Gabon : le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement clôturent la 10e édition de l’Africa Energy Market Place vers un accès universel à l’énergie dans le cadre de la Mission 300

Gabon : le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement clôturent la 10e édition de l’Africa Energy Market Place vers un accès universel à l’énergie dans le cadre de la Mission 300

Au Gabon, environ 94 % de la population a accès à l’électricité et environ 90 % disposent de moyens de cuisson propre. La Banque africaine de développement, en partenariat avec le gouvernement gabonais, a clos la 10e édition de l’Africa Energy Market Place (AEMP) à Libreville. Ce forum phare, qui s’est tenu les 8 et 9 avril 2026 à la résidence Nomad Suites à Libreville, au Gabon, a réuni des décideurs politiques de haut niveau, des partenaires au développement et des dirigeants du secteur privé afin d’accélérer les réformes et les investissements nécessaires pour libérer le potentiel énergétique du Gabon et faire progresser l’initiative continentale Mission 300. La « Mission 300 », une initiative conjointe de la Banque africaine de développement et du Groupe de la Banque mondiale, vise à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, le Groupe de la Banque s’étant engagé à fournir un accès à 50 millions de personnes. Lancé en 2018, l’AEMP est la principale plateforme de dialogue politique pour le secteur énergétique du Groupe de la Banque, opérant dans le cadre du Programme d’assistance technique au secteur de l’énergie en Afrique. Vingt-quatre pays ayant déjà rejoint cette initiative avant cette édition, le Gabon devient le 25e pays à participer à la plateforme. Le forum de Libreville a constitué un espace essentiel qui a permis au Gabon d’aligner ses priorités énergétiques nationales sur la feuille de route de la Mission 300 et d’élaborer un Pacte national pour l’énergie solide, capable de mobiliser des investissements, d’accélérer les réformes et de garantir un accès inclusif à l’énergie. « Notre expérience a montré que des réformes cohérentes sont le fondement de systèmes énergétiques durables. Ici, au Gabon, c’est exactement ce que nous avons constaté : une appropriation politique claire, un pacte énergétique cohérent et une détermination commune à transformer les plans en projets investissables. La participation du secteur privé n’est pas un simple complément de la Mission 300 ; elle est essentielle à son succès », a déclaré Kevin Kariuki, vice-président chargé de l’Énergie, du Climat et de la croissance verte du Groupe de la Banque africaine de développement. Les participants ont mené un dialogue structuré autour des cinq piliers stratégiques du projet de Pacte national de l’énergie du Gabon : l’extension des capacités de production et la modernisation des infrastructures du réseau ; la mise à profit de l’intégration énergétique régionale par le biais de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et du Pool énergétique de l’Afrique centrale ; le développement des énergies renouvelables distribuées (ERD) et des solutions de cuisson propre ; la mobilisation des investissements du secteur privé grâce à des financements innovants et à des partenariats public-privé ; et l’amélioration de la viabilité financière et de la gouvernance de la société nationale d’électricité SEEG. Les discussions ont porté sur l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique — de la production au transport et à la distribution —, avec un accent particulier mis sur l’électrification rurale. Wale Shonibare, directeur des Solutions financières, de la Politique et de la régulation de l’énergie du Groupe de la Banque africaine de développement, a qualifié ces deux jours de réunions de très fructueux. « L’objectif de l’Africa Energy Market Place est de créer un environnement propice à la participation du secteur privé, en mettant en place les réformes nécessaires pour attirer les investissements et mobiliser des financements auprès des partenaires donateurs, des banques de développement et des promoteurs du secteur privé. Cet AEMP a joué un rôle déterminant dans la consultation des parties prenantes afin de renforcer le Pacte national de l’énergie et de préparer le terrain pour une mise en œuvre rapide. L’appropriation par le gouvernement est absolument essentielle à la réussite, et c’est exactement ce que nous avons constaté ici », a déclaré M. Shonibare. Le Gabon fait figure de pionnier en matière d’accès à l’énergie en Afrique Le Gabon aborde ce processus avec des atouts majeurs : environ 94 % de sa population a accès à l’électricité et près de 90 % dispose de moyens de cuisson propre. Toutefois, cet accès reste fortement concentré dans les centres urbains, avec un déficit important dans les zones rurales. Le forum a également abordé un paradoxe structurel majeur : alors que certaines régions du pays ont une capacité de production excédentaire, d’autres sont confrontées à des pénuries persistantes — conséquence de l’existence de quatre réseaux isolés qui ne sont pas encore interconnectés. L’interconnexion de ces réseaux au sein d’un réseau national, et à terme l’intégration du Gabon au Pool énergétique de l’Afrique centrale ainsi qu’au marché régional élargi de l’énergie dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine, ont été identifiées comme des priorités stratégiques pour la sécurité énergétique, l’efficacité énergétique et la croissance économique à long terme. Les principaux résultats du forum comprennent une Note d’information sur les investissements dans l’accès à l’énergie au Gabon, alignée sur la Mission 300 ; un accord entre les parties prenantes sur les projets prioritaires en matière d’énergies renouvelables et d’extension du réseau électrique ; un projet de recommandations de réforme politique et réglementaire assorti de proposition de calendrier de mise en œuvre ; ainsi que la création d’une Unité de mise en œuvre et de suivi du Pacte (CDMU), qui servira de mécanisme gouvernemental de mise en œuvre et de responsabilisation. Dans les prochains mois, les travaux de mise en œuvre du Pacte national de l’énergie vont démarrer, le processus de l’AEMP ayant jeté les bases d’une action rapide et coordonnée. L’AEMP-Gabon a été organisé conjointement par la Banque africaine de développement et le gouvernement gabonais, avec la participation de coorganisateurs, tels que la Banque mondiale, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), le Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC), l’initiative Énergie durable pour tous (SEforALL) des Nations unies, l’Association des développeurs de mini-réseaux en Afrique (AMDA) et l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI). Afdb

