Togo. Sogoyou Keguewe, ex-ambassadeur : « Se procurer des équipements militaires en Russie n’est en rien répréhensible »

Togo. Sogoyou Keguewe, ex-ambassadeur : « Se procurer des équipements militaires en Russie n’est en rien répréhensible »

COOPERATION. « La diversification des partenaires stratégiques constitue une démarche nécessaire », estime l’ancien ambassadeur du Togo en Allemagne, Sogoyou Keguewe. Réagissant au nouvel accord de coopération militaire russo-togolais perçu par bien d’observateurs comme un tournant stratégique majeur, il affirme que « se procurer des équipements militaires en Russie n’est en rien répréhensible ». Cité dans un article de notre confrère Folly-gah Delato, intitulé « Togo-Russie : le partenariat militaire qui inquiète Paris », publié au journal Le Point, le diplomate togolais rappelle que son pays « fait face à des menaces concrètes qui exigent à la fois des armements modernes et la formation correspondante ». Aussi, « lorsqu’un État est confronté à des attaques terroristes, il doit pouvoir disposer des moyens adéquats pour se défendre efficacement. Si ces moyens se trouvent en Russie, le Togo est pleinement en droit de conclure de tels accords », explique-t-il. Quoi qu’il en soit, Sogoyou Keguewe rappelle que « le Togo reste un État souverain ». A préciser que le Togo fait face à une menace terroriste croissante dans sa partie septentrionale.

La négociation collective, levier essentiel pour un secteur artistique plus équitable

La négociation collective, levier essentiel pour un secteur artistique plus équitable

L’OIT met en lumière l’importance des conventions dans un récent rapport Le recours aux conventions collectives permet aux syndicats et aux employeurs de rendre le secteur des arts et du divertissement plus équitable et plus durable, affirme l’Organisation internationale du travail (OIT) dans une nouvelle note d’orientation. D’après l’agence spécialisée de l’ONU, « la négociation collective et le dialogue social peuvent promouvoir une rémunération équitable, la sécurité et la protection sociale pour des millions de travailleurs du secteur des arts et du divertissement ». Intitulée «Achieving decent work in the arts and entertainment sector: The role of collective bargaining» (Parvenir à un travail décent dans le secteur des arts et du divertissement: le rôle de la négociation collective), la publication insiste ainsi sur le rôle clé des négociations collectives dans le secteur artistique, persuadé qu’un dialogue social efficace peut rendre l’économie créative plus équitable, inclusive et durable. Elaborer des solutions ancrées dans les réalités du secteur En effet, comme l’indique Frank Hagemann, directeur du Département des politiques sectorielles de l’OIT, «la négociation collective permet aux travailleurs et aux employeurs d’élaborer des solutions qui reflètent les réalités du secteur, qu’il s’agisse des conditions d’emploi ou des questions émergentes liées à la numérisation». Il soutient en outre qu’une négociation collective bien construite « peut aider à faire face à l’impact des nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle et à renforcer la protection des artistes indépendants ». Dans sa publication, qui s’appuie sur plus de 50 conventions collectives et exemples nationaux du monde entier, l’organisation internationale montre également comment le financement public peut servir de levier pour le travail décent en liant les subventions au respect des conventions collectives et des normes de rémunération équitable. Dans cette perspective, l’OIT invite « les gouvernements, les employeurs et les travailleurs à renforcer le dialogue social, à adapter les cadres juridiques et à développer les capacités afin de garantir que tous les professionnels de la création puissent jouir du droit à la négociation collective ». Il est important de souligner que le secteur des arts et du divertissement englobe le cinéma, la musique, le théâtre, la radiodiffusion, les arts visuels et le segment en pleine expansion des médias numériques, comme le rappelle l’OIT dans son rapport. Cependant, quand bien même il constituerait une source majeure d’emploi, d’innovation et d’expression culturelle, ce secteur «  continue de faire face à des déficits persistants en matière de travail décent, notamment l’informalité, des conditions de travail imprévisibles et un accès limité à la protection sociale », déplore la publication. Précisons à ce propos que le rapport « fournit aux mandants de l’OIT des pistes concrètes pour faire du travail décent une réalité dans l’économie créative», comme l’explique Margherita Licata, spécialiste technique au département des politiques sectorielles de l’agence onusienne. La publication « montre que grâce à la négociation collective, les partenaires sociaux peuvent faire face aux changements technologiques, promouvoir l’égalité et garantir que la liberté artistique aille de pair avec des conditions de travail équitables et sûres», précise-t-elle. Alain Bouithy

