Congo. L’opposition et la diaspora doivent prendre de la hauteur et avancer

TRIBUNE. Turpitudes, désinvolture, impuissance, se donner bonne conscience à moindre frais, il y’a de cela dans le pathétique train lancé dans la nuit par l’opposition et la diaspora congolaise.

26 ans après que le PCT a été ramené au pouvoir, s’il ne s’agissait que de l’invectiver, de le dénoncer pour qu’il tombe, cela se saurait.

Un quart de siècle sans trouver comment contraindre le PCT à préférer le dialogue, que faut-il d’intellectuellement inachevé pour que tous ceux qui se prennent pour les patrons de l’opposition aident le pays à quitter le gîte, pour que toute voilure sortie, il vogue enfin vers des certitudes de développement évident !

Que n’entendons-nous dire sur le cynisme et l’arrogance du PCT. Parler juste consisterait à reconnaître que c’est la rédhibitoire faiblesse de l’opposition qui nourrit la gonflette d’un vieux drakkar qui voyage avec des vielles recettes de Vikings, à savoir prendre d’assaut les richesses, violer et tuer.

Ce vieux rafiot de délinquants séniles qui a confisqué toutes les chances de s’épanouir du peuple Congolais doit être sérieusement bousculé. Ailleurs on en rit, on cite le pays comme un repaire de gredins sans foi ni loi.

Des guenilles de l’histoire qui il faut le leur reconnaître ne peuvent produire sur du décalé. A dire vrai, ces pauvres diables fruits d’une erreur d’aiguillage sont plus à plaindre qu’à blâmer.

Ce sont les chefs de l’opposition qui sont à stigmatiser férocement. A moins qu’un de ces jours, le vent levant les voiles on découvre que tout le landerneau politique est de connivence.

En somme des copains et des coquins. A tout prendre pour sordide que cela soit, je préférerai encore car le contraire démontrerait une cruelle incompétence. Qui pour s’y résoudre ?

Concernant la diaspora, c’est la même rengaine. Elle a augmenté en quantité mais devenue naine en qualité.

Ceux qui comme moi ont participé à la grande marche contre le coup d’Etat de M. Sassou Nguesso, place des Invalides à Paris en 1998, ne peuvent qu’écraser une larme ou pousser un soupir face à l’impuissance et le triste spectacle qu’offrent la diaspora aujourd’hui.

Ceux qui ont du mal avec la critique diront certainement, lui-même qu’a-t-il fait pour tirer la diaspora vers le haut ? Répondre à des questions essentielles par des interrogations subjectives, voilà la nature même du congolais. Sans opiner, je consens !

Malgré tout, les congolais de la diaspora doivent se ressaisir. Passer des journées à épiloguer sur le néant, fulminer sur des faits avérés ou pas ou sur des contrevérités, ne peut impressionner des médiocres qui ont fait disparaitre 14 000 milliards de F CFA sans sourciller.

Persévérer dans cette voie, c’est rendre service à un pouvoir qui ne règne que par la violence, la désinformation et les intimidations, et qui mécaniquement utilisera les mêmes ficelles pour empêcher ceux des nôtres qui ne s’intéressent pas à la politique et qui souhaiteraient repartir au Congo afin de rehausser le niveau de la médiocrité ambiante.

Au moment où M. Sassou Nguesso rédige ses mémoires, ne perdons plus notre temps et notre énergie à nous obstiner de façon moutonnière à reproduire des schémas qui ont toujours échoué.

Le buzz quotidien, comme c’est le cas pour les affaires qui concerneraient M. Hugues Ngouelondélé pourrait soulager la conscience de certains, mais n’a aucun intérêt et ne permettra jamais de faire avancer le combat pour la libération de notre pays.

Abandonnons les voies sans issues et désintéressons-nous de l’écume des choses.

Je préfère voir 1000 congolais échanger dans un forum sur des thématiques comme la pollution à Pointe-Noire, l’emploi des jeunes, la répartition des richesses, la lutte contre le tribalisme ou même 10 000 congolais suivre en direct sur Youtube une émission sur la réhabilitation du CFCO, que de voir 1 million de congolais s’abreuver de chicayas sur la prime des Diables Rouges.

Utilisons efficacement les réseaux sociaux pour conscientiser nos compatriotes :

Comment ?

Ne perdons plus notre temps. Nous devons tous comprendre que la conscientisation d’un peuple est un processus continu qui demande du temps, de l’engagement et de la persévérance.

En encourageant les congolais à s’impliquer dans leur propre développement, en leur donnant les outils nécessaires pour comprendre les enjeux qui les concernent et en favorisant le brassage entre les populations de différentes ethnies, nous contribuerons tous à éveiller leur conscience et à renforcer leur capacité à agir pour le changement.

Que Dieu bénisse le Congo.

Laurent DZABA
Président du Mouvement Panafricain et Citoyen
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