Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Issa Tchiroma Bakary a gagné la présidentielle du 12 octobre 2025, selon la porte-parole de l’opposant camerounais, Maître Alice Nkom. «Il a gagné les élections par le peuple. Donc je le reconnais forcément comme quelqu’un de légitimement président de la République », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à la Deutsche Welle (DW). Ainsi, personne ne peut empêcher Issa Tchiroma Bakary « d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier », a affirmé l’avocate. « Monsieur Issa Tchiroma, c’est quelqu’un d’une extrême humilité, pratiquant, très religieux. Ce n’est pas quelqu’un qui va se gonfler la tête à dire je suis président ou à frauder pour dire je suis président. C’est un homme d’honneur, d’une dignité exemplaire », selon Me Alice Nkom. C’est dire qu’« il ne peut se dire président que parce que justement, le peuple l’a désigné comme tel », a-t-elle poursuivi ajoutant : « Et parce que le peuple l’a désigné comme tel, il prend cela extrêmement au sérieux et personne ne peut l’empêcher d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier ». Sur ses marges de manœuvre en tant que porte-parole de l’opposant camerounais et sa légitimité, Maître Alice Nkom répond : « Lorsque vous avez le peuple avec vous, vous avez forcément la légitimité ». En conséquence, « peu importe ce que le voleur en a fait, il restera le voleur. Vous garderez toujours la légitimité parce que le peuple sera toujours avec vous » Adrien Thyg.

Barrages coup du monde 2026 : Le Président Félix Tshisekedi félicite les léopards de la Rdc pour leur victoire contre les lions indomptables du Cameroun

Barrages coup du monde 2026 : Le Président Félix Tshisekedi félicite les léopards de la Rdc pour leur victoire contre les lions indomptables du Cameroun

Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo adresse ses vives félicitations aux Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC) pour leur victoire, ce jeudi soir, face aux Lions indomptables du Cameroun, en demi-finale des barrages de la zone Afrique pour la Coupe du monde 2026. Le Chef de l’État encourage les joueurs congolais à rester concentrés et déterminés pour la finale qui aura lieu ce dimanche contre le Nigéria, avant un tournoi intercontinental qui offrira un dernier billet africain pour la Coupe du monde. Le Président Tshisekedi demande à tout le peuple congolais de rester uni, solidaire et de se mobiliser afin de soutenir les fauves congolais pour la suite de cette compétition. Le onze national congolais a remporté ce match sur un score de 1-0, grâce à un but de Chancel Mbemba marqué dans les temps additionnels de la deuxième mi-temps.

Cameroun : Paul Biya prête serment pour un nouveau mandat présidentiel

Cameroun : Paul Biya prête serment pour un nouveau mandat présidentiel

Le président camerounais Paul Biya, réélu au terme de la présidentielle le 12 octobre, a prêté serment jeudi à l’Assemblée nationale du pays, à Yaoundé, capitale camerounaise, en présence des membres du Parlement, du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême. Dans son discours de prestation, Paul Biya a appelé à l’union sacrée pour « jeter les bases d’un avenir encore plus prometteur de notre cher et beau pays ». Le chef de l’Etat a promis de ne ménager aucun effort pour être digne de la confiance placée en lui. Il s’est engagé à accorder au cours de son septennat une attention particulière aux jeunes et aux femmes, annonçant notamment la relance des concours administratifs, ainsi qu’un programme spécial de création d’emplois pour les jeunes avec l’appui des institutions bancaires locales. M. Biya a condamné les violences postélectorales et les actes de désobéissance civile qui ont entraîné des pertes en vies humaines et des destructions de biens, promettant que des mesures efficaces seront prises pour rétablir l’ordre. « L’ordre régnera », a-t-il affirmé. Avec cette allocution, Paul Biya, 92 ans, entre en fonction et entame son 8e mandat à la tête du Cameroun.  Xinhua

