SENEGAL. Congrès de Pastef : le sacre du candidat unique Ousmane Sonko dans le royaume de l’unanimité

SENEGAL. Congrès de Pastef : le sacre du candidat unique Ousmane Sonko dans le royaume de l’unanimité

Au CICAD, ce samedi, il ne manquait presque rien à la cérémonie : 2000 congressistes, 1200 délégués, 28 délégations étrangères, 350 médias accrédités, une ferveur de stade en finale continentale et un suspense politique. Au bout du compte, comme dans ces films dont tout le monde connaît déjà la fin dès les premières minutes, Ousmane Sonko a été élu président de Pastef-Les Patriotes à l’unanimité. L’événement avait des allures de conclave moderne où la fumée blanche était visible avant même l’ouverture des urnes. La Haute Autorité de Régulation et d’Éthique du parti a déroulé un processus présenté comme transparent, inclusif et démocratique. Les règles furent respectées, les procédures suivies, les formulaires remplis, les mandats validés. La mécanique institutionnelle tourna avec la précision d’une horloge suisse. Seul détail : à l’arrivée, le seul candidat en lice était aussi le fondateur, le leader historique, la figure tutélaire et le visage même du projet Pastef. Dans les sections du Sénégal comme dans celles de la diaspora, la consultation de la base a produit un résultat d’une rare homogénéité. Les 553 sections nationales et les 36 sections reconnues à l’étranger ont parlé d’une seule voix. Un miracle statistique qui ferait pâlir les instituts de sondage du monde entier. Même les bulletins blancs, prévus pour rappeler que la démocratie aime les nuances, semblaient avoir compris qu’ils étaient invités à une fête où tout le monde connaissait déjà le nom du vainqueur. Il faut reconnaître que la scène avait quelque chose d’historique. Douze ans après la naissance de Pastef dans une salle de l’Université Cheikh Anta Diop, le mouvement de contestation devenu machine gouvernementale procédait enfin à la formalisation de ce que des millions de Sénégalais considéraient déjà comme une réalité politique : Sonko n’était plus seulement l’âme du parti, il en devenait officiellement le président. La caricature est tentante. On pourrait dire que Pastef a organisé l’élection la plus compétitive du pays entre un candidat et… l’absence de candidat. On pourrait ironiser sur ce scrutin où le suspense a été victime d’un accident de parcours avant même le dépôt des candidatures. On pourrait sourire devant cette unanimité parfaite qui rappelle les vieux réflexes des partis d’antan. Mais ce serait ignorer une réalité plus profonde. Car derrière l’absence de challenger se cache surtout une évidence politique. Peu de dirigeants sénégalais ont bâti un parti aussi fortement identifié à leur personne. Peu ont traversé autant de tempêtes judiciaires, médiatiques et politiques tout en conservant une telle emprise sur leur base. Sonko n’a pas seulement créé Pastef ; il l’a incarné, porté, défendu et transformé en force conquérante jusqu’aux sommets de l’État. Le congrès du CICAD n’a donc pas fabriqué un chef. Il a officialisé ce que les militants avaient déjà gravé dans leur imaginaire collectif. Le vote n’a pas désigné un leader ; il a consacré un symbole. Une sorte de couronnement républicain où les urnes ont joué le rôle de notaire d’une réalité politique déjà installée. Au CICAD, Ousmane Sonko a reçu bien plus qu’un titre. Il a reçu un mandat moral gigantesque. Celui de prouver que le chef de l’opposition devenu homme d’État peut réussir là où tant d’autres ont échoué. Car dans l’histoire politique, les acclamations sont souvent les premières à arriver. Les bilans, eux, arrivent toujours à la fin. Et c’est là que commence le véritable congrès. Celui du réel. Celui où les électeurs, contrairement aux militants, ne votent jamais à l’unanimité. Par Malick BA Journaliste

