Burkina Faso. Message du Président de la Transition, Chef de l’État à l’occasion du 11 décembre

Chers compatriotes, peuple combattant du Burkina Faso, de l’intérieur et de la Diaspora, 11 décembre 2022. Cette date marque le 62è anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso. Je n’irai pas vous faire un discours cette année, parce que l’heure n’est pas à la fête. Notre indépendance n’est pas acquise, parce que nos terres sont occupées. Notre économie est balbutiante et nos mains sont liées. Voila pourquoi, je tenais à m’adresser à vous à travers ce petit message dans ces moments précis. Il y a quelques semaines de cela, le destin du pays changeait le 30 septembre. Nous disions que nous sommes révoltés, et aujourd’hui date anniversaire de la fête de l’indépendance, nous sommes encore plus révoltés. Le combat pour l’indépendance totale a commencé, il y a quelques semaines de cela. Et ce combat passe nécessairement par les armes, mais aussi par nos valeurs, nos comportements, le redressement de notre économie. La bataille contre l’ennemi qui occupe nos terres est en train de commencer. Cette bataille est à son préambule. C’est le lieu pour moi donc de féliciter les unités engagées pour les premières actions terrestres et aériennes; les encourager pour le don de soi, le sacrifice, et tout ce qu’ils donnent pour cette nation. Aux unités encore engagées, il y a de cela quelques mois, sinon, plusieurs mois, qui tiennent encore bon sur le terrain, je leur réitère encore mes félicitations. Aux forces vives de la Nation, nous disons merci pour l’appel que nous avons pu faire à l’égard de toute la population. Cet appel a été entendu, et c’est le lieu pour moi de féliciter tout le monde pour l’engagement, notamment pour les VDP et aussi pour l’accompagnement de l’armée. Les ravitaillements qui ont suivi ces derniers jours, je puis vous rassurer que nous avons été comblés par des Burkinabè qui ont accepté nous donner leurs camions pour aller ravitailler des Burkinabè. Cela témoigne que la solidarité est en train de naître. C’est tout ce que nous demandons. Pour l’encadrement et la formation des VDP, nous avons reçu des dons de toutes natures allant des vivres aux équipements, aux travaux d’infrastructures. Nous disons merci à ce peuple qui commence à se souder, qui commence à être solidaire pour cette bataille. Nous en avons besoin et merci encore. Aux Burkinabè de la diaspora, nous disons merci pour toutes les contributions en nature et en espèces. D’ailleurs, nous avons rencontré les partenaires sociaux dans ce sens pour encore demander plus de sacrifice aux Burkinabè afin que cette lutte soit menée par les Burkinabè pour libérer les terres du Burkina Faso. Ce message, nous tenions à le passer, pour encore dire merci à tous les peuples qui se battent, merci à tous ceux qui nous accompagnent, qu’ils soient Burkinabè ou non Burkinabè. A ce jour donc, nous n’allons pas fêter parce que le combat qui est engagé, doit contribuer à ce que notre indépendance soit totale. Sur ce, j’appelle tous les Burkinabè à un changement de comportement, à revoir nos valeurs, parce que cette bataille pour l’indépendance totale passe par la guerre que nous menons par les armes. Mais je le disais tantôt, par l’économie également. Cette bataille du côté économique passe forcément par la lutte contre la corruption. Cette lutte également est enclenchée. Notre lutte ne s’arrêtera que lorsque tous les enfants du Burkina Faso mangeront à leur faim et dormiront tranquillement dans leur pays. Nous nous sommes engagés pour cela et ce combat, nous allons le mener. Notre espoir est encore plus grand. Nous ne doutons aucunement de ce qui va se passer et de l’avenir de cette bataille. Restez confiants, restez soudés, restez mobilisés derrière les forces de défense et de sécurité, restez soudés et mobilisés derrière nos vaillants VDP, et l’espoir est permis, parce que nous ne lâcherons pas, nous irons jusqu’au bout de ce combat pour l’indépendance totale de notre patrie. Merci à vous, chers compatriotes. Je ne saurai terminer mes propos sans souhaiter prompt rétablissement à toutes les victimes, tous les blessés de cette barbarie et prier encore que les âmes des défunts reposent en paix. Merci chers compatriotes. La patrie ou la mort, nous vaincrons!
La crise de la dette des pays en développement s’est aggravée

Le poids du service de la dette dans les pays pauvres atteint un niveau sans précédent depuis 2000, a annoncé la Banque mondiale dans un nouveau rapport sur la dette internationale. En effet, «la crise de la dette à laquelle sont confrontés les pays en développement s’est aggravée», a indiqué le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass. Selon le constat établi par la Banque mondiale, « Les pays les plus pauvres éligibles aux financements de l’Association internationale de développement (IDA) consacrent aujourd’hui plus d’un dixième de leurs recettes d’exportation au service de leur dette extérieure à long terme, publique ou garantie par l’État, peu après le lancement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) ». Comme le font remarquer les experts de l’institution financière internationale, il s’agit d’un niveau sans précédent depuis 2000. D’après le rapport de la Banque mondiale sur la dette internationale, rendu public récemment, toutes les économies en développement, à revenu faible ou intermédiaire courent des risques croissants liés à leur dette. Il est à rappeler que la dette extérieure de ces pays s’élevait à 9.000 milliards de dollars à fin 2021, soit plus du double de son montant d’il y a dix ans, après calcul des experts de l’organisation financière. Il se trouve que la dette extérieure totale des pays IDA a presque triplé durant la même période pour s’élever à 1 000 milliards de dollars, ont constaté les auteurs du rapport qui marque (reconnait-on) une avancée dans la transparence de la dette. La crainte est que « la hausse des taux d’intérêt et le ralentissement de la croissance mondiale risquent de faire basculer un grand nombre de pays dans une crise de la dette, sachant qu’environ 60% des pays les plus pauvres sont actuellement exposés à un risque élevé de surendettement ou sont déjà surendettés », a indiqué la Banque mondiale. Ainsi, d’après les auteurs dudit rapport, les paiements du service de la dette extérieure à long terme publique et garantie par l’État des pays éligibles à l’IDA s’élevaient à 46,2 milliards de dollars, à la fin de l’année 2021. Ce montant équivaut à 10,3% de leurs exportations de biens et services et de 1,8 % de leur revenu national brut (RNB), des pourcentages en nette augmentation par rapport à 2010, alors qu’ils étaient respectivement de 3,2% et 0,7%. Des prévisions du rapport, il ressort que le service de la dette des pays IDA devrait augmenter de 35% pour atteindre plus de 62 milliards de dollars en 2022. Ce qui devrait constituer l’une des plus fortes progressions annuelles de ces deux dernières décennies, annonce le rapport soulignant que la Chine devrait représenter 66 % des paiements dus au service de la dette publique bilatérale dans les pays IDA. Même si, à première vue, les indicateurs semblent avoir évolué favorablement en 2021, le rapport constate que la situation est différente pour les pays IDA, dont le ratio dette/RNB reste supérieur au niveau antérieur à la pandémie, à 25%. A cela s’ajoute le fait que les perspectives économiques se sont considérablement détériorées et, comme cela a été constaté, la croissance mondiale a fortement marqué le pas cette année. Par ailleurs, « alors que le monde est confronté à un resserrement général des politiques monétaires et budgétaires sans précédent depuis 50 ans, le risque d’une récession planétaire l’année prochaine s’est amplifié », a fait savoir la Banque mondiale soulignant que la dépréciation des devises a aggravé la situation de nombreux pays en développement dont la dette est libellée en dollars. Ainsi que le soutiennent les auteurs du rapport, autant dire que l’amélioration du ratio dette/RNB en 2021 est probablement temporaire. L’évolution de la situation de la dette est telle que David Malpass estime qu’« une approche globale est nécessaire pour résorber la dette, accroître la transparence et faciliter une restructuration plus rapide, afin que les pays puissent privilégier les dépenses qui soutiennent la croissance et réduisent la pauvreté ». À défaut, le président du Groupe de la Banque mondiale prévient que « de nombreux pays et leurs gouvernements seront en butte à une crise budgétaire et à l’instabilité politique, et des millions de personnes sombreront dans la pauvreté». Quoi qu’on dise, «l’opacité de la dette est la raison pour laquelle tant de pays glissent aveuglément dans une crise de la dette», a soutenu Indermit Gill, premier vice-président et économiste en chef du Groupe de la Banque mondiale persuadé que des données complètes et transparentes améliorent la gestion de la dette. D’après lui, celles-ci «rendent plus fiables les analyses de viabilité et elles facilitent la mise en œuvre des restructurations de la dette afin que les pays puissent retrouver rapidement la stabilité et la croissance économiques». Et de conclure : «à long terme, aucun créancier n’a intérêt à dissimuler les montants de la dette publique.» Alain Bouithy
RDC. Reddy Amisi affligé par la disparition de l’immense Tshala Muana

HOMMAGE. Comme de nombreux autres artistes congolais et africains, le chanteur Reddy Amisi a rendu également hommage à Tsala Muana, décédée samedi dernier, sur sa page Facebook officielle. Ci-dessous, un extrait: « Les mots me manquent pour rendre hommage à une immense artiste comme toi, qui a apporté autant à notre culture, qui a propulsé le Mutuashi à l’international, qui a porté si haut les couleurs de notre pays et de notre continent. Je ne sais que dire si ce n’est « Gloire à Dieu », lui à qui je rends grâce en toutes circonstances…Tu ne fais que nous précéder sur les chemins du Seigneur…. Repose en paix ma sœur, ma Mamu Nationale. Je te le dis peut-être en retard ? Je t’aime. Tu vas me manquer ».
Le CEG Mfilou du Congo et l’Institut Horizon de la RD Congo remportent le tournoi UNIFFAC du Championnat Scolaire Africain de Football

Le tournoi qualificatif de l’UNIFFAC pour le Championnat Scolaire Africain de Football s’est achevé le dimanche 04 décembre au stade Alphonse Massamba-Débat. Le CEG Mfilou de Brazzaville (Congo) chez les filles et l’Institut Horizon de Bukavu (RDC) chez les garçons ont empoché chacun 100.000 USD après leur victoire. Belle consécration des filles du CEG Mfilou. Elles ont confirmé leur victoire de la veille en l’emportant une nouvelle fois face au Complexe scolaire Uwezo de Goma (RDC) sur le score de 1-0. Un but inscrit par la capitaine Ntsiba Nzeli, sur penalty, à la 28e minute de jeu. « C’est mon truc, ma spécialité, le penalty. Je ne suis pas surprise d’avoir transformé en but celui qui a été sifflé par l’arbitre en notre faveur aujourd’hui », a-t-elle révélé en conférence de presse d’après-match. Le double succès du CEG Mfilou lui ouvre grandement les portes de la phase continentale prévue en 2023. « Nous sommes fières d’aller représenter le Congo et la zone UNIFFAC à cette compétition. », a ajouté la petite capitaine congolaise. Chez les garçons, le CS Horizon de Bukavu (RDC) a réalisé une performance extraordinaire. Battu la veille (1-2) par le Groupe scolaire Louis Samuel (Congo), l’école de la province du Sud Kivu a pris une belle revanche et décroché son ticket de la phase continentale en infligeant un 3-0 au représentant du pays hôte, dans un match qu’il a parfaitement maîtrisé. L’UNIFFAC (Afrique centrale) a donc dévoilé ses représentants pour le tournoi continental, tout comme le COSAFA (Afrique australe), l’UNAF (Afrique du Nord), l’UFOA B (Afrique de l’Ouest – zone B) auparavant. Le reste des éliminatoires zonales verra la WAFU A (Afrique de l’Ouest – zone A) se dérouler du 19 au 21 décembre au stade municipal de Santa Cruz au Cap-Vert tandis que la CECAFA (Afrique centrale et orientale) se jouera en janvier 2023. Outre la découverte de talents, le Championnat d’Afrique de football scolaire se veut également » un outil d’éducation et de développement « , comme l’a souligné Sarah Mukuna, directrice de la division des associations membres de la CAF, dans son discours lors de la remise des prix. Cela se reflète dans l’importance de la dotation en prix : 100 000 USD (pour les gagnants des deux catégories) et 75 000 USD (pour chacun des finalistes non retenus) distribués en guise de récompenses. Ces prix seront utilisés par les institutions bénéficiaires « pour financer des projets de développement », a expliqué Jean-Guy Blaise Mayolas, président d’UNIFFAC et de FECOFOOT. Il a exprimé le souhait de voir tous les pays de la zone présents lors de la prochaine édition. Prix
Le secteur énergétique de l’Afrique a besoin de solutions pratiques, et non réactionnaires, lors du sommet des dirigeants américains et africains à Washington DC

TRIBUNE. Nous sommes convaincus que, à l’instar des réunions précédentes entre les dirigeants américains et africains, les événements du très attendu Sommet des dirigeants africains, qui se tiendra du 13 au 15 décembre à Washington, D.C., montreront l’engagement sérieux et durable des États-Unis envers l’Afrique au sens large. Le continent africain, ont dit certains organisateurs, façonnera l’avenir du monde. Nous sommes convaincus que les dirigeants qui se réuniront à Washington ont les meilleures intentions du monde. Ils seront déterminés à apporter des changements positifs dans tous les domaines, de la gouvernance africaine aux droits de l’homme en passant par la sécurité alimentaire et l’éducation. Les chefs d’État et les chefs d’entreprise et de gouvernement qui se rencontreront lors du Forum des affaires américano-africain du sommet tenteront de bonne foi de faire progresser des partenariats bilatéraux mutuellement bénéfiques en matière de commerce et d’investissement. Cependant, comme l’histoire l’a démontré, les promesses faites lors de réunions aussi nobles, aussi sincères soient-elles, ne sont souvent pas tenues. L’histoire nous apprend qu’à maintes reprises, les grands idéaux, les bonnes paroles, les engagements pris lors de poignées de main (et même les obligations contractuelles) qui ont été conclus lors de ces réunions ont, pour toutes sortes de raisons, été ignorés, mis de côté, négligés ou jugés trop ambitieux pour être réalisés. (Prenons l’exemple de l’Occident qui s’engage à donner 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour aider les économies émergentes à réduire leurs émissions et à se préparer au changement climatique. Lorsque l’objectif initial a été manqué, il a été déplacé – et n’a toujours pas été atteint.) Dans la mesure du possible, chers Messieurs, évitons de construire de tels ponts vers nulle part lors de ce sommet. Que faire des ressources énergétiques de l’Afrique Comme vous pouvez l’imaginer compte tenu de l’auteur de cette lettre ouverte, notre véritable objectif est de parler de la question des ressources énergétiques de l’Afrique et des politiques qui prévaudront dans l’utilisation de ces ressources par le continent. Nous sommes conscients que le thème de l’énergie en Afrique se posera inévitablement, étant donné qu’il est lié à des questions allant de l’effet du changement climatique au potentiel d’industrialisation, d’urbanisation et de croissance économique. Il ne fait aucun doute que l’énergie en Afrique est un sujet brûlant, opposant, d’une part, les activistes climatiques qui veulent que le continent garde ses considérables actifs en hydrocarbures (y compris les réserves de gaz naturel récemment découvertes) dans le sol et, d’autre part, ceux qui reconnaissent que les combustibles fossiles ne peuvent être abandonnés en Afrique à court terme si le continent espère réellement sortir les gens de la pauvreté énergétique – et réelle. Sous la bannière de la «justice climatique», la plupart des pays développés ont mis fin au financement public de nouveaux projets africains d’exploitation de combustibles fossiles – ce qui ne les a pas empêchés de financer, voire de subventionner, leurs propres activités dans le domaine des hydrocarbures ou de chercher fébrilement à obtenir davantage d’hydrocarbures pour une Union européenne menacée par une guerre non provoquée et injuste. Les nations riches prétendent que, parce que l’Afrique est plus vulnérable que la plupart des autres régions aux graves effets du changement climatique, le continent doit abandonner ses opportunités pétrolières et gazières, et les améliorations économiques et sociales qui en découlent, et passer aux énergies renouvelables – MAINTENANT. En fait, Messieurs, l’impact réel des futures crises climatiques sur les Africains est en réalité exacerbé par leur état actuel d’appauvrissement. Sans le niveau minimal de développement et d’infrastructure, les Africains sont confrontés à des conséquences plus graves PARCE QU’ils ne disposent pas des accessoires de développement – logement, électricité, alimentation et équipements personnels – que les personnes du monde développé utiliseront à titre individuel pour se défendre contre toute dégradation climatique rampante. En d’autres termes, pour donner aux Africains une chance égale de survivre aux catastrophes climatiques du futur, donnons-leur les ressources nécessaires pour qu’ils atteignent le niveau de protection personnelle dont disposent les autres habitants du monde. Les ressources en hydrocarbures de l’Afrique doivent être considérées dans le contexte mondial, et non dans un vide. Premièrement, comme on le sait, dans la mesure où les gaz à effet de serre sont à l’origine du changement climatique, le problème n’est pas le fait de l’Afrique elle-même. On sait de façon irréfutable que l’Afrique produit une quantité infinitésimale de gaz à effet de serre et qu’elle a les plus faibles émissions par habitant de toutes les régions du monde. Lors d’un événement organisé pendant la COP 27, Fatih Birol, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a rappelé aux participants que l’Afrique, où vit un cinquième de la population mondiale, ne contribue actuellement qu’à 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En quoi la monétisation des réserves de gaz naturel de l’Afrique changerait-elle ce chiffre ? Pas beaucoup, surtout si l’on considère les avantages qu’en retireraient les Africains au quotidien. Selon M. Birol, si le continent mettait en production toutes ses découvertes de gaz naturel, il ajouterait 90 milliards de mètres cubes (mmc) d’énergie utile d’ici à 2030. Les deux tiers de cette quantité pourraient être utilisés pour les besoins domestiques – entre autres pour fournir de l’énergie aux 600 millions d’Africains qui n’ont toujours pas accès à l’électricité et pour sevrer les 900 millions d’Africains (principalement des femmes) qui dépendent de la biomasse pour cuisiner des produits dangereux – et le reste serait exporté, et même dans ce cas, la quantité de gaz à effet de serre provenant d’Afrique n’augmenterait que de 3,4 %, «ce qui n’est rien», a déclaré M. Birol. Pourtant, le monde s’efforce de maintenir cette solution hors de notre portée. Deuxièmement, ce sont les pays qui ont prospéré grâce à l’industrialisation à base de combustibles fossiles qui souhaitent nous refuser le même privilège. En dépit du fait que les combustibles fossiles ont permis la révolution technologique et ont entraîné des améliorations massives de la qualité de vie et de la longévité dans le monde entier – toutes
Le combat des joueurs marocains dépasse les limites du football

LIBRES PROPOS. Le match de samedi dernier qui a vu le Maroc éliminer l’équipe du Portugal était riche en événements symboliques. Pour ma part , je me suis interrogé sur des épisodes apparemment anodins et qui pourtant étaient porteurs de messages subliminaux. 1.J’ai vu jouer il y a quelques mois cette même équipe du Maroc à la dernière CAN organisée au Cameroun. Les Lions d’Atlas ne démontraient pas autant de la combattivité et de la gnaque dont ils font preuve sur le terrain au Qatar. Au-delà du dispositif tactique très louable de leur entraîneur qui a réussi à donner une âme à ce collectif et de la possible gloire rêvée de soulever la coupe du monde le 18 décembre prochain, cette équipe joue son va-tout pour une cause inédite qui semble trop importante et, en raison de celle-ci, chaque joueur se rend prêt à des sacrifices au-delà de l’humain pour arracher la victoire à chaque rencontre disputée. Cela se lit à chacun de leur match et impressionne tous les analystes de football moderne. 2.Je me suis longtemps demandé ce que pouvait être cette cause pour laquelle les lions d’Atlas se battent becs et ongles. La première réponse m’est venue avec le drapeau palestinien affiché lors de la photo d’ensemble prise après leur victoire contre le Portugal. Première coupe du monde organisée dans un pays arabe et première équipe d’un pays arabe à atteindre la poule de la demi-finale, la charge émotive et celle symbolique sont trop importantes pour être occultées. Tout le monde sait par ailleurs que Mohamed VI, le roi du Maroc, venait de renforcer les relations entre le Maroc et Israël, passant d’une simple coopération sécuritaire secrète avec l’Etat hébreu à une relation politique et économique assumée. En exhibant le drapeau palestinien devant les caméras du monde, les joueurs marocains ont affiché une volonté politique bien à l’opposé de la politique du gouvernement chérifien. Difficile de l’expliquer mais ce qui est évident c’est cette fracture évidente entre les dirigeants chérifiens et le petit peuple déterminé à défendre la cause panarabe à laquelle, soit dit en passant, beaucoup de joueurs marocains ont dédié leur victoire sur les réseaux sociaux. 3.Cet enchaînement de victoires d’une équipe africaine exprime bien un processus en marche qui déconstruit l’ordre footballistique mondial jusqu’à arriver à ouvrir la porte à neuf équipes africaines au prochain mondial en 2026. Mais il y a encore plus profond. Il émerge un peu plus caractère géopolitique du mondial 2022 après qu’une équipe africaine en l’occurrence le Maroc ait pu, sur son parcours élogieux, éliminer de grandes équipes légendaires telles la Belgique, l’Espagne et le Portugal. Une toute première fois dans l’histoire du football mondial qu’une équipe africaine atteigne ce niveau de compétition et ce, dans un contexte géopolitique très électrique avec la guerre de l’Ukraine et les velléités consécutives d’affranchissement qui s’observent par-ci par-là dans le chef des peuples opprimés. Que personne ne vous trompe! Ces victoires de football africain sur les anciens colonisateurs prennent une autre épaisseur géopolitique. Et c’est le journaliste marocain Abdellah Tourabi qui exprime mieux ce sentiment des millions d’africains quand il écrit : “Le Maroc incarne presque malgré lui le combat de David contre Goliath, celui du Sud contre le Nord, des dominés contre les dominants. C’est un combat qui dépasse le football “. Cet idéal très fort de vouloir démontrer au puissant d’hier que l’opprimé est désormais aussi fort que lui rendra âpre et rude la rencontre du Maroc contre la France autant sur le terrain entre les 22 joueurs qu’en dehors du terrain entre les millions de téléspectateurs. Que ce soit à Rabat ou à Paris, les forces de l’ordre sont donc prévenues du risque évident de débordement. Un pressant appel à tous les mélomanes du ballon rond de ne pas désacraliser le facteur qui unit les peuples et les nations à travers le jeu. Cultivons tous le flair play et acceptons que le meilleur gagne! Par Germain Nzinga
Africa Finance Corporation diversifie son actionnariat avec des capitaux propres de la Côte d’Ivoire, de Maurice et d’AfricaRe

L’Africa Finance Corporation (AFC), le principal fournisseur de solutions d’infrastructure sur le continent, annonce une augmentation de ses capitaux propres suite à une injection combinée de 38 millions de dollars américains de la part du gouvernement de la Côte d’Ivoire, par le biais du ministère de l’Économie et des Finances, du gouvernement de Maurice, par le biais du National Pension Fund (NPF) et du National Savings Fund (NSF), et de l’Africa Reinsurance Corporation (AfricaRe). Cette toute nouvelle injection de capitaux témoigne de la façon dont les gouvernements, les fonds de pension et les assureurs intensifient leurs investissements en Afrique, en ouvrant une réserve de plusieurs milliards de dollars d’actifs de trésorerie, de retraite et d’assurance pour aider à répondre aux besoins du continent en matière d’infrastructures et de développement industriel. Côte d’Ivoire La Côte d’Ivoire a bénéficié des investissements de plus de 700 millions d’euros de l’AFC dans des projets transformateurs, notamment le pont Henri Konan Bédié, un pont à péage à six voies de 1,5 km, et 6,6 km de routes d’accès, qui ont amélioré la circulation dans la ville d’Abidjan. La Corporation est également un partenaire financier de la Société ivoirienne de Raffinage (SIR), la raffinerie opérationnelle la plus grande et la plus sophistiquée d’Afrique de l’Ouest, agissant en tant que seul arrangeur principal mandaté d’une facilité de financement par emprunt de 577 millions d’euros dans le cadre du plan de restructuration à long terme réussi de la SIR. D’autres financements de l’AFC sont consacrés à la construction de la centrale hydroélectrique de Singrobo (44 MW), un projet visant à accroître la capacité énergétique globale de la Côte d’Ivoire, à réduire les coûts de production et à faire progresser le mix énergétique renouvelable. L’AFC est également l’un des principaux investisseurs dans la Plate-forme industrielle intégrée (PII) de Côte d’Ivoire, une plate-forme industrielle axée sur l’agroalimentaire, notamment le cacao, le coton et la noix de cajou, en partenariat avec Arise IIP (une société d’investissement de l’AFC) et le gouvernement ivoirien. « Le niveau significatif d’investissement dans notre pays est la preuve que l’AFC est à la hauteur de sa réputation en tant que l’un des principaux fournisseurs de solutions d’infrastructure sur le continent », a déclaré l’honorable Adama Coulibaly, ministre de l’Économie et des Finances. « Devenir actionnaire est l’une des nombreuses étapes pour renforcer et solidifier la relation entre le gouvernement de la Côte d’Ivoire et l’AFC. Nous sommes heureux d’investir dans l’AFC, car la Corporation a fait ses preuves en tant qu’organisation africaine passionnée par le développement des infrastructures, comme en témoigne le niveau de ses investissements dans notre pays. Nous sommes heureux d’être associés à cette histoire de réussite panafricaine. » Maurice La prise de participation du Fonds national de retraite et du Fonds national d’épargne mauriciens s’inscrit dans la volonté de l’AFC d’attirer des capitaux d’investisseurs institutionnels, notamment des fonds de pension, des fonds nationaux de sécurité sociale et des fonds souverains, qui joueront un rôle majeur pour combler le déficit de financement des infrastructures du continent. L’investissement s’appuie sur les liens existants entre l’AFC et Maurice, où ses filiales, l’AFC Equity Investment Limited et l’AFC Capital Partners, sont domiciliées. En 2021, l’AFC Equity Investment Limited détenait plus de 900 millions de dollars US des investissements en actions de la Corporation, tandis que l’AFC Capital Partners est la société de gestion d’actifs de la Corporation, axée sur les investissements dans les infrastructures et les investissements résilients au changement climatique, avec une taille de fonds initiale cible de 500 millions de dollars US. « En tant que fonds de pension qui cherche à se diversifier en s’éloignant des investissements traditionnels et en recherchant des partenariats pour des investissements à long terme dans les infrastructures en tant que classe d’actifs, l’AFC présente la bonne plateforme pour pouvoir y parvenir. Nous sommes heureux de rejoindre l’actionnariat de la Corporation », a déclaré la direction des fonds mauriciens dans un communiqué. AfricaRe AfricaRe, qui est devenue la première institution financière multilatérale à investir dans l’AFC, a revu à la hausse son investissement initial réalisé en 2018. AfricaRe, la plus grande institution panafricaine de réassurance, a été créée par 36 États africains en 1976 pour développer l’industrie de l’assurance et de la réassurance en augmentant la capacité de souscription et de rétention. Corneille Karkezi, directeur général et chef de la direction du groupe AfricaRe, a déclaré : « Avec ses antécédents, et un retour constant sur notre investissement initial, l’augmentation du capital est la prochaine étape logique pour nous à AfricaRe. » « Cette augmentation de notre capital social renforce le mandat de l’AFC qui consiste à fournir des solutions africaines aux défis africains, financées par des capitaux africains », a déclaré Samaila Zubairu, président et chef de la direction de l’AFC. « Notre objectif est de faire travailler les actifs africains pour combler le déficit d’infrastructures auquel le continent est confronté. Les prises de participation confirment le rôle de la Corporation en tant que l’un des partenaires au développement les plus importants, en favorisant un impact transformateur sur le continent tout en offrant des rendements concurrentiels. »
Une nouvelle ère avec l’acquisition par Savannah Energy des actifs amont et aval d’ExxonMobil au Tchad et au Cameroun
La Chambre africaine de l’énergie (AEC) soutient l’acquisition par Savannah Energy, une société énergétique indépendante britannique axée sur l’Afrique, de l’ensemble du portefeuille d’actifs en amont et en aval d’ExxonMobil au Tchad et au Cameroun. La vente a été conclue le 9 décembre pour un montant de 407 millions de dollars. L’annonce fait suite à la signature par Savannah Energy et ExxonMobil d’un accord d’achat d’actions en 2021, qui a permis à la société cotée en bourse d’acquérir une participation de 40 % dans le projet pétrolier de Doba, dans le sud du Tchad, ainsi qu’une participation indirecte de 40 % dans le système de transport d’exportation Tchad-Cameroun, qui comprend un oléoduc de 1 081 km et l’installation flottante de production, de stockage et de déchargement Kome Kribi 1, au large du Cameroun. « La Chambre africaine de l’énergie soutient de tout cœur cette transaction monumentale, qui servira sans aucun doute à apporter de nouvelles opportunités énergétiques à l’Afrique du Nord et à l’Afrique du Centre-Ouest » , déclare NJ Ayuk, président exécutif de la CEA, ajoutant que « l’arrivée de sociétés énergétiques indépendantes en Afrique permettra au continent de se concentrer sur l’apport d’énergie à ses habitants en exploitant ses ressources naturelles, tout en démontrant les perspectives lucratives dans des pays qui ont été négligés jusqu’à présent. Au cours de la Semaine africaine de l’énergie cette année, nous avons vu les discussions évoluer vers un soutien accru aux nouveaux indépendants qui peuvent exploiter les actifs des supergrands de manière durable. » M. Ayuk ajoute que la Chambre appelle les régulateurs des deux pays à approuver la transaction rapidement et sans délai afin de renforcer la confiance du marché et des investisseurs. « Il s’agit d’une transaction immense. Lorsque les IOC signent des acquisitions majeures en Afrique, il est pertinent que les gouvernements les approuvent sans précipitation. C’est ainsi que l’Afrique progressera et que la pauvreté énergétique disparaîtra définitivement », a noté M. Ayuk. La participation d’ExxonMobil au Tchad et au Cameroun, précédemment estimée à 360 millions de dollars, comprend des champs produisant 33 700 barils de pétrole par jour (bpj), le projet pétrolier de Doba à lui seul – un prospect qui comprend sept champs pétroliers en production – affichant une production combinée de 28 000 bpj. Savannah Energy, qui s’est engagée à réaliser des projets fiables et rentables en Afrique, n’a pas d’égal dans son engagement en faveur de l’énergie africaine. Le vaste portefeuille de projets d’énergie renouvelable de la société, ainsi que son portefeuille en amont et en aval, contribuent à son initiative « Projects that Matter », active au Cameroun, au Tchad, au Niger et au Nigeria. La redénomination du capital social – tel qu’élargi par la transaction – doit avoir lieu le 13 décembre 2022.