RD Congo : L’appel pressant de l’opposant Martin Fayulu à Félix Tshisekedi pour un dialogue national inclusif

RD Congo : L’appel pressant de l’opposant Martin Fayulu à Félix Tshisekedi pour un dialogue national inclusif

Dans une vidéo diffusée sur son compte X (anciennement Twitter), l’opposant Martin Fayulu a interpellé directement le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, l’exhortant à ouvrir sans délai un dialogue national inclusif. S’exprimant au nom d’un « peuple meurtri mais toujours debout », le président de la plateforme politique Lamuka  insiste sur l’urgence de restaurer une cohésion nationale capable de répondre à la menace qui vise l’existence même, l’identité, l’unité, la dignité et l’honneur existentielles de la RDC. Martin Fayulu invite ainsi le chef d’Etat congolais « à convoquer sans délai un dialogue national inclusif afin de dégager la Cohésion Nationale nécessaire pour faire face aux menaces existenties ». Son message, solennel et empreint de gravité, se veut avant tout un appel à la responsabilité. Il rappelle au chef de l’État que « Dieu et l’histoire » observent chacune des décisions prises en cette période jugée critique pour l’avenir du pays. Dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu, cette prise de position relance le débat sur la nécessité d’un espace de concertation élargi, capable d’apaiser les tensions et de rassembler les forces vives autour des priorités nationales. Nous y reviendrons plus en détail dans une prochaine édition.

Congo entre miracle, records et mirage : MM. Sassou, Collinet et Yoka s’affranchissent des 20 ans de tutelle de Bouya, Mboulou et Cie sur les finances, la justice et la sécurité (lecture en 5 minutes)

Congo entre miracle, records et mirage : MM. Sassou, Collinet et Yoka s’affranchissent des 20 ans de tutelle de Bouya, Mboulou et Cie sur les finances, la justice et la sécurité (lecture en 5 minutes)

