Sénégal. Yoro Dia, le gardien autoproclamé de Macky sall qui refuse de quitter la scène

PARLONS-EN. Après la chute de son mentor, l’ex-président Macky Sall, dont il fut le zélé ministre conseiller chargé de la communication, Yoro Dia refuse obstinément de quitter la scène. Le rideau est tombé sur le régime du « gouffreur » économique depuis belle lurette, mais l’homme, lui, campe toujours sous les projecteurs. À intervalles réguliers, avec une ponctualité de métronome, il surgit sur X pour décocher ses flèches contre Ousmane Sonko et son gouvernement. Yoro Dia, ancien locataire des couloirs dorés du pouvoir, s’est reconverti en vigile numérique de la vertu publique. Depuis son perchoir virtuel, il distribue bons et mauvais points avec la gravité appliquée d’un professeur surveillant une classe… qu’il a lui-même contribué à mettre sens dessus dessous. Le voilà donc qui s’étrangle dans les colonnes du journal Vox Populi, affublant Sonko du titre de « gardien des illusions ». Rien que ça. D’un revers de tweet, il dégaine aussi le spectre commode de « l’anachronisme politique » cette bouée rhétorique toujours bien utile quand il s’agit d’expliquer le présent sans trop fouiller le passé. Mais permettez qu’on s’étonne. Car enfin, qui tenait la barre pendant que le navire économique prenait l’eau ? Qui était aux premières loges quand la dette enflait comme un soufflé oublié au four, quand les promesses de prospérité se muaient en additions salées pour le contribuable ? Aujourd’hui, l’ancien architecte du système découvre soudain les vertus de la lucidité économique. Une illumination tardive, presque mystique. Dr Yoro Dia nous explique désormais, d’un ton professoral, que le Sénégal aurait besoin d’une révolution économique « à la Franklin D. Roosevelt ou à la Lee Kuan Yew ». Rien que ça. Le New Deal sur la corniche, Singapour version Sandaga le tout servi clé en main. On croirait entendre un consultant fraîchement débarqué d’un colloque. Puis vient le grand numéro dramatique : la mise en garde contre les « gardiens de la révolution » façon Joseph Stalin, Adolf Hitler ou Maximilien Robespierre. L’argument massue, le point Godwin version tropicale. Quand les munitions politiques se raréfient, on sort l’artillerie historique, effet garanti, nuance facultative. Sauf qu’à force de caricaturer, on finit par manquer la question essentielle : pourquoi, au juste, certains qualifient-ils Sonko de « gardien de la révolution » ? La réponse tient moins du slogan que d’un parcours. Depuis le début, l’homme incarne, aux yeux de ses partisans, le combat, la constance et une détermination rarement prise en défaut. Il a porté un discours de rupture, dénoncé ce qu’il présente comme des injustices systémiques et, surtout, mobilisé une jeunesse longtemps en quête de débouché politique. C’est dans ce terreau que Sonko a su conquérir des cœurs et insuffler, qu’on le conteste ou non, un véritable imaginaire de rupture dans le pays. Pas forcément une révolution au sens historique du terme mais suffisamment d’élan pour bousculer les lignes établies. Nuance que les procès d’intention digèrent mal. Sur le terrain, en tout cas, la musique est différente. Pendant que certains recyclent des métaphores poussiéreuses, une frange bruyante, déterminée et parfaitement éveillée de la jeunesse sénégalaise voit en Sonko non pas un « gardien d’illusion », mais le vigile d’un espoir longtemps confisqué. Appelez-ça naïveté si vous voulez. Eux appellent ça respiration. Et puis cette phrase finale, presque prophétique : « Le temps ne chôme pas. » Sur ce point, au moins, tout le monde tombera d’accord. Le temps travaille méthodiquement. Il classe les bilans, trie les héritages et expose les responsabilités comme on étale du linge au soleil. Alors oui, le temps ne chôme pas. Et c’est peut-être bien cela qui inquiète le plus ceux qui, hier encore, tenaient la montre. Par Malick BA Journaliste
Addis-Abeba ou le théâtre des ambitions : Sonko en Grand Sherpa, Macky en fantôme diplomatique