ET SI LES DEUX “CC” TOMBAIENT…

ET SI LES DEUX “CC” TOMBAIENT…

PARLONS-EN. J’ai eu tort de prendre pour fait isolé, la révolution populaire qui a fait fuir le président de Madagascar. En réalité elle s’inscrivait dans une chaîne de secousses politiques semblables à véritable tremblement de terre en Afrique noire. Si les régimes gerontocratiques du Cameroun et de Côte-d’Ivoire arrivaient à s’effondrer ( ce qui devient une forte probabilité), l’onde de choc pourra s’étendre au Congo Brazzaville, balayant du coup les derniers bastions de la domination française en Afrique. Mais il ne s’agit pas que de la France. Il importe de lire le profil des forces obscures derrière ces raz-de-marée politiques et celui du nouveau parrain politique qui a pris poste à Antananarivo. Je crois comprendre que ce qui se passe présentement dans ces pays africains dépasse la simple sphère de révolutions populaires de la rue. Il se déroule en réalité une guerre plus larvée entre l’OTAN d’une part et la Russie et la Chine de l’autre. Chaque fois que tombe un régime africain, c’est tout un système international séculaire qui tombe pour être remplacé par un autre. Un autre épiphénomène de crise à observer concerne la sous-région de Grands Lacs. La rue en Tanzanie est également entrée en ébullition et elle est décidée à chasser la présidente Sania Suluhu accusée de despotisme et d’autoritarisme à outrance. Sa chute accéléra indubitablement le déclin d’un autre vieux dictateur dans l’Ouganda voisin, lui aussi fatigué du poids de ses 81 ans mais qui tient à rempiler pour un septième mandat. Ne soyons plus naïfs comme en 2010 avec le printemps arabe activé par qui l’on sait pour faire tomber les régimes de Tunisie, d’Egypte, de Yémen, de Libye et de Syrie. Le jeu politique était au-delà de nos petites attentes car téléguidé de dehors pour renforcer la domination occidentale dans la zone Nord-africaine et le bassin de la Méditerranée. En Afrique de l’Ouest tout comme en Afrique de l’Est se déroule ce combat de titans par pays africains interposés. Voilà pourquoi il faut déjà que les élites africaines regardent plus loin et s’imposent l’effort de se dessiner déjà le tableau politique en perpective après ces révolutions de rue. Car la chute précipitée et généralisée de ces vieux dictateurs peut être voulue par les ennemis de l’Afrique qui anticipent les événements futurs et cherchent à atténuer l’extension du désamour africain vis-à-vis de l’Europe, en choisissant délibérément de provoquer des fausses rébellions en vue d’imposer “leurs pions” qui perpétueront l’ancien système de domination. C’est avec ce regard critique que j’analyse le rapprochement de Zelensky avec Kinshasa et qui n’est pas à prendre à la légère. Ce laquais des forces otaniennes est utilisé comme canal de passages des armes et munitions à distribuer au Soudan et en RDC pour contrer le plan de Moscou à s’emparer de leurs réserves minières au cœur de l’ Afrique centrale. La récente démarche diplomatique d’Emmanuel Macron pour réunir Kagame et Tshisekedi partage également l’objectif de garder le contrôle sur la zone d’influence de la région interlacustre. Deux approches géostratégiques en scène : d’une part la stratégie de Poutine de vouloir affaiblir ses adversaires non par une attaque frontale contre eux mais plutôt par un siphonage de leurs sources de ravitaillement en minerais stratégiques. Et à ce propos, aucun pays africain n’est à l’abri. Et celle de l’OTAN d’être consciente d’avoir perdu la guerre d’Ukraine et qui précède les événements pour ne pas perdre l’Afrique. Le rapprochement Kiev-Kinshasa doublé de la coopération bilatérale dans le domaine militaire en devient ici un modèle illustratif. Par Germain Nzinga

Le Cameroun n’échappera pas au feu qui couve si le régime du président Paul Biya n’accepte pas une transition pacifique

Le Cameroun n’échappera pas au feu qui couve si le régime du président Paul Biya n’accepte pas une transition pacifique

