Congo/Energie : Le gouvernement va révoquer les contrats d’affermage avec Selenec face à la crise

Congo/Energie : Le gouvernement va révoquer les contrats d’affermage avec Selenec face à la crise

Le gouvernement va retirer les contrats d’affermage avec la Société nationale d’électricité du Sénégal, si cela ne trouve pas l’assentiment de la population, a déclaré, le 21 février à Brazzaville, le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso. Lors de la séance de questions orales au gouvernement, devant les sénateurs, il a expliqué que cette décision s’inscrit dans un processus visant à résoudre définitivement la crise énergétique qui frappe le pays. « Nous avons pris la décision courageuse de régler cette question de la crise énergétique », a-t-il affirmé, en référence au refus des agents de la société Energie électrique du Congo (E2C).par rapport aux contrats d’affermage avec Selenec. Le Premier ministre a précisé que ces mesures avaient été prises en raison des difficultés financières rencontrées par l’État pour entretenir des infrastructures vieillissantes, notamment les barrages hydroélectriques. « Les révisions des turbines et des barrages n’ont pas été effectuées depuis plusieurs années, faute de ressources financières », a-t-il déploré. Il a ajouté que la libéralisation des centrales de production, des systèmes de transport d’électricité, ainsi que de la distribution et de la commercialisation de l’électricité, vise à améliorer la gestion du secteur. M. Makosso a également rassuré que, malgré ce processus de mise en concession et de gestion des contrats d’affermage, la société E2C, propriétaire des installations, conservera son rôle d’actionnaire et de contrôle. Le chef du gouvernement a souligné que l’État continuera à jouer un rôle de régulation dans ce secteur stratégique à travers E2C. Il a rassuré que les conditions de travail des employés ainsi que les tarifs sociaux seraient maintenus, réaffirmant l’engagement du gouvernement à réguler le secteur de l’électricité via l’Agence de régulation, compétente pour gérer les conflits entre les différents acteurs. Cette régulation vise à équilibrer les intérêts des producteurs, des distributeurs et des consommateurs, bien que des abus persistent, souvent ignorés par les usagers en raison d’un manque de culture juridique et de compréhension des mécanismes de recours, a-t-il dit. Par ailleurs, il a signifié que le gouvernement va  poursuivre les discussions avec les partenaires et de fournir des informations supplémentaires pour garantir une gestion transparente du secteur tout en protégeant les intérêts de l’État et des citoyens. Intervenant à cette occasion, le président du Sénat, M. Pierre Ngolo, a insisté sur l’importance du dialogue avec les différents partenaires pour trouver des solutions aux problèmes du pays. Aussi, il a encouragé le gouvernement à poursuivre les discussions avec les partenaires. « Nous vous poussons à l’action. Il faut que nous dialoguions et bien avec les différents partenaires », a-t-il dit. ACI/Berninie Dédé Massamba.

Congo-Gouvernance : un temps de haute mafia électrique annonciateur d’un soir crépusculaire à la Primature et…?

Congo-Gouvernance : un temps de haute mafia électrique annonciateur d’un soir crépusculaire à la Primature et…?