SENEGAL. Passation de service au Secrétariat général du Gouvernement

SENEGAL. Passation de service au Secrétariat général du Gouvernement

La passation de service entre le Ministre Secrétaire général du Gouvernement, Pape Assane TOURE et son prédécesseur Boubacar CAMARA, nouvellement nommé Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, s’est tenue mercredi 3 juin 2026, au Building administratif Président Mamadou DIA. La cérémonie était empreinte à la fois de solennité et d’émotion, en présence de Serigne MBAYE, Directeur de Cabinet du Premier ministre Ahmadou Al Aminou LO, des directeurs généraux, directeurs, Secrétaires exécutifs, Conseillers techniques, Chefs de service et du personnel de la Primature.  Les deux ministres ont procédé aux échanges de civilités. Le Ministre Secrétaire général adjoint du Gouvernement, Abdoulaye FAYE présentant le déroulé de la cérémonie, a souhaité la bienvenue au nouveau Ministre Secrétaire général du Gouvernement, Pape Assane TOURE, remercié et formulé des vœux de succès au Ministre Boubacar CAMARA dans ses nouvelles fonctions à la tête de l’Enseignement supérieur. « Je pars avec le sentiment du devoir accompli et de mission réussie après treize (13) mois à la tête du Secrétariat général du Gouvernement. Je remercie tous les collaborateurs et membres de la Coordination pour leur engagement et leur franche collaboration », s’est félicité Monsieur Boubacar CAMARA. Il souhaite également un succès éclatant à son successeur, « l’Inspecteur général d’Etat, jeune brillant avec à son actif quatorze (14) ouvrages ». Le MSGG Pape Assane TOURE a d’abord remercié le Président de la République et le Premier ministre pour leur confiance ainsi que le Ministre Boubcar CAMARA pour sa disponibilité et sa générosité. Il s’est dit particulièrement heureux de revenir à la Primature qu’il connaît et d’y retrouver des visages qu’il reconnaît. Il a dit toute sa satisfaction de pouvoir compter sur l’engagement du personnel pour relever de nouveaux défis. Par la voix de Madame Awa GUEYE THIOUNE CT au Cabinet du Premier ministre, Dr Safiétou THIAM, Secrétaire exécutif du CNLS et Madame Fatoumata Mbaye DIATTA, Directrice des Ressources humaines de la Primature, le personnel a souhaité la bienvenue au Ministre Pape Assane TOURE et n’a pas tari d’éloge à l’endroit du Ministre en fon de mission Boubacar CAMARA pour sa technicité, son ouverture, sa rigueur, son expertise, sa générosité, et ses conseils avisés. Madame Fatoumata Mbaye DIATTA, Directrice des Ressources humaines, au nom du personnel des services propres comme services rattachés à la Primature, a réaffirmé tout l’engagement et la disponibilité des travailleurs à accompagner le nouveau Ministre Secrétaire général du Gouvernement. Elle a vivement remercié le Ministre en fin de mission Boubacar CAMARA avant de réitérer les témoignages élogieux du personnel de la Primature.

Sénégal: liste du nouveau gouvernement Ahmadou Alhaminou Mohamed LO

Sénégal: liste du nouveau gouvernement Ahmadou Alhaminou Mohamed LO

Décret n° 2026-1130 du 1er juin 2026 fixant la composition du Gouvernement ; Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye ; Vu la Constitution, notamment en ses articles 49, 53, 56 et 57 ; Vu le décret n° 2026-1129 du 25 mai 2026 portant nomination du Premier ministre ; Sur proposition du Premier ministre, décrète : Article premier : Sont nommés membres du Gouvernement : 1. Monsieur Yankoba DIEME : Ministre des Forces Armées ; 2. Monsieur Cheikh DIBA : Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan ; 3. Monsieur Mouhamadou Makhtar CISSE : Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique ; 4. Monsieur Cheikh NIANG : Ministre de l’Intégration Africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur ; 5. Monsieur Moussa SARR : Ministre de la Justice, Garde des Sceaux ;  6. Madame Marie Angélique Mame Selbé DIOUF : Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités ; 7. Monsieur Boubacar CAMARA : Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ; 8. Monsieur El Hadji Abdourahmane DIOUF: Ministre de l’Energie et du Pétrole ; 9. Monsieur Serigne Guèye DIOP : Ministre de l’Industrie et du Commerce ; 10. Monsieur Cheikh Tidiane DIEYE : Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement ;   11. Monsieur Moustapha Mamba GUIRASSY : Ministre de l’Éducation Nationale ; 12. Monsieur Ibrahima SY : Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique ; 13. Monsieur Moussa Bala FOFANA : Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement des Territoires ; 14. Monsieur Déthié FALL : Ministre des Infrastructures ; 15. Monsieur Bacary SARR : Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Porte- Parole du Gouvernement ; 16. Monsieur Alioune DIONE : Ministre de la Microfinance et de l’Economie Sociale et Solidaire ;   17. Monsieur Cheikhou Oumar BA : Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Elevage ; 18. Monsieur Samba DIOUF : Ministre des Télécommunications et du Numérique ; 19. Monsieur Mamadou Lamine DIANTE : Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme du Service Public ; 20. Madame Djirèye Clotilde COLY : Ministre de la Jeunesse et des Sports ; 21. Monsieur Alpha THIAM : Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme ; 22. Monsieur Idrissa SAMB: Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et Technique ;   23. Monsieur Cheikhou Oumar SECK : Ministre des Mines et de la Géologie ; 24. Monsieur Aliou Gori DIOUF : Ministre de l’Environnement et de la Transition Ecologique ; 25. Monsieur Abdoul Ahad NDIAYE : Ministre des Transports terrestres et aériens ;   26. Madame Amy MARA : Ministre des Pêches et de l’Economie maritime ; 27. Monsieur Bassirou SARR : Ministre auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget ; 28. Monsieur Allé Nar DIOP : Ministre auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé de l’Economie, du Plan et de la Coopération  ; 29. Monsieur Ousmane DIAGNE : Ministre auprès du Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, chargé de l’Elevage ; 30. Madame Mame Coumba DIOP : Ministre auprès du Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique. Article 2. Le présent décret sera publié au journal officiel de la République du Sénégal.

