Retraite : «La réflexion sur la retraite est un devoir public», selon Clément Mouamba

Le Premier ministre du Congo, Clément Mouamba, a déclaré le 14 décembre 2018 à Brazzaville, à l’occasion du forum national sur la retraite, que la réflexion sur la retraite est un devoir public et une responsabilité nationale cruciale méritant toute l’attention du gouvernement.

«Il nous faut, en effet, par tous les moyens, sauver et sauvegarder la retraite congolaise. Il nous faut, par tous les moyens, préserver le système qui en est le garant : un système dit de répartition, qui convient à notre pays grâce au niveau élevé de solidarité qu’il comporte (…) Honorer les engagements vis-à-vis des retraités, c’est la responsabilité des employeurs, de tous les employeurs dont l’Etat. Cette responsabilité, le gouvernement entend l’assumer sans atermoiement pour restaurer la confiance des Congolais dans leur système de retraite », a-t-il martelé.

Pour lui, la retraite est l’un des moyens les plus performants de lutte contre la pauvreté et la précarité et que ce forum devrait permettre de consolider le pacte de confiance par le dialogue dans une logique de co-construction.

Le Premier ministre Clément Mouamba a dénombré quelques conséquences néfastes de la crise économique et financière; les faiblesses avérées de la gouvernance du système de retraite au Congo ainsi que les hypothèques qui pèsent de manière générale et récurrente sur les régimes de retraite en zone Cipres dont le Congo est membre tout e, rappelant que la retraite était un droit précieux à polir à travers des innovations sociales, audacieuses et responsables.

Prenant la parole en tant que ministre en charge de la fonction publique, le vice-Premier ministre Firmin Ayessa a dit que ce forum permettra d’ouvrir des pistes nouvelles susceptibles de garantir un meilleur avenir au système de retraite congolais, prenant en compte la situation au niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF) est faible et fragile.

Pour lui, la situation globale de la retraite mérite qu’on s’y penche en toute responsabilité, avec méthode, en y allant palier par palier.

«Les échanges que nous aurons au cours de ces assises nous permettront d’aller dans le détail de la situation de nos caisses : la CNSS avec 51 981 pensionnés, ayants droit, rentiers et allocataires ; la CRF avec ses 31 860 pensionnés, soit un ratio moyen d’un peu plus de deux actifs pour un retraité », a-t-il indiqué avant de rappeler la nécessité de redonner espoir au travailleur retraité d’aujourd’hui et de faire asseoir une assurance crédible aux futurs retraités.

Cette réunion vise en réalité à définir les moyens de renforcement des sources de financement de la branche des pensions ; approfondir la réflexion sur la problématique de la retraite complémentaire ; identifier les différentes initiatives allant dans le sens de l’extension de la retraite à la population active non couverte.

Sur le terrain cependant, les retraités broient du noir. Ils accusent plusieurs mois de retard de pensions pour les anciens et pas de pensions pour les entrants. Les dossiers circulent à pas de caméléon et tout le calvaire commence par la perception des six mois autrement appelés Indemnités de Fin de Carrière au Trésor public.

Florent Sogni Zaou

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