CAMEROUN. Construction des ponts en structures modulaires en acier : l’expertise espagnole va être mise à contribution

Reçu en audience le 3 juin 2026 par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, l’Ambassadeur du Royaume d’Espagne au Cameroun, accompagné des responsables de l’entreprise CENTUNION S.A., est venu faire le point sur l’évolution du projet de construction de quatre ponts métalliques modulaires destinés à améliorer la connectivité dans plusieurs localités du Cameroun. Les échanges ont porté sur les avancées enregistrées dans la maturation technique et financière du projet, développé par l’entreprise espagnole CENTUNION S.A. avec l’appui de la Deutsche Bank Espagne. Les partenaires espagnols ont relevé leur volonté d’accompagner le Cameroun au moyen d’une expertise dans la conception et la réalisation d’ouvrages métalliques modulaires en acier, ainsi que le transfert de compétences aux acteurs locaux. Pour le Ministre des Travaux Publics, cette initiative illustre l’intérêt des partenaires internationaux pour le développement des infrastructures au Cameroun et ouvre la voie à un renforcement de la coopération dans le secteur des travaux publics. Les parties ont convenu de poursuivre les diligences nécessaires pour concrétisation de ce projet structurant.
FICAK 2026 : Hommage à l’acteur Younes Megri et au cinéaste Emile Basack Bapobio

La 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga prévoit de rendre hommage à deux grandes figures de la culture et du cinéma africains lors de cette édition: Younes Megri et Emile Basack Bapobio. L’artiste et acteur marocain Younes Megri qu’on ne présente plus recevra un hommage «en reconnaissance de son riche parcours artistique et de sa contribution remarquable au cinéma et à la musique marocains», souligne l’équipe d’organisation. Quant au Camerounais Emile Basack Bapobio, directeur de production, réalisateur et délégué général du Festival Ecrans noirs, il sera honoré «pour son engagement dans le développement et le rayonnement du cinéma africain à l’échelle continentale et internationale», indique-t-on. Comme l’expliquent les organisateurs, cet «hommage reflète la fidélité du festival aux pionniers du 7e art et son attachement aux valeurs de dialogue culturel, de créativité et d’ouverture entre les peuples africains». Alain Bouithy
Le Cameroun et la CEEAC renforcent leur coopération sécuritaire

YAOUNDE. Le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense de la République du Cameroun, Joseph BETI ASSOMO, a reçu en audience le Président de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire et de l’intégration des nouvelles équipes dirigeantes de l’institution communautaire. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique impulsée par la nouvelle équipe de la Commission de la CEEAC, avec pour priorité la consolidation de la paix, de la stabilité et de la sécurité en Afrique centrale. Elle intervient également dans le prolongement des orientations définies lors de la session extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC tenue en janvier 2026 sous la présidence de Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président en exercice de la CEEAC, Président de la République de Guinée Equatoriale. La sécurité maritime au cœur des échanges Les discussions entre les deux personnalités ont principalement porté sur les défis sécuritaires auxquels fait face la sous-région, Notamment la sécurisation du golfe de Guinée face aux phénomènes criminels qui y sont enregistrés.. Ces questions constituent des priorités stratégiques aussi bien pour le Cameroun que pour la CEEAC, dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la coopération militaire et le partage d’informations sécuritaires entre les États membres. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de consolider les mécanismes régionaux de prévention des conflits et de maintien de la paix afin de garantir la stabilité des frontières et la protection des intérêts maritimes de l’Afrique centrale. Une nouvelle équipe tournée vers des résultats concrets Le Président de la Commission de la CEEAC était accompagné par plusieurs hauts responsables de l’institution communautaire, notamment le Général de Corps d’Armée Marcel MAPANGOU MOUSSADJI, Commissaire en charge des Affaires Politiques, Paix et Sécurité, le Général Major Audace NDUWUMUNSI, Chef d’état-major régional de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) de la CEEAC, le Colonel Emmanuel Bell Bell, Directeur du Centre Interrégional de Coordination (CIC), chargé de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, ainsi que de Madame Rachel MBAKO MPOCKO MPONDO, Directeur de la Coopération et de la Mobilisation des Ressources à la Commission de la CEEAC. Le Ministre de la Défense de la République du Cameroun s’est dit heureux de la visite du Président de la Commission de la CEEAC et de sa délégation, il a saisi l’occasion pour réaffirmer l’engagement et la volonté du Cameroun d’accompagner les initiatives de la CEEAC notamment celles concernant le CIC qui est considéré ̂par les plus Hautes Autorités de la République du Cameroun comme un outil hautement stratégique. Cette audience a également permis de mettre en lumière la nouvelle dynamique engagée au sein de la Commission de la CEEAC, fondée sur la collégialité, l’efficacité et la recherche de résultats concrets au bénéfice des populations de la sous-région, Afrique Centrale. En signe d’amitié et de coopération durable, le Ministre Joseph BETI ASSOMO a offert un présent symbolique au Président de la Commission, traduisant ainsi la volonté du Cameroun de renforcer davantage ses relations avec la CEEAC dans le domaine de la défense et de la sécurité régionale.
Le Fonds saoudien pour le développement signe un accord de 75 millions de dollars US pour renforcer la connectivité régionale au Cameroun