Ce magnifique pays, déjà déchiré par la guerre, n’a pas besoin de sombrer dans le chaos. Le président Biya a perdu les élections. Nous l’avons dit ici dès les premières heures des dépouillements, après des nuits entières de recoupements et de compilations des vidéos et photos des bureaux de vote. Cette tendance a été confirmée par l’équipe d’Issa Tchiroma Bakary qui, depuis quelques jours, publie des chiffres avoisinant ces premières projections. Plus de 54 % en faveur du candidat de l’opposition n’est pas le résultat final. C’est un résultat issu du dépouillement d’environ 90 % du territoire. Le score sera encore plus conséquent si l’on prend en compte les 10 % restants. Malheureusement, cette vérité vraie, absolue, inattaquable et inviolable est sur le point d’être torpillée par un régime de 43 ans qui ne s’est maintenu jusqu’ici que par la ruse et la force. Malheureusement pour lui, 2025 est complètement différent de 2018. 1. D’abord parce qu’il y a une population déterminée, prête à en découdre. Dans le Nord et l’Extrême-Nord, ce qui se passe n’est rien comparé à ce qui se prépare. Le peuple camerounais s’organise jusque dans le Grand Sud. Les leaders de la société civile se concertent et attendent le moment venu pour, unanimement, donner le mot d’ordre. 2. Parce qu’il y a un Issa Tchiroma vindicatif, frontal, résolu à exercer le pouvoir d’État. Tchiroma n’a ni la patience ni la passivité du professeur Maurice Kamto. J’ai écouté tous ses discours : il n’exclut littéralement aucune option. Il n’a pas fait sienne la formule de « l’alternance dans la paix et par les urnes ». Si nous analysons les « non-dits », on comprend aisément que toutes les options sont sur la table pour contraindre le régime de Yaoundé à reconnaître sa défaite, plier bagage et se retirer de la gouvernance d’un pays qu’il n’a même pas été capable de gérer. À ceux qui nous disent qu’il ne faut pas encourager l’implosion, j’ai envie de demander : qui incendie ? Une population qui appelle depuis des jours à respecter la vérité des urnes ? Ou un pouvoir avide de sang qui détient l’allumette au-dessus de l’essence ? Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio

Cameroun/Le passé et l’avenir. Deux jeunes qui auraient pu partager le même destin… mais non

Cameroun/Le passé et l’avenir. Deux jeunes qui auraient pu partager le même destin… mais non

TRIBUNE. Cabral Libii incarne désormais le passé politique : l’espoir perdu, le rêve enterré. Il n’aura été qu’un bref épisode du champ des idées au Cameroun. Conciliant, voire hypothétiquement complice d’un régime qui a vidé notre pays de toute sa substance. Où a-t-il buté ? Qu’est-ce qui explique sa dégringolade ? Peut-être la compromission, ce pacte invisible qui l’a rendu indolent, littéralement l’opposé de celui qu’il était avant son entrée en politique. Dans une dictature comme la nôtre, l’opposant se doit d’être frontal, surtout lorsqu’il a le tranchant d’une jeunesse encore pure. Un homme politique qui n’a pas le sens du sacrifice n’est qu’un roublard, un entrepreneur ou un farceur. La politique, c’est d’abord le don de soi, surtout dans une autocratie d’une férocité indescriptible comme celle du Cameroun. Notre cher Cabral a manqué ce sens du sacrifice, englué dans l’égoïsme et l’égocentrisme. Et le peuple camerounais l’a compris. Voilà ce qui explique sa chute : un échec quasi programmé, qui finira par l’effacer complètement, le réduisant au rang d’un has-been. Mais c’est sans doute là la leçon qu’a retenue Hiram Yiodi qui désormais incarne l’avenir. Il a compris que l’Histoire retiendra toujours les hommes qui se sont tenus du côté du peuple. Ceux qui n’ont pas ménagé la dictature, qui l’ont dénoncée à visage découvert, et qui ont appelé le peuple à se verticaliser. Avez-vous remarqué ses prises de parole depuis la présidentielle ? Avez-vous aussi observé l’ascension vertigineuse de sa popularité depuis qu’il a ajusté son propos ? Son capital sympathie s’est envolé, plus seulement pour la beauté de son visage, mais aussi pour la justesse et la fermeté de son discours. Il dénonce, avec une sincérité nouvelle, le régime croulant de Yaoundé. En temps de lutte, ceux qui cachent leurs armes sont des traîtres. En ces jours de libération du Cameroun, tout politicien silencieux est complice de ceux qui veulent entraîner ce pays dans le chaos. Toute neutralité est complicité. En temps de révolution, on choisit son camp : celui de la justice et de l’équité. Pas entre les deux. Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio