Congo. L’analphabétisme politique des membres du PCT, pourtant parti se réclamant de gauche

LIBRES PROPOS. La gauche politique est, par essence, historiquement attachée à la défense de l’État providence. Elle milite pour plus de justice sociale, d’égalité, de redistribution des richesses et de services publics solides. Dès lors, entendre certains membres du Parti congolais du travail (PCT) qui se revendique pourtant de gauche se réjouir de la mort de l’État providence, sans même en comprendre le sens réel, révèle une profonde incohérence idéologique, voire un abandon total des fondements de la gauche. Qu’est-ce que l’État providence ? L’État providence (ou État social) est un modèle dans lequel l’État joue un rôle actif pour : -Garantir la protection sociale, -Réduire les inégalités, -Et assurer un minimum de bien-être à tous les citoyens, quels que soient leurs origines ou leur statut économique. Ce modèle repose sur un principe fondamental de solidarité nationale, et se concrétise notamment à travers : -L’accès à l’éducation publique, -Un système de santé accessible à tous, -Les retraites, -Les allocations chômage, -Les aides au logement -Et d’autres mécanismes de protection sociale. Les faits concrets et bienfaits de l’État providence En redistribuant les richesses nationales par les aides sociales, l’État offre aux plus modestes la possibilité de vivre dignement, plutôt que de survivre dans la misère. L’éducation, la santé et la sécurité sociale deviennent des droits universels, non des privilèges réservés à une élite. En cas de maladie, de perte d’emploi ou de vieillesse, les citoyens bénéficient du soutien de l’État, ce qui réduit considérablement la précarité et l’instabilité sociale. Moins d’exclusion, plus de solidarité. Cela renforce le sentiment d’appartenance nationale et limite les tensions sociales. En protégeant le pouvoir d’achat des ménages, l’État soutient la consommation intérieure, stimulant ainsi l’économie, surtout en temps de crise. Pour terminer : Lorsque des cadres ou des partisans du PCT affirment que l’État social est dépassé ou mort, cela trahit soit une ignorance flagrante, soit une soumission idéologique au néolibéralisme autoritaire qui gangrène l’État congolais. Dans les deux cas, cela confirme une chose : l’analphabétisme politique est devenu une caractéristique préoccupante au sein de ce parti qui, sur le papier, prétend encore incarner les valeurs de gauche. Paraclet MilosProgressiste et social-démocrate
Appel au peuple congolais

Peuple du Congo, Ce n’est ni dans la gesticulation politique, ni dans l’improvisation, ni dans l’absence de conviction que la dictature du PCT tombera. Elle ne tombera pas d’elle-même : elle vacille seulement lorsque le peuple, conscient et uni, se lève avec courage et détermination. La dictature se nourrit de nos silences, de nos peurs et de nos divisions. Mais l’histoire est formelle : lorsqu’un peuple retrouve sa dignité et décide de marcher ensemble vers la liberté, aucune tyrannie ne peut arrêter sa marche. Les Népalais viennent de nous le prouver. Le Congo n’a pas besoin de faux discours, des rencontres infructueuses, de promesses creuses ou de jeux politiciens. Il a besoin de conviction, de constance et de sacrifices pour l’intérêt commun. Il a besoin de femmes et d’hommes debout, prêts à porter haut l’idéal de justice, de liberté et de dignité. Peuple congolais, l’heure n’est plus à l’attente ni aux illusions. L’heure est venue de nous organiser, de nous unir et d’agir pour notre avenir. Car la libération de notre patrie ne viendra pas d’ailleurs : Elle viendra de nous, de notre force, de notre conscience et de notre courage. Ensemble, écrivons la fin de la dictature. Ensemble, ouvrons la voie d’un Congo nouveau, juste et libre. La Voix de la Libération par Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u Observateur et activiste politique.
Congo. Encore un congrès pour rien ? Une farce politique signée PCT !

