Congo: qui est Christian Yoka, nouveau ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Christian Yoka est un expert dans le domaine du financement du développement Avant d’être nommé Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka a eu une expérience internationale de premier plan au sein de l’Agence Française de Développement où il occupait les fonctions de Directeur Afrique. Il avait auparavant assumé divers postes de responsabilités, en tant que Responsable-pays pour le Cameroun et la République Centrafricaine, puis, tour à tour, Directeur-pays en République Démocratique du Congo, en Éthiopie et au Cameroun. Il sera par la suite nommé Directeur Régional pour l’Afrique de l’Est au Kenya. Ce parcours de plus de 20 ans lui a permis de développer une maîtrise des problématiques du développement, dans une variété de domaines et en faveur d’une multiplicité d’acteurs de la sphère publique comme du secteur privé. Christian Yoka a également exercé divers mandats en tant qu’administrateur pour des entités telles qu’Alucam et Africa Guarantee Fund. En outre, il a présidé le Comité d’Investissement Consultatif du Fonds de Soutien aux Entreprises en Afrique (FISEA), géré par Proparco, la filiale du Groupe AFD dédiée au secteur privé. Titulaire d’un diplôme d’études supérieures en Droit des Affaires et Fiscalité de l’Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne ainsi que d’un Master en Droit Bancaire et Financier International de Boston University, Christian Yoka est également ancien élève en politiques publiques de la London University (SOAS). Avec Min.
Congo/ Liz Babindamana : « je me sens prête à affronter toutes les scènes et à faire rayonner ma musique à travers le monde »

MUSIQUE. « Échanger avec de grands artistes m’a fait grandir artistiquement et m’a permis de perfectionner ma musique » a confié Liz Babindamana dans un entretien accordé à Starducongo.info La passion pour la musique pour cette artiste musicienne, auteure-compositrice et interprète originaire de la République du Congo, est née dès son plus jeune âge. À six ans, elle jouait déjà de la guitare et accompagnais ses parents à des spectacles musicaux, confie-t-elle à notre alter égo. « Cependant, c’est véritablement à l’âge de 14 ans que j’ai débuté ma carrière, en me produisant dans la grande salle du Centre culturel français (CCF), aujourd’hui Institut français du Congo (IFC) », se souvient-elle. Bien que profondément attachée aux rythmes traditionnels de son pays, la Congolaise, qui maîtrise plusieurs instruments (guitare, sanza, balafon, percussions), s’illustre dans un style musical appelé World Music, Tradimoderne ou Musique de recherche. Interrogée sur l’impact de son passage au sein du groupe Biya Lounkoyi dans son évolution artistique, Liz Babindamana répond : « mon passage au sein du groupe Biya Lounkoyi sous la direction d’Armel Malonga a été très enrichissant. J’y ai approfondi ma connaissance des instruments traditionnels et appris à fusionner différentes influences musicales avec les rythmes de chez nous ». Rappelons que la chanteuse, qui affirme se sentir prête à affronter toutes les scènes et à faire rayonner sa musique à travers le monde, a prêté sa voix aussi bien en studio que lors de grands événements culturels, en accompagnant des artistes de renom tels que Songuila, Roga-Roga d’Extra Musica et Jacob Desvarieux de Kassav. Ce qui lui fait dire qu’ « échanger avec de grands artistes m’a permis de grandir artistiquement, d’affiner ma musique et de représenter mon pays sur plusieurs continents ». Adrien Thyg
Patrick Rosemberg : le régime de M. Denis Sassou Nguesso s’appuie sur un tribalisme exacerbé (Congo)

HAUT ET FORT. Le régime du Président Denis Sassou N’guesso s’appuie sur un tribalisme exacerbé, où les cadres de sont ethnie occupent les postes clés de l’État, de l’armée, des forces de sécurité et des principales institutions économiques. « Cette gestion partiale alimente les tensions ethniques et marginalise des régions entières, notamment celles du Sud », fustige Patrick Rosemberg, un citoyen engagé pour l’avenir du Congo-Brazzaville, dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat congolais. LETTRE OUVERTE À MONSIEUR DENIS SASSOU NGUESSO Depuis plus de 45 ans, votre gouvernance a profondément marqué le Congo-Brazzaville, un pays pourtant riche en ressources naturelles et en potentiel humain. Cependant, ce règne prolongé s’est accompagné d’une accumulation de crises et de dérives qui ont plongé notre nation dans un abîme de souffrance, de divisions et de désespoir. Il est temps de poser un regard sans complaisance sur cette gestion et de vous interpeller sur des faits graves qui continuent de hanter notre peuple. 