TRIBUNE. À Addis-Abeba, au cœur du 39ᵉ sommet de l’Union africaine, la diplomatie africaine a pris des airs de farce tragique. Entre tapis rouges, sourires protocolaires et poignées de main calibrées, la scène ressemblait à un opéra politique où chacun chantait sa partition, faux parfois, fort souvent. La participation du Premier ministre Ousmane Sonko n’avait rien d’une simple promenade diplomatique. C’était un baptême du feu. Un crash-test grandeur continentale. Trente chefs d’État, des regards en coin, des ego surdimensionnés et Sonko, costume bien repassé, posture de Grand Sherpa, prêt à gravir l’Himalaya géopolitique africain. Sur le tarmac de l’aéroport international Bolé, les honneurs tombent comme une pluie tropicale. À peine débarqué à Addis-Abeba, Sonko prend du coffre. Il parle fort, il parle souveraineté, il parle rupture. Il distribue des slogans comme d’autres distribuent des cartes de visite. Le message est clair : le Sénégal nouveau est arrivé, et il ne vient pas demander la permission. Représentant le président Bassirou Diomaye Faye, Sonko déroule sa doctrine comme un manifeste : autonomie économique, indépendance politique, repositionnement géopolitique. Trois piliers. Trois coups de marteau sur la table africaine. Autonomie économique : on promet de se sevrer des bailleurs internationaux. Financement endogène, ressources fiscales, mines, agriculture tout y passe. Une Afrique qui se finance elle-même, dit-il. Une croissance autocentrée. Le rêve est beau. La réalité, elle, est têtue. Indépendance politique : fini les injonctions extérieures, fini les télécommandes sécuritaires, fini les modèles institutionnels importés sous cellophane. L’Afrique doit écrire sa propre trajectoire, même si le stylo tremble encore. Repositionnement géopolitique enfin : climat,assainissement, eau, commerce, gouvernance numérique, Sonko veut une Afrique qui pèse, qui négocie, qui impose. Une Afrique adulte, pas une Afrique assistée. Cette rhétorique souverainiste, inspirée des vieux mythes panafricanistes remis au goût du jour, fait vibrer la jeunesse du continent. Elle sent la poudre, la rupture, la revanche historique. Mais derrière les slogans musclés se cache une question gênante : comment bâtir une autonomie quand les économies africaines respirent encore sous perfusion mondiale ? Pendant que Sonko joue au bâtisseur de continent, un autre fantôme hante les couloirs du sommet : Macky Sall. Son nom circule à voix basse, entre deux cafés diplomatiques. Sa probable candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies fait bruisser les salons feutrés. L’ancien président sénégalais pousse ses pions à distance, loin du Centre de conférences, espérant un miracle diplomatique. Au Sénégal, on ricane. Pour les uns, cette ambition onusienne ressemble à une tentative de blanchisserie politique à l’eau internationale. Pour les autres, c’est l’occasion rêvée de hisser un Africain au sommet de la gouvernance mondiale. Deux lectures. Un même malaise.Car le contraste est brutal. D’un côté, Sonko, héraut d’une Afrique debout, qui veut rompre avec les chaînes invisibles de l’ère postcoloniale. De l’autre, Macky Sall, symbole d’une quête de reconnaissance globale, à coups de lobbying feutré et de poignées de main stratégiques. Deux visions. Deux trajectoires. Deux Afriques qui se regardent sans vraiment se comprendre. Le sommet d’Addis-Abeba met à nu cette schizophrénie continentale : on crie souveraineté le matin, on quémande de l’influence l’après-midi. On rêve d’autonomie, mais on court après les postes internationaux. On veut être libre, tout en cherchant l’approbation des grandes capitales. La vérité est cruelle : l’Afrique aime les grands discours, mais trébuche souvent sur leur mise en œuvre. Oui, l’autonomie économique peut cohabiter avec une présence forte dans les institutions mondiales. Oui, la souveraineté politique n’exclut pas la diplomatie. Mais encore faut-il une cohérence, une stratégie, une colonne vertébrale. À Addis-Abeba, Sonko a montré les muscles. Macky Sall agite les réseaux. Le continent, lui, attend toujours des résultats concrets. Reste la question, brutale, presque obscène : l’Afrique saura-t-elle enfin transformer ses sommets en leviers, ses slogans en politiques publiques, ses ambitions en réalités mesurables ? Ou continuera-t-elle à tourner en rond dans ses propres conférences, prisonnière de ses contradictions, pendant que le reste du monde avance ? À ce rythme, Addis-Abeba risque de rester ce qu’elle est trop souvent : un grand théâtre où l’on joue à la puissance, pendant que les peuples, eux, attendent encore le premier acte du vrai changement. Par Malick BA Journaliste
SENEGAL. Sonko et Diomaye : le duo en tournée… ou la République en double service