PARLONS-EN. L’inconvénient majeur des pierres intaillables est qu’elles finissent par se briser en morceaux sous la puissance des coups d’un maillet. Ainsi en va-t-il du secteur de l’électricité et d’Anatole Collinet Makosso qui s’enfoncent tous deux dans leurs jours les plus sombres. Anatomie d’une faillite totale et systémique, De Profundis. Lorsque Anatole Collinet Makosso (ACM) accède à la primature le 14 mai 2021, un murmure de surprise et de circonspection s’empare du Congo avant de laisser place à un timide vent de liesse. De Pointe Noire à Brazzaville, les universitaires, les chrétiens et les jeunes notamment de son quartier à Moukondo vont vite déchanter. Pas d’éclairage de cette avenue de Ngamaba pourtant stratégique, pas de curage de caniveaux, pas de réfection des nids de poules… rien ne laisse transparaitre qu’il dispose désormais plus de six cents millions mensuels de frais de souveraineté à sa volonté. Pire, il va s’enfuir de ce quartier et s’établir dans la somptueuse résidence d’Alexis Vincent Gomez au plateau centre-ville, impayée jusqu’à ce jour. ACM est trahi par ses passions dévorantes incontrôlées emprisonné autrefois mais que l’argent et le pouvoir viennent de déverrouiller. Son retournement d’alliance en faveur de Jean-Jacques Bouya en 2022 aura scellé son statut de futur de vassal dans la conquête du pouvoir au prix de la trahison de son propre père spirituel Sassou-Nguesso qui lui a pourtant confié après moults tergiversations la supervision de la délégation générale des grands travaux. Tout comme le défénestrage successif des deux derniers ministres des finances, la validation récente d’un recrutement ubuesque de pseudos-enseignants à l’UMNG ou encore le démantèlement d’un actif stratégique comme E2C dans l’électricité confirment le dicton qui dit : les eaux douces sont les plus dangereuses ! Pour aider nos lecteurs à comprendre, récapitulons depuis le début : 1) Le projet fou d’éclater la Société Nationale d’électricité (SNE) a été enclenché par le duo d’enfer Jean Jacques Bouya (JJB) et Gilbert Ondongo (GO) le 14 juillet 2018. L’idée de ces deux compères était de se constituer un trésor de guerre financier en vue de la bataille pour l’accession à la magistrature suprême du premier contre le fils Denis Christel Sassou, JDO, le très discret Richard Mondjo qui avait trahi son bienfaiteur Marcel Tsourou. Il en sera de même pour la Société Nationale de Distribution d’Eau (SNDE). L’idée de diviser les 2 sociétés nouvellement créée E2C et LCDE en 3 morceaux chacune est cachée mais activée en manipulant le benêt professeur de lycée en philosophie Honoré Sayi nommé Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique et qui signe candidement ce salmigondis de partenariat-public-privé via des statuts hors-la-loi ; 2) En éclatant le patrimoine de E2C entre une société de production, une société de transport d’énergie et une de distribution, il a été écrit que les deux premières resteraient à la charge de l’État tandis que la dernière serait privatisée. En clair, les investissements colossaux de l’État en barrages, lignes THT et autres seraient payés et réparés par le budget de l’État, tandis que la société de distribution rémunérait exclusivement et tranquillement les nouveaux propriétaires privés ; Un tel schéma condamne l’ensemble du pays à l’arrêt car qui paiera les réparations et les investissements si l’argent s’en va dans des mains privées hors du Congo ? 