1. Assassinats politiques et disparitions forcées Votre régime est tristement associé à des assassinats politiques visant à faire taire toute voix critique. Des figures importantes de l’opposition et des cadres ayant osé contester votre pouvoir ont été éliminées dans des conditions opaques. L’affaire tragique des disparus du Beach de Brazzaville en 1999 reste un symbole de cette violence d’État. Des centaines de Congolais rentrant au pays ont disparu dans des circonstances jamais élucidées, laissant leurs familles sans réponses ni justice. Les exils forcés de nombreux opposants politiques traduisent également une stratégie visant à museler toute contestation, tandis que des faux procès et des arrestations arbitraires servent à neutraliser ceux qui osent encore dénoncer les dérives du pouvoir. 2. Répression des défenseurs des droits humains et des syndicats Monsieur Denis Sassou Nguesso, votre régime ne tolère aucune critique, qu’elle vienne de la société civile, des syndicats ou des défenseurs des droits humains. Les arrestations arbitraires et les détentions prolongées de ces citoyens courageux témoignent d’une volonté de bâillonner les voix qui appellent à la justice et à la dignité. 3. Persécutions contre les ressortissants du Pool Votre gestion est également marquée par une haine récurrente et inexplicable contre les ressortissants du Pool. Cette région, qui a tant contribué à l’histoire et à l’identité nationale, est aujourd’hui synonyme de souffrance, de marginalisation et de persécutions systématiques. Les empoisonnements, les assassinats ciblés et les campagnes militaires destructrices dans cette région sont des crimes contre l’humanité qui ne peuvent être oubliés. Ces actes ont creusé un fossé de méfiance et de douleur entre le pouvoir et cette partie de la population congolaise. 4. Gouvernance opaque et mauvaise gestion des ressources Depuis des décennies, le Congo est classé parmi les pays les plus corrompus du monde. Les détournements massifs des fonds publics, en particulier dans le secteur pétrolier, privent le peuple de ses droits les plus fondamentaux. Pendant que l’élite politique profite de la richesse nationale, les Congolais continuent de souffrir d’un manque criant d’infrastructures, d’accès à l’éducation et aux soins de santé. La gestion opaque des ressources naturelles reflète une gouvernance exclusivement orientée vers l’enrichissement d’une minorité, au détriment du développement du pays. 5. Tribalisme, népotisme et divisions sociales Votre régime s’appuie sur un tribalisme exacerbé, où les cadres mbochis occupent les postes clés de l’État, de l’armée, des forces de sécurité et des principales institutions économiques. Cette gestion partiale alimente les tensions ethniques et marginalise des régions entières, notamment celles du Sud. Cette politique divise davantage une nation qui a besoin d’unité et d’égalité. 6. Contrôle de l’opposition et manipulation politique L’opposition congolaise, sous votre régime, est largement neutralisée. Les faux opposants et les faux partis politiques, tels que Mathias Ndzon, Pascal Tsaty Mabiala, Claudine Munari, Destin Gavet, Joe Ebina et l’UPADS, le MCDDI, le YUKI et d’autres, servent d’instruments à un pouvoir qui maintient une façade de pluralisme. Ce contrôle asphyxie toute possibilité de débat démocratique réel et empêche l’émergence d’alternatives crédibles. Un appel au changement Monsieur Denis Sassou Nguesso, après plus de quatre décennies de votre règne, le peuple congolais aspire à autre chose : à une gouvernance fondée sur la justice, la transparence et la démocratie. Il est temps de reconnaître les souffrances causées par vos politiques et de permettre une transition pacifique et démocratique. Nous, fils et filles du Congo, refusons de croire que notre destin est celui de la misère, de la division et de l’oppression. Nous voulons un avenir de dignité, d’égalité et de prospérité partagée. Cela exige une rupture avec les pratiques actuelles et un engagement sincère à réparer les injustices du passé. Monsieur Sassou Nguesso entendrez-vous cet appel ? Ou laisserez-vous l’histoire vous juger comme un leader qui a privilégié le pouvoir au détriment de son peuple ? Cordialement Patrick Rosemberg Un citoyen engagé pour l’avenir du Congo-Brazzaville.
Congo : la justice congolaise à l’épreuve de l’affaire Okombi Salissa

PARLONS-EN. Quoique la justice soit rendue au nom du peuple selon la constitution congolaise, mais tous ses citoyens ne sont pas égaux devant la loi. L’expulsion de la famille d’André Okombi Salissa du domicile de sa fille le 16 janvier 2024 relance la question de l’indépendance de l’appareil judiciaire, de ses compétences et de l’éthique des magistrats face à une dégradation de la fonction et même des menaces d’assassinat. L’expulsion de la famille d’André Okombi Salissa suite à l’arrêt de la Cour d’Appel du 2 décembre 2024 à l’issue des débats non-contradictoires entre l’ambassade de la Bulgarie et dame Gisèle Ngoma vire à la cacophonie judiciaire. Cette affaire devrait concerner en principe Cynthia Kidzié, propriétaire déclarée et reconnue de la parcelle, et fille d’André Okombi Salissa. C’est curieusement sa mère qui est citée en comparution. Pourtant, le Code de procédure pénale précise que, la nullité de la citation doit être soulevée, car la personne ne peut être jugée pour des faits ne la concernant pas (articles 195 et 198 du Code de procédure pénale). En plus, en matière de revendications d’une propriété immobilière, la preuve se fait par la production d’une attestation de vente, d’un permis d’occuper ou d’un titre foncier. Or, l’ambassade de la Bulgarie n’a versé aucune des pièces précitées ! Nos recherches à la conservation foncière et des hypothèques du Congo révèlent que le numéro 1571 du titre foncier auquel se réfère le représentant de l’ambassade de Bulgarie citée par les dépêches de Brazzaville, ne correspond nullement à la parcelle querellée. Les informations de ladite parcelle sont conformes au titre foncier numéro 1930 appartenant à Kidzié Cynthia. Questions Que dire des Cours et tribunaux du Congo ? Comment un tribunal peut-il siéger sans que l’accusation ne produise une preuve de propriété alléguée de son bien ? Pourquoi l’ambassade n’a-t-elle produit au dossier que sa requête et le jugement rendu le 12 avril 2024 par le TGI en sa faveur ? Un président de chambre civile de la Cour d’Appel de Brazzaville peut-il rendre une décision de cette nature sans procéder à un transport sur les lieux, en l’espèce, la Conservation des hypothèques ? Comment Jean Ngombo a-t-il pu se baser sur un prétendu titre n•1571 de l’ambassade de la Bulgarie mais sans qu’il ne soit versé au dossier et à toutes les parties ? Que dire de Jean Ngombo, président de la chambre civile de la Cour d’Appel qui a rendu un arrêt qui ébranle le moral de la nation au moment où le pays est confronté à une crise systémique ? Doit-on encore croire en cette justice ? La décrépitude de la magistrature, naguère noble, s’est accélérée depuis l’entrée en fonction en 2018 de M. Henri Bouka, actuel premier Président de la Cour Suprême qui devrait déposer le tablier cette année sauf changement de la dernière seconde. Ce dernier est simultanément président de la Haute Cour de justice et président de la Commission électorale nationale indépendante depuis 2016 sans discontinuer en passant par la Commission nationale d’organisation des élections (CONEL) de 2002 à 2016. Soit 23 ans de forfaiture assumée sans que jamais son incompatibilité manifeste ne soit relevée par le Chef du Conseil Suprême de la Magistrature, M. Sassou ! Pourtant plusieurs affaires illustratives des pratiques peu orthodoxe au plus haut niveau de la magistrature sont palpables : l’affaire airtel / Daniel Mbéré qui rebondit à Abidjan sur les cendres de l’arrêt de la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) n° 338/2020 conforte, à Addis Abeba (Union Africaine ), Ministère public/Baty Patheli ( nous y reviendrons), la pseudo affaire général Pierre Oba(Peter) /Ghys Fortune BEMBA DOMBE. Parlant de la dernière, il sied de dire, qu’en novembre 2017, n’ayant trouvé aucune preuve liant Ghys Fortune BEMBA DOMBE à Ntumi et pour justifier sa prolongation de détention et le garder à vie en prison tout en le dépouillant de ses biens legués aujourd’hui à des tiers, ses bourreaux, les OPJ et des magistrats bidons, l’avaient boutiqué deux affaires grave en sus de l’atteinte à la sûreté intérieur de l’État : Valérie Engambé, président de la chambre correctionnelle l’avait collé un procès virtuel qui le condamnait à payer des centaines de millions d’amendes et dommages intérêts à un certain général Pierre Oba pour diffamation. En attente de son procès sur l’atteinte à la sûreté intérieur de l’État, Ghys fut surpris d’un jugement que l’huissier de justice et le colonel Oba Opounou lui tendirent. Il faillit tomber en syncope car, nul part une affaire de ce genre n’a été enrôlé, ni instruite, ni plaider, moins encore un jugement était rendue sauf dans les laboratoires diaboliques de Peter et Cie. Ce coup fourré fut vite dénoncé par des médias, des ONG internationales, des personnalités éprises de justice et de paix à travers le monde et par l’avocat Serge Nzouzi ; Bien avant cela, ses bourreaux l’avaient collé une autre affaire très grave selon laquelle, il sortait avec la première dame Antoinette Sassou Nguesso. Dans un calme olympien, Me Philippe Esseau démonta l’accusation : » certes, il y a quelques années, mon client sortait avec la femme d’un ministre et avec une fille d’un autre membre du gouvernement mais delà à pousser le bouchon à l’institution président de la République, c’est méchant. Pouvez-vous m’apporter les preuves , des vidéos des relations intimes avec la première dame (…) c’est par ces genres des mensonges que vous avez assassiné le maire Faignand de poto poto « . C.f. le livre de l’Enfer à la liberté ». Comment des O.P.J , des magistrats, des dignitaires peuvent être médiocres jusqu’à faire des montages qui se démontent facilement comme celui sur Okombi Salissa qui ridiculise la justice ? à suivre dans notre prochaine publication ( formation, éthique des magistrats et les assassinats) Ghys Fortune BEMBA DOMBE
Congo-Brazzaville : Happé dans le brouillard de la guerre à son insu !

TRIBUNE. Dans une situation plus que confuse, les informations les plus contradictoires circulent à propos de la RDC. Mais le mal est fait. Le brouillard de la guerre s’entend déjà jusqu’à dans la région des Grands lacs via Brazzaville. Lorsqu’en avril 2022 Denis Christel Sassou Nguesso finalise les accords de coopération couvrant divers domaines entre la République du Congo et le Rwanda, le ver est déjà dans le fruit. Mais la naïveté du fils prodige lui fait croire dans le remplacement de son Père. En empruntant le langage psychologique on peut dire, que, ses origines d’enfant naturel le situent dans une position de frustration perverse et narcissique par rapport aux autres enfants des clans tels que : les Dirat, les Nguesso, etc. Certaines sources affirment que tous les enfants de M.Sassou (plus d’une vingtaine ) ne sont revenus vers le Père qu’à la faveur de trois personnes engagées : Aîmé Emmanuel Yoka, Jean Dominique Okemba, Maurice Nguesso et Edith Lucie Bongo Ondimba. Le parcours de Denis Christel né un 14 janvier 1975 aura été particulièrement difficile dans les années 80-90 : les brimades à l’École militaire des cadets de la révolution redevenue École Général Leclerc ont valu la dissolution en conseil de ministre de l’antique et prestigieuse « Brigade de Discipline » BD qui a pourtant forgé tous les AET avant lui ; les vies successives chez des personnes de bonne volonté, au plateau des quinze ans, à Abidjan, en France, à Londres ont développé chez lui une fragilité émotive, affective et psychologique. Il n’aura jamais fini son parcours d’AET (sorti en seconde) ; il n’aura jamais fini son parcours de Notariat à Bordeaux, son immersion aux métiers de pétrole à Londres où il a été reçu par Caüs Paul de la Croix Ebélébé (cadet de Bruno Jean Richard Itoua) sur lequel ils ont craché avec Denis Gokana… Autant de cicatrices qui lui donnent une opiniâtreté tenace et perverse de revanche sur sa destinée. Son intronisation en tant que Grand Maître Provincial au sein de la Grande Loge du Congo en franc-maçonnerie a été marquée par les auspices du Très Respectable Grand Maître Denis Sassou Nguesso lui-même lors d’une tenue mémorable devenue profane et bling-bling à souhait ! Christel aura gravi les marches vers la perfection par cinq par sept pour dépasser le vénérable âge de 100 ans non pas au RE2A mais au RY de Prince Hall Congo grâce à des « équivalences » qui ont ouvert sans coup férir une vision d’aigle à deux têtes ! Mais la quête effrénée des lauriers de la gloire ou des pseudo chrétiens masque toujours des blessures qui violent le cœur d’enfant : lubricité libidinale féminine ; voracité dans les possessions matérielles ; perversité dans les relations avec les siens : Fylla-Obita, Elenga, Moussodia, Malonga… ont pavé le sentier que Christel arpente résolument vers le très saint Graal du Pouvoir Suprême. C’est ce profil psychologique qui explique la plongée dans l’abîme Rwandais, notamment à travers Crystal Ventures Ltd dont il serait actionnaire. Cette société, véritable vitrine légale des services opérations des renseignements de Paul Kagamé, s’est vu attribuer quasi-gracieusement la concession du parc industriel et commercial de Maloukou village établi par Louis Tréchot en 1899 avec la Compagnie Française du Haut Congo dont il était administrateur. Macefield Ventures Congo Holding SASU (actionnaire unique !) pour la conception, la construction et l’exploitation du port sec de Dolisie vient parachever le maillage tactique et opérationnel des services d’actions de Paul Kagamé pour le compte de Christel. Ce rôle particulier a été établi avec d’autres pays par le Rwanda en matière de sécurité et de défense comme en République centrafricaine en 2019 ; au Mozambique depuis juillet 2021, où des troupes ont été déployées dans la province de Cabo Delgado pour lutter contre une insurrection djihadiste, dans le cadre d’un accord bilatéral de défense ; en Pologne depuis le 5 décembre 2022, dans le domaine de l’industrie de la défense (entré en vigueur le 18 avril 2023). La Pologne d’ailleurs est aujourd’hui la première armée d’Europe en appui de l’OTAN, ceci expliquant sans doute l’origine du matériel performant rwandais comme les drones ou des brouilleurs de fréquences radio tactiques. L’avenir peu radieux L’argent non mérité fait souvent le malheur. L’évolution de la crise met ainsi en péril non seulement les ambitions présidentielles, mais surtout stratégiquement met à dos la RDC qui représentait un bénéfice politique pour Christel qui y a une épouse, des enfants et des parents biologiques. Un gâchis qui appelle une équation à somme nulle : Ou Kagamé gagne et son impérium va aller au-delà de ses premières ambitions affichées pour asseoir une véritable hégémonie tyrannique sur le Congo et Christel lui-même ; ou Kagamé perd et la RDC règlera ses comptes tôt ou tard. Dans les deux alternatives, il n’y aura aucun gagnant au Congo-Brazzaville. Un troisième larron, plus puissant d’entre tous, attend tapit dans l’ombre, le sens que l’histoire va dessiner pour débouler dans cette arène qui est en réalité la sienne : l’Angola de Joao Lourenço. Forte de son armée, de ses ressources et de ses alliances stratégiques, elle n’a personne qui peut la challenger dans toute la CEEAC. Le ton martial de la requête de son gouvernement à l’endroit de Kagamé qui n’est pas à Oyo mais à Kigali où il dirige les opérations est de « Quitter immédiatement la RDC ». Ce qui en langage diplomatique est un ultimatum. L’adresse des USA a ses ressortissants de quitter la RDC, les appels incessants des tiers au calme dont celui du plus grand espion (informé) du monde, le Pape François, sont des signes avant coureur du désordre. Sauf une intervention hautement spirituelle, les cartes sont entièrement rebattues. Les deux Congo semblent repartir en 1997 avec un Lissouba jusqu’au-boutiste et un Mobutu obstiné dans son orgueil. Ils ont été balayés par le vent de l’histoire à moins de six mois d’intervalle. Les congolais du nord au sud doivent s’unir et penser au Congo et non à la tribu. Certes, le
Dominique Tchimbakala, figure incontournable du journalisme africain, quitte TV5

ZOOM. 26 janvier 2025. En fin de présentation du Journal Afrique TV5, la Franco-Congolaise Dominique Tchimbakala a annoncé, avec la prestance élégante, digne et solennelle qu’on lui reconnait, qu’elle allait officiellement faire ses adieux à TV5, le 7 février 2025. Ne devant plus être à la tête de l’Edition du Journal Afrique, diffusée à 21h30, sur TV5 Monde. Ainsi, s’ouvrira, pour elle, a renchéri Dominique Tchimbakala, un nouveau chapitre de sa vie. S’étant saisie de l’occasion pour exprimer sa reconnaissance à TV5 pour la confiance qu’elle lui a accordée, le temps de son carrière à cette chaine de Télévision, et remercier les millions de téléspectateurs pour leur fidélité à ses émissions. Quinze ans passés, jusqu’en janvier 2025, Dominique Tchimbakala a exercé à TV5MONDE, livrant le Journal Afrique. Y donnant, également la parole à diverses figures qui par, par leur notoriété, leur savoir, leur place ou leur rang social influencent et transforment l’Afrique. Depuis sept ans, en poste titulaire au Journal Afrique, Dominique Tchimbakala y a présenté les différents journaux de la chaîne – Editions de la Nuit, Journaux du Matin, Chronique Culture dans l’Edition du 64′. A la faveur des remplacements, elle a également présenté le 64′ ou encore la grande émission d’interview intitulée « Internationales ». Tout un programme dédié à l’actualité politique, économique, sociale et culturelle du continent africain. Une activité à TV5 qu’elle menait, en chroniqueuse et présentatrice, en parallèle avec des chaines comme BFM TV. Originaire de la République du Congo, Dominique Tchimbakala a grandi à Brazzaville. Cependant, Pointe-Noire où se trouve une partie de ses racines, est le berceau de sa famille paternelle. Elle s’y est rendue, fréquemment, petite et adolescente. Sont vivaces en elle, les souvenirs des moments de joie, de bonheur, d’amour et de partage avec son grand-père, sa grand-mère et autres parents, à Tié-Tié, l’un des quartiers de Pointe Noire. Du beau monde familial, avec lequel Dominique Tchimbakala passait les fêtes de fin d’année à la Pointe Indienne, plage de sable fin, bordée de cocotiers, devenue, au fil des années, un lieu touristique bien fréquenté, à une vingtaine de kilomètres, au Nord de Pointe-Noire. Du beau monde familial qui, par ailleurs aimait la musique et dansait au son de plusieurs mélodies, particulièrement, à celles de la rumba et des rythmes afro-latino américains. Dominique Tchimbakala, elle même, bonne danseuse, toujours des airs de musique aux lèvres. Autant Dominique Tchimbakala est une femme de culture, lisant sans arrêt, rédigeant, feuilletant des journaux et magazines, matin et soir, dans le cadre de sa profession et pour maintenir alerte son esprit, autant elle affectionne les artistes pour leur capacité à saisir nos émotions et à les traduire en oeuvres. Toute activité journalistique cumulée, Dominique Tchimbakala exerce ce métier, depuis 25 ans. Un métier qu’elle aime à fond, d’autant qu’il permet de rencontrer des gens de divers horizons, chacun avec sa culture, sa sensibilité, ses manières et son civisme. Dominique Tchimbakala estimant que pour ceux qui écoutent les Journalistes, la façon la plus juste et la plus respectueuse d’exercer le métier de Journaliste est de comprendre et rendre compte, sans jamais juger, ni militer. A chacun, ensuite, de se faire sa propre opinion. Pour elle, les journalistes ne sont pas des maîtres à penser mais des observateurs et des décrypteurs du monde et de la société, au service des citoyens et de personne d’autre. C’est ainsi que Dominique Tchimbakala a tâché d’exercer son métier durant les vingt cinq années, tout au plus, avec honnêteté et le sens du service. Attitude respectable pour ses qualités morales et son statut. Ce qui n’étonne pas. Dominique Tchimbakala est, en effet, une femme d’expérience, bien formée et à bon niveau. De ses études supérieures, Dominique Tchimbakala en est sortie avec une licence d’histoire, une maitrise en sciences politiques à l’Université Paris Nanterre et un troisième cycle en management des médias à Nantes. S’en suivra une formation à l’Ecole de Communication Sciences Com et perfectionnement au Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ). 2003 voit sa carrière de Journaliste débuter, à France 2. Par la suite, Dominique Tchimbakala a travaillé pour France 5 et BFM TV et a fait des piges pour Jeune Afrique. Grande Dame, intelligente, discrète, à l’esprit ouvert, Dominique Tchimbakala écoute attentivement avant d’apporter sa contribution à la conversation. A tout prendre, elle préfère discuter d’idées et d’innovations, en lieu et place d’affaires, sans substance, avec une capacité d’observation. Aujourd’hui âgée de 48 ans, Dominique Tchimbakala croit toujours en l’apprentissage continue de son métier. Comptant parmi les meilleurs journalistes du continent africain. Ce qui lui a valu des distinctions. Tel, son classement parmi les 500 personnalités africaines influentes par Tropics Magazine, deux années consécutives, 2021 et 2022. Dans la symphonie de la vie, il y a des moments où les partitions changent et de nouvelles mélodies s’annoncent. Les départs, bien qu’empreints de nostalgie, peuvent être des prologues éclatants pour de nouveaux chapitres à écrire. C’est le sens que donne Dominique Tchimbakala à son départ de TV5. Bons vents au Journaliste Dominique Tchimbakala. Que mes meilleurs voeux l’accompagnent dans l’accomplissement de ses nouveaux projets. Et puisse t-elle demeurer, longtemps, une fierté pour la Nation Congolaise, comme elle l’est ces temps-ci. Ouabari Mariotti Paris 30 janvier.