PARLONS-EN. Pendant que le Président Bassirou Diomaye Faye arpente les pistes rouges de Tambacounda et les collines poussiéreuses de Kédougou, carnet économique sous le bras, le Premier ministre Ousmane Sonko, lui, va électriser Guinguinéo à coups de mégaphone politique et de meeting. Deux tournées. Deux styles. Deux rythmes. Une même République… mais visiblement en mode split screen. Diomaye parle infrastructures, désenclavement, potentiel minier, agriculture et promesses de développement. Sonko, lui, va vibrer la fibre militante, chauffer la base, galvaniser les troupes, ressusciter l’ADN du combat politique. L’un compte les projets, l’autre compte les foules. À première vue, tout semble normal : un président qui gouverne, un Premier ministre qui mobilise. Mais au Sénégal, on sait lire entre les lignes… surtout quand elles deviennent parallèles. Alors forcément, les questions fusent partout comme dans un cinéma politique mal climatisé. Pourquoi ces tournées simultanées ? Pourquoi cette géographie séparée ? Pourquoi ce tempo différent ? Agenda caché ? Compromission feutrée ? Stratégie concertée ou début de solo improvisé ? Le duo exécutif donne l’impression d’un orchestre où chacun accorde son instrument dans une salle différente. Diomaye joue la partition institutionnelle, sobre, presque technocratique. Sonko, fidèle à son tempérament volcanique, va rester sur scène, micro en main, dans une posture de chef de file plus que de chef de gouvernement. Et pendant ce temps, les kulunas politiques ces prophètes du chaos professionnel frottent déjà leurs mains : ils annoncent un clash, flairent la rupture, parient sur une guerre froide au sommet de l’État. Ils rêvent d’un remake sénégalais des duos explosifs, version Palais contre Primature. Mais soyons clairs : personne ne souhaite un divorce prématuré de ce couple politique né dans la douleur, porté par la rue et consacré par les urnes. Seulement voilà : le symbole compte. Beaucoup. Quand le Président est dans une tournée économique pendant que son Premier ministre fait du carburant politique, le message devient flou. Qui pilote quoi ? Qui prépare demain ? Qui installe le pouvoir local ? Qui laboure le terrain électoral ? Car ne soyons pas naïfs : derrière les discours sur le développement et les meetings populaires se dessinent déjà les ombres longues des futures échéances locales. Ces élections-là seront le véritable baromètre du rapport de force interne. Elles diront qui contrôle les bases, qui tient les territoires, qui parle encore au peuple sans traducteur. Pour l’instant, Sonko et Diomaye avancent côte à côte… mais pas toujours dans la même direction. Ce n’est peut-être qu’une répartition des rôles. Ou peut-être le début d’un rééquilibrage silencieux. Ou simplement une République en rodage, encore à la recherche de sa chorégraphie. Une chose est sûre : le peuple observe. Le système guette. Les vautours politiques planent. Et au milieu de ce ballet républicain, une question demeure, tenace comme la poussière de Kédougou : Sommes-nous face à un duo complémentaire… ou à deux trajectoires qui, doucement, apprennent à ne plus se croiser ? Les prochaines élections locales finiront par nous édifier. En attendant, le Sénégal regarde. Et prend des notes. Par Malick BA Journaliste
Sénégal. Pour l’Etat, puissance publique, voilà une bonne décision

PARLONS-EN. L’on apprend qu’au Sénégal, le Président de la République, M. Bassirou Diomaye Faye, a signé, mercredi 7 janvier 2026, un Décret étendant à tous les Agents de l’État l’indemnité représentative de logement, fixée à 100.000 francs CFA, par mois, ont indiqué des sources officielles. Le Décret vise à corriger ce qui est appelé « rupture d’égalité », dans le système de rémunération des Agents Publics, selon le rapport de présentation du Ministre des Finances et du Budget, M. Cheikh Diba. Avant cette décision, environ 7% des Agents, Fonctionnaires et non Fonctionnaires, étaient exclus de cette indemnité, déjà attribuée à certaines catégories, notamment dans l’Education et la Santé. L’indemnité bénéficiera aux Agents non logés et non soumis à des dispositions statutaires prévoyant déjà son octroi. Le Décret, contresigné par le Premier Ministre, M. Ousmane Sonko et le Ministre des Finances, prend effet immédiatement. Selon le rapport, cette mesure s’inscrit dans le cadre du Pacte National de Stabilité Sociale. Son objectif est d’améliorer les conditions de vie et de travail des Agents de l’État, pour renforcer l’efficacité du service public. Ceci dit, ce n’est pas un miracle que d’octroyer une indemnité de logement aux Agents de l’Etat. Le tout est une affaire de bonne gouvernance d’un Etat qui doit faire de la trésorerie publique une ressource commune précieuse, à gérer sans légèreté et selon les normes légales, la plaçant à l’abri de toutes sortes de malversations et autres mauvaises affectations. Une gouvernance qui, par ailleurs, sait se fixer avec rigueur sur des dépenses prioritaires, ne se livrant nullement aux non essentielles sorties de fonds. Qu’ici soit saluée la décision du Gouvernement Sénégalais. Elle devrait faire école en Afrique. Paris 8 janvier 2026 Par Ouabari Mariotti
Sénégal. Nouvel An, nouveaux vœux… et vieux désaccords au sommet de l’Etat

TRIBUNE. En ce début d’année, pendant que les Sénégalais comptaient leurs résolutions comme on compte les factures impayées, le sommet de l’État, lui, semblait compter… ses divergences. Car derrière la photo de famille, les sourires institutionnels et les accolades calibrées, un duo intrigue, inquiète et fascine : Sonko – Diomaye, alliance historique ou mariage politique sous régime de séparation de biens ? Essayons, sans boule de cristal mais avec un stylo bien trempé, de dresser l’inventaire des différences. Sans risque de se tromper. Ou presque. Justice d’abord. Pour Ousmane Sonko, la justice n’est pas un baume, c’est un scalpel. Elle doit trancher net, rendre justice aux martyrs, faire rendre gorge aux prédateurs et solder les comptes du passé. Pas d’amnistie de l’oubli, pas de paix sans vérité. Pour Bassirou Diomaye Faye, la justice est un ciment : elle doit apaiser, rassembler, réparer le tissu national déchiré. L’un brandit la reddition des comptes, l’autre invoque la réconciliation. Le premier parle de dettes morales à payer, le second de fractures à refermer. Deux visions, une même robe noire… mais pas la même plaidoirie. Politique ensuite. Sonko, méfiant comme un gardien de nuit dans un entrepôt du système, veut refonder la coalition autour de PASTEF. D’où l’APTE, ce tamis politique destiné à filtrer les opportunistes de la dernière pluie, ceux qui changent de conviction comme de carte SIM. Diomaye, lui, ouvre grand les portes de sa coalition “Diomaye Président”, confiée à Mimi Touré, et accueille à bras ouverts d’anciens compagnons du système honni hier encore. Là où Sonko voit des passagers clandestins, Diomaye voit des ralliements utiles. L’un serre le poing, l’autre tend la main. Question de tempérament… ou de stratégie ? L’État, enfin. Sonko rêve d’un gouvernement majoritairement composé de pastéfiens, ces soldats du projet qui ont connu la rue, la prison, les gaz lacrymogènes et les insultes télévisées. Ceux qui ont souffert pour comprendre. Diomaye, président désormais, compose autrement. Il choisit ses hommes, construit son cercle, installe sa marque. Certains diront : autorité. D’autres : méfiance. Les plus taquins parleront d’un État en cohabitation… avec son propre camp. Pourtant, au milieu de ces lignes de fracture, un rayon d’espoir perce le ciel politique : les réformes annoncées hier. Une Cour constitutionnelle pour remplacer le Conseil constitutionnel, un nouveau Code électoral, une révision de la Constitution. Des promesses lourdes, structurantes, presque révolutionnaires. Comme un rappel que, malgré les dissonances, la partition peut encore être jouée à deux. Alors, au final, qui sortira vainqueur ? Ces divergences feront-elles exploser le duo ou le rendront-elles complémentaire ? Seront-ils adversaires masqués ou alliés lucides ? Une chose est sûre : Ousmane Sonko sait faire de la politique. C’est un stratège, un dribbleur de surface, un renard des temps forts. Il sait quand accélérer, quand temporiser, quand frapper au moment opportun. Et Diomaye, lui, apprend vite le poids du costume présidentiel, cette veste qui oblige parfois à ralentir quand d’autres veulent sprinter. Le match ne fait que commencer. Les tribunes sont pleines. Le ballon est au centre. Wait and see. Par Malick BA Journaliste
Sénégal/Tandem Diomaye-Sonko : La Crise serait désamorcée par un Accord politique fort et un remaniement Imminent

Selon des sources concordantes et très proches des cercles du pouvoir, la tension qui planait récemment sur l’exécutif sénégalais pourrait être en voie de résolution. Le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier Ministre Ousmane Sonko auraient réussi à aplanir leurs divergences par un accord stratégique, réaffirmant la solidité de leur tandem face aux défis nationaux. L’objectif de cette médiation serait de privilégier la cohésion, aboutissant à une clarification nette des rôles au sein de la coalition « Diomaye Président ». Le Président de la République aurait témoigné d’un geste d’apaisement et de confiance en confiant désormais la conduite exclusive de la stratégie politique et de l’organisation de la coalition présidentielle au Premier Ministre et président de PASTEF, Ousmane Sonko. Cette centralisation de la direction politique sous l’égide de Sonko permettrait de dissiper les tensions et d’éloigner les figures initialement au cœur des désaccords. Conséquence de cette réorganisation consensuelle, des personnalités comme Aminata Touré et Aïda Mbodj seraient écartées du processus de coordination de la coalition. Sur le plan gouvernemental, le Président Faye prendrait acte des griefs exprimés par son Premier ministre. Ousmane Sonko avait publiquement mis en cause la gestion de deux ministres, évoquant des soupçons de surfacturation sur un marché public universitaire de 45 milliards de F CFA pour l’un, et des irrégularités révélées par un rapport antérieur pour l’autre. Pour répondre aux exigences de redevabilité et d’éthique prônées par le PASTEF, le Président de la République s’apprêterait à procéder à un ajustement de son gouvernement. Le départ d’Abdourahmane Diouf et d’Aminata Touré du gouvernement serait ainsi l’issue envisagée pour refléter cette nouvelle dynamique. Cette action, si elle se confirmait, démontrerait la capacité des deux leaders à trancher dans le vif pour préserver l’unité de l’exécutif et la cohérence du projet politique, mettant l’accent sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. AES Info
Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 26 février 2025

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 26 février 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République. Dans le contexte de l’avènement du mois béni de Ramadan, le Président de la République a rappelé au Gouvernement, l’impératif d’assurer sur l’étendue du territoire national, l’approvisionnement correct des marchés en denrées et produits essentiels aux prix officiels fixés. En cette période particulière de dévotion et de ferveur religieuse, il a prié pour un Sénégal de paix, de prospérité et de solidarité et adressé ses chaleureuses félicitations et ses meilleurs vœux à la Oummah Islamique. Il a adressé ses félicitations à l’Evêque de Thiès, Monseigneur André GUEYE, nommé Archevêque de Dakar. Il a informé le Conseil qu’il procédera, le jeudi 27 février 2025, à l’inauguration du Musée dédié au Prophète Mouhammad (PSL). Le Chef de l’Etat a abordé la question de la paix et du développement de la région naturelle de Casamance. Il a saisi cette occasion pour saluer les efforts consentis par l’Etat afin de parvenir à la signature, à Bissau, le dimanche 23 février 2025, d’un accord de paix durable en Casamance. Il a remercié le Président de la République de Guinée Bissau, Son Excellence Umaro Sissoco EMBALO, pour son rôle déterminant de facilitateur et félicité le Premier Ministre Ousmane SONKO, pour le travail remarquable accompli dans le cadre de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en Casamance. Il a réitéré son ouverture et sa disponibilité à œuvrer avec toutes les parties prenantes en vue d’asseoir une paix durable et la relance rapide des activités économiques et sociales en Casamance, indispensables à l’amélioration du bien-être des populations. Le nouveau plan intégré de développement durable de la Casamance dit « Plan Diomaye pour la Casamance » permettra alors, avec la paix retrouvée, de développer le pôle-territoire économique Casamance conformément à la vision d’un Sénégal souverain, juste et prospère. Par ailleurs, le Président de la République a demandé au Ministre en charge des Collectivités territoriales d’engager un dialogue constructif avec les acteurs territoriaux de chacun des huit (8) pôles identifiés afin de mieux conduire le déploiement de cette réforme visant la transformation économique inclusive de nos territoires. Le Chef de l’Etat est revenu sur la 9ème édition de la Journée nationale de l’Elevage qu’il a présidée, le samedi 22 février 2025 à Kaolack, précédée par la cérémonie de lancement, la veille à Koungheul, du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Bassin versant du Nianijia Bolong (PROMOREN). Il a remercié et félicité les autorités administratives, les élus locaux ainsi que les populations de Koungheul, Kaffrine, Kaolack et Fatick, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation exceptionnelle. Il a félicité le Gouvernement, notamment le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, le Secrétaire d’Etat aux Coopératives et à l’Encadrement paysan pour la parfaite organisation des manifestations. Il a aussi adressé ses chaleureuses félicitations à tous les éleveurs du Sénégal au regard de leur contribution remarquable à la politique de souveraineté alimentaire et au développement économique et social du pays. Dès lors, il a indiqué au Gouvernement la nécessité de prendre en charge les doléances récurrentes formulées, sous forme de plan d’action, par les éleveurs et autres opérateurs du secteur de l’élevage et des productions animales, lors de cette importante journée de dialogue sectoriel sur la situation et l’avenir de l’élevage au Sénégal. Dans la même lancée, le Président de la République a rappelé au Premier Ministre l’urgence de tenir avec toutes les parties prenantes, des concertations nationales devant aboutir à des solutions opérationnelles face à la lancinante question du vol de bétail. Il a instruit également le Premier Ministre à veiller à la finalisation, avant fin juin 2025, de tous les textes d’application du Code pastoral, en cohérence avec l’évaluation et l’actualisation de la loi d’orientation agrosylvopastorale. Il a invité, en outre, le Gouvernement à finaliser les études relatives au foncier pastoral, à renforcer les politiques d’amélioration génétique du cheptel et à optimiser les financements du secteur en impliquant les éleveurs, les opérateurs et les coopératives. Pour clore ce chapitre, il a demandé au Ministre en charge de l’élevage de faire le point, tous les trimestres, sur l’état d’exécution du plan d’action issu des recommandations de la 9ème Journée nationale de l’élevage. Le Chef de l’Etat a évoqué le lancement du « New Deal technologique » qu’il a présidé, le lundi 24 février 2025. La mise en œuvre optimale de cette stratégie phare de l’Agenda national de Transformation va renforcer la souveraineté numérique du Sénégal, la digitalisation des services publics, l’expansion de l’économie numérique et le positionnement international de notre pays dans le développement des technologies de l’information et de la communication. Il a félicité le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, et l’ensemble des acteurs de l’écosystème du numérique pour l’élaboration inclusive et collaborative des programmes et projets fondamentaux visant la transformation numérique du Sénégal. Il a souligné, dans la même dynamique, l’importance de consolider les partenariats entre l’Etat et les secteurs privés national et international afin de faciliter l’accès universel à Internet, de développer les start-up et la formation professionnelle dans le secteur du numérique. Il a demandé au Ministre en charge du Numérique de promouvoir avec les Ministres concernés (éducation, enseignement supérieur et formation professionnelle), l’éducation populaire au numérique et le renforcement des capacités et compétences en la matière. Il a indiqué, également, l’importance de faire de l’Université virtuelle du Sénégal Cheikh Hamidou KANE, le socle et l’emblème du « New Deal technologique ». Le Président de la République a rappelé l’urgence d’assurer la cohérence et l’interopérabilité des systèmes d’information de l’Etat, ainsi que la mise en place d’une infrastructure publique numérique performante et résiliente avec une maitrise optimale du cyberespace et des données nationales dont l’hébergement doit être assuré au Sénégal. D’où, la priorité à accorder aux projets concernant le cloud souverain, l’identité numérique unique et la numérisation du
Départ de l’armée française : « Aucune négociation n’a été faite entre Dakar et la France », Ousmane Sonko

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a affirmé hier lundi, qu’aucune discussion ou négociation n’a été faite entre le Sénégal et la France, sur le départ annoncé des bases militaires françaises. « Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain », a soutenu le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, lundi sur sa page Facebook. Le lundi 6 janvier 2025 devant des diplomates français, le président Emmanuel Macron a affirmé que le départ annoncé des bases militaires françaises aurait été négocié entre les pays africains et que la France a permis à ces pays d’annoncer ces départs par politesse. Pour le chef du gouvernement sénégalais, cette affirmation dans le cas du Sénégal, est totalement erronée. Il a également soutenu que la France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté. « Bien au contraire, elle a souvent contribué à déstabiliser certains pays africains comme la Libye avec des conséquences désastreuses notées sur la stabilité et la sécurité du Sahel », a précisé Ousmane Sonko. « C’est enfin le lieu de rappeler au président Macron que si les soldats africains, quelquefois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés lors la deuxième guerre mondiale pour défendre la France, celle-ci serait, peut être aujourd’hui encore, allemande », a assuré le Premier ministre sénégalais. En rappel, Après le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont annoncé le désengagement des troupes françaises de leurs territoires. AIB