
Le marché immobilier marocain a été marqué par un léger recul des prix au deuxième trimestre 2022, selon les récentes observations de Mubawab.
Alors que les prix ont globalement enregistré un léger recul au deuxième trimestre 2022, l’offre et la demande sur les appartements neufs et anciens ont connu respectivement des hausses de 14% et 13% au cours de la même période, a constaté la plateforme.
Les données recueillies par le site spécialisé dans les annonces immobilières montrent que la hausse des prix de l’ancien et du neuf, constatée dans la dernière édition de son Guide de l’Immobilier, s’est inversée lors du trimestre dernier, a indiqué le site spécialisé dans un communiqué faisant ainsi état d’une baisse de 10% des prix des villas anciennes.
La même tendance a été observée au niveau des appartements anciens qui représentent un pourcentage important de l’inventaire global de Mubawab.
Selon cet acteur de référence dans le secteur immobilier au Maghreb, les prix de ceux-ci ont connu une baisse de 10% en glissement trimestriel.
Soulignons qu’«en glissement annuel, le prix global de l’ancien s’est déprécié de 4% avec une baisse de 1% pour les appartements et de 10% pour les villas», a indiqué Mubawab.
S’agissant du neuf, il ressort des données du site que son prix s’est aligné sur les mêmes tendances que celui de l’ancien.
En effet, selon Mubawab, « au deuxième trimestre 2022, le prix global du neuf s’est déprécié de 4%, avec une baisse de 8% pour les appartements et une hausse de 10% pour les villas. En glissement annuel, le prix global du neuf a connu, toutefois, un bond de 10% en moyenne».
Autre enseignement en lien avec la tendance sur le marché immobilier, «le deuxième trimestre 2022 se clôture avec une hausse de l’Indice Mubawab des Prix (IMP) qui enregistre une prise de valeur de 3,8% par rapport à mai 2022», a noté la plateforme assurant qu’«actuellement, nous sommes au même niveau de prix qu’en décembre 2021».
Selon les données se rapportant à ce même trimestre, les villes de Casablanca, Marrakech, Témara et Agadir ont connu les prix les plus stables au niveau des appartements, enregistrant des évolutions de prix minimes comprises entre -2% et +2%.
«Pour les villas, ce sont les villes de Tanger, Agadir, Bouskoura et Kénitra qui font preuve d’une certaine stabilité dans les prix pour ce deuxième trimestre, avec des évolutions comprises entre +/- 4%», a constaté la plateforme.
Il est important de préciser que les observations qui remontent dans ce Guide correspondent à des logements destinés exclusivement à l’habitation et à la vente, annoncés sur le portail entre avril 2022 et juin 2022, comme l’a relevé Mubawab dans son communiqué.
Par conséquent, les biens à usage commercial, les biens fonciers, les fermes, les riads et les biens à la location sont exclus.
Analysant cette fois-ci les tendances prévisionnelles des prix, Mubawab table sur la baisse des prix des villes de Casablanca et Marrakech respectivement de 3,06% et 4,22% en septembre 2022.
La plateforme estime, à l’inverse, que ceux « des villes d’Agadir et Rabat vont enregistrer une faible variation de, respectivement, +0,07% et -0,01% au mois de septembre 2022», insistant toutefois sur le fait que ces résultats peuvent être fluctuants et ne pas suivre la tendance indiquée au vu de l’instabilité du marché et du contexte actuel.
«Outre les évolutions des prix dans les villes et l’analyse de la dynamique du marché immobilier sur le digital, l’offre et la demande sont également des indicateurs intéressants sur lesquels nous nous penchons pour enrichir notre analyse. Ainsi, il ressort que, depuis la baisse qu’a connue l’offre en T1-2022, la tendance retrouve des couleurs au deuxième trimestre avec une hausse de 13,9%», a souligné Kevin Gormand, CEO et co-fondateur du Groupe Mubawab.
Ce dernier note qu’«en parallèle, et sur la même période, la demande suit la même tendance que l’offre et enregistre une hausse de 10,4%», estimant que le dernier indicateur à surveiller est le potentiel de croissance dans les villes principales.
Pour lui, il ne fait aucun doute que «ce deuxième trimestre, le potentiel de croissance est toujours existant, c’est-à-dire que la proportion de la demande par rapport à celle de l’offre est avantageuse pour de nouvelles opportunités de croissance. Par exemple, sur la ville de Casablanca, la demande est presque 9 fois plus importante que l’offre !», a-t-il conclu.
Alain Bouithy