Laurent DZABA : La seule industrie florissante au Congo, ce sont les morgues, constamment débordées

TRIBUNE. Le gouvernement Makosso ne cesse de tester ses limites pour s’émanciper de la honte, constate Laurent DZABA, président de la Dynamique VJ2R, dans la tribune ci-dessous intitulée « Gouvernement ya nzala ! »: Avoir de l’appétence pour présenter au monde une réalité de caniveau tant les deux plus grandes villes sont devenues des poubelles à ciel ouvert, puantes et repoussantes par temps sec et traversées par des torrents impétueux par temps de pluie, le gouvernement Mokosso n’arrête pas d’entraîner son endurance pour s’affranchir des limites de la honte. Le fait est que la voirie connait plus, idem pour le cadastre qui ne protège pas des terrains non propices à la construction mais occupés par des indigents projetés par-là par la guerre de 1997 et ses innombrables extensions. A ce compte-là, il va sans dire que les maladies et les inondations nourries par l’humiliante incapacité des gouvernants, grossissent voluptueusement les taux de la seule industrie florissante que compte le pays, les morgues extrêmement débordées. 324 corps sortis de la morgue du CHU de Brazzaville le jeudi 16 janvier 2024, cela fait frémir ! Tant et si bien que la cour faite aux maires centraux par les collaborateurs qui veulent devenir millionnaires en les gérants est un phénomène connu. Triste et pauvre pays, où l’habitant a été dépouillé de son pouvoir de parole et de réflexion, et dans lequel on célèbre depuis des lustres la mort du verbe et de la pensée et l’on magnifie l’asservissement des esprits. Lamentable et indécent, voilà qui définit bien le rituel du conseil des ministres, solennel il se doit, mais impuissant il ne se devrait pas. Comptables du marasme ambiant, les ministres toujours les mêmes parades comme des paons, la fatuité habillant facilement l’inutile. Tiens, avec tout ça, où est passé le politologue qui célébrait le Sassouisme ? Devenu Ministre et heureux de l’être, il professait que les ministres n’ont pas de vision que seul le Président en avait une, qu’eux étaient censés mettre en musique. Il prétendait un jour avoir dit au Président qu’il y’avait des tocards dans son gouvernement. Et s’il en était devenu un lui-même ? Et pour cause, est-il bienvenu de dire à un homme comptable du choix de ses collaborateurs qu’il a des tocards sans que cela frise l’insolence à son endroit ? Mais, ne l’accablons pas. Au pire, il a rejoint le genre. Au plus clément, il nous explique pourquoi nous sommes si mal lotis. Et pour son collègue qui gère l’électricité, nous avons la conviction que cet ancien exploitant forestier est mieux compris par les animaux que par ses administrés. Sinon, pourquoi broie-t-on du noir dans ce pays promis à un destin de jardin d’Eden restauré ? Le peuple congolais a le devoir de s’opposer front contre front et forcer le destin de ces rococos à l’âme noir et au regard cramoisi, qui s’obstinent dans des gamineries de lycéens attardés. Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R
Congo : implosion de la triade sécuritaire et extension de la gangrène à la sous-région

PARLONS-EN. Le dispositif sécuritaire congolais mis en place depuis quelques années déjà a fini par imploser. La faute incombe aux rivalités qui ont franchi le rubicon de l’adversité pour faire de véritables ennemis. Cette cacophonie a des répercussions sur les plans économiques national et sous-régional ainsi que dans le conflit de l’Est de la RDC où l’Angola tente de jouer sa partition jusqu’à Paris et aux USA. En amont comme en aval du sommet international de l’intelligence Artificielle (I.A) qui regroupera des Chefs d’États, Scientifiques et Hommes d’affaires de la planète du 10 au 11 février 2024 à Paris, l’Angola tente de se frayer un chemin dans le conflit tentaculaire de la RDC. La situation de la sous-région Afrique centrale s’enkyste. Les USA, la France, le Royaume-Uni ont demandé ce 24/01/2025 à leurs ressortissants de quitter Goma et ses environs en RDC. Ce n’est pas une surprise. Nous l’avions annoncé lors de la visite du Président angolais, Joao Lourenço le 11/01/2025 à Brazzaville. Juste après, il s’est envolé rapidement pour Paris le 16/01/2025. Le fait est capital. L’accueil de l’Angolais à Paris démontre non seulement la marginalisation du corridor naturel que constituait le triptyque Fleuve Congo-CFCO-PAPN, mais aussi l’aveuglement dans les choix stratégiques nationaux qui ont pêché pour deux raisons essentielles : la volonté d’ostraciser le corridor sud du Congo par suprémacisme clanique et la faiblesse rédhibitoire des services de sécurité occupés à la croupe arrondie des jeunes congolaises (RC et RDC) à qui on distribue des passeports diplomatiques. Avec