PARLONS-EN. La fin du quinquennat et de l’année approchent. Ce quinquennat et 2025 resteront dans les esprits comme des saisons de tous les records. Après des alertes sur l’insécurité, les violations des droits, la défaillance de la diplomatie, la gestion peu orthodoxe des finances du Congo, les difficultés continuent à s’accumuler. Ni la levée de 670 millions de dollars opérée par le ministre Christian Yoka (CY) ni même le rechamboulement de l’affaire Moshen Hojeij mené grâce aux bons offices du lobby américain qui a l’oeil sur ce chef du Hezbollah et sur les dignitaires congolais cités dans ladite affaire, moins encore le chantier de gaz lancé par M.Sassou ce 17 novembre à Pointe Noire. Rien de tout cela ne peut baisser drastiquement la courbe de la dette et la gestion publique pour rassurer les Congolais. Des records sans précédents Depuis l’existence du Congo, la mort n’a été autant banalisée et la pauvreté célébrée par les tenants du pouvoir. À 120 jours de l’échéance électorale de mars 2025, on devrait compter les victoires, les succès, énumérer les résultats obtenus au cours du quinquennat. À l’évidence, tout est mitigé, les lampes de l’espoir sont résolument éteintes. Cette fin de quinquennat a un goût très amer. Elle porte une signature eschatologique qui se décline en enlèvements, exécutions sommaires, hôpitaux devenus des mouroirs, paupérisation des fonctionnaires et des personnels de l’université, des hôpitaux et des mairies, clochardisation et mort lente des retraités, souffrances infligées aux étudiants sans bourses et des grèves . Bref, le ciel est toujours nuageux malgré le retour du Congo sur la scène juridico-financière internationale qui rebat les cartes de l’omniprésente tutelle Bouya et Cie. M. Sassou semble partiellement se dégager de la prise mortelle dans laquelle l’a entraîné le chef de l’axe Bokouélé et se remet en scène pour 2026. Si le sourire est revenu sur les lèvres des gouvernants, la joie de vivre des jours heureux n’habite pas l’esprit des Congolais. Le doute plane sur la destination que vont prendre les 670 millions . Les députés qui devraient contrôler l’action gouvernementale sont abattus. La timide participation à la dernière séance des questions orales au gouvernement où seulement 53 % ont répondu présents est la preuve du désespoir et de la désillusion qui gagnent la représentation nationale. La situation demeure opaque et préoccupante. Des interrogations Comment le Congo, économie fortement dépendante des hydrocarbures, a traversé une trajectoire financière marquée par des soubresauts de dette extérieure, des restructurations et un accès limité aux marchés obligataires internationaux a-t-elle pu accéder à un nouveau prêt peu transparent et à des intérêts exorbitants comparé à d’autres pays comme la Côte d’Ivoire qui a pu lever des sommes plus importantes à moins de 6% ? Qu’est ce qui a bien pu être hypothéqué ou gagé pour qu’on en arrive là ? Il est à craindre que nos gisements, le gaz, les minerais et terres rares aient été gagés pour sauver le système. Il est fort probable qu’en dessous, il y ait un recyclage des fonds pillés par les dignitaires ( cavalerie et corruption pour régaler les membres du clan qui portent des obligations hautement spéculatives souscrites ). Doit-on se réjouir de ces taux usuraires de 10% qui rappellent la mafia Zidane soutenu par l’Archer et Élite Capital ? Selon la Banque mondiale, son ratio dette publique/PIB atteignait encore près de 93,6 % en 2024, avec des pressions importantes sur la liquidité et le refinancement. L’un des jalons antérieurs est l’émission de juin 2007 d’un euro-bond intitulé « Congo 6 % 30/06/29 » d’un montant approximatif de USD 477,79 millions, coupon 6 %, avec une échéance le 30 juin 2029. Ce type d’émission s’inscrivait dans le cadre d’une ouverture de marché souverain en Afrique peu de temps avant la crise obligataire qui devait toucher plusieurs émetteurs africains. Toutefois, l’expérience s’est soldée par des incidents : le Congo a traversé, en 2017, un défaut technique, la dette ayant été jugée risquée et les marchés devenus frileux. Retour sur ladite émission L’émission de USD 670 millions, coupon 9,875 %, échéance novembre 2032, remboursable en cinq tranches égales entre novembre 2028 et novembre 2032 bouclée par Christian Yoka (C.Y) lors de sa visite à Paris le 31 octobre marque des ruptures stratégiques :1) retour sur les marchés internationaux ;2) un coût d’emprunt élevé (coupon ~9,875 %) reflet de la prime de risque souverain ;3) un usage ciblé des fonds : non pour de nouveaux projets d’investissement, mais pour rallonger la maturité et réduire la pression de refinancement à court terme, en internalisant une dette intérieure plus coûteuse et risquée ;4 ) un alignement avec les réformes de gouvernance, de transparence et de gestion de la dette (engagement de publication trimestrielle, dialogue avec les investisseurs) voulu comme signal aux marchés. Il sied de noter qu’il est fréquent de voir que la conjoncture économique mondiale oblige à plus de pragmatisme et moins de dogmatisme pseudo-démocratique. Avec l’appui de Citigroup Corp, l’idylle financière Congo-Chine se complique. Est-ce la fin du chantage financier et politique de Bouya ou un jeu de chaise musicale ? Stratégie de financement ou détournement des fonds au profit de la campagne présidentielle de M. Sassou ? Officiellement, le nouvel eurobond, vise quatre objectifs, mais officieusement, il vise à financer la campagne présidentielle de M. Sassou : allonger les maturités et la gestion des risques de refinancement. Dans ce cadre, l’utilisation des produits de l’émission pour refinancer la dette intérieure avec une échéance à court terme (novembre 2025 – février 2026) montre une intention manifeste de réduire le risque de rollover. En substituant une dette à courte maturité par un titre de long terme (2032), le Congo cherche à réduire la vulnérabilité aux chocs de liquidité et à alléger l’échéancier immédiat de remboursement. Cette logique est recommandée dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI pour les pays à forte servitude aux recettes volatiles. Prélude de poursuivre lesdits objectifs et plancher sur : les derniers voyages de M. Sassou, le rebondissement de l’affaire Berebi et la

Institut français du Congo. Célébration de la phratrie : que de bons et beaux souvenirs avec mon grand-frère Dongola avec Jazz et vin de palme

Institut français du Congo. Célébration de la phratrie : que de bons et beaux souvenirs avec mon grand-frère Dongola avec Jazz et vin de palme

La célébration de la phratie s’est tenue du 28 au 31 octobre 2025 à Brazzaville dans l’enceinte du l’Institut français du Congo. Spectacles, lectures, slam, projection, tables rondes et expositions ont été de la partie.  A cette occasion j’ai pu rencontrer de nouveau le seul « baobab-écrivain » qui nous reste après la disparition de Sylvain Bemba. Cinq autres figures emblématiques en dehors de ce dernier ont été à l’honneur : Sony Labou Tansi, Emmanuel Dongala, Henri Lopes, Jean Baptiste Tati Loutard, Tchicaya U Tam’si. Comme ça été beau de rigoler encore avec Emmanuel Dongala, lui rappelant encore et encore le petit et succulent livre Jazz et vin de palme que nous faisions venir de Paris par l’intermédiaire de nos parents et amis stewards d’Air Afrique à cette époque car censuré par le Parti Congolais du Travail. Longtemps mis à l’écart par la censure de l’époque car naviguant dans le bateau du monopartisme, Jazz et vin de palme était enfin accepté par les réalités du pluralisme démocratique dans lequel s’était mis notre Congo après la Conférence nationale. Jazz et vin de palme, publié aux éditions Hatier en 1982,est un recueil de huit nouvelles qui se lit facilement car son cours narratif épouse la réalité sociopolitique de l’époque et dont le point culminant est la satire politique. Emmanuel Dongala dénonce, sans fausse honte, lesvices et défauts de la société congolaise d’alors. Le miroir sociopolitique dans Jazz et vin de palme reflète essentiellement les hommes politiques et plus précisément les militants du socialisme scientifiquedans lequel était plongé son Congo à l’époque où il avait écrit son roman, socialisme souvent en contradiction avec les réalitéssociales des années d’avant le pluralisme démocratique. Satire, réflexion sur l’intellectuel africain qui se trouvait gagné par les idées marxistes-léninistes tout en étant à certains moments accrochés à son « authenticité » africaine, tels sont les deux idées principales qui se dégagent dans ce recueil de nouvelles dont la pièce maîtresse serait le texte intitulé « L’étonnante et dialectique déchéance du camarade Kali-Tchikati » qui développe le thème de la sorcellerie en dénonçant l’hypocrisie des cadres révolutionnaires africains ; c’est l’histoire d’un marxiste-léniniste convaincu (il a étudié les sciences sociales à Moscou) qui veut donner des explications scientifiques à ses problèmes liés à la réalitésocioculturelle africaine. Kali ne comprend pas pourquoi sa femme qui n’est pas physiologiquement stérile n’arrive pas d’avoir d’enfant malgré les traitements médicaux des grands spécialistes. Tout va s’arranger quand celui-ci va demander pardon à ses parents qui ne voulaient pas de cette femme au début de leur union. Fervent militant du parti, Kali-Tchikati est à l’origine de l’exclusion d’un camarade pour « avoir demandé pardon » à un parent mort car cela est incompatible à l’idéologie marxiste : « Lorsque Kali Tchikati apprit par la suite qu’un membre éminent du parti avait pris part à cette cérémonie(funéraire), il piqua une autre colère, convoqua la Commission de vérification du parti et l’homme fut exclupour fétichisme et pratiques occultes, puis lynché verbalement à la radio » (p.22). Jazz et vin de palme est un livre qu’il faut lire car quelques-uns de ses textes mettent à nu une Afrique qui essaie de se reconstruire depuis son entrée dans le pluralisme démocratique. Mais on remarque que certains dirigeants politiques veulent encore s’accrocher à un système moribond en modifiant les Constitutions pour se maintenir au pouvoir, s’adossant à la dictatured’une minorité, système qui s’essouffle pour la naissance d’un vrai développement d’une démocratie intégrale conséquente. Noël Kodia-Ramata

Egountchi Behanzin, figure du panafricanisme, appelle les autorités du Burkina Faso à le protéger face aux “persécutions et sanctions arbitraires” de « l’impérialisme français » et de l’UE

Egountchi Behanzin, figure du panafricanisme, appelle les autorités du Burkina Faso à le protéger face aux “persécutions et sanctions arbitraires” de « l’impérialisme français » et de l’UE

Dans la lettre ouverte adressée au Président du Burkina Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, Egountchi Behanzin appelle les autorités du pays des Hommes intégres à le protéger face aux “persécutions et sanctions arbitraires” dont il affirme être victime de la part de « l’impérialisme français » et de « l’Union Européenne ». « Lettre ouverte au Président du Burkina Faso, Capitaine Ibrahim Traoré Monsieur le Président, Je prends aujourd’hui la plume pour m’adresser à vous publiquement, poussé par la force de notre idéal panafricain et par la conviction que l’Afrique doit protéger celles et ceux qui refusent de céder face à l’injustice. Je traverse une période d’une grande difficulté. La persécution et Les sanctions arbitraires imposées contre moi par l’impérialisme français et l’Union européenne cherchent à me réduire au silence, à m’isoler et à m’empêcher de défendre nos causes communes. Ces mesures injustes ont restreint ma liberté de mouvement et fragilisé ma sécurité. C’est pourquoi je fais appel à vous, Monsieur le Président, comme à un dernier recours. Votre détermination, votre sens du devoir et votre engagement pour la souveraineté africaine font de vous une voix forte dans cette lutte que nous partageons. Je sollicite humblement la protection des autorités du Burkina Faso ainsi qu’un soutien pour obtenir des documents de voyage qui me permettraient de circuler librement et en toute sécurité. Ce geste serait, pour moi, plus qu’une aide : un acte de solidarité panafricaine, un symbole de résistance face aux pressions extérieures, un souffle d’espoir dans un moment d’étouffement. Recevez, Monsieur le Président, mes salutations révolutionnaires et fraternelles. Egountchi Behanzin« 

Maroc: le climat général des affaires qualifié de « normal » par la majorité des entreprises au troisième trimestre 2025

Maroc: le climat général des affaires qualifié de « normal » par la majorité des entreprises au troisième trimestre 2025