La Banque africaine de développement s’engage à investir jusqu’à 15 millions de dollars dans le Fonds « Alterra Africa Accelerator Fund », afin de soutenir les entreprises à forte croissance en Afrique

La Banque africaine de développement s’engage à investir jusqu’à 15 millions de dollars dans le Fonds « Alterra Africa Accelerator Fund », afin de soutenir les entreprises à forte croissance en Afrique

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un investissement en capital pouvant atteindre 15 millions de dollars américains dans le Fonds « Alterra Africa Accelerator Fund L.P ». (« Alterra » ou le « Fonds AAA »), un fonds de capital-investissement multisectoriel dédié au développement d’entreprises à forte croissance à travers l’Afrique. La participation du Groupe de la Banque permettra de mobiliser des capitaux institutionnels supplémentaires et de renforcer la capacité de ce fonds à fournir des capitaux de croissance à long terme aux entreprises africaines présentant un fort potentiel d’expansion. Grâce à cet investissement, la Banque contribuera à accélérer le développement d’entreprises à fort potentiel de croissance, notamment celles qui stimulent l’innovation, l’expansion régionale et la création d’emplois. Le Fonds AAA cible les entreprises de taille moyenne à forte croissance opérant dans de multiples secteurs en Afrique. Il a également pris des engagements en matière d’égalité de genre et d’inclusion sociale, notamment des mesures visant à améliorer la représentation aux postes de direction et à développer la passation de marchés auprès d’entreprises dirigées par des femmes, afin de garantir l’impact économique étendu et inclusif de ses investissements. Cet investissement s’inscrit pleinement dans les priorités stratégiques des Quatre points cardinaux de la Banque africaine de développement, contribuant à un meilleur accès au capital, soutenant la transformation démographique de l’Afrique, ainsi que la création d’infrastructures résilientes face au changement climatique et d’une forte valeur ajoutée dans les principaux secteurs économiques. Afdb

Infrastructures : La Banque africaine de développement finance le désenclavement de l’Est du Cameroun

Infrastructures : La Banque africaine de développement finance le désenclavement de l’Est du Cameroun

La Banque africaine de développement (BAD) annonce avoir approuvé un prêt au Cameroun destiné à désenclaver l’Est de ce pays d’Afrique centrale et de renforcer la connectivité transfrontalière « Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a accordé un prêt de 309,93 millions d’euros au Cameroun pour financer la première phase du Programme de désenclavement et de connectivité des bassins économiques transfrontaliers dans la région de l’Est (PDCBET) », indique l’institution financière panafricaine.    Dans un communiqué, la BAD précise que le financement approuvé le 18 février dernier, doit permettre l’aménagement et le bitumage de la section de la route Ngoura II – Yokadouma, longue de 156 kilomètres, sur l’axe stratégique Bertoua-Batouri-Ngoura II – Yokadouma – Moloundou – frontière du Congo. Pour Léandre Bassolé, directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale, « en améliorant la connectivité de la région de l’Est et son intégration aux corridors frontaliers, nous contribuons à libérer le potentiel productif et à renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale ». Selon l’institution financière, la construction de cette route permettra de répondre à trois priorités majeures consistant à désenclaver la région de l’Est et à renforcer l’intégration régionale en reliant le Congo voisin, à créer des emplois et à renforcer l’inclusion socio-économique, ainsi qu’à contribuer à renforcer la promotion du secteur privé, la durabilité environnementale et la résilience climatique, souligne-t-elle dans son communiqué. La même source estime que la mise en œuvre du programme devrait générer au moins 2 500 emplois directs et indirects, notamment en faveur des jeunes, des femmes et des minorités vulnérables. En outre, « la mise en place d’une infrastructure routière moderne et praticable en toute saison facilitera les échanges entre les zones de production et les centres de commercialisation », affirme la BAD assurant que cette route permettra de réduire les coûts de transport et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations ainsi que la compétitivité des opérateurs économiques. Avec une superficie de 109 000 km2 représentant près de 23 % du territoire national, la région de l’Est est la plus vaste du Cameroun. Elle affiche un taux de bitumage d’environ 6,25 % et une densité routière de 0,70 kilomètre pour 1 000 habitants, ce qui « constitue un frein majeur à la valorisation du potentiel productif local et au développement du secteur privé », conclut l’institution. Martin Kam

Cameroun : Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne la mise en route d’un ambitieux projet d’aménagement de la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi

Cameroun : Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne la mise en route d’un ambitieux projet d’aménagement de la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi

La société chargée du développement de la future zone industrielle intégrée adossée au port en eau profonde de Kribi, la « Kribi Port Industrial Zone (KPIZ) », a été officiellement lancée le 26 février 2026, à Yaoundé. Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre d’un projet structurant soutenu par le Groupe de la Banque africaine de développement. La cérémonie, présidée par Patrice Melom, président du Conseil d’administration de KPIZ et directeur général du Port autonome de Kribi, s’est tenue en présence des actionnaires engagés dans le développement de la zone, à savoir Africa Global Logistics (AGL), Arise Integrated Industrial Platforms et Belmont Investments LTD, de membres du gouvernement, de chefs de missions diplomatiques ainsi que de représentants d’organisations internationales. Adossée au Port autonome de Kribi, devenu l’un des hubs portuaires majeurs du continent, la zone industrielle intégrée au port s’affirme comme un levier stratégique au service du Plan directeur d’industrialisation et de la Stratégie nationale de développement du Cameroun. Elle vise à diversifier la production nationale, accroître la part du secteur manufacturier dans le PIB et dynamiser les exportations. Les retombées attendues à l’horizon 2040 sont considérables : les exportations de cacao et produits dérivés devraient passer de 11 487 tonnes en 2025 à 191 639 tonnes ; au moins 50 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects seront créés ; les recettes fiscales progresseront significativement ; et l’effet multiplicateur sur l’investissement initial pourrait atteindre jusqu’à vingt fois sa valeur d’origine. En qualité de chef de file et principal partenaire stratégique, le Groupe de la Banque s’est engagé, à mobiliser l’intégralité du financement public de 411 millions d’euros et s’est positionnée pour accompagner un financement privé de 384 millions d’euros. « L’Etat garantit la vision stratégique, la stabilité et l’alignement avec les priorités nationales ; le secteur privé apporte le capital, l’expertise technique, la rapidité d’exécution et l’innovation ; la Banque africaine de développement assure le leadership financier, la structuration des financements et la cohérence d’ensemble », a déclaré Léandre Bassolé, directeur général du bureau régional de développement, d’intégration, de prestation de services pour l’Afrique centrale du Groupe de la Banque. « En finançant ce projet stratégique, nous visons, aux côtés du gouvernement camerounais, à catalyser les investissements privés, à créer des emplois durables et à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et mondiaux », a-t-il ajouté. La Banque avait présenté le projet lors de l’Africa Investment Forum 2024, tenu à Rabat. Au-delà du financement, la Banque africaine de développement apportera aussi un appui technique de haut niveau, renforcera les capacités locales et veillera à l’intégration de standards exigeants en matière d’efficacité énergétique, de gestion responsable des ressources et de résilience climatique. « Par cette initiative, le Port de Kribi entend conjuguer la performance d’une infrastructure en eau profonde et l’expertise d’investisseurs de premier plan pour bâtir une zone industrielle portuaire de rang international au service de la transformation économique du Cameroun et du rayonnement de l’Afrique centrale », a affirmé M. Melom. Véritable pôle de compétitivité régionale, la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi ambitionne de devenir un catalyseur d’industrialisation inclusive, de création d’emplois durables et d’intégration économique en Afrique centrale. Banque Africaine de développement

République du Congo : la Banque africaine de développement accorde à Ecobank Congo une garantie de dix millions d’euros pour dynamiser le financement du commerce

République du Congo : la Banque africaine de développement accorde à Ecobank Congo une garantie de dix millions d’euros pour dynamiser le financement du commerce

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 13 février 2026 à Abidjan, la mise en place d’une facilité de garantie de transaction pour le financement du commerce d’un montant de dix millions d’euros au profit d’Ecobank Congo. Cette facilité vise à renforcer les capacités de financement du commerce de la filiale congolaise du Groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Grâce à cette garantie, la Banque africaine de développement pourra couvrir jusqu’à 100% du risque de non-paiement supporté par les banques lors de la confirmation des lettres de crédit et d’autres instruments similaires émis par Ecobank Congo. L’objectif est de faciliter les opérations de commerce international et de sécuriser les transactions dans un contexte où l’accès aux financements demeure un défi pour de nombreuses entreprises locales. « Cette garantie de transaction illustre l’engagement constant de la Banque africaine de développement à renforcer la capacité des banques africaines à soutenir le commerce international, a déclaré Lamin Drammeh, responsable de la Division du financement du commerce au Groupe de la Banque. A travers ce mécanisme de partage de risque, nous contribuons à fluidifier les échanges, à réduire les contraintes de liquidité et à offrir aux entreprises congolaises, en particulier les PME un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux.» La garantie permettra de soutenir des secteurs clés de l’économie congolaise, notamment le commerce en général et les technologies de l’information et de la communication. Les services, le transport, la santé, l’éducation ainsi que le commerce de produits alimentaires de première nécessité tels que l’huile ou le sucre, seront également pris en compte. Ces appuis permettront de couvrir les besoins à court terme du pays, dont le tissu industriel ne répond pas encore entièrement à la demande locale. « Cette garantie renforce significativement notre capacité à accompagner nos clients dans leurs opérations de commerce international, a souligné Monsieur Olivier Brou Kouamé, directeur général d’Ecobank Congo. Elle nous permettra d’offrir des solutions plus compétitives aux entreprises congolaises, notamment les PME, et de contribuer activement au dynamisme de l’économie nationale. »a-t-il conclu. Les principaux bénéficiaires de cette garantie seront les PME et autres entreprises locales engagées dans le commerce international et clientes d’Ecobank Congo. Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes ainsi qu’aux acteurs évoluant dans le secteur de la croissance verte. Une convention sera signée entre la Banque africaine de développement et Ecobank Congo et précisera les modalités de mise en œuvre de cette facilité, les critères d’éligibilité des transactions, les responsabilités de chaque partie, les exigences en matière de reporting ainsi que la conformité environnementale, sociale et climatique. Banque africaine de développement

