Les « Profils genre pays » de la Banque africaine de développement révèlent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre aux Comores, en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et aux Seychelles

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Les rapports de la Banque africaine de développement sur les Comores, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et les Seychelles montrent des progrès dans la lutte contre la discrimination fondée sur le genre — malgré des taux de progression inégaux — et fournissent de nouvelles données pour aider à élaborer des politiques visant à accélérer l’égalité entre les genres.

Les « Profils genre pays » du Groupe de la Banque africaine de développement évaluent l’état de l’égalité des genres dans chaque pays et fournissent des recommandations concrètes sur les actions à mener.

Préparés en collaboration avec les pays membres régionaux de la Banque, les organisations de la société civile et les partenaires au développement, dont ONU Femmes et l’Union européenne, ce sont des guides de référence pour renforcer la prise en compte de la dimension de genre dans les interventions de développement, améliorer l’égalité des genres et favoriser l’autonomisation des femmes.

« Nous ne pouvons améliorer que ce que nous connaissons, et ce que nous connaissons est ce que nous mesurons. Les données que nous recueillons grâce aux Profils genre pays constituent un outil de développement essentiel pour améliorer la conception, la mise en œuvre et le suivi des politiques et des actions fondées sur des données probantes », a déclaré Basil Jones, coordinateur de programmes et de politiques genre de la Banque.

Malgré les progrès réalisés, les profils montrent que la pauvreté touche les femmes de manière disproportionnée. La pandémie de Covid-19, associée à l’impact des crises mondiales, en particulier sur la sécurité alimentaire, a aggravé les inégalités de genre, en particulier la violence fondée sur le genre.

Voici quelques points saillants des profils :

  • Comores : le taux de participation des femmes au marché du travail a augmenté de près de cinq points de pourcentage en 15 ans, passant de 33,6 % en 2003 à 38,4 % en 2018. Malgré ces progrès, les femmes sont toujours surreprésentées dans les emplois précaires, à l’image du travail journalier dans le secteur informel.
  • République démocratique du Congo : les disparités entre les genres sont prévalentes dans l’accès au capital humain et aux opportunités de développement. Dans l’éducation, au niveau primaire, la scolarisation des filles et des garçons est à peu près équivalente, mais un écart se creuse dès l’entrée dans l’enseignement secondaire : 38,4 % des filles sont inscrites dans l’enseignement secondaire, contre 57,3 % des garçons. Les filles sont généralement moins instruites et ont moins d’opportunités professionnelles.
  • Seychelles : plusieurs problèmes systémiques influencent profondément l’égalité des genres aux Seychelles. Le pays aborde ces questions de deux manières : opérationnalisation de la politique nationale en matière de genre publiée en 2016 ; traitement institutionnel des questions de genre.
  • Soudan du Sud : le conflit de longue durée a exacerbé l’écart entre les rôles et opportunités liés au genre. Les femmes ont un accès plus difficile à la sécurité alimentaire, à la résilience économique, aux soins maternels et reproductifs et à la protection politique. La représentation des femmes au Parlement était de 26,2 % en 2020.

Depuis 2020, la Banque a publié plus d’une vingtaine de « Profils genre pays ». Les dernières publications s’inscrivent dans le cadre du déploiement de la stratégie de la Banque en matière d’égalité de genres pour la période 2021-2025, intitulée « Investir dans les femmes africaines pour accélérer la croissance inclusive. » En 2023, la Banque a également publié des profils pour le Rwanda, la Zambie, la Tanzanie (Zanzibar), le Ghana et le Nigéria.

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