Ousmane Sonko tient tête, le gouvernement recule : Les gros bras découvrent le dialogue !

SENEGAL. Jamais le Sénégal n’aura vu, dans le camp du pouvoir, un homme politique afficher un tel courage et une telle détermination qu’Ousmane Sonko. À l’ouverture de la plénière sur la LFR 2026, ce mardi 27 octobre, le président de l’Assemblée nationale a sifflé la fin de la récréation : « Aucune menace ne va prospérer. Cette Loi de Finances Rectificative, nous la voterons ou la rejetterons sans aucune pression. »

Le message est limpide : l’Assemblée n’est ni une succursale de la Primature ni une chambre d’enregistrement où les députés lèvent la main sur commande. Al Aminou Lo peut bomber le torse, multiplier les invectives et sortir l’artillerie verbale : Ousmane Sonko rappelle que le Parlement n’est pas une caserne et que les députés ne sont pas des troufions politiques.

Mais le meilleur arrive ensuite : après les menaces, les muscles et les fanfaronnades, voilà que le gouvernement réclame un report de la plénière pour… dialoguer avec les députés ! Quelle métamorphose ! Les donneurs d’ultimatums découvrent soudain les vertus de la concertation. Les gros bras rangent les gants, les grandes gueules cherchent des chaises et les pyromanes réclament une table ronde.

Pour vous dire, quand l’intimidation se fracasse contre une résistance ferme, le dialogue devient miraculeusement une vertu gouvernementale. Hier, on voulait imposer ; aujourd’hui, on sollicite. Hier, on menaçait ; aujourd’hui, on négocie. Le courage de Sonko aurait-il rappelé à l’Exécutif qu’entre gouverner et commander, il existe une différence que même les plus ivres de pouvoir finissent par découvrir ?

Sur la LFR 2026, une évidence s’impose : les députés voteront ou rejetteront le texte selon leur souveraineté, pas au sifflet. Car la République n’est ni un patrimoine privé ni un ring où les ministres distribuent les coups pendant que les parlementaires encaissent.

À force de vouloir faire trembler l’Assemblée, le gouvernement a fini par trembler devant elle. Et le plus savoureux, dans cette comédie du pouvoir, c’est de voir ceux qui brandissaient la menace venir réclamer le dialogue. Comme quoi, face à une résistance qui ne plie pas, même l’arrogance apprend à parler doucement !

Par Malick BA

Journaliste

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