CONJONCTURE. Au troisième trimestre de 2025, le climat général des affaires dans l’industrie a été qualifié de «normal» par plus des trois quarts des entreprises, indique Bank Al-Maghrib (BAM) dans un récent rapport. Selon les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture du au troisième trimestre 2025, publiés par la Banque centrale du Maroc, cette structure est observée dans toutes les branches à l’exception de la « mécanique et métallurgie » où 36% des entreprises déclarent un climat des affaires « favorable ». En ce qui concernant les conditions de production, les conditions d’approvisionnement auraient été « normales » selon 82% des industriels et « difficiles » selon 15% d’entre eux. En détail, et par branche, l’institution publique rapporte qu’elles auraient été qualifiées de « normales » dans toutes les branches à l’exception de la « chimie et parachimie » où 70% des entreprises les qualifient de « normales » et 30% de « difficiles ». S’agissant des effectifs employés, l’enquête révèle qu’elles auraient été en stagnation selon les industriels. Par branche, 83% des entreprises de l’« agroalimentaire » font état d’une stabilité des effectifs, tandis que 15% signalent une hausse. Dans la « mécanique et métallurgie », 91% des industriels rapportent une stagnation et 9% une baisse. BAM précise que ces proportions atteignent respectivement 67% et 22% dans le « textile et cuir » et 53% et 37% dans la « chimie et parachimie ». Pour les trois prochains mois, les entreprises anticipent globalement à une stagnation des effectifs. Toujours selon l’enquête, les coûts unitaires de production auraient stagné selon 58% des industriels et augmenté selon 30%. Cette dernière part ressort à 51% dans la « chimie et parachimie » et à 16% dans « textile et cuir ». En revanche, 48% des entreprises de la « mécanique et métallurgie » indiquent une baisse des coûts alors que la majorité de celles de l’ « agroalimentaire » déclare leur stagnation. Quant à la situation de la trésorerie, BAM note qu’elle aurait été qualifiée de « normale » par 82% des industriels et de « difficile » par 14% d’entre eux. Cette dernière proportion atteint 21% dans la « mécanique et métallurgie », 18% dans la « chimie et parachimie » et 16% dans le « textile et cuir ». Dansl’«agroalimentaire », la majorité des entreprises déclare une situation de trésorerie « normale ». A noter qu’au T3-2025, l’accès au financement bancaire aurait été jugé « normal » par 87% des entreprises et « difficile » par 11% d’entre elles. L’institution précise que ces proportions se situent respectivement à 94% et à 6% dans l’«agroalimentaire », à 87% et à 13% dans la «mécanique et métallurgie », à 82% et à 11% dans la « chimie et parachimie » et à 67% et à 33% dans le « textile et cuir ». Durant la même période, le coût du crédit aurait été en stagnation selon les entreprises et ce, dans toutes les branches hormis le « textile et cuir » où 79% des entreprises indiquent une stagnation et 13% une hausse. Enfin, par branche, les dépenses d’investissement auraient augmenté dans l’« agroalimentaire », reculé dans la « chimie et parachimie » et dans le « textile et cuir » et stagné dans la « mécanique et métallurgie ». Elles auraient été financées à hauteur de 74% par des fonds propres et 26% par crédit. Pour les trois prochains mois, 58% des industriels anticipent une stagnation des dépenses d’investissement et 26% une hausse. Par branche, les industriels prévoient une hausse dans l’ensemble des branches hormis la « chimie et parachimie » où ils anticipent une baisse.

Gabon : le Président Brice Oligui Nguema prend acte de la démission du Gouvernement

Gabon : le Président Brice Oligui Nguema prend acte de la démission du Gouvernement

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu, vendredi 14 novembre, la démission des membres du Gouvernement récemment élus à l’issue des élections locales et législatives du 12 octobre dernier, annonce la présidence du Gabon. « À l’issue de cette démarche républicaine, le Vice-Président sortant a présenté au Chef de l’État un bilan d’étape des sept mois consacrés à la coordination de l’action gouvernementale, mettant en lumière les principales phases et réalisations ayant marqué la mise en œuvre de la Ve République », a indiqué la présidence dans un communiqué. Prenant acte de ces démissions, le Chef de l’État gabonais a rappelé aux ministres sortants les dispositions constitutionnelles relatives à l’incompatibilité entre l’exercice d’un mandat parlementaire et l’exercice de fonctions gouvernementales, a souligné la même source. Après s’être félicité de l’installation progressive et effective des mécanismes opérationnels de la Ve République dans les pratiques institutionnelles du pays, le président Oligui Nguema a, par ailleurs, « informé l’opinion que les ministres demeurant en fonction seront chargés d’expédier les affaires courantes, d’assurer la continuité du service public et de traiter les dossiers urgents, dans le strict respect des procédures en vigueur, selon le communiqué. Adrien Thyg