Un appui de la BAD pour réduire l’usage du cash au Maroc

Un appui de la BAD pour réduire l’usage du cash au Maroc

Paiements électroniques et inclusion financière La Banque africaine de développement (BAD) accorde un don à Bank Al-Maghrib (BAM) en vue de développer les paiements électroniques et renforcer l’inclusion financière au Maroc, a annoncé l’institution financière. A travers son Fonds pour l’inclusion financière numérique en Afrique (ADFI), lancé en juin 2019, hébergé et géré au sein de la Division de l’inclusion financière et de l’intermédiation, la Banque panafricaine a octroyé un don de 510.000 dollars américains au Fonds de développement de l’acceptation des paiements électroniques mis en place par la Banque centrale du Maroc. Développement  d’un  réseau  structuré d’acceptation  des  paiements  électroniques  chez  les  commerçants S’inscrivant dans le cadre de la Stratégie nationale de développement des paiements numériques, qui promeut la promotion des paiements, la digitalisation des transactions et la réduction de la dépendance au numéraire, ce financement vise à soutenir l’extension des paiements numériques, à renforcer l’inclusion financière et à réduire l’usage du numéraire au Maroc, a fait savoir l’institution financière. Justifiant son intervention en faveur du Royaume, la BAD a indiqué que la participation de l’ADFI répond à des enjeux cruciaux définis par la Banque centrale du Maroc sur les plans national et sectoriel. Explications. « Bien que le Maroc ait réalisé des avancées significatives dans le développement  des infrastructures numériques et l’adoption des technologies, des défis majeurs persistent, notamment l’utilisation limitée des paiements électroniques, la forte dépendance à l’argent liquide, et le poids de l’économie informelle représentant environ un tiers du PIB », a-t-elle constaté estimant que ces obstacles freinent l’inclusion financière des populations vulnérables, des femmes, des jeunes et des habitants des zones rurales. Dans ce contexte, le financement apporté « vise à accélérer la transition vers les paiements numériques tout  en élargissant l’accès à des services financiers adaptés aux besoins de tous », a expliqué l’institution convaincu qu’il contribuera à combler  l’écart  entre  les  capacités  technologiques  croissantes  du  pays,  telles  que  la pénétration élevée des smartphones et d’Internet, et leur faible utilisation pour les paiements numériques. La Banque panafricaine estime également que ce soutien joue « un rôle essentiel dans l’atténuation des risques économiques en renforçant l’intégration des populations marginalisées dans l’économie formelle, et en développant  des  mécanismes  sécurisés  tels  que  les  transferts  numériques  et  les  micro-assurances ». Cité par la MAP, Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la BAD au Maroc, affirme que « cet accord contribuera à élargir l’accès aux services financiers pour les populations et les commerçants et renforcera l’écosystème national des paiements, consolidant les bases d’une économie numérique inclusive et durable ». Directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza estime pour sa part que « le Fonds d’acquisition constitue un levier structurant pour accélérer l’adoption des paiements électroniques au Maroc ». Il est important de préciser que les donateurs actuels de l’ADFI sont la Fondation Gates, l’Agence française de  développement  (AFD),  le  ministère  des  Finances  du  gouvernement  luxembourgeois,  le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique de la France, le ministère des Finances du gouvernement indien et l’Initiative pour le financement  des  entreprises  féminines  (We Fi), comme le rappelle la BAD dans un document disponible sur son site Internet. Présent au Maroc depuis 1970, le Groupe de la Banque africaine de développement s’est illustré dès 1978 en finançant en priorité le secteur de l’eau potable et de l’assainissement. Depuis lors, plus de 150 opérations, pour un total de 15 milliards de dollars américains, ont été déployées dans les  secteurs de l’énergie, du développement social et humain, du secteur privé, de l’eau et de l’assainissement, des transports et de l’agriculture. Alain Bouithy

