Pauvre pays riche !

CHRONIQUE. Lorsque l’on évoque ce pays pétrolier, l’on n’entend parler que de dette, de maigres infrastructures insuffisantes et de privations diverses pour la population. Pour espérer rompre avec le sous-développement intégral, le Congo doit commencer par oser le courage de ne pas se tromper de diagnostic. Au Congo-Brazzaville, un nouveau grand argentier vient d’entrer au gouvernement. Et tout le monde semble attendre des miracles de Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public. Comment expliquer cette attente ? Cette nomination a remis sous les feux des projecteurs le marasme dans lequel semblent baigner depuis bien trop longtemps les finances du Congo, avec une dette d’autant plus insupportable que ce pays, producteur de pétrole, semble avoir vécu au jour le jour, oubliant d’investir dans des infrastructures convaincantes et de faire des placements rentables. Qu’ont-ils donc fait des bienfaits dont la nature a doté leur patrie ? Tel qu’il se présente aujourd’hui, Le Congo-Brazzaville donne l’impression de s’être endetté pour faire la fête. Car, en dehors du train de vie luxueux et clinquant des privilégiés du pouvoir, peu de réalisations rappellent aux Congolais que leur pays a longtemps figuré au troisième rang des producteurs subsahariens d’or noir. Les signes d’un pays bien géré se perçoivent à travers les écoles construites pour donner une bonne éducation à la jeunesse. À travers les hôpitaux où se soignent les citoyens. Et non dans les facilités que s’octroient les dirigeants et leurs clans. Ces dirigeants ont tout de même réalisé quelques infrastructures. Peut-être n’en font-ils pas assez ?… Denis Sassou Nguesso, faut-il le rappeler, dirige le Congo depuis 1979, avec une petite parenthèse démocratique, entre 1992 et 1997. Lorsque l’on s’impose aussi longtemps à son peuple, l’on se doit, au moins, de satisfaire ses besoins fondamentaux. Beaucoup, en Afrique, critiquent le régime de Paul Kagame au Rwanda pour ses insuffisances démocratiques. Mais, tout aussi nombreux sont les Africains qui, ayant découvert son pays, en tout cas la capitale, se disent que ce régime autoritaire se soucie au moins du bien-être de sa population. C’est à cette seule et unique condition que les peuples peuvent tolérer les régimes qui s’éternisent. Sans quoi, l’on n’a que des dictatures stériles. La jeunesse du continent ne peut plus subir durablement des dirigeants qui ne lui apportent rien, ou si peu… Dans son discours d’adieu au peuple américain, ce mercredi, Joe Biden a insisté sur les dangers de la concentration du pouvoir politique et économique aux mains d’une oligarchie. Cela est valable pour les États-Unis. Ce l’est aussi pour chaque pays d’Afrique. Au moment où Denis Sassou Nguesso arrivait au pouvoir, le président des États-Unis s’appelait Jimmy Carter. De Carter à Biden, l’actuel chef de l’État congolais aura vu passer huit présidents des États-Unis, et six chefs d’État français. La liste de tout ce dont manque le peuple congolais n’a d’égale que le temps passé par ce seul et même homme à leur tête. Le Congo n’est pas non plus immensément riche. Il est loin d’être un pays pauvre. Après plus de quarante ans à gérer la manne pétrolière, lorsque l’on vous parle du Congo, l’on n’entend que dettes, et quelques maigres infrastructures insuffisantes. La Norvège, par une gestion méticuleuse de son pétrole, a su créer un fonds souverain, géré dans la transparence, aujourd’hui, le plus important au monde, totalisant l’équivalent de 1 700 milliards d’euros. Ce pays assure une bonne éducation à sa jeunesse, un système de santé efficace pour sa population, et réussit des prouesses en matière de transition énergétique et d’innovation. À sa petite échelle, le Congo aurait pu faire de son pétrole un tremplin pour l’avenir de ses enfants. Autre exemple, le Qatar a su tirer profit de ses ressources gazières et pétrolières pour se propulser au rang des pays les plus riches du monde. Il n’est certes pas exempt de critiques, mais il a su faire fructifier la manne pétrolière, et préparer l’avenir pour les générations futures. En Afrique, le Ghana, qui n’a pas l’immensité des réserves pétrolières du Congo, s’est efforcé, par une gestion transparente et responsable de ses ressources naturelles, à poser les bases d’une économie plus diversifiée et d’une démocratie irréversible. Le Congo, pour espérer rompre avec le sous-développement intégral, doit commencer par oser le courage de ne pas se tromper de diagnostic. Par Jean-Baptiste Placca Retrouvez cette chronique sur RFI
Congo : entre sécurité, pouvoirs mystiques et gestion des finances de l’Etat

PARLONS-EN. La cacophonie perdure en république du Congo. Au système de sécurité totalement dépassé, s’ajoute la mystique dans la gestion des finances publiques avec la nomination du nouveau directeur de cabinet du ministre des finances et du portefeuille public : M. Paul Malié. L’échéance 2026 avance à grand pas et ce n’est pas l’organisation des REHFRAM à Oyo qui va redonner une quelconque vigueur à la République ! Peut-être l’arrivée de Paul Malié en qualité de directeur de cabinet permet-elle de redistribuer le jeu de cartes mais décidément toujours en faveur du même camp. Avec la mort en 1998 du Makoko Pierre Miolami Wawa qui a régné pendant la guerre de 1997 s’est rouvert une page spirituelle sombre pour le Congo. La trahison de ce Makoko par Maurice Intsilambia faussement intronisé par le ministre de la culture Jean Claude Ngakosso en février 2005 à Itaba (150 km au nord de Brazzaville), venait en réalité récompenser ce grand féticheur septuagénaire, zélé de la cause ésotérique de M. Sassou Nguesso. En effet, pour obtenir la victoire en 1997 à Brazzaville, terre Batéké, il fallait obtenir l’approbation des mânes tutélaires de la Ville après celle de Lékana via les parents de Marcel Ntsourou et André Okombi Salissa. Le fétiche du « Lion de la victoire » prêté par le Roi de Mbaya, M. Albert Dzon Mbintséné, oncle de Mathias Dzon n’était pas suffisant pour vaincre sur les terres de Mbé face à Miolami Wawa. Il fallait donc obtenir l’approbation des mânes des ngantsié relevant de la famille Ngamaba seule détentrice de ces pouvoirs sur le grand espace allant de la « montagne des chacals » (c’est-à-dire Moukondo) jusqu’à Mfilou-Kyéllé Tenard-Moungali-Poto-Poto-Ouenzé-Talangaï. Puisque la famille Ngamaba est princière de Mbé, elle a permis au régime de connecter Paul Malié qui en est devenu le régisseur après la mort de son grand-oncle Ngambio-Tsalakoua, successeur de Ngamaba. L’appel de ces forces résidant au lieu de la Basilique Saint-Anne au rond-point Poto-Poto est devenu difficile en raison de la construction de cet édifice à l’endroit exact de la tombe du Chef téké Impila-Manzanza (situé exactement sous la pierre d’autel), par le Templier Rose+Croix Roger Errell, Grand Architecte de la géométrie sacrée de Brazzaville à l’avantage des blancs. Seuls Les arbres ‘’Moukondo’’ encore présents sur ces lieux témoignent de cette réalité occultée. Tout comme à la mairie centrale de Brazzaville, ou sur la « place rouge » Marien Ngouabi ou encore dans la rue Missakou dans le quartier Moukondo, se dressent les arbres aux mânes de Mfwa, gérés par la famille Ngambio. Ces arbres centenaires sont toujours dressés verticalement portant les nombreuses marques de conjuration ainsi que des objets de cultes discrètement déposés à leurs pieds. Ce sont des colonnes, des piliers Djed, entièrement fonctionnel, que la quasi-totalité des francs maçons congolais n’arrivent ni à comprendre ni à gérer à ce jour, car ils ne naissent pas à ce monde pour vaincre leurs passions, ni soumettre leurs volontés à leurs devoirs pour faire des progrès vers la sagesse, loin s’en faut ! Les trois années de municipalisation accélérée de 2008, 2009 et 2010 de la ville de Brazzaville qui devaient offrir enfin les clés mystiques n’ont pas permis, d’extrême justesse, au chef des grands travaux du régime Jean-Jacques Bouya de capturer et ramener la petite sirène tutélaire des lieux susnommés à laquelle Ngambio rendait culte. Le 5 février 2005 déjà la pose de la première pierre du mausolée De Brazza (sur la tombe de De Brazza), des interrogations taraudaient le Professeur Deltamo Pirzzio-Biroli, président de la Fondation Pierre Savorgnan de Brazza, en présence de Denis-Sassou-Nguesso, de Jacques Chirac et d’Omar Bongo. Le rituel, quoique poussé à son extrême avec les agapes nocturnes au palais du gouvernement n’ont pas permis non plus de capturer la grande sirène Mamiwata qui règne sur l’ensemble du bassin du Congo à cause de l’orgueil et la violence autour du trône contre Auguste Nguempio pourtant légitime Makoko reconnu par la reine Ngalifourou au grand dam de Maurice Intsilambia soutenu par le général Florent Ntsiba « Impia » et le régime. Le cabinet et les routines anciennes. La connexion entre Paul Malié et le Ministre Christian Yoka s’ouvre donc sous des perspectives ésotériques complexes, où le Père Aimé Emmanuel Yoka joue sa partition en raison de ses affinités avec les ressortissants batékés de Brazzaville via Vindza dans le nouveau département Djoué-Lefini. Il en fut « élu » député deux fois malgré l’opposition d’ Isidore Mvouba et Cie. Ces derniers avaient perçu le dépouillement des totems Teké par Emmanuel Yoka pour renforcer le pouvoir de M.Sassou et non pour développer la zone où il évolua autrefois. Paul Malié, ancien Directeur des études et de la planification auprès des six derniers ministres des finances est doté d’une « inviolabilité » dans son règne grâce à la très haute protection dont il jouit. Ses travaux de respectable frère ont aussi aidé à conforter sa position par rapport aux grands argentiers successifs. Reste à savoir quelle portion congrue sera finalement réservée au travail proprement dit en matière de finances publiques et de budget ? Il y a fort à parier que la sélection de Paul Malié vise à perpétuer le statu quo, à faire comme si rien n’avait changé, alors que les annonces faites par Donald Trump en matière d’énergie et d’inflation démontrent que les hypothèses fondatrices de la Loi de Finances 2025 sont d’ores et déjà caduques. En effet, Raoul Ominga, Bruno Jean Richard Itoua, Jean Claude Ngakosso, Françoise Joly, Jean Jacques Bouya, Louis Marc Sakala et Cie qui négocient des levées de fonds et autres dettes au Moyen Orient, au Kazakhstan, à Chypre, etc., doivent bâtir des stratégies économiques sérieuses et réalistes. Raoul Ominga devrait se gêner en se retenant de « cadeauter » un ex-député qui a mobilisé en salle à coup des billets de banque dans l’espoir de revenir aux affaires en 2026 alors que dans le même temps l’électricité est indisponible ainsi que l’eau en raison de l’arrêt des stations de pompage ; les stations de
CHAN 2025 : la CAF disqualifie le Congo, rebondissement inattendu parmi les qualifiés

La Confédération africaine de football (CAF) a frappé fort en disqualifiant le Congo des phases finales du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2025, reprogrammé pour août prochain. Une décision qui redistribue les cartes parmi les 17 équipes déjà qualifiées sur les 19 attendues. Les faits reprochés au Congo Cette disqualification résulte d’un recours déposé par la Guinée Équatoriale, qui a contesté l’éligibilité de Japhet Mankou, avant-centre de 22 ans, et dénoncé l’absence de licences nationales valides pour les joueurs congolais. Après enquête, le jury disciplinaire de la CAF a conclu que le Congo avait enfreint plusieurs articles des règlements du CHAN ainsi que le Code disciplinaire. En conséquence, la CAF a annulé les deux matchs disputés entre le Congo et la Guinée Équatoriale, attribuant des victoires par forfait (3-0) à cette dernière. Par ailleurs, une amende de 10 000 dollars (environ 9 500 euros) a été infligée à la Fédération congolaise de football (Fecofoot), avec un délai de 60 jours pour s’en acquitter. Retour en grâce pour la Guinée Équatoriale Grâce à cette décision, la Guinée Équatoriale, battue sur le terrain (0-0 à Malabo, puis 1-2 à Brazzaville), retrouve sa place parmi les qualifiés pour le CHAN 2025. Cette opportunité inespérée relance les ambitions du Nzalang Nacional, qui peut désormais rêver d’un parcours mémorable dans la compétition prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Un arbitrage controversé Cette décision suscite toutefois des interrogations, notamment en Guinée, où une réclamation contre la Tanzanie concernant les qualifications pour la CAN 2025 a été rejetée malgré des « preuves solides », selon la Fédération guinéenne de football. Cette disparité de traitement alimente les débats sur l’équité des arbitrages disciplinaires au sein de la CAF. Des conséquences lourdes pour le Congo Pour le Congo, ce verdict est un véritable coup de tonnerre. La disqualification ternit l’image de la Fecofoot et met en lumière des lacunes administratives flagrantes. Ces erreurs privent les Diables Rouges d’une chance de se distinguer sur la scène continentale, laissant les supporters dans la désillusion. Un espoir d’appel Malgré ce revers, le Congo dispose d’une dernière carte à jouer : faire appel auprès du Jury d’appel de la CAF. Ce recours pourrait renverser la décision, bien que les délais serrés et la complexité des procédures limitent les perspectives. Une fois de plus, le football africain prouve que les batailles ne se jouent pas uniquement sur le terrain, mais aussi en coulisses, où règlements et arbitrages peuvent redéfinir les destins des équipes. Ya Willy.
Congo. Ils ont tué Dolisie

Des insensés ont tué Dolisie, notre chère et belle cité de l’Or Vert, Elles y déversent des tonnes de haine et de vilenies, ces engeances en quête de suprématie ténébreuse, Ils divisent, écrasent, malmènent, puis se postent en victimes, quel sarcasme! Cette simagrée a beaucoup trop duré, des pleurs n’ont que trop monté, des voix élevées, hélas! ils poursuivent leurs manœuvres funestes, jamais sans se lasser, ni s’inquiéter. Outrés face à l’indifférence, que nous-reste-t-il? Si ce n’est que nos gorgées saccadées. Ils ont noyé l’innocence de Dolisie dans la rivière de leur boulimie incurable, notre chère Dolisie, la terre qui nous a vu naître, celle qui a initié nos premiers pas, enlacé nos regards couleurs ocre, essence nature. Le lien entre la poussière rouge et le tee-shirt blanc, à des termes différents est une histoire d’amour secret, faite d’ires et d’ironies. C’est l’étranger qui en détient le récit grumeux, surtout en ces temps orageux, où se lâcher sur ces voies bourbeuses de Pinaret et en revenir ses deux sandales portées en mains: tout un exploit! Tellement l’évènement qui irrite le passager, arrache des fous rires aux tenants du bal des légendaires, les caciques des pieds jaunâtres toutes saisons, sise rue Ibouanga Gabriel au quartier Balumbu, ou sur la rue Makoko à Gaïa, cap vers l’avenue Félix Eboué au contre-rails, par le quartier Mboukou, ou encore au point culminant du grand marché, carrefour de tous les chercheurs de la vie, à l’instar de ceux de la gare routière à Tsila-Kinguébé, loin de la place des crâneurs de Mont-Fleury côté Saint-Paul, mythique lieu de rencontres, beaucoup plus que celui réservé au culte, qui donne sur l’artère flamboyante en direction de la route du Gabon, autrement connue sous l’appellation de « nzile Ngabou »….proche des quatre points cardinaux, coin pivot de tous les repères du département du Niari, où certains l’y ont conquis en 4.(1/4)dino: tout un codage binaire à la manière made in Dol-city. Notre terre autrefois terre de vie, de paix, où le luxe s’y faisait rare certes, mais où il faisait bon vivre. Autrefois, on mangeait, on pleurait ensemble, on n’y trouvait pas d’or, mais on y vivait de solidarité, d’allégresse et sans préjugés. Aucun courant ne s’y prévalait dominant les uns ou les autres, d’ailleurs on était tous les enfants de Dolisie et fiers. Il fut aussi cette époque où, la distanciation sociale était mentalement bannie. Était tante ou oncle, ce voisin ou cette voisine qui contribuait dans la construction de l’éducation de chaque enfant du quartier. On savait à peine d’où venait tel ou tel autre, ne fût ce que les suppositions à partir des mets qu’il cherissait ou servirait à l’ensemble du voisinage, et que l’on partageait comme un rituel, en famille, souvent les week-ends. Loin d’être un danger, on s’enrichissait mutuellement des mosaïques ethnoculturelles. Ainsi, la tante Alice, en dehors du fait qu’elle chantait toute la semaine un seul refrain (« iyélélé nzémbi boubouè ôôô ») était de Mayoko à partir de son plat de feuilles de manioc mélangées au maïs frais. Tonton Jean-Jacques était affecté à Kimongo car il redemandait le plat de bitôtô avec du piment asséché, puis concluait son plat avec une bonne poudre de tabac local qu’il inspirait vigoureusement par ses narines avant de visser son poste radio à l’oreille. Tandis que tonton Nestor dégageait des tendances mitigées, partagées entre Divenié-Nyanga et le Gabon, par son indiscrétion et son penchant pour le mbouata aux arachides grillés. Une légende lui prêtait même le soupçon d’en consommer avec des noix de palme concassées (a.k.a ba kandi) que l’on voulait durcies par les saisons. Pendant ce temps, tonton Charles lui, était localisé à Kibangou, car, un peu sournois, il consommait aussi le mbouata, mais avec du sel et le moukand’kionfon (la peau du buffle selon la légende). Et tonton Mbiki-Mbiki était forcément de Londelakaye, à part qu’il était bavard, il affectionnait particulièrement les tubercules de manioc bouillis et trempés à l’eau depuis des lustres. la légende faisait de lui un citoyen de la RDC, mais tout le monde s’en accommodait. C’est comme la légende qui voulait que tantine Marie-José était Gabonaise parce qu’elle parlait français avec un accent, en plus elle mangeait beaucoup de tarots pilés (en réalité elle était de Banda). Une autre légende faisait de tantine Caroline,tantine Caro, une originaire de Mossendjo (Moscou pour les intimes) parce qu’en dépit du fait qu’elle aimait prier, ses petits frères aimaient la bagarre dans le quartier, et à chaque fois ils disaient « douma ndè, douma ndè ». Bref, on y vivait de légende en légende. Mais jamais de querelles. La vie y était belle et le ciel bienheureux. Même pendant l’orage, la bonté des cœurs de nos mères solidifiait les rives de Loubomo, jamais on a craint un effondrement de nos valeurs. Outrés nous sommes aujourd’hui d’assister impuissants à l’assassinat jubilatoire de notre ancrage par ces méchants personnages sans loi ni foi, Non contents de diviser pour régner, ils veulent nous museler, mais que nous reste-t-il? si ce n’est que nos mots pour conter ces maux qui nous étranglent. Ils ont créé des fractures interethniques, inféodé des serviteurs du peuple, ces derniers devenus irrévérencieux à la demande, champions du triomphalisme dans la déliquescence, Quelle tristesse! Mais quelle tristesse quand on ignore son devoir de serviteur pour se fourvoyer dans la subversion! Quelle tristesse! Mon Dieu! Ils veulent engloutir cette petite villette si chère à nos yeux, pour des babioles ils l’ont terni, envoyant des gueux la vilipender, pour des desseins nébuleux, Mais que nous reste-t-il ? Si ce n’est que la parole pour revendiquer notre droit d’aimer cette ville et la défendre, La cité de l’Or Vert est notre cœur, là est notre vie, notre essence, notre maison, mais que nous-reste-t-il si elle est vidée de son âme? Doukaga Destinée Hermella -DDH Le 15 janvier 2025
République du Congo. Va t- on vers une gestion plus efficace du Fisc et du Trésor Public?

TRIBUNE. Brazzaville 17 janvier 2025. Un Conseil des Ministres, sous la Présidence du Chef de l’Etat Congolais M. Denis Sassou Nguesso, se tient au Palais du Peuple, vieil édifice de belle architecture, d’origine coloniale, témoin, depuis l’occupation française du territoire du Moyen Congo, de l’histoire de ce que deviendra l’actuelle République du Congo. Clos l’examen des points inscrits à l’Ordre du Jour du Conseil des Ministres, par le Secrétaire Général du Gouvernement, s’en est suivi, en dernier ressort, une importante Communication du Président Denis Sassou Nguesso. De cette Communication, il en est ressorti que le Président » a souligné que la mobilisation des ressources financières doit être une priorité absolue. Une réforme fiscale robuste est attendue pour maximiser les revenus stratégiques et accroître les capacités du Trésor Public ». Des paroles du Président de la République reprises dans le Compte Rendu du Conseil des Ministres, lu par le Ministre des Hydrocarbures, M. Jean Bruno Richard Itoua, en lieu et place du Ministre, Porte Parole du Gouvernement, M. Thierry Lezin Moungala, empêché. Faire de la mobilisation des ressources financières une priorité absolue suppose une obligation de mettre fin, dans l’ensemble des rouages des services de recettes, à toutes formes de dispersion, d’évasion, de malversations et de détournement des fonds.. Également anéantir ces arrangement ou autres comportements déviants, dans la gestion des recettes publiques. En clair, préserver l’intégralité des encaissement des recettes, sans laisser la moindre place aux détournements, aux autres décaissements illégaux et non prescrits par qui de droit qui en a été investi par l’autorité de tutelle. La réforme fiscale robuste attendue pour maximiser les revenus stratégiques et accroître les capacités du Trésor Public présume la mise en œuvre des procédures et des mécanismes plus rentables et plus efficientes que celles qui, jusqu’ici, ont cours et ont emmené le Président de la République à exiger la réforme. Dans le pays, une certaine opinion est opposée à de nouvelles réformes fiscales appelées à parfaire le fonctionnement de l’ensemble d’organismes d’Etat chargés de l’établissement de l’assiette des impôts, de sa perception et de son contrôle. Cette opinion estimant qu’en la matière, les textes, bien élaborés par des spécialistes, existent. Il suffit d’y établir des règles à ne pas enfreindre. Celles ci consistent à respecter, à la lettre, la réglementation en vigueur. L’appliquer strictement et veiller à ce que les autorités, quelque soit le niveau de commandement, ne s’octroient l’autorisation de les piétiner à leur profit ou pour des privilèges en faveur des tiers. Appliquer, dans sa sévérité, la loi qui sanctionne les détournements et les malversations. Etant entendu que le Contrôle et l’Inspection d’Etat, s’il reste encore de ces deux Services, quelques prérogatives, devraient être remis en selle et à nouveau revêtus de leur symbole du tablier rouge de contrôle qui faisait tant peur, il y a une certaine époque. Les défenseurs de la théorie du maintient en l’état, de la réglementation en place, sur le Fisc, avancent, par ailleurs, que toute reforme du Fisc seraient peine perdue, si jamais les voies et moyens qui permettent les malversations et les postures frauduleuses se sont pas éradiquées. Autre pendant de la maximisation des recettes. Toutes exploitations des ressources naturelles nationales, bois, gaz, pétrole et autres richesses du sous-sol sont elles traçables, visibles et administrativement déclarées aux services publics en droit de les enregistrer? Conséquemment, les recettes issues de ces exploitations des ressources naturelles sont-elles, selon les règles définies, bien reversées au Trésor Public ? N’existe t-il pas des comptes d’encaissement extérieurs au Trésor Public, domiciliés à l’étranger ou sur l’espace national, échappant de fait, au contrôle des pouvoirs publics ? Au cas où, à ces interrogations, la réponse est négative, la maximisation des recettes est possible. Dans le cas contraire, il faudrait veiller à la régularisation des situations non conformes. Renvoyer les sociétés qui s’évertuent à piller. Décider de fermer les comptes illégaux parallèles au Trésor Public et, conséquemment, procéder au reversement de leurs avoirs au Trésor Public. Dans l’esprit de la Communication du Président Denis Sassou Nguesso, je crois, dru, comme fer, qu’il est venu le moment de substituer à la méthode manuelle de paiement en numéraire des autorités et autres personnels des Corps des Institutions Nationales celle du virement bancaire assorti d’un bulletin de paie, en bonne et due forme. Si, à juste titre, le traitement des salaires des agents de l’Etat est modernisé pour le rendre transparent, d’où vient il que celui des Corps des Institutions de la République, qui pour la plupart sont des fonctionnaires, en cumul de charges, doit demeurer archaïque et opaque? Plus l’Etat congolais, en sa forme constitutionnelle, sera modernisé, juste et transparent, dans son fonctionnement régulier, plus il sera crédible et plus il accroitra le rapport de confiance entre les Dirigeants du Pays et le Peuple. Tout cela est possible. J’y crois. Ouabari Mariotti Abidjan 21 janvier 2025
Gouvernance économique, judiciaire, socio-sanitaire et éducatif : sursaut pour corriger une trajectoire mal engagée ?

TRIBUNE. La deuxième quinzaine du mois de janvier 2025 est marquée par l’affaire Okombi Salissa et le premier conseil des ministres . Des faits parmi tant d’autres qui interrogent sur la qualité de la gouvernance au Congo. Sur les fonds baptismaux du PCT, le 25 mars 2025, Denis Sassou Nguesso va se positionner pour l’élection présidentielle de 2026. Certes, pipé d’avance, mais il redoute le printemps noir qui a emporté Ali Bongo Ondimba qui avait pourtant toutes les cartes de la tricherie en mains. Ainsi, face à la pression continue sur les besoins essentiels de la population dont le grondement de l’insatisfaction s’amplifie, le 18 janvier 2025, lors du 1er conseil des ministres du gouvernement Makosso III, M. Sassou a tancé ses ministres. L’élection présidentielle de 2026 s’annonce grave, sans résultats dans l’électricité, l’eau, les routes, les hôpitaux, les universités, les infrastructures agricoles et énergétiques, qui sont des priorités absolues connues et reconnues par lui-même depuis 30 ans qu’il est avec nombre de ces incompétents au gouvernement. Espérer un changement maintenant est simplement de la folie ! Le Congo est passé du rouge au noir : rien ne va plus et tout va à rebours. Mobiliser les ressources financières et humaines comme unique réponse ? C’est la solution dictée par M. Sassou. On peut se demander par ailleurs si c’est possible de faire du nouveau avec du vieux ? C’est un monumental et éternel coup d’épée dans l’eau ! Un regard évasif nous emmène dans l’Électricité et l’Eau, des secteurs clés d’une nation qui sont en réalité des domaines de souveraineté patriotique de l’État. Mais par incompétence et ignorance, ils ont été privatisés. Cette privatisation appropriative de E2C et LCDE par Gilbert Ondongo et Jean jacques Bouya (JJB) explique leur affaissement. Mais tout peut être rattrapé si les dignitaires mettent leurs intérêts de côté et associent toutes les intelligences. En fait, il suffit : de revenir sur les deux statuts juridiques et de remettre ces sociétés d’États dans le giron du portefeuille public en éliminant la chaîne des fournisseurs véreux (type ENCO dirigé par Roger Kwama Matiti avec comme PCA, Jean-Marc Boukoro Nkombo, époux de la nièce de M.Sassou, Mwabé Ndinga Oba) et le groupe banque mondiale à travers IFC fournira la recapitalisation et le monitoring nécessaire. Délais pour arriver aux résultats : 7 mois ! -pour les routes, il faut se tourner encore une fois vers monsieur 21.000 milliards, JJB qui doit rapatrier les fonds cachés à Hong-Kong, Macau, etc ! Des chaussées en mix terre battue et briques rouges ou pavés seront de la partie avec la méthode HIMO. Des contrats aidés financés par la convention France-Congo appelée C2D que Christian Yoka connaît bien ferons l’affaire pour payer les cantonniers : délais de résultats : 9 mois ! Que dire des Hôpitaux et des évacuations sanitaires, des université etc. ? Dans la loi de finances 2025, le budget de la santé représente 8,29% (211 milliards de francs CFA), très loin des 15% recommandés par l’OMS ou les 18,2% pratiqués par les USA. Rappelons qu’en 2020 seulement, ce budget était de 4,4%… en étant réputé être consacré à la construction de nouveaux hôpitaux généraux ou la réhabilitation des plateaux techniques anciens en version modernes. Mais depuis 25 ans de sulfureuse politique de grands travaux rien n’a été réalisé. Bien au contraire tout est détruit. Et les morts se comptent en centaines de milliers par an. La carte sanitaire montre dans le secteur public un total de 8 Hôpitaux Généraux, 31 hôpitaux de base/districts, 320 Centres de Santé Intégrés (CSI) dont 224 à Paquet Minimum d’Activités Santards (PMAS) et 96 à Paquet Minimum d’Activités Élargies (PMAE) et 232 dispensaires. Dans le secteur privé, ce sont 54 cliniques, 71 centres médico-sociaux, 167 cabinets médicaux, 19 cabinets dentaires, 11 cabinets de kinésithérapie et 499 cabinets de soins infirmiers. À côté, les dignitaires et leurs parents sont évacués en Europe à coups de centaines de milliards de FCFA, consacrant une véritable république à deux vitesses. Les évacuations, la corruption et la mauvaise gestion sont l’apanage des dirigeants. En 2019, le coût des évacuations sanitaires à l’étranger a représenté quasiment 100% du budget de la santé de l’exercice (soit 157,48 milliards de FCFA). Les critères objectifs de ces prises en charge tous azimuts par l’État sont impossibles à connaître en l’état actuel des choses. Jean Rosaire Ibara n’inspire d’ailleurs aucune confiance pour gérer les structures sanitaires, y compris de la part des anciens prestigieux tels le Pr Assori Itoua Ngaporo ou Christophe Mbouramoué ayant créé et dirigé l’INSSA. Accusé de détournements massifs de fonds à l’université Marien Ngouabi pour monter ses deux cliniques, ce gastroentérologue réputé pour ses perforations endoscopiques stomachales dans les années 90 a laissé des cicatrices très profondes et douloureuses partout où il est passé. La vraie clé dans ce secteur est la qualité de la formation qui s’est affaissée, notamment à la FSSA, … ! En effet, la formation des médecins est tellement au rabais qu’on a aujourd’hui des équivalents de garçons de salle/infirmiers qui ont été hissés au rang de docteurs au CHU grâce à un circuit de tricherie internationalement dénoncé au niveau du concours d’agrégation de médecine du CAMES. Demandez au Pr Hervé Iloki qui y a contribué pour des raisons d’hégémonie tribale depuis 2001 si dans les REHFRAM c’est le même chaos depuis 2023 ! Pour remediez à ces chaos, Il faut entre autres : * exiger un retour au recrutement sérieux en première année et sélectionner une cohorte expresse et spéciale d’au moins 350 jeunes, bacs scientifiques exclusivement (et non littéraires ou techniques comme c’est devenu le cas) pour une formation d’urgence financée par l’état. * 10 professeurs expatriés devront venir, c’est plus simple et plus efficace. * structurer le système d’évacuation • limoger les directeurs généraux incompétents, à l’instar de celui du CHU de brazzaville, dont les résultats sont médiocres etc. Délais des résultats : 6 ans ! -Les questions dans le secteur de la pharmacie sont toutes aussi graves : on y trouve
Congo-Brazzaville : Isaac Ngata sur un siège éjectable, sans salaire ni contrat

INDISCRETION. Nommé sélectionneur des Diables Rouges en novembre 2023, Isaac Ngata fait face à une situation ubuesque : il n’a toujours pas perçu son salaire, faute de contrat officiellement signé avec l’État congolais. Aujourd’hui, l’entraîneur menace de saisir la FIFA pour obtenir justice, alors que les autorités semblent déjà chercher son remplaçant. Une crise administrative et sportive Le football congolais, déjà fragilisé par une profonde crise interne au sein de la Fédération congolaise de football (Fecofoot), se retrouve à nouveau dans la tourmente. Chargé de relancer une équipe nationale en difficulté après l’éviction du Belge Paul Put, Isaac Ngata, 59 ans, n’a toujours pas reçu la rémunération prévue pour ses fonctions. Si ses primes de match et per diem lui ont été versés, son salaire annuel de 416 000 euros, négocié et validé par la Fecofoot, reste bloqué en raison de l’absence de signature officielle de son contrat par les autorités congolaises. « Depuis novembre, je n’ai pas touché un seul euro. J’ai fait preuve de patience, mais cette situation devient intenable », a confié Ngata à des proches, dénonçant une précarité inattendue pour un poste de cette envergure. Une menace de FIFA et des sanctions potentielles Exaspéré par l’inertie des responsables congolais, le technicien envisage désormais de porter l’affaire devant la FIFA. Une telle démarche pourrait entraîner des sanctions sévères contre la Fédération congolaise, notamment une exclusion des sélections et clubs nationaux des compétitions internationales. Cette menace place les autorités sportives face à une double impasse : régler une crise contractuelle qu’elles ont contribué à créer ou risquer de nouvelles tensions avec l’instance dirigeante du football mondial. Vers un remplacement anticipé ? Malgré cette situation, les instances congolaises semblent avoir déjà tiré un trait sur Isaac Ngata. Selon des sources proches du ministère des Sports, des démarches seraient en cours pour trouver un successeur « plus expérimenté ». Des agents d’entraîneurs ont été approchés pour identifier un profil capable de donner un nouveau souffle à une équipe qui peine à performer. Ce choix peut toutefois surprendre, étant donné que Ngata n’a jamais eu l’occasion d’exercer pleinement ses fonctions, en raison de l’absence de conditions contractuelles claires. Une gestion décriée Cette affaire illustre une fois de plus les dysfonctionnements structurels qui gangrènent le football congolais, entre crises de gouvernance et manque de vision à long terme. Après l’échec des Diables Rouges à se qualifier pour la CAN 2025, les tensions entre les supporters, les autorités sportives et la Fecofoot n’ont cessé de s’intensifier. À l’heure où le football congolais a besoin de stabilité et de cohésion, l’avenir d’Isaac Ngata symbolise une gestion chaotique, loin de rassurer les amateurs du ballon rond. Ya Willy.
Congo. Triple passation de service au Ministère des finances

Le nouveau Ministre, Christian YOKA, prend les commandes des finances, du budget et du portefeuille public Mercredi 15 janvier 2025, dans la matinée, trois passations de service ont eu lieu, successivement, dans la grande salle du ministère des finances, à Brazzaville. La première passation de service a concerné Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE, Ministre des finances sortant, et Monsieur Christian YOKA, nouveau Ministre des Finances. La deuxième a été accomplie entre Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE, Ministre de l’économie sortant, et Monsieur Ludovic NGATSE, Ministre de l’économie entrant. Le troisième et dernier transfert de charge s’est effectué entre Monsieur Ludovic NGATSE, Ministre du budget et du portefeuille public sortant, et son collègue Christian YOKA, Ministre des finances, du budget et du portefeuille public. S’adressant à son successeur au département des finances, Monsieur Jean-Baptiste ONDAYE a saisi l’occasion pour, d’abord, remercier le Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N’GUESSO, pour avoir placé sa confiance en sa modeste personne, ensuite, pour attirer son attention sur cinq défis, à savoir : « la finalisation de la 6ème revue du programme avec le Fonds monétaire international (FMI), pour consolider les progrès économiques et financiers réalisés ; l’achèvement des discussions avec les industries extractives, dans le cadre de la signature des conventions de compte séquestre des Fonds de Restauration des Sites, un pilier clé pour la stabilité monétaire, grâce à la consolidation du niveau des réserves de change qui écartera définitivement le spectre d’un ajustement monétaire ; l’évolution de la coopération monétaire avec la France, conformément aux recommandations de la Conférence des Chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), du 22 novembre 2019 et du 15 mars 2023. Cette question sera examinée lors de la prochaine session du Comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC), prévue le 31 janvier 2025 ; la poursuite de la digitalisation du système de gestion des finances publiques, notamment avec le Compte unique du trésor (CUT), qui s’achèvera avec le rôle que jouera le Trésor banquier, une fois implémenté ; la réorganisation des services départementaux ; l’amélioration qualitative et quantitative des ressources stratégiques ; la poursuite des travaux sur la dynamisation de la mobilisation des ressources, notamment avec CenterView Partners, pour l’Opération de Debt for nature swap (Echange dette contre nature) et le Fonds Africain de Solidarité (FSA), dédiée à l’apurement de la dette sociale ». Auparavant, le Ministre des finances sortant a, dans les grandes lignes, dressé le bilan de ses vingt-sept mois et demi de son action en ces termes : «…Concernant les réformes organisationnelles et institutionnelles, le ministère a procédé à l’arrimage aux standards internationaux et aux évolutions de notre environnement des textes régissant les administrations sous tutelle. Ce travail a abouti à la publication de treize (13) décrets organiques et neuf (09) arrêtés subséquents. Notre action s’est également concentrée sur la réussite de la transition du budget de moyens vers le budget-programme, qui marque notre volonté de devenir leader en matière de Gestion Axée sur les Résultats (GAR). A cet effet, l’ensemble des documents stratégiques ont été finalisés et validés avec l’ensemble des acteurs impliqués dans une démarche participative. La réussite des différentes revues du programme conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI) au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), n’a pas été en reste. Bien au contraire, nous n’avons ménagé aucun effort pour maintenir le train des réformes et conclure avec succès cinq (5) revues successives. Les perspectives en vue de la conclusion de la sixième et dernière revue sont plutôt optimistes. Au niveau du Trésor, nous avions fait le pari de passer d’une gestion à vue de la trésorerie à une gestion proactive. (…) C’est ainsi que nos efforts se sont concentrés sur le lancement et l’accélération des réformes visant à implémenter le Compte Unique du Trésor (CUT) ; à rendre opérationnelles les fonctions bancaires du Trésor ; et à mettre en place une Caisse de Dépôt et de Consignations (…) J’ai eu le privilège de présider le Comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financiers (PREF)-CEMAC. A ce sujet, le travail réalisé à ce niveau a permis le succès de la table ronde des investisseurs, qui a débouché sur une sursouscription des besoins exprimés pour le financement des projets intégrateurs. Au niveau de l’UMAC, nous avons eu à cœur de faire progresser, plusieurs dossiers d’intérêt commun, particulièrement l’évolution de la coopération monétaire avec la France ; les négociations avec le secteur des industries extractives ; la réflexion sur l’adoption d’une monnaie numérique de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et l’élaboration d’un cadre normatif communautaire encadrant les cryptoactifs dans la CEMAC ; le processus de recrutement des agents d’encadrement supérieur de la BEAC, qui a donné lieu à un point supplémentaire au cours de cette session ; et l’examen des textes qui sous-tendent la gouvernance de la BEAC. Au niveau international, nous avons œuvré à faire entendre la voix de notre sous-région et celle de l’Afrique à l’occasion des différents forums internationaux auxquels nous avons participé. Nous avons joint notre voix à celles des autres ministres africains pour défendre les thématiques liées, premièrement, à la réforme des institutions de Bretton Woods et des banques multilatérales, pour un système financier international plus inclusif et plus équitable avec, comme résultat palpable, l’attribution de la troisième chaise au Conseil d’Administration du FMI ; deuxièmement, aux défis liés à la montée des inégalités et de la pauvreté ; et troisièmement, aux changements climatiques et à la protection de la biodiversité ». Répondant à son prédécesseur, la nouvelle Autorité monétaire du Congo, Christian YOKA, a énuméré les nombreux enjeux actuels. « Les enjeux qui se présentent sont nombreux. Parmi lesquels la réponse aux crises économiques ; la relance de la croissance ; la création d’emplois ; l’adaptation au changement climatique ; la réduction des inégalités. Nous devons également nous adapter, y compris au sein de ce ministère, aux évolutions technologiques rapides qui transforment notre monde et nos économies. Nous devons les relever ensemble, avec courage et discernement. Ailleurs, sur le continent africain, d’autres pays ont entrepris ce combat. Le Congo ne se défilera pas ! Je suis, en effet, convaincu que nous disposons des talents et des ressources pour réussir, à