Sur la question de la légalité de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale sénégalaise

Sur la question de la légalité de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale sénégalaise

ON VA PLUS LOIN. Le limogeage de Monsieur Ousmane SONKO de son poste de premier Ministre par le Président Diomaye FAYE et sa réintégration au sein de l’assemblée nationale du Senegal en qualité de président de cette institution ont suscité un vif intérêt au sein de l’opinion publique senegalaise et internationale. Chacun y va de sa science, infuse ou confuse, pour donner son avis. Cet intérêt est une bonne chose car il démontre le caractere quasi universel de l’attachement aux principes organisant les institutions politiques démocratiques et aussi du dynamisme démocratique du senegal caractérisé par une classe politique privilegiant le débat d’idées et juridique aux interpellations policieres pour délit d’opinions. Mais, donner son avis ne suffit pas, encore faut il faire un effort d’objectivité, de parler des principes, rien que des principes, nonobstant quelques sympathies politiques dont on peut nourrir pour un camp ou pour un autre. Pour ma part, j’ai travaillé avec le PASTEF, et j’ai meme reçu à mon Cabinet, le Président actuel du Senegal, Diomaye Faye, ainsi que El Malick Ndiaye, et Monsieur Allioune Sall. Toutefois, mon intéret, c est le triomphe du droit et des principes en Afrique en géneral et au Senegal en particulier parce que je suis panafricain. Tout d’abord, le probleme que souleve la réintegration d’ousmane SONKO à l’assemblée nationale senegalaise, est avant tout un probléme lié au principe des incompatibilités dont la juste compréhension exige de comprendre son origine politique puis constitutionnelle. En effet, son origine politique puis constitutionnelle n’est pas à chercher au Senegal mais dans l’histoire française de la Veme République car le principe des incompatibilités posé dans l’article 54 de de la constitution senegalaise s’inspire et trouve son origine dans celui des incompatibilités posé par l’article 23 de la constitution française. En effet, le general de Gaulle voulant instaurer un systeme politique dans lequel chaque pouvoir, notamment le legislatif et l’executif devait etre cantonné dans son sphere d’action avec une collabiration souple, il n’était donc pas possible qu’un membre du gouvernement siege à la fois au gouvernement et à l’assemblée. Ainsi, si l’article 54 de la constitution senegalaise se borne à édicter l’incompatibilité pour un membre du gouvernement d’exercer le mandat de député et renvoie à une loi organique pour organiser les modalités de celle-ci, en revanche l’article 23 de la constitution française prévoit le mécanisme du remplacement à l’assemblée nationale des membres du gouvernement ne pouvant sieger dans cette institution du fait de leur fonction au gouvernement. L’article 25 de cette meme constitution prévoit le remplacement temporaire à l’assemblée nationale des membres du gouvernement. Mais il faut dire que le remplacement temporaire des membres du gouvernement élus comme député est le fruit de l’histoire politique et constitutionnelle de la France, et la juste compréhension des textes senegalais regissant les incompatibilités exige de connaitre cette histoire car le principe d’incompatibilité ayant cours au seneegal est d’origine et d’inspiration française. En effet, le 17 novembre 1958, le General de Gaulle signait une ordonnance ( n 58-1099) portant loi organique pour l’application de l’article 23 de la constitution du 04 novembre 1958. Cette ordonnance prévoit d’une part un délai de un mois pour le ministre élu député pour choisir entre la qualité de membre du gouvernement ou la qualité de député et d’autre part que le député élu ayant opté pour le gouvernement est remplacé à son siege sans que le remplaçant ne fasse acte de candidature à la prochaine election contre le député siegeant au gouvernement. C est ainsi qu’est né le principe de la suppléance. Toutefois, en France, au cours du printemps 1977, les membres du parlement deposerent deux propositions de loi organique visant à modifier les modalités de suppleance. Dans ces propositions ( Loi organique 176, loi organique 319, et loi organique 320 du code electoral français), le retour du ministre à son mandat parlementaire n’était automatique qu’en cas de déces ou de démission de son suppléant. La question principale était donc de savoir si le mandat confié par led electeurs était suspendu pendant la durée de l’incompatibilité ou si ce dernier était definitivement transféré au remplaçant, qualifié ici de suppléant. Saisi, le conseil constitutionnel répondra de la maniere la plus claire par sa décision en date du 5 juillet 1977 ( n77-80/81) en confirmant le caractére absolu du remplacement. Il déclare :  » (…) un député ou un sénateur qui est remplacé pour cause d’acceptation d’une fonction ou missison incompatible avec son mandat perd definitivement sa qualité de membre du parlement et nen saurait la retrouver qu’à la suite d’une nouvelle election; qu’en prevoyant que ce député ou sénateur, lorsqu’a cessé la cause de l’incompatibilite, a la faculté de succéder à son remplaçant décédé ou démissionnaire, sans qu’ilnsoit recouru a l’election, les deux lois organiques soumises à l’examen du Conseil Constitutionnel meconnaissent les dispositions de l’article 25(…) » Il était dés lors clair que le Ministre député ne pouvait reprendre son siege de député sans recourir à une election était contraire à la constitution. Le lecteur concentré trouvera ici le fondement d’une certaine argumentation dans la question de la reintegration d’Ousmane SONKO, selon lequel il serait démissionnaire de son siege de député car en se conformant à cette décision constitutionnelle en France, le membre edu gouvernement ne pouvait recuperer son poste que suite au décés ou à la démission de son remplaçant, et ce, à la suite d’une election. Appliquée au cas du Senegal, Ousmane SONKO devrait attendre soit le décés, soit la démission de son suppléant pour repasser devant les electeurs. Mais disons le clairement, le droit constitutionnel a évolué en France puisque le gouvernement françois FILLON en 2008 a procédé à une révision constitutionnelle de l’article 25, afin de rendre temporaire le remplacement du Ministre parlementaire sans provoquer une election partielle. Ainsi, celui-ci pouvait retrouver son siege de député apres son depart du gouvernement. Et le conseil d’Etat dans une décision en date du 18 octobre 2024 ( n496362,496532) décida que  » il résulte des dispositions des articles 8, 23, et 25 de la Constitution,

SENEGAL. Abdoulaye Wade : 100 ans de résilience et de combat politique

SENEGAL. Abdoulaye Wade : 100 ans de résilience et de combat politique

100 ans d’âge, ce n’est pas donné à n’importe qui, encore moins à un ancien président de la République. Aujourd’hui, nous rendons hommage à Abdoulaye Wade, figure majeure de la vie politique sénégalaise et africaine. Abdoulaye Wade, c’est aussi la résilience et la persévérance.Fondateur du PDS en 1974, il aura consacré plus de 50 années de sa vie au combat politique et à la lutte démocratique. Cinq fois candidat à l’élection présidentielle avant de devenir président de la République en 2000, après 22 années de combat électoral entre sa première candidature en 1978 et sa victoire historique face à Abdou Diouf. Wade, c’est aussi des décennies de lutte pour le multipartisme, la démocratie, l’alternance et la liberté d’expression politique au Sénégal. Élu président en 2000 puis réélu en 2007, il dirigera le Sénégal pendant 12 ans, marquant durablement l’histoire politique du pays. Pour ses 100 ans, nous lui souhaitons santé, paix et longévité. Joyeux anniversaire au “Pape du Sopi”, à “Gorgui”, au “Maître” ! Paraclet Milos Secrétaire national chargé des relations internationales de la Convergence Citoyenne

Docteur Cheikh Tidiane DIEYE : Les paroles du Président Ousmane SONKO, un appel fort à la responsabilité collective

Docteur Cheikh Tidiane DIEYE : Les paroles du Président Ousmane SONKO, un appel fort à la responsabilité collective

Dans un message de félicitations adressé au nouveau président de l’Assemblée nationale, le Docteur Cheikh Tidiane DIEYE, Ministre sénégalais de l’Hydraulique et de l’Assainissement affirme: les paroles du Président Ousmane Sonko portent une vision d’une démocratie mature, où les institutions sont des espaces de dialogue, de construction et d’espérance. A lire ci-dessous. « Je félicite chaleureusement Monsieur Ousmane Sonko pour son élection et son installation à la tête de l’Assemblée nationale. Je prie qu’Allah SWT lui accorde la sagesse, la force et l’élévation nécessaires pour conduire cette noble mission dans l’intérêt supérieur du Sénégal et de son peuple. J’adresse également mes sincères félicitations au Président sortant, Monsieur El Malick Ndiaye, pour le travail accompli avec engagement, dignité et sens de l’État au service de notre institution parlementaire et de la Nation. Une nouvelle page s’ouvre aujourd’hui pour l’Assemblée nationale, pour notre démocratie et pour notre pays. Une page qui doit être écrite avec responsabilité, dépassement de soi et fidélité aux aspirations profondes du peuple sénégalais. Au-delà des divergences, le Sénégal attend de ses dirigeants qu’ils privilégient toujours l’essentiel : la stabilité, la justice, le progrès et l’unité nationale. Les paroles du Président Ousmane SONKO résonnent à cet égard comme un appel fort à la responsabilité collective : « Je veux rassurer que je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. Je n’utiliserai pas cette Assemblée pour nourrir des vendettas personnelles. Ce serait trahir notre propre combat. » Ces mots portent une vision qui doit inspirer tous les acteurs politiques : celle d’une démocratie mature où les institutions ne sont pas des instruments de division, mais des espaces de dialogue, de construction et d’espérance. Le Sénégal est plus grand que nos différences. Notre peuple mérite une classe dirigeante capable de se rassembler autour de l’essentiel, de protéger les institutions et de travailler avec sincérité pour améliorer le quotidien des citoyens. Que cette nouvelle étape soit celle du respect mutuel, du dialogue renforcé entre les institutions et d’un engagement renouvelé au service exclusif de la Nation. Vive l’Assemblée nationale. Vive la démocratie sénégalaise. Vive le Sénégal uni et debout. »

SENEGAL. El Malick Ndiaye: Quand la loyauté devient un acte politique

SENEGAL. El Malick Ndiaye: Quand la loyauté devient un acte politique

PARLONS-EN. Dans un environnement où les positions de pouvoir sont souvent considérées comme des acquis personnels, certains gestes méritent d’être soulignés. La décision d’El Malick Ndiaye de quitter la présidence de l’Assemblée nationale pour permettre à son mentor, Ousmane Sonko, d’occuper cette fonction est un acte rare dans notre paysage politique. On peut être d’accord ou non avec les acteurs concernés. On peut avoir des lectures différentes de la séquence politique. Mais une chose demeure : renoncer volontairement à l’une des plus hautes fonctions de l’État n’est jamais un acte banal. À une époque où beaucoup considèrent les postes comme des destinations finales, El Malick Ndiaye rappelle qu’ils ne sont que des responsabilités temporaires. Son geste met en lumière une valeur devenue rare : la fidélité. La fidélité à une vision. La fidélité à un engagement. La fidélité à une parole donnée. Dans la vie publique comme dans la vie professionnelle, les compétences sont importantes. Mais le caractère l’est tout autant. Car les circonstances changent, les alliances évoluent, les intérêts se déplacent. Ce qui reste, ce sont les principes. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où la trahison est parfois présentée comme de l’habileté stratégique et où l’opportunisme est souvent maquillé en pragmatisme. C’est pourquoi les actes de cohérence méritent d’être salués lorsqu’ils surviennent. El Malick Ndiaye envoie un message simple : il existe encore des hommes capables de privilégier leurs convictions à leur confort personnel. Que l’on partage ou non son orientation politique, cette posture force le respect. Car au final, les fonctions passent. Les titres s’effacent.Mais la loyauté, elle, demeure. Chapeau bas à El Malick Ndiaye, le Jolof… Jolof. Par Malick BA Journaliste