République centrafricaine : Mamadou Coulibaly prend ses fonctions de responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement

République centrafricaine : Mamadou Coulibaly prend ses fonctions de responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement

Mamadou Coulibaly, nommé responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement en République centrafricaine (RCA), a pris ses fonctions officielles le 26 janvier 2026 à Bangui, en remettant ses lettres d’accréditation à la ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie Baïpo-Temon. Mme Baïpo-Temon a salué le soutien constant apporté par le Groupe de la Banque au développement de la République centrafricaine tout en soulignant la nécessité de renforcer davantage ce partenariat stratégique. M. Coulibaly a exprimé, de son côté, sa profonde reconnaissance au gouvernement centrafricain pour la confiance et le soutien accordés au Groupe de la Banque. Il a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de contribuer au progrès économique et social du pays. « Ma mission consistera à œuvrer aux côtés du gouvernement pour consolider les acquis tout en explorant des solutions concrètes et innovantes visant à renforcer le partenariat entre la Banque et la RCA, en cohérence avec les priorités du Plan national de développement 2024-2028 et les Quatre points cardinaux du Groupe de la Banque », a déclaré M. Coulibaly. Dans le cadre de sa prise de fonction, M. Coulibaly a été reçu en audience par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota, également gouverneur de la Banque pour la RCA. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2024-2028, les réformes structurelles en cours et les perspectives d’appui de la Banque à la relance économique et à la transformation structurelle du pays. Le lendemain, M. Coulibaly a été reçu par le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua. Cette rencontre a permis de mettre en avant les priorités du gouvernement à la suite de la table ronde sur le PND 2024-2028 et de souligner le rôle clé de la Banque dans le soutien aux politiques publiques, notamment en matière de stabilisation, de résilience et de développement. Au cours des cinq dernières années, le Groupe de la Banque africaine de développement a triplé la valeur de son portefeuille en République centrafricaine pour atteindre 583 millions de dollars américains en 2025. Dix projets d’investissement et deux appuis budgétaires, pour un montant total de 492 millions de dollars, ont été approuvés. De nouveaux financements sont prévus en 2026, notamment en faveur de l’emploi des jeunes, de la santé, des infrastructures de transport, dont la construction d’un pont sur l’Oubangui, ainsi qu’un nouvel appui budgétaire pour accompagner les réformes gouvernementales. Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement sanctionne Martin Obiero Achieng pour 24 mois pour pratique frauduleuse

La Banque africaine de développement sanctionne Martin Obiero Achieng pour 24 mois pour pratique frauduleuse

Le Groupe de la Banque africaine de développement annonce aujourd’hui (28 janvier, DNR) l’exclusion avec levée conditionnelle de M. Martin Obiero Achieng pour 24 mois. Cette sanction entre en vigueur à compter du 28 janvier 2026. M. Martin Obiero Achieng est ressortissant de la République du Kenya. Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement a établi que, dans le cadre du recrutement pour un poste de consultant au sein du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Martin Obiero Achieng a commis une pratique frauduleuse. Pendant la période d’exclusion, M. Martin Obiero Achieng et toute entité sous son contrôle direct ou indirect ne seront pas éligibles à participer aux activités financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.  A l’expiration de la période d’exclusion, M. Martin Obiero Achieng ne pourra reprendre sa participation aux activités financées par le Groupe de la Banque africaine de développement qu’après avoir fourni la preuve qu’il a suivi et validé une formation appropriée en éthique des affaires et en lutte contre la corruption. À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement est responsable de la prévention, de la dissuasion et de l’investigation des allégations de corruption, de fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque.