SOCIÉTE CONGOLAISE : Ouenzé, un berceau politique et culturel

SOCIÉTE CONGOLAISE : Ouenzé, un berceau politique et culturel

TÉMOIGNAGE D’UN ÉCRIVAIN POUR UN HOMME POLITIQUE Un souvenir inoubliable d’élève : Comment suis-je devenu poète ? Un souvenir qui me revient, chaque fois que je termine un texte. Un souvenir qui date des années 70 de mon passage au lycée Savorgnan de Brazza au moment où je vivais encore dans mon Ouenzé natal. Nous sommes dans un lycée où tous les professeurs sont presque de nationalité française. Je suis en classe de Seconde C où sont à l’honneur les matières scientifiques comme les mathématiques, la physique, la chimie et la biologie appelée aujourd’hui SVT (Sciences de la Vie et de le Terre). Et j’ai un frère en classe de Terminale A (classe qui met en valeur les sciences humaines comme la philosophie, l’histoire et la géographie, les langues vivantes tels l’anglais, l’espagnol et le russe, la littérature…) ; ce frère, un grand dandy de l’époque liant agréablement l’amour de l’école à celui de la vie mondaine de Brazzaville en général et du quartier cosmopolite de Poto-Poto en particulier. Nous habitions le même arrondissement : moi dans la rue Mboko, et lui à quelques encablures de mon domicile, plus précisément dans la rue Impfondo, cette rue qui deviendra plus tard l’avenue Lénine pour des raisons politiques. Dans ma classe, notre professeur de Français nous avait donné comme devoir à faire, un commentaire composé sur un poème de Ronsard. Je commence mon devoir en me posant mille questions si je suis vraiment sur la bonne voie. Pas sûr de ce que je suis en train de faire, je me décide d’aller dans la rue Impfondo, voir mon frère que j’ai toujours admiré comme bon élève depuis le collège, le CEG d’application jusqu’au lycée Savorgnan de Brazza où il s’est fait marquer par presque tous ses professeurs qui l’ont eu comme élève. Il m’a étonné par son cursus scolaire atypique au lycée : admis en classe de Seconde C après son admission au Brevet d’Études Moyennes Générales (B.E.M.G), il passe en suite en classe de Première D avant de quitter le lycée en 137 classe de Terminale A après avoir décroché son BAC « du coup », comme on aimait le dire à notre époque. Il poursuivra ses études supérieures en URSS, actuelle Russie. Mais revenons plutôt à mon devoir de commentaire composé sur le poème de Ronsard. La veille du jour qu’il fallait remettre le devoir à notre professeur, je vais demander à mon frère de me donner quelques idées pour parfaire mon devoir car le texte de Ronsard me paraissait un peu difficile et ambigu à exploiter, surtout que le langage poétique me paraissait toujours énigmatique en ce temps-là. Arrivé chez lui, mon frère se préparait pour sa sortie vespérale qui devait l’emmener vers l’ambiance juvénile de Poto-Poto. Je commence à lui expliquer pourquoi je suis venu le voir. Mais tout de suite il comprend la raison de ma visite inopinée chez lui en s’apercevant que j’ai dans mes mains, un cahier et le Lagarde et Michard du XVIe siècle. Il me demande de lire mon poème à haute voix tout en jetant un coup d’œil sur sa montre bracelet. J’exécute. Il écoute et me demande de le relire. Il écoute de nouveau tout en nouant sa cravate après avoir ciré ses Pierre Cardin et me demande de prendre des notes qui me serviraient de construire mon commentaire composé. Tout s’est passé en quinze minutes. « Speece ! Je pense qu’avec ça, tu pourras faire un bon devoir », me lançe-t-il. (Speece était mon petit surnom au lycée). De retour chez moi, je travaille mon devoir sans conviction car je pouvais comprendre comment mon frère pouvait il s’imprégner de ce poème en un laps de temps tout en nouant sa cravate. Je suis surprise quelques jours à la remise de nos devoirs par le professeur ; j’avais obtenu, et cela pour la première fois, la note de 14/20 et je me rappelle toujours cette appréciation de mon professeur : « M. Kodia, bon plan du commentaire et bonne exploitation des émotions de Ronsard devant sa mort prochaine ; émotions que seuls les poètes peuvent avoir le courage de décrire ». Depuis ce jour-là, j’ai commencé à aimer la poésie qui m’a poussé même à terminer mon cycle du lycée par la série littéraire avec des figures emblématiques dans le domaine des Lettres comme Emile Tambaud, Matondo Kubu Turé et Alfoncine Nyelenga Bouya, pour ne citer que ces trois compagnons de classe de l’époque. Un autre souvenir inoubliable des années 70 : mon frère aimait, comme moi, la musique de l’African Fiesta avec son idole, mon idole, notre idole Rochereau Tabu Ley ; Je ne sais pas s’il se rappelle encore ses exhibitions au « Mess des Sous-officiers », un lieu d’agrément des militaires, pendant un concert nocturne de notre orchestre préféré avec des chansons sentimentales telles Hortense, Mocrano, Mon mari est capable, Pic Nic Ya N’sele, Christine et Gipsy pour ne citer que celles-là. Chaque fois que j’écoute ces mélodies poétiques, je ne cesse de penser à lui, dansant sous le regard des étoiles d’après-minuit. 138 Comme c’était beau cette époque inoubliable pour les jeunes dandys que nous étions ! Et ce frère, qui m’a fait aimer la littérature, n’est autre que Isidore Mvouba qui, au lycée, prendra le surnom de Osdet, un professeur français qui l’appréciait dans son travail en classe, un professeur qu’il admirait et qui l’admirait dans le vestimentaire. Surnom qu’il va immortaliser à sa manière plusieurs années plus tard. Aussi, dirai-je que je suis devenu écrivain à partir de cet amour pour la poésie déclenché par mon commentaire composé du sonnet de Ronsard intitulé « Je n’ai plus que les os », un travail réussi grâce à la contribution de mon frère Isidore Mvouba, devenu un grand homme politique de notre génération, un homme à qui je ne cesse de rendre hommage quand « mon cœur, ma plume et ma muse s’amusent » comme le dirait Pierre Ntsemou, un illustre poète congolaisde la nouvelle génération  dans Mon

Maroc. Les infrastructures de marchés financiers maintiennent leur résilience

Maroc. Les infrastructures de marchés financiers maintiennent leur résilience

Bank Al-Maghrib salue des taux de disponibilité «satisfaisants» Les infrastructures de marchés financiers (IMFs) demeurent résilientes et sécurisées, affirme le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, relevant que les résultats des actions de surveillance menées par l’institution publique indiquent des taux de disponibilité globalement satisfaisants. En ce qui concerne les moyens de paiement, « la Banque a poursuivi le renforcement de leur sécurité à travers l’examen de conformité des nouveaux produits et services de paiement et la conduite de missions thématiques de contrôle sur place », indique-t-il dans le rapport annuel de l’institution sur les infrastructures de marchés financiers et les moyens de paiement et leur surveillance – Exercice 2024. Stabilité des IMFs et vigilance accrue face à la fraude Pour faire face à la recrudescence des cas de fraude sur certains moyens de paiement, la Banque centrale « a assuré un suivi approfondi avec les assujettis des dispositifs mis en place de détection, d’alerte et de monitoring en temps réel de la fraude », a fait savoir le wali. Abdellatif Jouahri estime, par ailleurs, que l’année 2024 a constitué une étape clé avec l’avancement des travaux relatifs à la Stratégie nationale des paiements, élaborée par l’institution en concertation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème. Formulée sur la base des enseignements tirés de l’étude sur l’usage du cash et de l’étude sur l’acceptation des paiements électroniques, cette stratégie s’inscrit dans une vision intégrée visant à moderniser l’infrastructure nationale de paiement, à renforcer la confiance dans les paiements numériques et à promouvoir l’inclusion financière, précise-t-il. Pour Abdellatif Jouahri, il ne fait ainsi aucun doute que 2024 a été marquée par « des avancées notables, notamment dans la définition du cadre de gouvernance et la mise en place des mécanismes de coordination nécessaires à la mise en œuvre des chantiers prioritaires identifiés avec les parties prenantes ». Et le wali de préciser que ces chantiers portent, entre autres, sur l’accélération de l’acceptation des paiements électroniques, la définition d’un modèle de gouvernance unifié, ainsi que l’encadrement de la commission d’interchange, levier essentiel à une tarification équitable et à une dynamique d’acceptation durable. Le corpus juridique conférant à Bank Al-Maghrib la mission de surveillance des IMFs est constitué de la loi n°40-17 portant statut de Bank Al-Maghrib, notamment son article 9 et la convention multilatérale relative à la surveillance de ces IMFs. Il est important de souligner que dans le but d’assurer la convergence du cadre juridique de la surveillance des IMFs vers les standards internationaux, un projet de loi relatif à « la Surveillance des infrastructures de marchés financiers et des émetteurs de moyens de paiement » a été élaboré par la Banque. Selon les explications de BAM contenues dans sa publication, ce projet apporte des innovations majeures de nature à permettre à l’institution de renforcer la mise en œuvre de sa mission de surveillance des IMFs et des moyens de paiement, telle qu’annoncée avec la nouvelle loi n°40-17 portant son statut et de favoriser la convergence du dispositif légal et réglementaire régissant ladite surveillance vers les meilleures pratiques internationales. Comme cela est rappelé dans ledit rapport, les IMFs dans le paysage marocain s’articulent autour de sept systèmes : un système interbancaire de paiement de gros montants (SRBM), quatre systèmes de paiement de détail (le Switch monétique, le Switch mobile, le Système interbancaire marocain de télécompensation – SIMT- et la Plateforme de compensation des virements instantanés – PCVI) ainsi que deux systèmes dédiés à la compensation et au règlement/livraison des titres (la Bourse de Casablanca et Maroclear). Il est à préciser que le règlement de l’ensemble des soldes multilatéraux issus de ces systèmes est effectué en monnaie Banque centrale sur les livres de Bank Al-Maghrib et que les systèmes exogènes qui déversent des soldes nets multilatéraux pour règlement dans le SRBM sont considérés comme des participants techniques. Alain Bouithy

Gabon: Les Présidents Oligui Nguema et Emmanuel Macron effectuent des visites de chantiers

Gabon: Les Présidents Oligui Nguema et Emmanuel Macron effectuent des visites de chantiers

Dans le cadre de sa visite officielle à Libreville, le Président Emmanuel Macron a effectué lundi 24 plusieurs déplacements sur le terrain aux côtés du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux Chefs d’État ont visité différents chantiers structurants de la capitale afin d’apprécier l’avancement des projets engagés pour la transformation du pays, annonce la Présidence gabonaise indiquant que la journée a débuté à la Cité de la Démocratie, vaste complexe institutionnel en pleine réhabilitation après plusieurs années d’abandon. « Implanté sur 434 hectares, le site regroupe notamment un centre de congrès de 3 000 places, un centre présidentiel, un palais présidentiel, 55 villas, un zoo ouvert au public, des infrastructures techniques modernisées ainsi que 12 km de voiries intérieures », poursuit la Présidence dans un communiqué. Et d’ajouter qu’avec 2 300 personnes mobilisées, dont 70 % de main-d’œuvre gabonaise, le chantier affiche un taux d’exécution de 75 %, pour une livraison prévue fin 2026. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus à la Cité Émeraude, appelée à devenir la future cité administrative du Gabon. Ils ont par ailleurs inauguré le site rénové de l’Institut Français du Gabon (IFG), avant d’en visiter les installations. Réhabilité il y a un an, l’IFG constitue un acteur central de la coopération culturelle et éducative entre la France et le Gabon, permettant le renforcement des échanges artistiques et des partenariats avec les milieux culturels et académiques des deux pays. La série de visites s’est conclue à la Baie des Rois, projet emblématique de réaménagement urbain développé sur 400 hectares. Il prévoit la construction d’hôtels, de bureaux, de centres commerciaux, d’espaces de loisirs et d’une marina. Cette dernière étape a été marquée par le planting symbolique d’un arbre, suivi de la participation des deux Chefs d’État à la séance de clôture de la table ronde consacrée aux initiatives de protection des forêts du Bassin du Congo. Ils ont ensuite reçu les conclusions issues des quatre panels de travail. Ces visites traduisent la volonté commune de promouvoir des infrastructures modernes et de renforcer une coopération orientée vers le développement. Elles s’inscrivent pleinement dans les priorités économiques de la Cinquième République gabonaise, fondées sur la diversification, l’industrialisation, la souveraineté économique, la création d’emplois et la modernisation des infrastructures nationales. À cette occasion, les deux Chefs d’État ont rappelé l’importance stratégique de la préservation de l’environnement et de la valorisation durable des ressources naturelles.Le Président de la République gabonaise a souligné la place centrale qu’occupe le pays dans la conservation de ses forêts depuis plus de 50 ans, sans contrepartie financière, malgré le soutien constant de ses partenaires historiques. Il a insisté sur la nécessité de faire de la préservation environnementale un véritable levier économique :« L’objectif commun ne se limite plus à la protection de la nature ; il s’étend à sa valorisation durable, en conciliant impact économique et impact environnemental. Ensemble, prenons la décision de faire cohabiter les deux. » Le Président français a, pour sa part, rappelé le caractère exemplaire du Gabon en matière de préservation de l’environnement et alerté sur l’ampleur de la destruction des forêts dans les pays développés, principaux producteurs de carbone à l’échelle mondiale. Il a appelé les nations industrialisées à mobiliser et sécuriser des financements, conformément aux recommandations formulées par son homologue gabonais, afin de répondre aux enjeux scientifiques, économiques et écologiques liés à la déforestation. Avec CP

Maroc/Marché de l’immobilier. Résidentiel, terrains et biens professionnels tirent les prix vers le haut

Maroc/Marché de l’immobilier. Résidentiel, terrains et biens professionnels tirent les prix vers le haut

Après deux trimestres successifs de stagnation, l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a enregistré sa première hausse de l’année 2025, selon les chiffres publiés par Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). En glissement annuel, l’analyse des indices élaborés par la Banque centrale et l’ANCFCC fait état d’une hausse de 1,2% de l’IPAI, au cours du troisième trimestre 2025. Cette évolution s’explique « par des appréciations de 1,5% pour le résidentiel, de 1% pour les terrains et de 1,4% pour les biens à usage professionnel », ont indiqué les deux institutions dans une note conjointe sur la tendance globale du marché immobilier au troisième trimestre 2025. A titre de comparaison, au deuxième trimestre 2025, l’IPAI avait enregistré une stagnation recouvrant une hausse de 0,1% des prix des biens résidentiels et une baisse de 0,3% de ceux des terrains et de ceux des biens à usage professionnel. Au premier trimestre, cet indice avait stagné après une hausse de 0,1% des prix des biens résidentiels et des baisses de 0,1% de ceux des terrains et de 0,3% de ceux des biens à usage professionnel. Les récentes données montrent en outre que les  transactions ont affiché une « progression de 26,6%, résultant d’augmentations de 25,7% pour le résidentiel, de 21% pour les terrains et de 56,2% pour les biens à usage professionnel », selon la même source. Au trimestre précédent, les transactions s’étaient repliées de 21,2% suite aux diminutions de 25,9% pour le résidentiel, de 3% pour les terrains et de 20,9% pour les biens à usage professionnel. Recouvrant des diminutions de 14,5% pour le résidentiel, de 16,4% pour les terrains et de 18,2% pour les biens à usage professionnel, le nombre de transactions s’était replié de 15,2% au premier trimestre de cette même année. A noter qu’au troisième trimestre 2025, « les prix du résidentiel ont augmenté de 1,5%, résultat des hausses de 1,6% des prix des appartements, de 0,2% de ceux des maisons et de 1,8% de ceux des villas », comme l’ont souligné BAM et l’ANCFCC. Au cours du même trimestre, le nombre de transactions a connu un accroissement de 25,7%, reflétant des hausses de 26,7% pour les appartements, de 1,9% pour les maisons et de 62,3% pour les villas. De leur côte, les prix du foncier se sont appréciés de 1% tandis que le nombre de transactions a augmenté de 21%. Parallèlement, les prix des biens à usage professionnel ont augmenté de 1,4%, avec une hausse de 1,7% pour les locaux commerciaux et de 0,9% pour les bureaux. Selon la note sur la tendance globale du marché immobilier, « les transactions ont affiché un accroissement de 56,2%, résultat des hausses de 59,4% des ventes des locaux commerciaux et de 43,6% de celles des bureaux ». Comparé au trimestre précédent, l’IPAI a enregistré une hausse trimestrielle de 1,1%. Selon les explications contenues dans la note, cette évolution reflète une progression des prix de 1,5% pour le résidentiel, de 1,3% pour les terrains et de 0,3% pour les biens à usage professionnel. A noter également que les transactions ont, pour leur part, augmenté de 14% par rapport au trimestre précédent, avec des hausses de 15,7% pour les biens résidentiels, de 9,3% pour les terrains et de 12% pour les biens à usage professionnel. Toujours en glissement trimestriel, les prix du résidentiel ont augmenté de 1,5%, tandis que les transactions se sont accrues de 15,7%. De leur côté, les prix du foncier ont bondi de 1,3% tout comme le nombre de transactions qui a progressé de 9,3% d’un trimestre à l’autre. En ce qui concerne l’indice des prix des biens à usage professionnel, les données montrent qu’il « a affiché une hausse de 0,3%, portée par une augmentation de 0,7% des prix des locaux commerciaux, tandis que ceux des bureaux ont reculé de 0,8% ». Quant au nombre de transactions, BAM et l’ANCFCC constatent qu’il a connu une progression de 12%, avec des hausses de 11,9% pour les locaux commerciaux et de 12,3% pour les bureaux. Alain Bouithy

Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Issa Tchiroma Bakary a gagné la présidentielle du 12 octobre 2025, selon la porte-parole de l’opposant camerounais, Maître Alice Nkom. «Il a gagné les élections par le peuple. Donc je le reconnais forcément comme quelqu’un de légitimement président de la République », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à la Deutsche Welle (DW). Ainsi, personne ne peut empêcher Issa Tchiroma Bakary « d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier », a affirmé l’avocate. « Monsieur Issa Tchiroma, c’est quelqu’un d’une extrême humilité, pratiquant, très religieux. Ce n’est pas quelqu’un qui va se gonfler la tête à dire je suis président ou à frauder pour dire je suis président. C’est un homme d’honneur, d’une dignité exemplaire », selon Me Alice Nkom. C’est dire qu’« il ne peut se dire président que parce que justement, le peuple l’a désigné comme tel », a-t-elle poursuivi ajoutant : « Et parce que le peuple l’a désigné comme tel, il prend cela extrêmement au sérieux et personne ne peut l’empêcher d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier ». Sur ses marges de manœuvre en tant que porte-parole de l’opposant camerounais et sa légitimité, Maître Alice Nkom répond : « Lorsque vous avez le peuple avec vous, vous avez forcément la légitimité ». En conséquence, « peu importe ce que le voleur en a fait, il restera le voleur. Vous garderez toujours la légitimité parce que le peuple sera toujours avec vous » Adrien Thyg.

Maroc. L’inflation a ralenti à 0,1% à fin octobre 2025

Maroc. L’inflation a ralenti à 0,1% à fin octobre 2025

Comme en septembre dernier, l’inflation est restée inférieure à 1% à fin octobre 2025, selon les statistiques publiées par le Haut-Commissariat au plan (HCP). Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une petite hausse de 0,1% à fin octobre 2025, a indiqué l’institution publique. Cette évolution est la « conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 0,3% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4% », a-t-elle expliqué dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation du mois d’octobre 2025. D’après l’institution chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, pour les produits non alimentaires, les variations allaient d’une baisse de 1,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,4% pour les «Restaurants et hôtels». La progression de l’inflation observée le mois dernier a ralenti en comparaison avec septembre 2025 où l’IPC avait enregistré une hausse de 0,4%. Cette hausse avait été justifiée par celle l’indice des produits alimentaires de 0,5% et de celui des produits non alimentaires de 0,4%. En ce qui concerne les produits non alimentaires, les variations allaient d’une baisse de 2,4% pour le «Transport» à une hausse de 2,9% pour les «Restaurants et hôtels». A titre de comparaison, rappelons également que l’indice des prix à la consommation avait enregistré une hausse de 0,3% en août 2025, suite à la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,2% et de celui des produits non alimentaires de 0,3%. S’agissant des produits non alimentaires, les variations allaient d’une baisse de 2,4% pour le «Transport» à une hausse de 2,9% pour les «Restaurants et hôtels». Comparé au mois de septembre dernier, l’IPC a connu une baisse de 0,6%, « résultat de la baisse de 1,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires », a fait savoir le HCP. Dans sa note, l’institution rapporte en outre que les baisses des produits alimentaires observées entre septembre et octobre 2025 ont concerné principalement les «Huiles et graisses» (3,7%), les «Viandes» (2,8%), les «Légumes» (1,4%), les «Poissons et fruits de mer» (1,3%), les «Fruits» (0,9%) et le «Lait, fromage et œufs» (0,2%). En revanche, les prix ont augmenté de 0,2% pour le «Café, thé et cacao», a poursuivi le HCP ajoutant, en ce qui concerne les produits non alimentaires, que la baisse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,6%. Toujours selon le HCP, les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Al Hoceima (1,5%), à Settat et Safi (1,0%), à Tétouan et Béni Mellal (0,9%), à Agadir et Marrakech (0,8%), à Tanger (0,7%), à Casablanca, Fès, Dakhla et Guelmim (0,6%) et à Rabat, Laâyoune et Errachidia (0,5%). En revanche, une hausse a été enregistrée à Kénitra avec 0,2%. Ainsi, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu en octobre 2025 une baisse de 0,2% par rapport à septembre dernier et  au mois d’octobre 2024. Alain Bouithy

Littérature congolaise : Pachelbel, ce génie méconnu de Ferréol  Gassackys

Littérature congolaise : Pachelbel, ce génie méconnu de Ferréol  Gassackys

L’étroite relation qu’il y a entre la littérature et la musique demeure irréfutable. La jonction entre les deux arts ou médias, s’ancre dans une modernité apparente, tant ils demeurent le lieu privilégié d’exploration de notre inconscient sur le réel et l’irréel. L’exploration musicale se rapporte très souvent, à la présence des traces musicales dans le texte littéraire ; aussi bien dans l’évocation de l’objet-musique, ou dans les portraits des figures musicales. À cet effet, Ferréol Gassackys s’inscrit dans le même contexte que Sylvain Bemba, Mfumu Fylla Saint-Eudes ou Clément Ossinonde dont les œuvres contribuent de façon significative à la connaissance de la musique congolaise. À la différence de ceux-ci, ou bien de tous ceux qui ont écrit ou écrivent sur la musique congolaise des deux rives du fleuve Congo, il nous plonge à son tour dans la musique baroque à travers l’évocation  de la figure de Johann Pachelbel (1963-1706) dont l’œuvre reste d’actualité. La lecture de cet ouvrage a suscité en nous des interrogations sur les motivations de cette scripturalité et la portée d’une telle évocation historique. De prime abord, l’intitulé du livre semble bien clair : Pachelbel, ce génie méconnu. La thèse de Ferréol Gassackys consiste à démontrer, d’une part, l’objet de cette méconnaissance (si réellement méconnaissance il y a), et de célébrer avec faste  ce génie de Pachelbel à travers son œuvre intemporelle. L’on comprend bien évidemment qu’il tient à saluer l’immensité artistique de cette figure légendaire, son influence et la portée sous-jaccente de son œuvre. Toutefois, il y a lieu de s’interroger sur le présumé génie méconnu vu l’abandonnace d’informations que nous livre Internet sur son mythique canon en ré majeur. Ce qui en revange, suscite en nous, l’hypothèse d’une compréhension, ou d’une connaissance-méconnaissance de la figure de Pachelbel, ou de n’importe quelle icône, par rapport aux données anthropologiques et culturelles. D’où le questionnement ci-après : Qu’est-ce qui nous rapproche culturellement de Pachelbel, voire de la musique classique ? En quoi cette forme de musique presque « élitiste » influencerait-t-elle notre conscience culturelle ? Pour quoi serait-il important d’aujourd’hui d’écouter ou de parler de Pachelbel ou de sa musique pour un Congolais dès lors qu’il ignore sa culturelle originaire, ses musiques traditionnelles, lesquelles manquent de canaux de rébondissement capables de favoriser leur éclosion ?  Bref, cet ouvrage complète la bibliographie déjà abondante de Ferréol Gassackys et atteste, de surcroit, de son penchant indiscutable pour la musique, son éclectisme et sa boulimie du savoir.  Sur  le plan formel, la page de couverture de cet essai de Ferréol Gassackys nous laisse apprécier le regard scrutateur de Pachelbel. Les éléments de parure que l’on retrouve sur la photo ici,  illustrent le contexte sociologique de l’époque. Outre le titre qui parait déjà clair et précis, « Pachelbel, ce génie méconnu », nous retrouvons sur la même page de couverture,  et ce, de façon conventionnelle, le nom de l’auteur, puis la maison d’édition (les 3 colonnes). Sauf que l’éditeur ne précise pas directement le genre littéraire auquel appartient l’ouvrage. Il s’agit d’un essai littéraire à valeur historique. L’objet principal du livre est déjà connu à travers son titre. Ferréol Gassackys défend la thèse selon laquelle le génie de Pachelbel serait méconnu. Le livre s’ouvre aussitôt par une dédicace, puis une page péritextuelle où l’auteur précise le genre de musique qu’a pratiqué Pachelbel, sa nationalité et ses tendances. S’enchainent après, des chapitres (dix sept au total) à travers lesquels l’auteur soutient sa démarche, fait assoir sa réflexion, bref exploite à son tour son propre génie dans la restitution d’une histoire aussi complexe. C’est précisément en 2005 que Ferréol Gassackys découvre le talent inébranlable de Pachelbel lors d’un séjour à New York. Depuis lors, il s’est engagé à mieux le connaitre et à perpétuer les valeurs et la magie de sa musique. Il affirme à cet effet : « […]Je me suis senti investi d’une mission, celle d’expliquer la résilience d’une telle œuvre musicale supérieure, en tentant de découvrir, la nature, la vie de cet homme que l’on pourrait assurement qualifier de génie dans l’ombre, tant  son Canon en ré majeur pour trois violons et basse, nous accompagne de manière prodigieuse depuis plus de trois siècles » (p.12). Ce qui semble frappant dans cette écriture de Ferréol Gassackys, c’est surtout sa connaissance de l’histoire. Cette grande connaissance qui  nous avait déjà subjugué dans Frikiapèlerin des âges et Brèves réflexions sur le vertueux, l’instinctif, le truand et l’autre, nous amène à nous regarder à notre tour à travers l’histoire, à s’approprier ses enjeux et à promouvoir la lecture comme valeur essentielle du développement. L’imaginaire de Ferréol Gassackys se construit autour des réalités historiques et multiculturelles. Aussi la défense de cette figure stellaire devient-elle une possibilité d’ancrage systématique de l’auteur  dans son univers passionnel qui est la musique. Outre l’évocation historique de la figure de Pachelbel, Ferréol Gassackys nous invite également à découvrir sa simplicité digne et sa foi chrétienne. En effet, le Canon de Pachelbel est aussi lumineuse par sa mélodie envoûtante qui nous rappelle la beauté et le parfum de la vie. Sa partition harmonieuse s’empare du corps charnel pour nous exposer à un monde plus spirituel, plein de sérenité et de transcendance. Il vibre en chacun de nous, résonne tel un appel au mervelleux et à la méditation spirituelle. C’est une onde à la vie et à la spiritualité, tout en assurant une fonction thérapeutique. Par ailleurs, c’est l’occasion pour nous de remercier l’auteur de ce livre, grâce auquel nous avons découvert la figure de Pachelbel et l’influence de son œuvre. Nous espérons que cette volonté de l’auteur de promouvoir la musique va se poursuivre dans le cadre des figures musicales congolaises qui jusque-là peine à se faire connaitre, en dépit de leurs œuvres à valeur planétaire. Rosin LOEMBA rosinloemba@gmail.com

Le Maroc triomphe aux CAF Awards 2025 : Achraf Hakimi et Ghizlane Chebbak couronnés

Le Maroc triomphe aux CAF Awards 2025 : Achraf Hakimi et Ghizlane Chebbak couronnés

Achraf Hakimi a été couronné Joueur Africain de l’Année, tandis que sa compatriote Ghizlane Chebbak a décroché le titre de Joueuse Africaine de l’Année lors des prestigieux CAF Awards 2025. Ce doublé historique place le Maroc sur le devant de la scène continentale à l’occasion d’une cérémonie exceptionnelle organisée mercredi à Rabat, où les plus grands talents du football africain ont été célébrés et honorés pour leurs exploits remarquables. La soirée, placée sous le signe de l’excellence et rehaussée par la présence de nombreux invités prestigieux, a réuni joueurs africains, entraîneurs et légendes du football venus des quatre coins du continent et d’ailleurs. Cet événement grandiose a été l’occasion de célébrer avec ferveur le rayonnement croissant du football africain sur la scène internationale. Le latéral droit du Paris Saint-Germain, Hakimi, a été désigné Joueur Africain de l’Année après une saison 2025 exceptionnelle, ponctuée par des victoires en Ligue des Champions de l’UEFA, Supercoupe d’Europe, Ligue 1 française, Coupe de France, ainsi qu’une finale lors de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025. Il a également contribué de manière décisive à la qualification du Maroc pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Hakimi devient ainsi le premier défenseur à décrocher ce titre depuis Bwanga Tshimen (RD Congo, 1973) et le premier Marocain depuis Mustapha Hadji en 1998. Ghizlane Chebbak a brillé aussi bien en club qu’en sélection en 2025, terminant meilleure buteuse de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine, où le Maroc a décroché la deuxième place derrière le Nigeria. Après avoir quitté l’ASFAR, elle a rejoint le club saoudien d’Al-Hilal pour la saison 2025/26, où elle évolue aux côtés de l’incontournable Asisat Oshoala, sextuple Joueuse Africaine de l’Année. Chebbak devient la première Marocaine à remporter ce trophée. Un autre international marocain s’est également distingué : Yassine Bounou a été élu Gardien Africain de l’Année, après une saison remarquable, au cours de laquelle il a notamment figuré dans l’équipe type de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2025. Chez les femmes, la Nigériane Chiamaka Nnadozie a conservé son titre de Gardienne Africaine de l’Année pour la troisième année consécutive, ayant largement contribué au sacre des Super Falcons lors de la TotalEnergies CAF CAN Féminine Maroc 2024. Le titre d’Entraîneur de l’Année (hommes) est revenu à Bubista, qui a mené le Cap-Vert à une qualification historique pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026, une première pour le pays. Le prix de l’Entraîneur de l’Année (femmes) sera décerné à l’issue de la Ligue des Champions Féminine de la CAF Égypte 2025. L’attaquant congolais Fiston Mayele a été élu Joueur Interclubs Africain de l’Année après avoir terminé meilleur buteur de la TotalEnergies CAF Ligue des Champions 2024/25, contribuant au premier sacre du club égyptien, Pyramids FC. La lauréate du prix de la Joueuse Interclubs de l’Année sera révélée à l’issue de la Ligue des Champions Féminine en Égypte. Othmane Maamma a remporté le trophée du Jeune Joueur Africain de l’Année (hommes) pour son rôle clé dans le triomphe du Maroc à la Coupe du Monde U20 de la FIFA 2025. Doha El Madani a conservé le titre de Jeune Joueuse de l’Année après avoir aidé l’AS FAR à décrocher la ligue de football féminin du Maroc et terminé meilleure buteuse de la CAN Féminine de Futsal de la CAF 2025, remportée par le Maroc. L’équipe U20 du Maroc a été désignée Équipe Nationale de l’Année (hommes) après son sacre à la Coupe du Monde U20 de la FIFA 2025, tandis que les Super Falcons du Nigeria ont été sacrées Équipe Nationale Féminine de l’Année, après leur victoire à la TotalEnergies CAF CAN Féminine Maroc 2025, pour la seconde année consécutive. Le triomphe du Pyramids FC en TotalEnergies CAF Ligue des Champions lui a valu le titre de Club de l’Année CAF (hommes). Le prix du club féminin sera dévoilé à la fin de la Ligue des Champions Féminine de la CAF en Égypte. Le But de l’Année a été décerné au Tanzanien Clement Mzize pour sa superbe frappe lointaine avec les Young Africans contre le TP Mazembe lors de la TotalEnergies CAF Ligue des Champions. Il s’agit du seul prix attribué par le vote des fans. Lauréats des CAF Awards 2025 CAF