Congo. Desserrer l’étau des contrôles et péages policiers dans le département du Pool

Congo. Desserrer l’étau des contrôles et péages policiers dans le département du Pool

COUP DE GUEULE. La route est un facteur de développement consistant à assurer les échanges de toute nature entre les grands centres urbains et les zones rurales très souvent défavorisées. Dans le département du Pool, la route RN1 tourne au ralenti à cause du rackettage des usagers et de la recrudescence des péages policiers à l’ approche des fêtes de fin d’année. Les populations du Pool sont déjà en grande souffrance, il faut desserrer l’étau de la pauvreté que génère la multitude des péages policiers dans le département du Pool. Aujourd’hui, la multiplication des barrages policiers et autres tracasseries sur la route empêchent les cultivateurs, les transporteurs et les villageois d’acheminer leurs marchandises vers la ville ,de faire exactement leur travail et de se reconstruire après les événements tragiques que nous avons connu dans le département du Pool. La libre circulation des personnes et des biens doit être effective dans le département du Pool avec la levée des barrages policiers sauvages. Par Louis Modeste Zoubabela Ngabanka

Congo-Culture : Le Cerdotola se confirme au service de l’Afrique

Congo-Culture : Le Cerdotola se confirme au service de l’Afrique

Le ministre des Industries culturelles, touristiques, artistiques et des Loisirs, Marie-France Lydie Hélène Pongault a reçu, le 7 décembre 2022 à Brazzaville, la visite du Pr Charles Binam Bikoi, secrétaire exécutif du Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola) qui lui a présenté son institution. Au cours de l’audience qu’elle lui a accordée, le professeur Binam Bikoi a révélé être venu à Brazzaville pour présenter le Cerdotola au moment où il sort de sa grande conférence qui inaugure la nouvelle phase de son existence, la conférence internationale consacrée aux assises pour une nouvelle pensée africaine, et dire à madame la ministre, la synthèse de ces assises pour que les directions dessinées puissent être ancrées elles-mêmes dans les politiques nationales. Pour lui, le ministère, dans sa dénomination, innove par rapport à tout ce qu’ils ont vu ailleurs en Afrique. Pour lui, ils ne sont plus devant un ministère de la culture et des arts comme c’est souvent le cas simplement mais dans un nouveau ministère appelé ministère des Industries culturelles, touristiques, artistiques et des Loisirs, c’est tout un ensemble d’expression de la vie et de l’existence des peuples qui se trouve être mis en perspective.       Selon lui, les patrimoines, les technologies, les savoirs endogènes, les stocks de connaissances propres aux communautés les plus modestes qu’elles  soient mais qui sont les communautés humaines,  c’est de là que doit être inspirée la créativité africaine, l’inventivité et évidemment la connaissance de l’histoire aussi puisque l’Afrique ne naît pas avec le partage de l’Afrique à Berlin  et la  dénomination des états africains tels qu’ils sont nommés aujourd’hui , enfermés dans les chaînes qui les empêchent de prendre les envols  nécessaires. Il a également fait savoir la disponibilité de la structure qu’il dirige pour l’Afrique en faisant savoir la disponibilité du Cerdotola de continuer à servir plus haut l’Afrique et les pays membres à travers le développement des programmes portés par l’institution mais surtout de cette vision en vue de la libération totale, définitive, irréversible de l’Afrique  qui ne peut être effective que si elle passe par la réappropriation et la valorisation des cultures africaines, des patrimoines de l’Afrique , des langues de l’Afrique  au service de l’humanité  entière. Le Congo est un des membres créateurs du Cerdotola. C’est est une institution qui a vu le jour en 1977 et dont le siège est à Yaoundé, au Cameroun. Les États membres sont le Burundi, le Cameroun, le Congo, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Tchad, l’Angola, la Guinée équatoriale, le Rwanda et Sao Tomé-et-Principe. Florent Sogni Zaou

Mali/Remise de décorations : le personnel de la Présidence à l’honneur

Mali/Remise de décorations : le personnel de la Présidence à l’honneur

Le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République du Mali a présidé, ce lundi 12 décembre 2022, la cérémonie de décoration des récipiendaires de Chevalier de l’Ordre national et de Mérite national avec Effigie Lion Débout. Ils étaient au total 54 récipiendaires, élevés au grade de Chevalier de l’Ordre national et 37 décorés de la médaille de Mérite national avec Effigie Lion Débout. Une fois n’est pas coutume. Parmi les personnes décorées figurent plusieurs membres de la Cellule de communication et des Relations publiques de la Présidence de la République du Mali. En effet, quatre agents de la Cellule Communication, dont le lieutenant-colonel Baba CISSE (Chef de la Cellule), ont été élevés au grade de Chevalier de l’Ordre nationale du Mali. Trois autres ont bénéficié de la même distinction. « Si servir son pays avec loyauté et engagement est une vertu que chaque citoyen se doit de cultiver en permanence, reconnaître cette vertu est un devoir pour la nation », a précisé le Ministre Secrétaire Général de la Présidence, Mamadou OULALE. Au nom de SEM le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, M. OULALE a expliqué que « Les distinctions que vous vous venez de recevoir, doivent, au-delà de leur apparat, vous servir de repère en mesure d’engendrer une vague d’émulation autour de vous ainsi que dans votre environnement socioprofessionnel ». Il estime que cette décoration assurera « l’émergence de nouvelles ressources humaines de qualité ». Des hommes et femmes pleinement engagés à accompagner l’État sur les divers chantiers de la refondation. Le Porte-parole des récipiendaires, Mme TRAORÉ Fatou Binta DIOP, Cheffe de la Cellule diplomatie de la Présidence, élevée au grade de Chevalier de l’Ordre national, a adressé des remerciements au Président de la Transition pour la reconnaissance du mérite et de l’engagement de ses collaborateurs. Selon ses précisions, ces distinctions sont le témoignage de la confiance placée en chaque récipiendaire, dans leur domaine respectif. Toutefois, elle estime que c’est aussi une lourde responsabilité que chacun devrait prendre désormais en compte dans l’accomplissement de ses devoirs quotidiens. Elle a exhorté les récipiendaires à faire preuve d’exemplarité, surtout que le Mali est à la croisée des chemins. La reconstruction du pays et la naissance du Mali Kura ne pourront se faire sans sacrifice, indique-t-elle avant d’inviter tout un chacun à toujours privilégier l’intérêt du pays au détriment des intérêts privés. Concluant ses propos, le Ministre Secrétaire Général de la Présidence fera savoir le caractère incompressible du mérite par une formule imagée. Selon lui, « le mérite est comme le soleil dont nulle prétention ne pourrait permettre à en cacher la face avec des mains. C’est donc dire que le vôtre sera bientôt reconnu aussi vrai que le temps ne ment pas ». Vivement donc l’année prochaine pour d’autres consécrations !

Congo/RDC. Sheryl Gambo pleure Tsala Muana

Congo/RDC. Sheryl Gambo pleure Tsala Muana

DISPARITION. « Tshala Muana, maman Tshala comme je t’appelais toujours, affectueusement. J’ai voulu supporter cette douleur sans publier quoi que ce soit, mais que c’est dur ! Tu es le patrimoine de notre culture des deux Congo. Partout où je suis passée, en Afrique, on m’a parlé de toi. Je te croyais physiquement immortelle, mais tu le seras spirituellement car tes œuvres d’esprit que j’ai écoutées toute la journée dans ma voiture le resteront. Maman, oui tu es née la même année que ma mère, Isabelle, rappelée à Dieu il y a deux ans jour pour jour. Tu resteras éternelle. Puisse le Dieu Tout Puissant accueillir ton âme artistique ».

La FAO revoit à la baisse ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022

La FAO revoit à la baisse ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) annonce qu’elle a encore revu à la baisse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2022. Il ressort ainsi de son dernier Bulletin sur l’offre et la demande de céréales que ses prévisions de production céréalière mondiale pour 2022 s’établissent à présent à  2.756 millions de tonnes. Ce qui correspond à un recul de 2% par rapport à 2021. «Les prévisions de la FAO concernant la production mondiale de céréales en 2022 ont été réduites de 7,2 millions de tonnes ce mois-ci et s’établissent à présent à 2.756 millions de tonnes, soit une baisse de 2% (57 millions de tonnes) en glissement annuel», a en effet souligné l’organisation. Après analyse, il apparaît que « la production mondiale de céréales a progressé en moyenne de 56 millions de tonnes par an ces trois dernières années », a noté la FOA. Selon les explications de l’agence onusienne, « cette diminution tient en grande partie aux perspectives pessimistes quant à la production de maïs en Ukraine, où le coût des opérations d’après-récolte est devenu prohibitif à cause de la guerre ». Dans son rapport, publié récemment, la FAO annonce également avoir revu à la baisse ses prévisions relatives à la production mondiale de blé pour l’année  qui s’achève, relevant toutefois que le chiffre nouvellement calculé de 781,2 millions de tonnes resterait quand même un record. «La production mondiale de blé prévue en 2022 a été abaissée de 2,7 millions de tonnes ce mois-ci et descend à 781,2 millions de tonnes, mais elle devrait tout de même atteindre un niveau record», a souligné la FAO. L’organisation internationale est cependant persuade que «la production mondiale de riz devrait baisser de 2,4% par rapport à l’année précédente, où elle avait marqué un record historique». Elle devrait s’établir globalement à 512,8 millions de tonnes (en équivalent riz usiné), a-t-elle annoncé estimant que «ce niveau est légèrement supérieur à ce que l’on prévoyait en novembre, en grande partie parce que les résultats sont meilleurs que prévu à Madagascar et que des révisions sans précédent ont été apportées aux données de production pour la Malaisie, la République bolivarienne du Venezuela et la République démocratique du Congo ». En ce qui concerne la production mondiale de céréales secondaires, la FAO l’établit à 1.462 millions de tonnes en 2022, compte tenu de l’ajustement à la baisse de 5 millions de tonnes apporté aux prévisions, ce qui représenterait un recul de 3,1% par rapport au résultat de 2021. D’après l’institution spécialisée, « pour ce qui est de l’avenir, les emblavages de blé d’hiver pour 2023 démarrent dans un contexte d’inquiétude quant au caractère abordable des principaux intrants agricoles et aux conditions météorologiques défavorables aux Etats-Unis d’Amérique et dans la Fédération de Russie, quoique la perspective d’un bon prix du produit récolté puisse contribuer à maintenir une superficie cultivée supérieure à la moyenne au niveau mondial ». Comme elle le relève dans son rapport, dans l’hémisphère Sud, les céréales secondaires sont en cours d’emblavage et les prévisions officielles au Brésil indiquent que la superficie cultivée devrait atteindre un chiffre record pour le maïs. Toujours selon les prévisions de la FAO, l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023 devrait atteindre 2.777 millions de tonnes, soit un niveau presque identique à ce qui était prévu le mois dernier et un fléchissement de 0,7% (21 millions de tonnes) par rapport à 2021-2022. Il est important de noter que « les prévisions concernant l’utilisation totale de céréales secondaires en 2022-2023 ont été légèrement revues à la baisse (-1,2 million de tonnes) par rapport aux prévisions précédentes datant de novembre et s’établissent à 1.484 millions de tonnes, ce qui représenterait une baisse de 1,3% par rapport à la campagne précédente». Selon les explications de l’agence onusienne, la baisse prévue résulte principalement de «la contraction attendue de l’utilisation dans l’alimentation animale, en particulier du maïs, mais aussi de l’orge et du sorgho, et de l’utilisation du maïs à des fins industrielles». Alain Bouithy

Congo Terre des Légendes/Artiste dans l’esprit, Musicien dans l’âme, Artiste musicien dans le corps

Congo Terre des Légendes/Artiste dans l’esprit, Musicien dans l’âme, Artiste musicien dans le corps

DISPARITION. Moi, j’exprime ma part de condoléances les plus attristées à la famille de la célèbre musicienne Tshala Muana qui nous a quittés, le samedi 10 décembre 2022 à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Une annonce du décès faite par M. Jean Marie Kasamba, Président de l’Union Nationale de la Presse Congolaise. La célèbre chanteuse congolaise Tshala Muana disparait à 64 ans. Tragique destin. Elle était à quelques jours de son retour sur scène avec un nouvel album. A l’endroit de l’univers artistique des deux Congo qui fait la grande fierté des deux pays, je traduis ici ma solidarité. Un univers artistique, avec encore, pour longtemps, de beaux jours devant lui, tellement il impose au monde son illusion particulière. Les grands artistes n’ont pas de patrie. Tshala Muana en a donné la preuve. Elle semblait ainsi comme la citoyenne d’une patrie inconnue. Son style, sa musique, ses danses ont fait le bonheur des mélomanes de tous les continents. Sa vie durant, Tshala Muana aura été le rayon de la lumière divine. Les femmes sont courageuses dans les évènements de famille, devant la souffrance et la mort. Tshala Muana s’en est distinguée. Jusqu’à l’instant final de sa vie, elle est restée digne et forte, la foi accrochée en son Dieu. Que là bas, à l’éternel infini, elle repose en paix. Y rejoignant ses consoeurs Lucie Eyenga, Pongo Love, Agbeti Masikini, Mammy Claudia, Marie Misamu, Maman Shako, Yolande Masikini, Théthé Ndjungandeké et les autres artistes musiciens des deux Congo qui l’ont précédée. La mort. Oui la mort. Elle est toujours là, à nos tâlons. Sans cesse, elle crée le vide en nous et autour de nous. Que faire d’elle? Ouabari Mariotti Paris 10 décembre 2022

Congo Brazzaville-Maroc/Diplômes contre paiement de la dette

Congo Brazzaville-Maroc/Diplômes contre paiement de la dette

Les étudiants congolais de cette université réclament la délivrance de leurs diplômes confisqués; l’université privée de Marrakech exige à l’Etat congolais le respect de ses engagements contractuels. Une situation rendue d’autant plus difficile qu’il s’agit d’une coopération académique entre un État et une université privée. Difficile pour les officiels marocains de faire jouer les canaux diplomatiques. « Je fais partie de la dernière promotion; et aujourd’hui je suis ingénieur en technologie de l’information et de la communication et des systèmes embarqués, parcours, Énergie Renouvelable. Malheureusement, je me retrouve sans relevé de notes ni attestation de fin de formation. C’est vraiment triste. », lance, à brûle pourpoint, un étudiant congolais à l’université privée de Marrakech, au Maroc. La situation est vraiment intenable pour tous les étudiants formés dans cette université, incapables d’ accéder au marché du travail, faute de diplôme ou attestation de réussite. Le nouveau ministre de l’enseignement technique et professionnel, qui a hérité de ce désastreux passif , s’est pourtant investi, au nom du principe de la continuité de l’Etat, pour tenter de désamorcer cette bombe. L’encours de la dette du Congo envers l’université privée de Marrakech s’élève, selon nos informations, à plus de 7 milliards de fcfa. Maguessa Ebomé, au terme d’âpres négociations avec les marocains, avait pu faire délivrer des diplômes, attestations de réussite et relevés de notes d’une partie des étudiants, en contre partie d’un échéancier de paiement signé au nom du gouvernement congolais. Comme toujours, la dégradation de la qualité de la signature de l’Etat congolais, à laquelle il faut y adjoindre le non respect des échéanciers, a amené la partie marocaine à se cabrer. Aucune délivrance des diplômes ou attestations tant que le gouvernement congolais ne respecte pas ses engagements contractuels. Les étudiants congolais qui ne savent plus à quel saint se vouer, s’en prennent, certainement à tort, à l’université privée de Marrakech. C’est ce qui explique ces voies de faits à laquelle s’est mêlée la regrettable violence policière. Une situation extrêmement tendue qui risque d’altérer les bonnes relations de coopération académique entre le Congo et le Maroc. Pourquoi Brazzaville ne bouge t-il pas le petit doigt pour résoudre cette importance question ? Peut-être, faudrait-il ouvrir des négociations avec les 54 étudiants congolais à l’université privée de Marrakech, pour tenter de trouver une solution définitive à cette importante question. Aux dernières nouvelles, le ministère de l’enseignement technique et professionnel y aurait dépêché une mission aux fins d’y remédier. Pourvu que ce soit une solution définitive, cette fois-ci. Par A.Ndongo Journaliste économique et financier

En privilégiant sa population et l’économie verte, le Gabon peut transformer sa trajectoire économique

En privilégiant sa population et l’économie verte, le Gabon peut transformer sa trajectoire économique

Le Gabon a le potentiel de promouvoir de nouveaux secteurs dans l’économie verte afin d’alimenter une croissance durable, résiliente et inclusive qui profitera à la population gabonaise dans les années à venir. Telles sont les conclusions de deux rapports de la Banque mondiale publiés aujourd’hui (vendredi 9, Dnr). La transition vers une économie plus verte, moins dépendante des ressources naturelles, exige des réformes ambitieuses pour libérer de nouvelles sources de croissance, créer de l’emploi et réduire la pauvreté et les inégalités. C’est ce que souligne le nouveau Mémorandum économique pour le Gabon, intitulé Vers une croissance durable plus verte et plus inclusive. « Le Gabon a l’opportunité de développer de nouveaux secteurs prometteurs pour alimenter une croissance durable, résiliente et inclusive, qui profiterait significativement au pays dans les prochaines années, » explique Aissatou Diallo, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Gabon. « Nous nous réjouissons de collaborer avec le Gabon sur un nouveau paradigme économique, soutenu par des politiques publiques et une gouvernance, mieux adaptées aux défis auxquels le pays doit faire face. » Le rapport souligne que le Gabon a déjà mis en œuvre certaines réformes visant à diversifier son économie au-delà du secteur pétrolier, mais que les progrès restent limités. Des réformes et des investissements dans les domaines prioritaires suivants sont donc recommandés : « Des efforts et investissements durables dans ces domaines pourraient aider à propulser une croissance économique résiliente face à la volatilité des marchés mondiaux de l’énergie et des autres matières premières, » souligne Cindy Audiguier, auteure principale du rapport « Vers une croissance durable plus verte et plus inclusive ». La nouvelle édition de la Note de conjoncture économique du Gabon, également publiée aujourd’hui (vendredi 9, Dnr), analyse le secteur agricole du pays et offre des recommandations pour permettre au pays de dynamiser le commerce alimentaire régional en devenant un moteur de la sécurité alimentaire et de l’intégration régionale. Bien que disposant d’un fort potentiel agricole, le pays reste fortement dépendant des importations alimentaires. Le gouvernement soutient les petits producteurs à travers le programme GRAINE (Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés) dont les résultats restent néanmoins mitigés. Le commerce des produits agricoles est entravé par plusieurs obstacles qui représentent jusqu’à 14 % du coût final d’un grand nombre d’aliments pour les habitants. Une enquête menée par la Banque mondiale dans le cadre de ce rapport a conclu que 24 % des commerçants déclaraient avoir dû verser des frais discrétionnaires aux points de contrôle le long des corridors commerciaux. Une enquête précédente de la Banque mondiale a estimé qu’environ 46 % de l’ensemble des frais payés pour le dédouanement d’un camion de 10 tonnes à la frontière entre le Cameroun et le Gabon résultaient de frais discrétionnaires. Pour accroître l’efficacité et la transparence des activités commerciales et améliorer la circulation des biens, le Gabon doit prendre des mesures afin d’accroître la numérisation des services douaniers, simplifier la documentation en matière d’import-export, rationnaliser le nombre de points de contrôle et améliorer la capacité et l’efficacité des agences gouvernementales concernées. « Le Gabon pourrait faire fructifier les investissements de base consentis au cours des dernières années et tirer parti de l’avantage comparatif dont il dispose dans des secteurs comme l’agriculture, la pêche, la foresterie et les services numériques. Cela permettrait d’appuyer les efforts du gouvernement en faveur de la diversification de son économie et créer les emplois dont les Gabonais ont tant besoin, » rappelle Sonia Barbara Ondo Ndong, co-auteure des rapports.