de tels profils à la première ligne de défense du pays, Françoise Joly peut rêver de continuer à manipuler ce pays tranquillement. Schématiquement, un pays compte 3 lignes de défenses : le renseignement civil (opérations), la diplomatie (tactique) et enfin l’armée (stratégique). Comme à l’époque de Noé, pendant que l’étau se resserre sur Brazzaville avec l’électricité et le second canal de livraison de carburant que la RDC bloque régulièrement, suspectant une collusion entre le Rwanda, le M23 et le Congo-Brazzaville, les incompétents s’agitent autour de la candidature de M. Sassou qui, est un non-événement. Il sied de noter, que la pénurie chronique de ces deux denrées ramène les Congolais à l’improvisation, aux détournements et aux mauvaises relations avec la RDC, mais pas à la révision de turbines. Faut-il rappeler que le carburant et l’électricité sont deux maillons sécuritaires de premier plan d’un pays ? Comment une société d’électricité qui fait un chiffre d’affaires variant entre 7 et 9 milliards de FCFA par mois ne peut pas payer ses fournisseurs, ni satisfaire ses clients moins encore faire la maintenance de son matériel ? Nous parlons bien de 7 et non 1. Pire, comment peut-on concéder la gestion d’un barrage à un certain Paul Obambi qui a échoué partout ? Et que dire des autres cessions ? Un dépeçage en règle du pays : La centrale électrique à gaz de Djéno a été bradée en concession à la société turque AKSA le 21/01/2021 ; La centrale hydroélectrique de Liouesso devrait être bradée au groupement China Gezhouba Group Company/Energaz le 21/05/2022 ; La centrale hydroélectrique du Djoué a été avilie en concession à la société Hydro Opération International suivant convention de concession signée le 04/07/2022. En novembre 2022, la concession de la centrale hydroélectrique de Moukoukoulou a été bradée à la société chinoise Zengwei et celle de la centrale hydroélectrique d’Imboulou au groupement chinois Hoi/Axian. Incroyable que ces crimes de haute trahison de l’État par le bradage de son patrimoine effectué restent sans sanctions ! Dans son discours d’adieu, l’ambassadeur du Rwanda sortant Theoreste Mutsindashyaka reçu par M. Sassou, confirme l’implantation des activités rwandaises sur plus de 3000 hectares (30 km² !!!) dans la Bouenza pour de l’huile de ricin dont personne ne connaît l’usage traditionnel au Congo (sauf pour l’empoisonnement et des buts inavoués ?). Il annonce aussi la prochaine prise de contrôle de la zone économique spéciale de Maluku, porte d’entrée et de sortie avec la RDC. Le piège rwandais se referme et les lignes de défense implosent Il ne faut pas être sorti de la cuisse de Jupiter pour comprendre que les Rwandais font monter les enchères, car ils savent que, dans le repositionnement consécutif des USA, de l’Angola et du COMESA à l’avantage de la RDC, Brazzaville reste le seuil maillon faible sur lequel s’appuyer. D’ailleurs la nature du langage français démontre que ces derniers ont engagé leur changement de fusil d’épaule. Luanda consolide sa place centrale dans l’architecture énergétique mondiale et de gendarme d’Afrique centrale. Une véritable catastrophe économique et politique pour le Congo sur les 50 années à venir, loin au-delà des crimes des petits de Jean-Jacques Bouya (Serges Bouya le DG GUOT ; Séraphin Bhalat le DG PAPN ; Jean-Louis Osso) ou même de Bolloré Logistics. Le glas vient de sonner pour rapatrier les fonds volés question d’accélérer les projets de l’Oléoduc pétrolier Pointe-Noire-Brazzaville, du Barrage de Sounda et de la reconstruction du CFCO sur deux voies pour 160 km/h de vitesse de trafic moyen afin que le Congo se repositionne en compétitivité de sa chaine logistique. Cela est d’autant plus urgent que l’arrivée de Donald Trump conduit les Français et l’Union Européenne à changer de stratégie sur le Rwanda. Il est impérieux de rappeler, qu’aucun service de renseignement de Brazzaville n’a vu venir le danger : le Centre d’Information et de la Documentation (CID), le Conseil National de Sécurité (CNS), la Direction de la documentation présidentielle, la Direction Générale des Affaires Stratégiques et de la Coopération Militaire (DGASCOM), les Renseignement Généraux (RG) de la Police. La cause, 90% des responsables de ces services s’occupent d’argent, de fesses et de positionnement ! Sinon, ils ne laisseraient pas poreuses les frontières qui sont envahies par les Kuluna et autres immigrants qui s’établissent jusqu’à Moungoundou Nord (Niari). Tenez, la note de service n°00047/MIDDL/CAB du 11 janvier 2025 portant rôle des préséances des services de sécurité qui établissent la hiérarchie divise le haut commandement placé sous la tutelle du ministre de l’intérieur M. Mboulou. Plus d’une officine pense