HAUT-ET-FORT. À quoi bon un sixième congrès ordinaire du Parti Congolais du Travail (PCT), quand ce parti, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, n’a jamais su poser les fondations minimales du développement économique, social et politique de notre pays ? Le peuple congolais est fatigué d’assister à des rituels politiques creux, des congrès pompeux qui débouchent toujours sur les mêmes visages, les mêmes discours vides, les mêmes promesses non tenues, pendant que les réalités du quotidien s’aggravent : Nos hôpitaux sont devenus des mouroirs. Sans équipements, sans médicaments, sans personnel formé et bien payé. Nos écoles tombent en ruine, les enseignants vivent dans la misère, et l’éducation nationale est livrée à elle-même. Nos routes sont des pièges mortels, impraticables en saison de pluie, avec des ponts effondrés et des pistes abandonnées. L’électricité et l’eau potable sont des luxes pour des millions de Congolais, même à Brazzaville ou Pointe-Noire. Les droits humains sont constamment violés : arrestations arbitraires, tortures, musèlement de la presse, intimidation des opposants. Le pays n’a pas d’institutions véritablement démocratiques : tout est verrouillé au profit d’une élite minoritaire mafieuse. Et malgré ce bilan calamiteux, le PCT ose annoncer un nouveau congrès. Pourquoi faire ? Pour se partager les postes ? Pour maquiller l’échec ? Pour continuer à piller le pays en toute impunité ? Ce parti-Etat, qui fonctionne comme une association de malfaiteurs, est constitué de cadres médiocres, voleurs, incompétents et inutiles au progrès du Congo. Un parti de voyous politiques, sans vision, sans projet, sans conscience nationale. Le PCT, c’est la négation même du mot travail. C’est l’instrument principal de la destruction systématique du Congo-Brazzaville. Le peuple congolais n’a pas besoin d’un congrès de plus, il a besoin d’un changement de système, d’une rupture radicale avec cette gouvernance d’un autre âge, et d’un nouveau départ fondé sur l’éthique, la compétence, la justice sociale et l’amour du pays. Par Patrick Rosemberg Citoyen engagé pour l’avenir du Congo
Gouvernance économique, judiciaire, socio-sanitaire et éducatif : sursaut pour corriger une trajectoire mal engagée ?

TRIBUNE. La deuxième quinzaine du mois de janvier 2025 est marquée par l’affaire Okombi Salissa et le premier conseil des ministres . Des faits parmi tant d’autres qui interrogent sur la qualité de la gouvernance au Congo. Sur les fonds baptismaux du PCT, le 25 mars 2025, Denis Sassou Nguesso va se positionner pour l’élection présidentielle de 2026. Certes, pipé d’avance, mais il redoute le printemps noir qui a emporté Ali Bongo Ondimba qui avait pourtant toutes les cartes de la tricherie en mains. Ainsi, face à la pression continue sur les besoins essentiels de la population dont le grondement de l’insatisfaction s’amplifie, le 18 janvier 2025, lors du 1er conseil des ministres du gouvernement Makosso III, M. Sassou a tancé ses ministres. L’élection présidentielle de 2026 s’annonce grave, sans résultats dans l’électricité, l’eau, les routes, les hôpitaux, les universités, les infrastructures agricoles et énergétiques, qui sont des priorités absolues connues et reconnues par lui-même depuis 30 ans qu’il est avec nombre de ces incompétents au gouvernement. Espérer un changement maintenant est simplement de la folie ! Le Congo est passé du rouge au noir : rien ne va plus et tout va à rebours. Mobiliser les ressources financières et humaines comme unique réponse ? C’est la solution dictée par M. Sassou. On peut se demander par ailleurs si c’est possible de faire du nouveau avec du vieux ? C’est un monumental et éternel coup d’épée dans l’eau ! Un regard évasif nous emmène dans l’Électricité et l’Eau, des secteurs clés d’une nation qui sont en réalité des domaines de souveraineté patriotique de l’État. Mais par incompétence et ignorance, ils ont été privatisés. Cette privatisation appropriative de E2C et LCDE par Gilbert Ondongo et Jean jacques Bouya (JJB) explique leur affaissement. Mais tout peut être rattrapé si les dignitaires mettent leurs intérêts de côté et associent toutes les intelligences. En fait, il suffit : de revenir sur les deux statuts juridiques et de remettre ces sociétés d’États dans le giron du portefeuille public en éliminant la chaîne des fournisseurs véreux (type ENCO dirigé par Roger Kwama Matiti avec comme PCA, Jean-Marc Boukoro Nkombo, époux de la nièce de M.Sassou, Mwabé Ndinga Oba) et le groupe banque mondiale à travers IFC fournira la recapitalisation et le monitoring nécessaire. Délais pour arriver aux résultats : 7 mois ! -pour les routes, il faut se tourner encore une fois vers monsieur 21.000 milliards, JJB qui doit rapatrier les fonds cachés à Hong-Kong, Macau, etc ! Des chaussées en mix terre battue et briques rouges ou pavés seront de la partie avec la méthode HIMO. Des contrats aidés financés par la convention France-Congo appelée C2D que Christian Yoka connaît bien ferons l’affaire pour payer les cantonniers : délais de résultats : 9 mois ! Que dire des Hôpitaux et des évacuations sanitaires, des université etc. ? Dans la loi de finances 2025, le budget de la santé représente 8,29% (211 milliards de francs CFA), très loin des 15% recommandés par l’OMS ou les 18,2% pratiqués par les USA. Rappelons qu’en 2020 seulement, ce budget était de 4,4%… en étant réputé être consacré à la construction de nouveaux hôpitaux généraux ou la réhabilitation des plateaux techniques anciens en version modernes. Mais depuis 25 ans de sulfureuse politique de grands travaux rien n’a été réalisé. Bien au contraire tout est détruit. Et les morts se comptent en centaines de milliers par an. La carte sanitaire montre dans le secteur public un total de 8 Hôpitaux Généraux, 31 hôpitaux de base/districts, 320 Centres de Santé Intégrés (CSI) dont 224 à Paquet Minimum d’Activités Santards (PMAS) et 96 à Paquet Minimum d’Activités Élargies (PMAE) et 232 dispensaires. Dans le secteur privé, ce sont 54 cliniques, 71 centres médico-sociaux, 167 cabinets médicaux, 19 cabinets dentaires, 11 cabinets de kinésithérapie et 499 cabinets de soins infirmiers. À côté, les dignitaires et leurs parents sont évacués en Europe à coups de centaines de milliards de FCFA, consacrant une véritable république à deux vitesses. Les évacuations, la corruption et la mauvaise gestion sont l’apanage des dirigeants. En 2019, le coût des évacuations sanitaires à l’étranger a représenté quasiment 100% du budget de la santé de l’exercice (soit 157,48 milliards de FCFA). Les critères objectifs de ces prises en charge tous azimuts par l’État sont impossibles à connaître en l’état actuel des choses. Jean Rosaire Ibara n’inspire d’ailleurs aucune confiance pour gérer les structures sanitaires, y compris de la part des anciens prestigieux tels le Pr Assori Itoua Ngaporo ou Christophe Mbouramoué ayant créé et dirigé l’INSSA. Accusé de détournements massifs de fonds à l’université Marien Ngouabi pour monter ses deux cliniques, ce gastroentérologue réputé pour ses perforations endoscopiques stomachales dans les années 90 a laissé des cicatrices très profondes et douloureuses partout où il est passé. La vraie clé dans ce secteur est la qualité de la formation qui s’est affaissée, notamment à la FSSA, … ! En effet, la formation des médecins est tellement au rabais qu’on a aujourd’hui des équivalents de garçons de salle/infirmiers qui ont été hissés au rang de docteurs au CHU grâce à un circuit de tricherie internationalement dénoncé au niveau du concours d’agrégation de médecine du CAMES. Demandez au Pr Hervé Iloki qui y a contribué pour des raisons d’hégémonie tribale depuis 2001 si dans les REHFRAM c’est le même chaos depuis 2023 ! Pour remediez à ces chaos, Il faut entre autres : * exiger un retour au recrutement sérieux en première année et sélectionner une cohorte expresse et spéciale d’au moins 350 jeunes, bacs scientifiques exclusivement (et non littéraires ou techniques comme c’est devenu le cas) pour une formation d’urgence financée par l’état. * 10 professeurs expatriés devront venir, c’est plus simple et plus efficace. * structurer le système d’évacuation • limoger les directeurs généraux incompétents, à l’instar de celui du CHU de brazzaville, dont les résultats sont médiocres etc. Délais des résultats : 6 ans ! -Les questions dans le secteur de la pharmacie sont toutes aussi graves : on y trouve
Destituer Kignoumbi, pas mieux pour abêtir la naine démocratie congolaise !

TRIBUNE. D’une chose à l’autre, l’explication va de soi. Le député Kignoumbi Kia Mboungou présente sans complaisance un bilan politique du pays et la semaine d’après, ce qui tient lieu d’assemblée nationale le flingue pour absence, à la fin d’une session ou quelque chose qui y ressemble. On en rit tristement ! Dans la foulée bien entendu, il y a un demi-sel politique rentré au Congo derrière les jupes de Jocelyne Lissouba, membre de l’Upads mouvance Tsaty Mabiala, pour le remplacer. Une bise faite au très obligeant président de l’opposition qui a besoin d’un peu de vent dans les voiles, complaisant comme pas permis, tout le contraire du discours de M. Kignoumbi. Est-ce tout, ou voudrait-t-on faire mordre la poussière à ce député qui aurait pris la décision de s’affranchir des codes ? La preuve, les autres « opposants » convenables qui respectent les lignes rouges se sont révélés bien taisants. A la vérité, tous ces nécessiteux qui chauffent les bancs de l’hémicycle sont des complices objectifs d’un pouvoir qui nous parle de démocratie dans les discours, mais incapable de supporter la moindre des contradictions. Tous ces petits vendeurs d’eau tiède de l’Upads et de l’Udh-Yuki (qui en passant trahissent la mémoire de leur chef Guy Brice Parfait Kolelas en soutenant le PCT dans cette canaillerie), se signalent pour qu’en cas d’un gouvernement d’unité nationale, ils y figurent. C’est détestable ! Hier, le Président de l’Assemblée n’avait pas fière allure. On avait presque de la peine pour lui. Après, tout homme a très certainement un débat de conscience. Peu importe ce qui s’est passé, hier n’avait rien de glorieux, c’est sûr. Les responsables du PCT doivent comprendre une bonne fois pour toute que la preuve ultime de la grandeur réside dans la capacité à supporter la critique sans ressentiment. Soyons objectifs. Qu’il y’ait eu dans un passé récent des échanges de bons précédés entre le PCT et M. Kignoumbi comme l’affirment certains, cela va sans dire, mais surréagir à hue et à dia comme cela a été le cas, est incompréhensible pour un parti qui se vente d’être le plus ancien du pays. Comme il est écrit dans la bible, dans Job 32:9 « Ce n’est pas l’âge qui procure la sagesse, ce n’est pas la vieillesse qui rend capable de juger ». Néanmoins, restons vigilants. Le PCT est un parti qui a déjà fait la démonstration qu’il avait la capacité de fabriquer des opposants radicaux factices. La résurrection de Ntoumi et la montée en puissance de Kignoumbi devraient pousser à la réflexion. Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de le Dynamique VJ2R
Congo/ Remaniement, crise systémique et fin des temps : Sassou en difficulté, partagé entre le clan, le PCT et des technocrates

TRIBUNE. Le remaniement gouvernemental a été effleuré dans nos précédentes éditions. Mais face à l’ampleur de la crise systémique qui frappe le Congo depuis bientôt trois ans et l’accélération de la décrépitude économique , sociale et politique qui devient vertigineuse, il semble impérieux d’y revenir. L’année 2025 commence sur des contradictions irréductibles qui laissent présager des signes sombres. La guéguerre entre le premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) et le ministre des finances Ondaye ainsi que la destitution programmée du deuxième secrétaire de l’assemblée nationale prévue pour le 7 janvier font des vagues et ridiculise une fois de plus M. Sassou Nguesso. La note n°1025/MEF-CAB du 31/12/2024 du Ministre des Finances adressée au président de l’Assemblée dénonçant le rétoquage à la sicilienne de la Loi de finances qui favorise l’évaporation des recettes fiscales dit long. De même, la circulaire 0004MEF/DGT du TPG Albert Ngondo et celui du DG des douanes n’001/MBCPPP/DGDDI-DRC qui se contredisent sur le GUT bien que la solution soit trouvée au sortir de l’interministeriel ce lundi 6 janvier 2025 avec le transfert ordonné et progressif du guichet unique de paiement (GUP) au compte unique de Trésor (CUT) ce 6 janvier 2025. Bref, l’impasse de la situation économique et sociale entraine des répercussions sérieuses sur l’ensemble de l’architecture politique post et après guerre civile. Les pôles du pouvoir vacillent et ploient sous la menace du quotidien essentiellement social : eau, électricité, transports, alimentation et loyers qui passent du rouge écarlate au noir d’enfer. Le Congo est revenu au « Vivre Durement Aujourd’hui, Pour vivre mieux demain » (VDA de 1977 à 1979). Remanier le gouvernement ou …? Convoquer une concertation nationale ou se limiter à un remaniement cosmétique est dans toutes les têtes et les agendas des hommes politiques. Selon certaines indiscrétions (des caciques) très proches du parti congolais du travail (PCT) au sortir de leur session du comité central annuel et du bureau politique, la famille et les loges ont opté pour un remaniement gouvernemental et la continuité des réformes. Une concertation risque de mener à des conséquences imprévisibles. Reste l’épineuse question des hommes qui peuvent occuper la primature et ceux qui composeront l’équipe gouvernementale. Cette situation est d’autant plus compliquée qu’il faut réduire la taille du gouvernement pour espérer un prochain accord avec le FMI/Banque Mondiale devenu inévitable une fois encore. Trois axes sont à distinguer. On peut citer, entre autres : – l’axe Niari – Bouenza – Lekoumou avec le grand nord désormais réduit à la cuvette tellement la Likouala et la Sangha sont marginalisés et ostracisés ; On y distingue Émile Ouosso, Pierre Michel Nguimbi, Thierry Lezin Moungalla et Pierre Mabiala, tous liés à Jean-Dominique Okemba (JDO) et au duo Christel et Claudia pour les deux derniers. Leur mission serait de reconstruire l’alliance fondatrice du PCT de 1968-1972 en jetant un pont entre les trois régions et la cuvette centrale ; Il ne faudrait pas occulter ici les rôles à jouer par le promu Vénérable Grand Maître Provincial (GMP) Rigobert Maboundou qui a des ambitions outrancières et de l’orgueil à fleur peau. Son tort est qu’il devra lâcher Jean-Jacques Bouya (JJB), jusqu’ici son maître à penser et à exister dans cette tentative. Mais l’ayant déjà fait avec Benjamin Bounkoulou (+), il n’en sera pas à sa première expérience. Les respectables sœurs Jacqueline Lydia Mikolo et Claudine Munari seront dans tous les cas de la partie en raison des « compétences ésotériques spécifiques et leurs carnets d’adresses » ; – L’axe Pool (ou ce qu’il en reste) avec le grand nord conduit par Claude Alphonse Nsilou composerait avec Pierre Oba, JDO et les rejetons de M. Sassou. Parti en éclaireur avancé pour la prise de contact avec certains membres de l’équipe Trump aux USA (en vacance pour les autres), N’Silou permettrait de jouer le jeu de Sassou en 2026 (nous y reviendrons). Très impopulaire dans le Pool, surtout qu’il n’a jamais positionné personne durant les 23 ans de gouvernement, et moins encore réagi sur la cession des terres aux Rwandais, sa résilience politique arrive à sa fin ; – L’axe Kouilou et grand nord avec Yves Castanou, spécialiste des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que de montages financiers. Sa maîtrise parfaite des codes des grandes religions, des sociétés secrètes et des églises de réveil est pour lui un atout majeur. Par ses prouesses réalisées à Congo Telecom et les campagnes d’évangélisation dans les départements, il force l’admiration de milliers des jeunes et plus d’un adulte. Il a des accès dans les hautes sphères du Rwanda, de la RDC, du Gabon, de la Côte d’ivoire, du Niger, du Bénin, de l’île Maurice, de Dubaï, de la France, de la Belgique, de la Banque mondiale et du FMI. À tort ou à raison, son église et lui-même sont accusés ces derniers temps d’être au cœur de plusieurs scandales. Il réussit toujours à passer entre les mailles du filet que lui tendent plus d’un dignitaire. Ces derniers le soupçonnent de forger un destin national. Il s’est plusieurs fois frotté à des ministres, des dignitaires et parents de M. Sassou. Les derniers en date sont, les conseillers et chargés de mission, Denis Junior Omar Bongo Ondimba et Marc Sakala. Aux dernières nouvelles, il se serait réconcilié tout de même avec lesdits chargé de missions officiels et officieux de Denis Sassou. Anatole Collinet Makosso, juriste-maison, quant à lui demeure en embuscade. Il tient partiellement, non seulement dans le Kouilou urbain, Pointe-Noire, Madingou-Kayes et chez les Vilis de l’intérieur (Yombés et Kugnis de Dolisie) mais aussi l’axe Mindouli – Mayama – (dont Missafou et Madzia et Kinkala où il se rend tous les mois sans oublier, Vindza via Roger Bitemo. Il est vomi par bon nombre des croyants catholiques, évangéliques et universitaires sur lesquels il s’appuyait autrefois, la cause : il devient trop menteur et il commet des bourdes d’amateur. Son équilibrisme et sa bonne étoile le placent au centre de tous les prétendants au trône car c’est un malin et fin négociateur. Il a eu la chance de
Congo. Pour notre estime à tous, relevez le niveau du débat !

TRIBUNE. Quel désastre ! Cela fait extrêmement pitié, cette rédhibitoire incapacité de rentrer dans le débat démocratique. Après la prise de parole de M. Kignoumbi Kia Mboungou, d’aucuns auraient salué la libération de la parole politique. Ce coup de pied dans la fourmilière, respectable et admirable, qui a tiré sa force par son émanation, le bureau de l’Assemblée nationale, une haute instance du « godillotage », qui rappelle à M. Kignoumbi Kia Mboungou qu’il en fait partie au titre de l’opposition. Face à un opposant qui a mis à nu le sombre et piteux bilan de la santé démocratique et économique de notre pays, ce qui est son droit, il était prévisible que le doliprane vienne au secours des ignares qui ne conçoivent pas le débat démocratique et n’éprouvent que l’alignement. A arguments politiques et économiques, arguments politiques et économiques comme réponse. Plutôt que de nous offrir un crack du PCT capable de répondre avec un propos intellectuellement bien structuré, répondant point par point, on libère un quidam qui malgré son jeune âge apparent, est pétri des vieilles méthodes du PCT, c’est-à-dire le dénigrement et l’insulte, avec comme point d’orgue, le manquement à la gratitude. Le comble est que le tarabiscoté qui porte la parole du système vermoulu fermé à l’imagination, allègue que cette production est le fruit de la réflexion des plus amples instances du PCT. On voit bien ce que ces tartuffes renfrognés sont capables de produire. Le niveau du débat politique dans notre pays est inversement proportionnel à la hauteur de la solitude du Président et aux idées loufoques que produisent les porte-étendards de son parti politique, le PCT. On comprend mieux pourquoi la promesse de démocratie dans notre pays est aussi éloignée que le paradis pour certains chrétiens ; tous prient pour y aller, mais personne ne veut y aller du jour au lendemain. Fait troublant devant cette situation, les poids lourds de l’opposition ont mis leur drapeau en poche, personne ne rentre dans le débat. Alors, suivons tous avec intérêt la suite de cette crise. A ce stade ultime de décomposition du système des partis, ne bridons pas les perspectives d’avenir de notre pays. Sortons de cette achondroplasie politique pour donner ses lettres de noblesse au patriotisme républicain. Plus qu’un pensum, il va falloir chasser les oiseaux du lac Stymphale ! Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R
Réenchanter le rêve congolais !

TRIBUNE. La Conférence nationale, quelle belle promesse d’un autre demain. Rien que la libération de la parole sociale faisait beau à voir. Les Congolais parlaient dans les bus, dans les bureaux, dans les ngandas pour critiquer ou soutenir les leaders de leur choix. La police politique n’était plus arrogante, ni brutale, ni cynique. La mutation les avait pris de court. Il y avait bien entendu la saleté pour la remise, mais surtout triomphante une énergie qui plaçait à portée de victoire tous les paris. C’est vrai le Congo, car c’est de lui qu’il s’agit, partait avec du vent dans les voiles, avec une démographie modique et des ressources fabuleuse. Il n’est pas exagéré de dire que c’était le pays de tous les rêves possibles. Il y avait là, la beauté qui surgit quand un peuple se libère. La première campagne présidentielle s’était réalisée dans une ambiance fraternelle, avec dans chaque camp l’expression du génie qui monte d’un peuple qui y croit. Il y eut des beaux moments. Le cas de Pascal Lissouba dont le retour au pays fit frémir. L’aéroport Maya Maya littéralement pris d’assaut par ses partisans, les organisateurs eût un mal fou à l’engouffrer dans la BMW qui de mémoire de voiture, n’avait jamais vu cela et ne le verrait certainement plus. Les partisans les plus fervents eurent même la tentation de se glisser sous le véhicule pour porter à tête d’homme la grosse cylindrée jusqu’au palais de Congrès. Le boa humain qui s’étira de l’aéroport jusque là-bas était tout simplement impressionnant. Tout était placé sous l’angle du prodige. Le Palais de congrès était rempli à bord et d’avantage encore. Ensuite vint ce concours spontané de la formule qui séduit. Qui ne se souvient de « Je suis venu vous servir et non me servir, je n’en ai pas besoin » et le slogan à succès « Yi ké ya ba colère vé » ! Aujourd’hui, la démocratie s’étiole à n’en plus finir. Les rêves sont morts et les tourments ont pris place. En face du PCT, aurait dû se trouver l’UPADS qu’éprouve une direction scandaleuse, en prise avec des militants qui la contestent. Le drame de l’UPADS étant sans conteste pour parler clair, l’expression d’une connexion franche avec le PCT. Pascal Lissouba, Jean Pierre Tchistère Tchicaya, Bernard Kolelas, Guy Brice Parfait Kolelas, Jacques Joachim Yombi Opango, Moungounga Kombo Nguila, Simon Pierre Kikounga Ngot, Ambroise Noumazalay, Lekoundzou Ithi Ossetoumba, Charles David Ganao, Paul Kaya, André Milongo, Camille Bongou, …, tous ces illustres personnages qui portaient le débat à bout de bras étant partis, laissant derrière eux une kyrielle de bébés noirs politiques qui n’ont pour seule religion, la violence et pour seule ambition, le raccordement à la lanière tirée par le Président de la République, il nous revient donc, en toute humilité, de regarder méphistophélès dans le blanc des yeux. Aux autres le mandat d’apostropher et de héler le Président Sassou Nguesso qui durant les 40 dernières années, aurait fait ce qu’il pouvait ; à nous la promotion des idées novatrices et l’unité des congolais. Contre vents et marées, nous nous battrons pour rendre aux congolais leur fierté et leur dignité. Ne laissons pas nos rêves être censurés par notre conscience. Que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R