Maroc: “Murs effondrés”, du réalisateur Hakim Belabbes, raconte les contrastes du destin, ses injustices et ses plus beaux cadeaux

CINEMA. Projeté en avant-première, mercredi 20 juillet, au cinéma Mégarama de Casablanca, le long métrage “Murs effondrés” du réalisateur marocain Hakim Belabbes plonge le public dans des histoires de la vie quotidienne d’hommes et de femmes.

Le film dont l’action se déroule à Bejaad où le quotidien est difficile pour certains et clément pour d’autres, selon les jours, propose un voyage poétique dans ce qui ressemble à une vie réelle au sein d’un petit village marocain.

Avec son regard pointu et artistique, le cinéaste transporte le spectateur dans les détails qui passent d’habitude inaperçus. D’un visage marqué par des rides à un regard morne en passant par un corps affligé par les drames…Tout est décrit avec grandeur et précision.

L’on peut ainsi suivre des visages des épouses et des maris, des mères et des pères, des fils et des filles … racontant les contrastes du destin, ses injustices mais aussi ses plus beaux cadeaux. Ceci allant d’un deuil suite à la perte d’un être cher jusqu’à une nouvelle naissance qui apporte espoir et bonheur.

Dans le décor de cette magnifique production de 2 heures et 16 minutes, les voisins vivent des vies séparées avec le même cycle de fardeaux et de petites joies. Ici, lâcher prise est un défi, à la fois pour les morts et les vivants. Les gens de cette ville partagent le même monde, ils s’y côtoient et se confrontent mais ignorent quand ils vivent, chacun, dans la vie de l’autre, s’entraidant et se nuisant mutuellement.

Connectés par l’amitié́, la proximité́ et le sang, ils se détruisent et se soutiennent : par des mariages, des funérailles, des meurtres, par le pardon, par l’amour, et le sacrifice. Les personnages construisent leur petite communauté́ en s’accrochant à l’espoir. Pendant ce temps, les âmes des morts persistent à veiller sur ceux qu’ils ont laissés derrière.

Née d’un temps de réflexion sur des histoires intimes recueillies en quelques années et thématiquement liées par le temps et l’espace qu’elles habitent”, cette magnifique production réunit des acteurs de différentes générations: Amine Naji, Hassna Moumni, Zhour Slimani, Sanaa El Alaoui, Hanane Benmoussa, Hamid Najah, Rabab El Khechibi, Younes Yousfi, Zaynab Alji, Nabil El Mansouri, Fatima Zahra Lahouitar, Amine Talidi, Yettou Nefaoui, Abdurrahman Elmokrani, Khalil Oubaaqa, Moncef Kabri, Salah Laasri …partagent l’affiche de ce film grand public.

Bejaad dont il est natif “ressemble à mon propre studio (ma petite Cinecittà), où j’ai accès à pratiquement tout ce dont j’ai besoin pour ma production et où les gens sont toujours accueillants avec moi”, confie Hakim Belabbes. Et pour lui, ce film est une méditation visuelle sur la vie intérieure d’un peuple, tissée à travers le fil de l’humanité partagée qui relie les personnages impliqués. C’est une célébration de la lutte quotidienne et de l’ambivalence. Un pic sobre dans les destins qui pourraient, à première vue, sembler sombres.

Le nouvel opus du réalisateur marocain sera dévoilé au grand public ce mercredi 27 juillet, dans une sortie nationale soutenue par le Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger (CCME), a annoncé l’équipe du film.

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