3) Une myriade de sociétés écrans sont ainsi créés et détenues en réalité par JJB et GO pour financer le projet avec les fonds de l’état volés et placés à l’extérieur du Congo (Chine, Macau particulièrement) et des hommes liges du Sénégal (via Macky Sall) et du Congo (Paul Obambi). Mais tout s’écroule car Emile Ouosso est nommé à la place de Honoré Sayi en 2021. 4) Émile Ouosso, en prenant le ministère de l’énergie et de l’hydraulique fait le réel diagnostic dès la première année. Certainement sous pression, il choisit ne pas dénoncer des contrats de PPP léonins dont celui du dépècement d’E2C par les duo JJB-GO, Obambi-Itoua et Cie via leurs sociétés chinoises et celles de droit congolais (ENERGAZ) et autres qui ne veulent s’occuper que de la vente de l’électricité alors qu’ils n’ont jamais rien investi. La faute est que les administrations, les agents sous tutelle et lui-même Ouosso ne communiquent pas clairement ou à défaut le font maladroitement. La preuve, les justifications sur les délestages intempestifs sont des successions d’âneries : niveau d’eau trop faible sur la Léfini ; Vétusté du réseau ; Pluies torrentielles ; Révision des turbines ; Chute des pylônes, etc., alors que ce sont des aléas normaux de gestion ! Et tout récemment, devant le parlement, Emile Ouosso a déclaré que l’État avait reçu un financement de 100 millions de dollars de la Banque mondiale pour remédier à la situation énergétique désastreuse. Alors que les liquidités n’étaient pas encore disponibles et que JJB et GO s’apprêtaient à rapatrier les fonds pour racheter le bien des Congolais durement acquis ! Les non-dits sur E2C-SNEL-SENELEC E2C génère un énorme cash, de l’ordre de 6 à 9 milliards par mois. Mais cette société est gérée d’une manière archaïque et mafieuse par des vautours qui se partagent la moitié des recettes et prennent les congolais pour des imbéciles. En dehors des bras cassés qu’elle compte, il y a des problèmes d’infrastructures qui ont été mal bâties malgré les milliards de FCFA que le trésor public a sorti et la dette contractée auprès des Chinois pour réaliser bon nombre des travaux. L’accord avec la société sénégalaise (SENELEC) attributaire du contrat concessionnel de distribution avait été réglé par les présidents Macky Sall et Sassou. Le fait que Habib Sy, a été porté à la tête du conseil d’administration de cette société, en remplacement de Serigne Mbaye Dia, protégé de Macky Sall a créé des problèmes de ressources sérieuses. Ne disposant pas de cash, SENELEC se tourne vers  » la blancherie BSCA Congo  » pour obtenir 40 milliards de FCFA pour racheter notre propre société E2C ! Incroyable mais tristement vrai ! Une société sérieuse ne peut pas venir chez vous prendre le Beurre, l’argent du Beurre et

Patrick Rosemberg : la corruption érigée en mode de gouvernance au Congo

Patrick Rosemberg : la corruption érigée en mode de gouvernance au Congo

HAUT ET FORT. Sous la direction de Monsieur Anatole Collinet Makosso, « les détournements de fonds publics atteignent des proportions inégalées, privant le peuple congolais de son droit à une vie décente, tandis que des marchés publics sont bradés à des entreprises étrangères sans réelle contrepartie pour le développement du pays », déplore Patrick Rosemberg, citoyen engagé pour l’avenir du Congo, dans une lettre adressée au Premier ministre de la République du Congo: Lettre ouverte à Monsieur Anatole Collinet Makosso, Premier ministre de la République du Congo Objet : Dénonciation de la corruption, du népotisme et de la mauvaise gouvernance Monsieur Collinet Mackosso, C’est avec une grande indignation et un profond sentiment de révolte que moi, citoyen congolais de la diaspora, je vous adresse cette lettre ouverte pour dénoncer la gestion chaotique et scandaleuse de notre pays sous votre gouvernement. Depuis votre nomination à la Primature, le Congo-Brazzaville ne cesse de s’enfoncer dans un abîme sans fond, marqué par la corruption érigée en mode de gouvernance, le népotisme, le tribalisme et l’accaparement des ressources publiques par une minorité au détriment du bien commun. Sous votre direction, les détournements de fonds publics atteignent des proportions inégalées, privant le peuple congolais de son droit à une vie décente, tandis que des marchés publics sont bradés à des entreprises étrangères sans réelle contrepartie pour le développement du pays. Le pillage systématique des ressources naturelles – or, diamants, essences forestières – par une oligarchie prédatrice met en péril l’avenir du pays. Les terres arables sont vendues à des intérêts étrangers, notamment rwandais, sans la moindre considération pour la souveraineté nationale ni pour le bien-être des populations locales. Pire encore, des contrats irresponsables avec le Rwanda suscitent des inquiétudes légitimes quant à la souveraineté économique et politique du Congo. Vous avez fait des promesses mirobolantes, notamment celle de l’émergence du Congo en 2025, puis celle de faire de 2024 une « année de la jeunesse » avec la création de 100 000 emplois. À ce jour, ces engagements demeurent des illusions, des slogans sans lendemain, alors que la jeunesse congolaise croupit dans le chômage et le désespoir. Pendant ce temps, l’argent des générations futures est détourné sans scrupule par une élite qui s’enrichit sur le dos du peuple. Votre gouvernement est gangrené par le tribalisme, avec une surreprésentation de ministres issus d’un même groupe ethnique, l’ethnie mbochi souvent incompétents, nommés uniquement sur des bases clientélistes. Cette politique ethno-tribale constitue une insulte à la méritocratie et compromet gravement l’unité nationale. Sur la scène internationale, le Congo est devenu un paria. L’image du pays est ternie par des scandales de corruption à répétition et par la présence de personnalités jugées infréquentables, notamment Christel Sassou Nguesso, dont la réputation sulfureuse fait fuir les investisseurs et porte un coup fatal à l’attractivité du pays. Pendant ce temps, la dette publique explose sans que les Congolais n’en perçoivent le moindre bénéfice, les infrastructures restent délabrées, et l’accès aux services de base (eau, électricité, santé, éducation) demeure un luxe inaccessible pour la majorité. Le système judiciaire est corrompu et inopérant, incapable de faire respecter l’état de droit. Les forces de défense et de sécurité sont sous-équipées et mal formées, laissant place à l’insécurité et à l’impunité. Les enseignants sont sous-payés, les écoles et les universités en ruine, les hôpitaux dans un état déplorable, les routes impraticables, et le pays, pourtant producteur de pétrole, est régulièrement confronté à des pénuries de carburant. Monsieur Collinet Mackosso, la gouvernance que vous incarnez a échoué sur tous les plans. Face à cette situation désastreuse, la diaspora congolaise ainsi que de nombreux citoyens vous demandent purement et simplement de tirer les conséquences de votre incompétence et de présenter votre démission. Le Congo mérite mieux que d’être dirigé par un gouvernement qui a trahi la confiance du peuple et hypothéqué son avenir. L’histoire jugera les actes de ceux qui ont participé à la destruction de notre pays. Mais avant cela, le peuple congolais, lassé des promesses non tenues et des scandales à répétition, finira par exiger des comptes. Recevez, Monsieur Collinet Mackosso l’expression de mon profond attachement à la justice, à la démocratie et au redressement du Congo. Patrick Rosemberg Citoyen engagé pour l’avenir du Congo

Des jours difficiles pour le Congo ?

Des jours difficiles pour le Congo ?

TRIBUNE. Décidément, l’impréparation et le désordre sont les marques de fabrique du pouvoir de Brazzaville. Il est effarant de constater que la convocation du secrétariat général du Parti congolais du travail adressée au gouvernement Makosso pour s’expliquer sur les sujets d’actualité, n’a pas été préalablement mûrie à moins de vouloir humilier le premier ministre Anatole Collinet Makosso où de prouver que le Congo est une  » democrature « . Le PCT est pris dans son propre piège ; il suffit de s’en tenir aux injonctions faites ( correspondance du 31 mai 2024) assénées au premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) . Maladroitement, ACM à répondu aux injonctions ( lettre 0038/PM-CAB du 3/06/2024 signé par le ministre, directeur de Cabinet, Serge Blaise ZONIABA). Tout ceci taraude les esprits de plus d’un congolais. Un premier ministre et collabos responsables ne peuvent pas courber l’échine au dictat d’un parti fut-il, parti au pouvoir à moins de repartir dans l’ère monopartisme ou le parti dirigeait l’Etat.On en vient à croire que ACM n’est qu’un pantin. Comment peut-il répondre aux injonctions d’un parti politique alors qu’il sensé être au dessus de tous les partis ? Normalement c’est les Partis politique de venir auprès de lui comme cela se passe partout ailleurs au monde. Que font donc les conseillers de la primature ? Ces soit-disant cadres, habilités apporter une certaine expertise à la gestion des affaires publiques, n’ont pour nom que d’apparat. Sinon ce genre d’erreurs graves ne devraient pas se produire. Face à ce désordre , plusieurs congolais s’interrogent à juste titre sur le rôle et la fonction des gouvernants sinon celle qui consiste à piller le pays par diverses techniques. Certains citoyens interrogés sur cette cacophonie, disent qu’ils ne peuvent plus croire à l’argumentaire de ACM et Cie sur les accords entre le Congo et le Rwanda et bien d’autres sujets. Dans la foulée, ils demandent l’annulation pure et simple desdits accords, la démission des incompétents gouvernants qui jouent avec le feu. Ils refusent le référendum a venir que veulent organiser les gouvernants tricheurs et incompétents. Car, un tricheur n’accouchera que la tricherie, poursuivent plusieurs d’entre eux. Parlant de démission, il sied de dire haut et fort, même si la promesse aurait été faite à ACM d’occuper le poste de vice président de la République ou conserver celui du premier ministre, mais la dignité et l’honneur voudraient qu’il parte du gouvernement que de se faire continuellement humilier par des « machins ». Si les têtes ne tombent pas, alors, ce désordre est bien orchestré par Denis Sassou Nguesso, champion des intrigues et des coups d’États.Au peuple de prendre… Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Ma réaction après la rencontre entre Anatole Collinet Makosso et les Évêques du Congo!

Ma réaction après la rencontre entre Anatole Collinet Makosso et les Évêques du Congo!

TRIBUNE. Il faut réagir à ce genre d’actes par des arguments et des faits bien bâtis. Cette démarche a surpris plusieurs congolais, d’autant que le Premier ministre aurait depuis fort longtemps été interpellé au Parlement. Quoiqu’il en soit, Collinet Makosso doit venir expliquer aux Congolais : 1-le contenu réel de la rencontre du 27 juillet 2021 entre son ministre des affaires foncières et l’ambassadeur du Rwanda au Congo, qui selon ses déclarations reprises par plusieurs médias, était venu chercher les titres fonciers des terres que le gouvernement congolais avaient offertes à l’Etat rwandais dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Le ministre aurait réagi en déclarant que ce dossier sera présenté au Conseil des ministres. Ce qui veut dire, si l’institution gouvernement fonctionne bien que le Premier ministre et le Président de la République étaient et sont bien informés de la situation.Par ailleurs, Pierre Mabiala avait ajouté selon les médias que le Congo voulait travailler avec le Rwanda dans le cadre de l’agriculture et l’élevage. 2-les Congolais attendent que Collinet Makosso s’explique sur les déclarations faites sur une chaîne de Télévision rwandaise, selon lesquelles du 4 au 8 mars 2024, des membres du secteur privé rwandais ont visité le Congo pour visiter les terres que le Congo a offertes au Rwanda, plus grandes que la ville de Kigali. Ils ont découvert les deux terrains qui appartiennent désormais au Rwanda, avec une superficie combinée de 980km2. Des deux gouvernements ( Congolais et Rwandais), il y’en a un qui ment. Lequel? Collinet Makosso n’a qu’à le dire franchement. Mais ma ferme conviction est que le gouvernement congolais tergiverse sur la question tant il est coincé. 3-pourquoi Collinet Makosso n’a pas parlé aux Évêques du manque du courage et de volonté politique de son équipe pour lutter contre la corruption et du choix délibérément fait de protéger les responsables des scandaleux crimes économiques et financiers ( 14.000 milliards des excédents budgétaires, malversations financières au Fonds de soutien à l’agriculture, les révélations, révélations des Panama Papers selon lesquelles 6 congolais détiendraient près de 5.500 milliards de FCFA dans les paradis fiscaux, le dossier Figa, 160 milliards de FCFA auraient été détournés entre 2020 et 2022 selon l’ONG Tournons la page dans le secteur de la Santé, des fonds auraient été débloqués pour une route imaginaire de 137 kilomètres et autres). Tellement, ces dossiers sont nombreux. Le faisant, les gouvernants actuels ont plongé les congolais dans la souffrance. 4-l’occasion était à mon sens belle d’informer l’église catholique sur les faits suivants:a) le Parti congolais du travail n’est pas en conformité avec la loi depuis de nombreuses années;b)le Président de la République est en situation délicate et manifeste d’incompatibilité constitutionnelle. Si cela avait été fait, on aurait considéré cela pour de la transparence. Incapable de le faire, le gouvernement Collinet Makosso a perdu toute crédibilité. Je crois que lui-même s’en est rendu compte parce que les Congolais ont constaté que le Porte-parole du gouvernement est devenu inexistant. Ce qui semble traduire l’illustration d’un malaise. 5-les Congolais ont dit Non aux Accords entre le Rwanda et le Congo et Non à la vente ou à la cession de leurs terres aux rwandais. Ils demandent leur annulation totale pure et simple. Ils considèrent cela pour leur droit.Le gouvernement de Collinet Makosso doit le comprendre et éviter d’aller dans la confusion. Cela est de mon point de vue très clair. Par Clément MIERASSA

Congo : entourloupes gouvernementales

Congo : entourloupes gouvernementales

TRIBUNE. On croyait qu’après la polémique récurrente depuis 2023 autour de l’organisation des séminaires, des fêtes, la rumeur du projet de révision de la constitution du 25 octobre 2015 précédée du décret d’émiettement des collectivités locales, le premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) et son mentor rectifieraient le tir avec la crise généralisée que traverse le Congo. Grosse erreur, le peuple est encore dupé, chasser le naturel, il revient au galop ! Un fin observateur de la politique congolaise interrogé sur la gouvernance actuelle du Congo déclare, « ACM confond beaucoup de choses, dont les époques où il négociait des – mindélés – pour valider la mascarade électorale de M. Sassou et faire l’image de ce dernier ». La toute dernière gesticulation esbroufienne, c’est la tenue d’un séminaire franco-congolais-chinois organisé du 9 au 10 mai à Brazzaville avec la complicité des tiers alors que le Congo est pratiquement en cessation de paiement et les populations en profonde détresse. Qu’est-ce que cette énième distinction de pacificateur apporte-t-elle à M. Sassou à défaut de – l’enfumer – ou de piller le trésor public puisque la politique extérieure française se conjugue avec de nouveaux paradigmes ? Étant donné que ACM et sa bande ignorent la définition de la paix, nous les renvoyons au livre « Pour l’Afrique » de Denis Sassou Nguesso où ce dernier déclare : «… La paix, que les peuples du monde entier appellent de leurs vœux, ne saurait se limiter à l’absence de guerre, ni au seul dialogue entre les grands. En effet, la paix signifie aussi la possibilité et la capacité pour nos sociétés et nos économies d’assurer pour chaque être humain la satisfaction sans cesse accrue de ses besoins fondamentaux ». L’autre absurdité que le commun des mortels ne comprend pas, c’est le fait de créer des nouveaux départements pour faire une surenchère dont la décentralisation n’a pas besoin, si ce n’est pour des buts inavoués. Les collectivités, les séminaires et les fêtes, gouffre à milliards de fcfa, laissent pantois les Congolais qui se demandent quelle mouche a encore piqué le pouvoir pour se permettre tant de faste. 9 sur 10 répondants interrogés dans ce pays déclarent qu’ils n’ont jamais autant souffert. Pas d’électricité, pas d’eau, des infrastructures routières désuètes sinon quasi inexistantes, des hôpitaux non équipés, les centres hospitaliers devenus des mouroirs avec des plateaux techniques désagrégés, et les retraités laissés pour compte avec plusieurs mois d’impayés (la pension du mois d’avril est toujours attendue), les étudiants aux abois, pour ne citer que cela. En 2021, ACM avait pris l’engagement de payer désormais les pensions régulièrement, mais finalement c’est de la poudre de perlimpinpin qu’il avait aspergée sur le visage des retraités. Quelle reconnaissance et quelle considération les pouvoirs publics doivent-ils à ceux qui ont construit la République ! On a l’impression que l’État se paye la tête des retraités pour jouir impunément des sommes qui auraient pu leur être versées. La folie du gâchis et de la gabegie a gagné tout l’appareil d’État qui se met à vouloir augmenter le nombre de parlementaires et d’autres pour saigner davantage le Trésor public quand on sait que les budgets de transferts posent problèmes. La preuve, les parlementaires, le personnel de l’université, du Centre Hospitalier Universitaire, du laboratoire national, des collectivités locales peinent à percevoir leurs émoluments et le solde de plusieurs mois d’arriérés de salaires. Qu’est-ce qui fait courir ACM et Cie ? Selon les chiffres publiés et l’exposé fait par la ministre Ingrid Ebouka Babakas et son équipe au mois de mars 2024 en commission à l’assemblée nationale, le PND est droit dans le mur. En effet, sur 396 projets programmés dans le PND, seuls 30 sont en cours et Dieu seul sait s’ils connaîtront un aboutissement heureux. Les autres projets glissés dans le sac du Partenariat public privé PPP ne décollent pas à cause du mauvais climat des affaires suscité par l’insécurité et de la boulimie des dignitaires qui réclameraient 30% de rétrocommissions prélude le démarrage des activités. De plus, les taxes superflues plombent le commerce local exercé par le citoyen lambda. Les séminaires, les formations, les échanges, les réorganisations des collectivités locales ne sont pas mauvais en soi s’ils participent à l’émergence du pays, à l’avenir harmonieux et au bien-être des peuples comme nous le voyons dans d’autres pays africains moins riches que le Congo, où les responsables au haut niveau se préoccupent véritablement de leurs populations en les dotant des moyens techniques pour les encourager aux activités agropastorales. Nous ne citerons pour exemple que le Burkina Faso, le Niger, la Côte d’Ivoire (qui a fait une démonstration de vive voix à Sassou) des performances réalisées par ce pays que M. Sassou avait cadeauté 70 milliards de fcfa du contribuable, le Mali, le Sénégal, la Mauritanie, le Gabon, le Bénin où poussent plusieurs unités de productions avec l’accent mis sur le patriotisme. Mais, au Congo, les dirigeants par manque de vision et de patriotisme bradent des terres entières pour ne pas dire des territoires eu égard à la superficie totale donnée aux Rwandais. Le pays va à vau-l’eau, sa souveraineté est foulée aux pieds. L’État se délite, le Congo ne devient que l’ombre de lui-même. Des pans entiers d’activités réservées au pouvoir régalien sont assurés par des corps étrangers : la confection des uniformes de l’armée, la fabrication des pains des militaires, l’accaparement par des exploitants douteux de la société nationale d’eau qui alimente tous les ménages privatisée… Plus de 90 % des personnes interrogées arrivent à la conclusion selon laquelle, les décideurs de l’État sont des incompétents et sont des congolais « piratés », cupides jusqu’à la moelle épinière. Il faut mettre dans le compte la personne véreuse qui a conseillé à ACM d’organiser un séminaire dont le but est simplement de se faire des poches et celles qui ont abandonné leur job pour aller au mariage à Oyo où se gaspille l’argent du trésor public. Départements émiettés ou pas, de nombreux congolais que nous avons contactés sont déterminés à récupérer leurs

L’émergence du Congo reportée à 2031

L’émergence du Congo reportée à 2031

LIBRES PROPOS. C’est vous Monsieur le Premier Ministre, pompier de service de la pénible marche vers un hypothétique développement, qui aviez eu l’honneur de l’annoncer aux congolais, comme d’ailleurs toutes les folles annonces qui effritent un peu plus, jour après jour, les bribes de rêves égarés dans le subconscient des congolais. Vous faites de bonne foi votre travail et l’on vous fait payer, assurément et durement, chaque centime gagné. Vous dites donc, l’objectif « Congo, pays émergent en 2025 » ne sera pas tenu ! Soyons sérieux deux minutes, 2025 pari non tenu, qui s’ajoute à la longue liste de paris non réalisés depuis plus de 40 ans, cela s’appelle un cuisant échec. Une vieille tradition n’est-ce pas ? Piller sans vergogne, voilà la jouissive performance que ce pouvoir a substitué à l’art de gouverner. L’histoire se souviendra de cette époque comme des annus horribilus autrement dit, des années horribles. Monsieur le Premier Ministre, d’autres que vous se sont employés à cet office et sont heureux d’avoir passé la patate chaude à d’autres infortunés. Aujourd’hui, c’est tout simplement votre tour. Nous ne nous inquiétons pas pour vous car nous savons cet art d’avaler les couleurs prompt aux contreparties, l’argent qui rétribue l’obligeance de servir en est une. Pourtant, vous n’êtes pas de la génération à l’origine de la malédiction qui aura longuement retardé ce pays. Si demain vous vous insurger contre un ordre inapproprié, nous acterons le raffermissement de votre caractère. Aussi, il ne faut surtout pas douter de l’intelligence des congolais. Ils ont bien compris que derrière ce funeste slogan « Congo émergent en 2031 », se cache en réalité l’idée de voir M. Sassou Nguesso rempiler en 2026, pour un mandat de trop qui prendra fin, justement en 2031. Au juste, qu’apportez-vous de différent par rapport à vos prédécesseurs, si vous aussi n’êtes pas capable de faire le bilan de ce qui apparaissait aux yeux de tous comme le projet phare de M. Sassou Nguesso, totem que tous les Sassouistes devaient tatouer sur leur front comme le principal héritage de leur chef ? Croyez-vous qu’il y’ait encore dans ce pays des citoyens qui vous font confiance ? Face à cette incapacité chronique à gouverner, aux échecs en série, à une absence de volonté politique forte et à une montée exponentielle d’idées loufoques et baroques complètement anticonstructives, boutiquées par des propagandistes ronronnants de votre majorité, les gouvernements successifs ne seront que des machines à fabriquer du chômage, de la misère et de la pauvreté. Triste de voir mon Congo Éternel se pervertir à ce point ! Que Dieu délivre le Congo-Brazzaville. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen

Congo-Santé : Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso pour le moral des malades

Congo-Santé : Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso pour le moral des malades

Le Premier ministre et Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a rendu visite, le 24 juillet 2023 aux malades dans la ville de Dolisie (Département du Niari), en y faisant le tour des hôpitaux. Cette ronde a consisté à s’enquérir de la situation sanitaire et épidémiologique des malades admis dans ces centres. Cette visite du Premier ministre a consisté à évaluer la situation dans les différentes structures hospitalières ayant reçu des malades. Il a entamé cette ronde par l’hôpital régional des armées où sept malades sur les 148 reçus au départ y étaient encore. Il s’est ensuite rendu à l’hôpital général où 61 malades sont internés, 24 ayant subi des opérations chirurgicales sur 253, dont 166 sont guéris et 9 ont été évacués à Brazzaville. A l’hôpital de référence, 86 patients y étaient encore sur 142. Le Premier ministre a fait un don de kits médicaux, de vivres et de non vivres aux malades pour les réconforter. Il a réuni le comité de crise du département du Niari dans la salle de conférences de la préfecture où il a pris bonne note de toutes les doléances qui sont les urgences de santé publique auxquelles le gouvernement doit impérativement faire face. Il a félicité les agents de ces structures de santé pour leur disponibilité, leur professionnalisme et leur efficacité, avant tout le monde à la vigilance, à la mobilisation de la communauté à travers la sensibilisation et l’éducation. Cette visite du Premier ministre fait à la parution dans cette ville et dans d’autres, des cas de Choléra, de Shigellose et de fièvre jaune Florent Sogni Zaou