tricheurs et incompétents. Car, un tricheur n’accouchera que la tricherie, poursuivent plusieurs d’entre eux. Parlant de démission, il sied de dire haut et fort, même si la promesse aurait été faite à ACM d’occuper le poste de vice président de la République ou conserver celui du premier ministre, mais la dignité et l’honneur voudraient qu’il parte du gouvernement que de se faire continuellement humilier par des « machins ». Si les têtes ne tombent pas, alors, ce désordre est bien orchestré par Denis Sassou Nguesso, champion des intrigues et des coups d’États.Au peuple de prendre… Ghys Fortune BEMBA DOMBE