Le projet améliorera la connectivité régionale et les échanges commerciaux, en reliant le Cameroun au Tchad et au Niger tout en améliorant l’accès aux services essentiels. Le Fonds saoudien pour le développement (SFD) a signé un accord de prêt au développement avec la République du Cameroun afin de financer la réhabilitation de la route Sorawel-Dourbeye. Le projet s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2030 du Cameroun et reflète l’engagement du SFD en faveur d’un développement durable et centré sur l’humain. L’accord a été signé par S.E. Sultan Abdulrahman Al Marshad, CEO du Fonds saoudien pour le développement, de S.E. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement régional de la République du Cameroun, en présence de l’ambassadeur saoudien auprès de la République du Cameroun, S.E. Ibrahim Al-Ghamdi, et de représentants des deux parties. Son Excellence Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement régional, a déclaré : « Au nom du gouvernement camerounais, nous exprimons notre profonde gratitude au Fonds saoudien pour le développement pour son soutien constant aux projets structurels du Cameroun. » En vertu de cet accord, le SFD apportera 75 millions de dollars américains pour soutenir la réhabilitation d’un corridor routier clé. Le projet permettra de réduire l’isolement, de renforcer la connectivité et de faciliter le commerce régional avec les pays voisins, notamment le Nigéria et le Tchad, tout en améliorant l’accès aux services essentiels. S.E. Sultan Abdulrahman Al Marshad, CEO du SFD, a déclaré : « Cet accord reflète l’engagement du SFD à soutenir un développement qui améliore la vie quotidienne des populations et de créer des opportunités à long terme. En renforçant la connectivité, en élargissant l’accès aux services essentiels et en soutenant le commerce régional, le projet contribuera au développement durable au Cameroun et dans l’ensemble de la région. » Le projet améliorera l’accès aux marchés, aux soins de santé et à l’éducation pour les communautés locales. Il soutiendra également le commerce régional et l’intégration économique, contribuant ainsi à la croissance à long terme. Le partenariat entre le SFD et la République du Cameroun remonte à plus de 40 ans. Depuis lors, le Fonds a soutenu 10 projets de développement pour un montant total de plus de 180 millions de dollars américains dans des secteurs clés, notamment les infrastructures, l’éducation et la santé. À travers l’Afrique, le SFD a soutenu 458 projets dans 47 pays, renforçant ainsi son rôle de partenaire de développement à long terme. APCO
Infrastructures : La Banque africaine de développement finance le désenclavement de l’Est du Cameroun

La Banque africaine de développement (BAD) annonce avoir approuvé un prêt au Cameroun destiné à désenclaver l’Est de ce pays d’Afrique centrale et de renforcer la connectivité transfrontalière « Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a accordé un prêt de 309,93 millions d’euros au Cameroun pour financer la première phase du Programme de désenclavement et de connectivité des bassins économiques transfrontaliers dans la région de l’Est (PDCBET) », indique l’institution financière panafricaine. Dans un communiqué, la BAD précise que le financement approuvé le 18 février dernier, doit permettre l’aménagement et le bitumage de la section de la route Ngoura II – Yokadouma, longue de 156 kilomètres, sur l’axe stratégique Bertoua-Batouri-Ngoura II – Yokadouma – Moloundou – frontière du Congo. Pour Léandre Bassolé, directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale, « en améliorant la connectivité de la région de l’Est et son intégration aux corridors frontaliers, nous contribuons à libérer le potentiel productif et à renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale ». Selon l’institution financière, la construction de cette route permettra de répondre à trois priorités majeures consistant à désenclaver la région de l’Est et à renforcer l’intégration régionale en reliant le Congo voisin, à créer des emplois et à renforcer l’inclusion socio-économique, ainsi qu’à contribuer à renforcer la promotion du secteur privé, la durabilité environnementale et la résilience climatique, souligne-t-elle dans son communiqué. La même source estime que la mise en œuvre du programme devrait générer au moins 2 500 emplois directs et indirects, notamment en faveur des jeunes, des femmes et des minorités vulnérables. En outre, « la mise en place d’une infrastructure routière moderne et praticable en toute saison facilitera les échanges entre les zones de production et les centres de commercialisation », affirme la BAD assurant que cette route permettra de réduire les coûts de transport et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations ainsi que la compétitivité des opérateurs économiques. Avec une superficie de 109 000 km2 représentant près de 23 % du territoire national, la région de l’Est est la plus vaste du Cameroun. Elle affiche un taux de bitumage d’environ 6,25 % et une densité routière de 0,70 kilomètre pour 1 000 habitants, ce qui « constitue un frein majeur à la valorisation du potentiel productif local et au développement du secteur privé », conclut l’institution. Martin Kam
Cameroun : Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne la mise en route d’un ambitieux projet d’aménagement de la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi

La société chargée du développement de la future zone industrielle intégrée adossée au port en eau profonde de Kribi, la « Kribi Port Industrial Zone (KPIZ) », a été officiellement lancée le 26 février 2026, à Yaoundé. Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre d’un projet structurant soutenu par le Groupe de la Banque africaine de développement. La cérémonie, présidée par Patrice Melom, président du Conseil d’administration de KPIZ et directeur général du Port autonome de Kribi, s’est tenue en présence des actionnaires engagés dans le développement de la zone, à savoir Africa Global Logistics (AGL), Arise Integrated Industrial Platforms et Belmont Investments LTD, de membres du gouvernement, de chefs de missions diplomatiques ainsi que de représentants d’organisations internationales. Adossée au Port autonome de Kribi, devenu l’un des hubs portuaires majeurs du continent, la zone industrielle intégrée au port s’affirme comme un levier stratégique au service du Plan directeur d’industrialisation et de la Stratégie nationale de développement du Cameroun. Elle vise à diversifier la production nationale, accroître la part du secteur manufacturier dans le PIB et dynamiser les exportations. Les retombées attendues à l’horizon 2040 sont considérables : les exportations de cacao et produits dérivés devraient passer de 11 487 tonnes en 2025 à 191 639 tonnes ; au moins 50 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects seront créés ; les recettes fiscales progresseront significativement ; et l’effet multiplicateur sur l’investissement initial pourrait atteindre jusqu’à vingt fois sa valeur d’origine. En qualité de chef de file et principal partenaire stratégique, le Groupe de la Banque s’est engagé, à mobiliser l’intégralité du financement public de 411 millions d’euros et s’est positionnée pour accompagner un financement privé de 384 millions d’euros. « L’Etat garantit la vision stratégique, la stabilité et l’alignement avec les priorités nationales ; le secteur privé apporte le capital, l’expertise technique, la rapidité d’exécution et l’innovation ; la Banque africaine de développement assure le leadership financier, la structuration des financements et la cohérence d’ensemble », a déclaré Léandre Bassolé, directeur général du bureau régional de développement, d’intégration, de prestation de services pour l’Afrique centrale du Groupe de la Banque. « En finançant ce projet stratégique, nous visons, aux côtés du gouvernement camerounais, à catalyser les investissements privés, à créer des emplois durables et à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et mondiaux », a-t-il ajouté. La Banque avait présenté le projet lors de l’Africa Investment Forum 2024, tenu à Rabat. Au-delà du financement, la Banque africaine de développement apportera aussi un appui technique de haut niveau, renforcera les capacités locales et veillera à l’intégration de standards exigeants en matière d’efficacité énergétique, de gestion responsable des ressources et de résilience climatique. « Par cette initiative, le Port de Kribi entend conjuguer la performance d’une infrastructure en eau profonde et l’expertise d’investisseurs de premier plan pour bâtir une zone industrielle portuaire de rang international au service de la transformation économique du Cameroun et du rayonnement de l’Afrique centrale », a affirmé M. Melom. Véritable pôle de compétitivité régionale, la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi ambitionne de devenir un catalyseur d’industrialisation inclusive, de création d’emplois durables et d’intégration économique en Afrique centrale. Banque Africaine de développement
Les pays du bassin du Congo tracent une voie stratégique vers les marchés carbone grâce à des feuilles de route pour monétiser la richesse forestière

Six pays du bassin du Congo — Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon et République du Congo — travaillent à prendre des mesures audacieuses pour débloquer des paiements fondés sur les résultats et le financement climatique. Les feuilles de route stratégiques pour le marché du carbone et le financement climatique dans le secteur forestier des pays du bassin du Congo,nouvellement lancées et développées avec le soutien de la Banque mondiale, servent de plans pour transformer la vaste richesse forestière de la région en un moteur puissant de croissance résiliente au climat, de développement durable et d’emplois verts. Ces feuilles de route fournissent des plans spécifiques à chaque pays, pour aider les pays du bassin du Congo à haute forêt et faible déforestation (HFLD) à s’engager de manière crédible et efficace sur les marchés mondiaux du carbone, à mobiliser un financement basé sur les résultats et à transformer leurs actifs forestiers en moteurs de croissance résiliente face au climat. Adaptées à la préparation et au paysage institutionnel de chaque pays, les feuilles de route s’appuient sur les données fondamentales des Comptes écosystémiques forestiers et recommandations politiquespour le bassin du Congo pour créer un cadre complet alignant les objectifs nature et climatique avec les priorités nationales de développement. Dans le cadre des services analytiques et consultatifs (ASA) plus larges de la Banquemondiale pour le bassin du Congo, ces feuilles de route visent à transformer le récit du développement régional — passant d’une perte ou dégradation forestière à une croissance axée sur les forêts. « Les forêts du bassin du Congo offrent plus que la simple régulation climatique mondiale — elles représentent des actifs financiers essentiels et une opportunité de développement », a déclaré Chakib Jenane, directeur régional de la pratique de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre. « Ces feuilles de route constituent le lien crucial et montrent comment les pays peuvent convertir le capital naturel en investissements tangibles générant des revenus, des emplois et de la résilience pour les communautés locales. » Les feuilles de route appellent à une coordination institutionnelle renforcée, des mécanismes équitables de partage des bénéfices, ainsi qu’à des systèmes numériques robustes de Surveillance, Reporting et Vérification (MRV) alignés sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Alors que des pays comme le Gabon, la République du Congo progressent avec des accords pilotes basés sur les résultats et des progrès REDD+, d’autres comme la Guinée équatoriale et la République centrafricaine en sont aux premiers stades de leur développement. Les opportunités abondent également en République démocratique du Congo et au Cameroun. Les feuilles de route mettent en lumière les lacunes et priorisent les actions clés qui permettront aux pays de tirer parti du potentiel des marchés du carbone et du financement climatique. « Les marchés du carbone peuvent changer la donne pour les pays du bassin du Congo — mais seulement si les conditions favorables sont en place », a déclaré Cheick Fantamady Kanté, directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. « Ces feuilles de route stratégiques offrent un guide pratique de bout en bout pour que les gouvernements mettent en œuvre le financement carbone, en mettant l’accent sur la bonne gouvernance, l’engagement du secteur privé et les bénéfices pour les communautés locales. » Élaborées à travers de larges consultations des parties prenantes et ancrées dans des priorités nationales, ces feuilles de route aident les pays à : Ces feuilles de route climatiques pour les marchés du carbone représentent une convergence d’emplois, d’environnements et d’agendas économiques. BM
Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Issa Tchiroma Bakary a gagné la présidentielle du 12 octobre 2025, selon la porte-parole de l’opposant camerounais, Maître Alice Nkom. «Il a gagné les élections par le peuple. Donc je le reconnais forcément comme quelqu’un de légitimement président de la République », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à la Deutsche Welle (DW). Ainsi, personne ne peut empêcher Issa Tchiroma Bakary « d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier », a affirmé l’avocate. « Monsieur Issa Tchiroma, c’est quelqu’un d’une extrême humilité, pratiquant, très religieux. Ce n’est pas quelqu’un qui va se gonfler la tête à dire je suis président ou à frauder pour dire je suis président. C’est un homme d’honneur, d’une dignité exemplaire », selon Me Alice Nkom. C’est dire qu’« il ne peut se dire président que parce que justement, le peuple l’a désigné comme tel », a-t-elle poursuivi ajoutant : « Et parce que le peuple l’a désigné comme tel, il prend cela extrêmement au sérieux et personne ne peut l’empêcher d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier ». Sur ses marges de manœuvre en tant que porte-parole de l’opposant camerounais et sa légitimité, Maître Alice Nkom répond : « Lorsque vous avez le peuple avec vous, vous avez forcément la légitimité ». En conséquence, « peu importe ce que le voleur en a fait, il restera le voleur. Vous garderez toujours la légitimité parce que le peuple sera toujours avec vous » Adrien Thyg.