LIVRE. LA TÉLÉVISION AU SÉNÉGAL : ÉVOLUTION ET PROBLÉMATIQUES ACTUELLES (1)

LIVRE. LA TÉLÉVISION AU SÉNÉGAL : ÉVOLUTION ET PROBLÉMATIQUES ACTUELLES (1)

NOUVELLE PARUTION. La télévision sur le continent, dans son évolution, a pris une place prépondérante dans le sociopolitique africain. Ainsi l’universitaire sénégalais Mor Faye n’est pas resté indifférent à l’évolution et aux problèmes posés par la télévision de son pays. Au Sénégal, la télévision fait son apparition sous le régime socialiste ; aussi sera-t-elle sous le joug des tenants du pouvoir. Contrairement à certains pays du continent, la télévision sénégalaise va s’inscrire dans un « multipartisme limité » qui va ensuite se transformer en « multipartisme intégral ». Mais, comme dans la plupart des pays francophones africains, la télévision au Sénégal se voit manipulée par le pouvoir socialiste. Et comme l’affirme Mor Faye, « sous l’impulsion du parti au pouvoir, les outils de propagande ont été mis en place, notamment à travers l’audiovisuel » (p.46). Un constat à cette époque : les Sénégalais n’ont pas échappé à cette maladie infantile des politiques africains qui veulent contrôler leur média. Au Sénégal, se révèle l’étouffement de l’expression plurielle. À ce propos, on peut se référer à la réflexion de l’auteur quand il annonce clairement que « la première forme d’allégeance de la télévision nationale sénégalaise au régime socialiste est l’absence de pluralisme dans [son] fonctionnement » (p.46). Aussi, dans son évolution, dans l’espace et dans le temps, l’audiovisuel au Sénégal va connaitre la fin du monopole d’état et d’autres opérateurs privés nationaux vont s’intégrer dans le monde de l’audiovisuel. Et c’est le processus de libéralisation du secteur télévisuel national sénégalais qui voit le jour. Mor Faye révèle que, de 1973 à 2003, le secteur télévisuel dans son pays ne comptait que la télévision nationale, la RTS. Sous le gouvernement du président Abdoulaye Wade Sénégal, se remarque l’ouverture du secteur télévisuel aux opérateurs privés nationaux. Malheureusement ce processus laborieux sera fortement contesté. Et Mor Faye de nous rappeler que la « loi 7351 du 3 décembre 1973 qui crée l’office de Radiodiffusion Télévision du Sénégal (ORTS) lui confie le monopole de toutes les émissions de radiodiffusion ou de télévision. (…) Ainsi, en dehors des pouvoirs publics sénégalais, nul n’avait le droit de créer une station ou une chaine de télévision indépendante » (p.95). Mais les partis d’opposition ne vont être statiques devant cette loi qu’ils jugent injuste ; aussi, sous la pression constante de ceux-ci, le secteur de la télévision est obligé de sortir de sa monopolisation. Et progressivement la création de chaines de télévision privée est autorisée ; elles vont jouer un rôle important car étant des chaines de télévision commerciales sénégalaises. On spécifie alors l’égal accès à la télévision, le pluralisme ainsi que la diversité des points de vue. Dans la dernière partie de sa réflexion, Mor Faye essaie de mettre en exergue les défis majeurs de la télévision au Sénégal, défis qui se manifestent explicitement dans le monde de la télévision dans les autres pays africains.  La télévision au Sénégal, une étude riche, pédagogique et didactique qui révèle l’évolution ainsi que les problématiques posés par la télévision sénégalaise. C’est une étude qui montre que l’auteur est plus qu’un enseignant chercheur en matière de communication dans l’audiovisuel. La télévision au Sénégal, un ouvrage qui devrait intéresser les journalistes de l’audiovisuel des pays francophones où se posent les mêmes problèmes que ceux du Sénégal. Noël Kodia-Ramata Mor Faye, La télévision au Sénégal, éd. L’Harmattan, Paris, 2026