Cameroun/Qui a tué le journaliste Martinez Zogo?

Avant d’être gardé à vue pour les besoins d’enquête, Eko Eko, le super flic, aurait dit qu’il est blanc comme neige dans cette affaire d’assassinat, apparemment perpétré par deux de ses hommes de main. Il aurait juste demandé que l’on lui apporte sa Sainte Bible, confie, sous couvert d’anonymat, une bonne source.

Il semble, selon certaines indiscrétions, que deux personnes identifiées comme proches du super flic camerounais qui est, par ailleurs, un parent de Paul Biya, auraient balancé des noms, y compris celui du vrai commanditaire. Ce sont, indique notre source, des personnes des services de renseignements camerounais, qui travailleraient avec de grandes autorités du Cameroun, y compris un puissant homme d’affaires. En d’autres termes, il s’agirait des barbouzes financés parallèlement par des puissants pour lesquels ils travaillent. Pour les raisons professionnelles, quoique des noms nous aient été donnés par notre bonne source, il nous paraît prématuré de les livrer. Toutefois, l’un des tueurs serait passé aux aveux, confie notre source. Difficile d’en savoir davantage.

L’assassinat de Martinez Zogo, au regard de l’implication de certaines personnes citées, pourrait déboucher sur un conflit de personnes voire règlement de compte, sur fond de lutte successorale, à la tête du Cameroun.

Eko Eko, qui n’est pas n’importe qui, acceptera t-il de perdre la face dans le conflit qui l’oppose depuis longtemps au puissant secrétaire général de la présidence?

Si l’on soupçonne le mode opératoire d’être une marque de fabrique des barbouzes identifiés comme proches des services (retrait des parties génitales, amputation d’une partie des doigts…), y a t-il un lien d’identification à établir entre ces barbouzes et les assassinats du capitaine Guerandi, monseigneur Balla…?

Des consœurs et confrères camerounais risquent gros en voulant pousser plus loin le bouchon de l’investigation, car des noms de ces tueurs sont désormais connus. Pas évident qu’ils acceptent être mis à découvert.

Tout comme il est difficile de démêler les fils de l’echeveu de ce drame au moment où les services de renseignements et les politiques s’affrontent sur le terrain de la succession depuis des années. La manipulation n’est parfois loin.

Par A.Ndongo

Journaliste économique et financier

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Are you human? Please solve:Captcha